00:00 8h42, la revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, dans les journaux apparemment,
00:07 les traditions se perdent un peu.
00:08 - Eh oui, parce que les hasards du calendrier devaient nous offrir une opposition entre
00:13 deux France ce matin et deux presses, celle de la Saint-Valentin et celle du Carhaîme
00:17 puisque Gaspard nous le rappelait, nous sommes aussi le mercredi décembre.
00:21 Eh bien le début officiel du Carhaîme pour les catholiques, tout juste si la croix l'évoque
00:25 ce matin et ce n'est même pas le gros titre.
00:27 On va une fois aller en page 12 pour trouver une interview croisée et hautement tarabiscotée
00:32 entre un imam et une religieuse qui font une sorte de comparatif entre Carhaîme et Ramadan,
00:38 surtout pour la croix ne pas laisser imaginer que l'on est catho-tradit.
00:42 Alors le tradit lui se dit qu'en ce jour de jeûne il va trouver à nourrir spirituellement
00:47 sa foi dans le figaro.
00:49 Tu parles pas un mot dans le figaro.
00:52 Figaro, qu'as-tu fait de ton baptême ?
00:54 - Alors passons à la Saint-Valentin.
00:56 Je vais prendre encore là ma casquette de vieux barbon, Anissa est trop jeune pour avoir
01:00 connu ça mais il faut que je vous explique.
01:01 Il y a quelques années la Saint-Valentin c'était le truc de libération.
01:06 Ce jour-là le journal publiait un cahier spécial de plusieurs dizaines de pages avec
01:10 des centaines de petits messages d'amour plus ou moins codés, plus ou moins coquins.
01:15 A l'époque on feuilletait donc le journal fébrilement, des fois que l'âme sœur
01:19 nous y ait déclaré sa flamme.
01:20 Eh bien cette année ne cherchez pas à peine dix messages, pas un de plus.
01:25 Allez je vous en lis un pour que vous fassiez une idée du printemps des poètes.
01:29 Cher Ali B, gros lapin, derrière les voilées verts amandes, les lapins se préparent des
01:34 années de câlins, je t'aime petit lapin.
01:37 Voilà, fermez les clés.
01:39 - C'est une rupture assurée là.
01:40 - Il y a trois fois lapin dans une phrase et demie, c'est un peu lourd dingue.
01:44 Il y a quand même des traditions qui perdurent dans notre beau pays Olivier.
01:47 - Eh oui Dimitri, la grève à la SNCF et notamment pour les départs en vacances, parce
01:52 que ça se précise, elle est désormais hautement probable, annoncent les échos.
01:56 Et on sent bien que le quotidien économique fait des efforts pour ne pas se départir
02:00 d'une sorte de distance par rapport à l'actualité, ce qui fait d'ailleurs son charme, never explain,
02:05 never complain, surtout ne pas montrer qu'on est excédé par les avantages des agents
02:09 de la SNCF.
02:10 Sauf qu'en dernière page, le journal craque.
02:12 En attendant votre train, lisez ce petit portrait non signé que les échos consacrent à Jean-Pierre
02:18 Farandou.
02:19 - Le recontrôleur SNCF, exclame le journal plein d'ironie, on comprend qu'ils en aient
02:23 ras la casquette pendant que les salariés français profitent à plein du boom économique
02:27 actuel.
02:28 Eux ont dû se contenter de 17% de hausse de salaire depuis 2022, de primes et d'une indemnité
02:35 logement revalorisées.
02:37 Fermez les guillemets.
02:38 - Alors autre tradition qui se porte bien Olivier, celle d'accueil de politesse des
02:42 parisiens.
02:43 - Émilie, casse-toi.
02:44 Émilie, not welcome.
02:46 - Les graffitis fleurissent depuis quelque temps dans le cinquième arrondissement de
02:50 la capitale, révèle le parisien.
02:52 Là où il va reprendre d'ici quelques jours le tournage de la célèbre série Émilie
02:56 in Paris.
02:57 - Alors les riverains sont désolés par cette fronde, ça donnait enfin une image positive
03:01 de Paris, explique un kidam interrogé par Alexis Bisson.
03:04 Bien sûr que c'est cliché, mais cette série c'est probablement la meilleure image qu'on
03:09 peut envoyer.
03:10 Meilleure en tout cas que cette autre tag, touristes go home.
03:13 Et oui, Paris sera toujours Paris, d'autant qu'en râlant au fini, parfois par avoir
03:18 gain de cause, le même parisien consacre un long papier à la victoire des bouquinistes
03:23 qui vont pouvoir garder leur boîte sur les quais durant les Jeux Olympiques.
03:27 C'est Emmanuel Macron en personne qui a pris la décision, européique, celui où le président
03:32 de la République a le temps de s'occuper des bouquins et des bouquinistes.
03:36 Mais dans la famille Macron, on va terminer avec Brigitte.
03:39 Aujourd'hui c'est un papier un peu fielleux, il faut bien le dire, que vous trouverez dans
03:43 l'opinion et il aurait pu s'intituler « Comment faire pour devenir ou rester ministre ? ».
03:48 L'un des moyens les plus sûrs, explique en substance Corinne Laïc, c'est d'être
03:51 dans les petits papiers de la première dame et d'énumérer les talents des divers chouchous
03:56 de la présidente.
03:57 Éric Dupond-Moretti qui ne manque pas de la divertir grâce à ses anecdotes glanées
04:02 en 40 années d'avocat pénaliste.
04:04 Il y a aussi Sabrina Agresti-Roubach qui est parvenue à rentrer dans le premier cercle
04:08 en lui parlant école.
04:09 « Elle est prof, moi j'ai adoré les profs », explique-t-elle, et hop copine, et hop
04:14 secrétaire d'Etat, et hop invité de sonième à Brookes, et hop déjà partie malheureusement.
04:18 Mais la palme revient à Sébastien Lecornu qui lui fait rire.
04:23 Brigitte, le ministre des armées, cache un talent comique, nous révèle effectivement
04:29 l'opinion.
04:30 Son registre, les imitations de Nicolas Sarkozy, Jean Castex et Louis de Funès.
04:35 Il connaît par cœur, paraît-il, les dialogues de Papy fait de la résistance et ce sketch
04:40 de Thierry Le Luron.
04:41 L'emmerdant, c'est la rose de l'emmerdant, c'est la rose de l'emmerdant.
04:51 A quoi ça tient quand même une carrière politique ?
04:54 Écoutez, drôle, c'est toujours utile dans l'existence, la preuve.
04:59 Merci.
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