00:00 Parce que ce n'est pas un cadeau, c'est-à-dire qu'à un moment donné, nous enseignants experts de notre métier sur le terrain,
00:06 on ne nous demande pas notre avis. Si on nous avait demandé notre avis il y a six mois, on aurait dit "ah oui, il faut des choses pour les Jeux Olympiques".
00:12 On a 10% de nos élèves qui ne n'iront pas à la piscine sur leur parcours scolaire et qui ne pourront pas apprendre à nager alors que c'est dans les programmes.
00:19 Donc il y a des moyens à avoir sur la question de l'EPS, comment on pratique l'EPS, avec quels moyens, et comment on permet aux élèves justement de pratiquer l'EPS.
00:29 Mais là on nous livre un livret qui pédagogiquement n'est pas utilisable parce que vous avez des charades ou des mots croisés pour un enfant de CP,
00:35 comme pour un enfant de CM2, donc personne ne va l'utiliser. On a des discours, je le disais, du président Macron, qui ne sont pas adaptés aux enfants.
00:44 Donc on voit bien que c'est un objet de communication pour les parents et un objet de communication qui coûte cher à l'éducation nationale.
00:50 Donc sur ce point de vue-là, je ne peux pas être d'accord, mais en même temps, on est dans un contexte, et vous le savez, où il y a une crise dans l'éducation nationale,
01:00 où les enseignants ont besoin de moyens pour faire fonctionner l'éducation nationale, et c'est ce qu'ils réclament.
01:05 Et quand on ne peut pas inclure nos élèves en situation de handicap parce qu'on n'a pas suffisamment de moyens, on ne fait pas correctement notre métier.
01:11 Là, il y aurait eu des moyens, c'est là aussi où effectivement ça râle sur le terrain.
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