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  • il y a 2 ans
Regardez Les auditeurs ont la parole du 07 février 2024 avec Eric Brunet.

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00:00:00 Vous êtes sur RTL.
00:00:02 Jusqu'à 14h30, les auditeurs ont la parole avec Éric Brunet sur RTL.
00:00:11 L'hommage aux victimes du 7 octobre aux Invalides à Paris vient de se terminer il y a quelques instants.
00:00:18 Antenne ouverte, mesdames, messieurs, les auditeurs, les auditrices, vous nous appelez Muriel. Bonjour Muriel.
00:00:24 Bonjour Éric.
00:00:25 Qu'avez-vous envie de dire de cet hommage, Muriel ?
00:00:29 Ce que j'ai envie de dire, c'est que Macron a dit les mots, mais la présence de LSI me reste encore sur l'estomac.
00:00:36 Il y a beaucoup de Françaises et de Français qui trouvent ça inacceptable, intolérable.
00:00:40 On va en parler dans un instant. En attendant, à 13h01, c'est le rappel des titres avec vous, Agnès Bonfillon. Rebonjour.
00:00:46 Rebonjour Éric. Nous prenons justement la direction des Invalides où nous retrouvons notre journaliste Brice Dugény.
00:00:52 Bonjour Brice. Vous avez suivi cette cérémonie d'hommage aux victimes françaises, victimes du Hamas, le 7 octobre dernier.
00:01:00 Un hommage très émouvant qui a duré une trentaine de minutes.
00:01:04 Oui, les portraits des 42 Français assassinés par le Hamas ont été présents sur le pavé mouillé de la cour des Invalides pendant toute cette cérémonie
00:01:12 au son du Kaddiche, cette prière juive en hommage aux morts.
00:01:16 Les morts mais aussi les blessés, les otages, ceux qui ont été libérés. Personne n'a été oublié au cours de cette cérémonie.
00:01:24 Et le président de la République a rappelé que toutes les vies se valent, référence aux victimes palestiniennes.
00:01:29 Leur destin ne sont pas les seuls que le déchirement du Moyen-Orient continue de broyer dans cette tornade de souffrance qu'est la guerre.
00:01:36 Et toutes les vies se valent, inestimables aux yeux de la France. La France restera unie.
00:01:42 Leur vie mérite sans relâche de nous battre contre les idées de haine, de ne rien céder à un antisémitisme rampant, désinhibé, ici comme là-bas.
00:01:53 Et ne cédant rien pour ramener ceux qui sont encore là-bas.
00:01:58 Un moment d'échange se déroule en ce moment même aux Invalides entre le président, sa femme et les familles de victimes.
00:02:03 Des familles éprouvées mais reconnaissantes de cet hommage national rendu aujourd'hui par la France.
00:02:08 Brise du génie aux Invalides pour RTL. L'autre grande information de cette mi-journée, c'est l'extradition de Salah Abdeslam.
00:02:16 Elle a lieu en ce moment même de la Belgique vers la France.
00:02:19 Salah Abdeslam, on le rappelle, est le seul membre encore vivant du commando terroriste des attentats du 13 novembre 2015.
00:02:27 Il a été condamné à la perpétuité incompressible à Paris. C'est vraiment une décision inattendue Hélène Alloison.
00:02:33 Oui, tout le monde en Belgique s'attendait à voir Salah Abdeslam rester encore plusieurs mois, voire des années dans une prison du pays.
00:02:40 Car en octobre dernier, la justice belge avait interdit aux autorités belges de le renvoyer en France.
00:02:46 Selon les juges, ses conditions de détention très strictes risquaient de violer la Convention européenne des droits de l'homme.
00:02:52 Tout le monde s'attendait à une procédure particulièrement longue.
00:02:55 Son extradition ce matin est donc une très grosse surprise.
00:02:59 Son avocate, maître Delphine Pachi, vient elle-même de la prendre.
00:03:03 Je suis vraiment choquée que dans un État démocratique qui se dit être un État de droit,
00:03:07 des États s'organisent pour pouvoir violer une décision de justice qui leur est pourtant imposable.
00:03:13 Et donc c'est vraiment pour la démocrate que je suis quelque chose d'excessivement choquant.
00:03:18 Le parquet de Bruxelles précise à l'instant qu'elle n'avait plus de cadre légal pour le maintenir en détention en Belgique
00:03:24 et qu'un retour en France s'imposait.
00:03:26 Selon nos informations, le détenu serait à l'heure actuelle en route vers la région parisienne,
00:03:30 escortée notamment par le GIGN.
00:03:32 Son avocate, elle, réfléchit à d'éventuels recours.
00:03:35 Merci beaucoup Hélène Alloison, la correspondante de RTL en Belgique.
00:03:39 On passe à la météo, Peggy. Météo grise et pluvieuse.
00:03:43 Oui, c'est vrai que sur la moitié nord depuis ce matin, on a des pluies continues.
00:03:46 Ça va continuer cet après-midi avec du vent, des rafales entre 50 et 60 km/h.
00:03:51 D'ailleurs, notez que le Pas-de-Calais est en vigilance orange.
00:03:53 Pluie, inondation, il y en a déjà pas mal plus ce matin.
00:03:56 Ça va continuer cet après-midi.
00:03:57 Ces pluies vont gagner la quitaine au fil des heures.
00:04:00 Elles seront plus faibles du côté de la Bretagne et du Cotentin.
00:04:04 Dans l'après-midi, on va garder un temps sec entre les plaines du sud-ouest, les Pyrénées,
00:04:09 une partie du massif central en allant vers la Méditerranée.
00:04:12 Plus on va vers la Méditerranée, plus le soleil sera présent,
00:04:15 puisque le ciel d'ailleurs sera plus ou moins voilé, le tout sous des températures
00:04:19 qui sont encore douces pour la saison.
00:04:21 Sauf du côté de l'île où on se rapproche des normales avec un petit 6 degrés.
00:04:24 Mais 10 à Abbeville, 11 à Dijon, 12 à Paris-La Rochelle et Tours,
00:04:27 14 à Lyon, Nantes et Clermont-Ferrand, 15 à Toulouse, 16 à Bastia et Hoche,
00:04:32 17 à Marseille et Nîmes, 18 à Toulon et 19 degrés à Perpignan et Montpellier.
00:04:36 Merci Peggy.
00:04:38 Merci Peggy, merci à vous.
00:04:41 On vous retrouve à midi demain, Agnès Bonfillon.
00:04:44 Merci beaucoup les amis.
00:04:45 Et nous allons saluer celle qui vient d'entrer dans le studio, Lisa Marie Marquesse.
00:04:49 Bonjour Lisa Marie.
00:04:50 Bonjour Eric, bonjour à tous.
00:04:52 Beaucoup d'émotions, beaucoup d'appels aux 32 10,
00:04:55 de personnes qui ont suivi sans doute la cérémonie d'hommage aux victimes du 7 octobre,
00:05:00 qui s'est achevée il y a quelques instants,
00:05:02 même si Emmanuel Macron et les protagonistes qui participaient à cette cérémonie
00:05:07 sont restés sur place pour échanger, discuter, dialoguer.
00:05:11 Je me tourne vers vous maintenant pour voir les messages qu'on nous a laissés sur le Répondeur.
00:05:17 J'ai d'abord une question à vous poser Eric.
00:05:19 Est-ce que vous passez de votre téléphone toute une journée ?
00:05:21 Une journée est difficile.
00:05:23 Une demi-journée ?
00:05:24 Une demi-journée je peux, oui.
00:05:25 Si je vous demande ça, c'est parce qu'actuellement ce sont les journées mondiales sans téléphone portable,
00:05:29 on va en parler aujourd'hui.
00:05:31 Et sur le Répondeur, Arnaud nous raconte qu'il a bien besoin de tenter l'expérience.
00:05:35 Écoutez.
00:05:36 Pour moi, une journée sans portable, ça va être difficile, mais je sais que c'est nécessaire.
00:05:40 Bien sûr, je suis accro à mon téléphone, comme beaucoup d'entre nous.
00:05:44 Le téléphone c'est vraiment une extension de nous-mêmes,
00:05:47 on a accès au monde entier, on m'inclique.
00:05:49 Mais pour ma santé mentale, je sais que je dois faire des pauses.
00:05:52 C'est un défi que je suis prêt à relever, même si ça va être évidemment difficile.
00:05:56 Et vous, est-ce que vous pouvez vous passer de votre téléphone portable ?
00:05:59 En tout cas, vous en avez besoin pour nous contacter.
00:06:01 3210 ou l'application RTL, on en parle avec vous dans l'émission.
00:06:06 On va aussi parler aujourd'hui des marchés.
00:06:08 Est-ce que depuis la crise agricole, vous avez changé vos habitudes ?
00:06:11 Il paraît qu'il y a plus de monde sur les marchés.
00:06:14 C'est vrai, je m'en réjouis.
00:06:15 Je suis un grand défenseur des marchés.
00:06:17 C'est une bonne nouvelle.
00:06:18 Racontez-nous au 3210.
00:06:20 C'est ce qu'a fait Christophe, et il a un message d'encouragement.
00:06:23 Allez au marché, vous soutiendrez les agriculteurs, vous paierez moins cher,
00:06:27 et surtout, vous aurez le conseil.
00:06:29 Un exemple, c'est la saison des melons.
00:06:31 La personne me demande si c'est pour manger le jour même, le lendemain, dans deux jours, dans trois jours.
00:06:35 Elle m'a choisi, je n'ai jamais été déçu.
00:06:38 Merci, bonne émission.
00:06:40 Allez au marché, voilà le message de Christophe.
00:06:42 Tout de suite, notre premier sujet, vous le disiez Eric,
00:06:45 l'hommage aux victimes françaises du 7 octobre.
00:06:47 Hommage qui s'est terminé aux Invalides.
00:06:50 La présence des députés LFI à cet hommage est justifiée, selon Thierry.
00:06:54 Bonjour Thierry de Rondez.
00:06:56 Donc, concernant l'hommage qui est rendu, et notamment la France Insoumise,
00:07:00 donc moi je ne suis pas du tout d'accord.
00:07:03 Je pense qu'ils peuvent assister et rendre hommage.
00:07:06 Il n'y a aucune raison de ne pas le faire.
00:07:08 Même si certaines familles ne le comprennent pas, évidemment,
00:07:11 mais ce sont des parlementaires, des élus.
00:07:14 Il n'y a aucune raison qu'ils ne participent pas, s'ils le souhaitent.
00:07:17 Et pour nous donner votre avis, vous aussi, vous composez le 3210,
00:07:21 où vous réagissez sur l'application RTL, ou même sur RTL.fr.
00:07:25 Et tout de suite, vous avez la parole.
00:07:27 Les auditeurs ont la parole jusqu'à 14h30 sur RTL.
00:07:31 Et nous sommes avec Muriel.
00:07:35 Muriel qui nous a appelés.
00:07:36 J'imagine que le message que nous venons d'entendre à l'instant,
00:07:39 Muriel vous agace, puisque vous, la présence de LFI à cet hommage national,
00:07:44 vous l'avez en travers de la gorge.
00:07:45 - Complètement.
00:07:47 Et moi je vais vous dire le fond de ma pensée,
00:07:49 LFI, ils ont mis une cible dans le dos de tous les juifs de France.
00:07:54 - Vous n'êtes pas excessive quand vous dites cela, Muriel ?
00:07:57 - Non, pas du tout.
00:07:58 - Argumentez.
00:07:59 - Ils n'ont fait qu'activer...
00:08:06 Je suis juive, mais non pratiquante, et plutôt agnostique.
00:08:14 Je n'ai jamais mis mon judaïsme en avant.
00:08:17 Depuis le 7 octobre, on ne me renvoie que ça à la figure.
00:08:21 - Est-ce que c'est la faute de la France Insoumise ?
00:08:24 - Elle n'a fait qu'aiguiser les choses.
00:08:26 - Comment ? Des exemples ?
00:08:28 - Des exemples ? Comment ils s'appellent, la Giro,
00:08:31 c'est les Israéliens qui ont tué les enfants.
00:08:34 Le Hamas, c'est une juste riposte de la politique israélienne pratiquée depuis 30 ans.
00:08:41 La politique israélienne est une politique génocidaire, coloniale.
00:08:48 Ça n'existe pas.
00:08:50 Donc le Hamas, c'est une réponse à tout ça.
00:08:54 - Je retiens davantage Mathilde Pannot,
00:08:58 la patronne du groupe parlementaire La France Insoumise à l'Assemblée Nationale,
00:09:01 qui refuse de dire qu'il s'agit d'une organisation terroriste.
00:09:06 D'un acte de terrorisme.
00:09:08 C'est un crime de guerre, elle dit, c'est un crime de guerre.
00:09:10 - Oui, mais comme ils ne sont pas à une contradiction près,
00:09:13 aujourd'hui l'hommage, c'était un hommage contre le terrorisme que je sache.
00:09:18 Pourquoi ils étaient là ?
00:09:20 Puisque ce n'est pas un acte de terrorisme.
00:09:22 - Oui, très juste.
00:09:24 Et dans le carton d'invitation d'Emmanuel Macron et de la présidence de la République,
00:09:28 le mot terrorisme est mentionné.
00:09:30 - Tout à fait.
00:09:32 - Et là, je...
00:09:34 Emmanuel Macron, son côté en même temps m'agace un petit peu,
00:09:39 c'est pour ça que j'attends la suite.
00:09:41 Mais les mots qu'il a prononcés dans son discours aujourd'hui,
00:09:45 ils y étaient.
00:09:47 Il a parlé de juisme, il a parlé d'antisémitisme,
00:09:50 il a parlé de terrorisme.
00:09:52 - Oui, donc ça devrait vous satisfaire Muriel.
00:09:55 Les mots ont été prononcés.
00:09:57 - Par Emmanuel Macron ? Ah non, non, mais là-dessus,
00:10:00 c'est ce que je vous ai dit en préambule avant 13h,
00:10:02 Macron a prononcé les mots.
00:10:04 - Restez avec nous Muriel, beaucoup d'autres appels.
00:10:07 On va voir ce qu'en pensent ceux qui ont composé le 30/10.
00:10:09 Nous parlons de cette cérémonie d'hommage aux victimes du 7 octobre.
00:10:12 C'est Français, victimes du 7 octobre.
00:10:15 A tout de suite.
00:10:16 [Générique]
00:10:31 - Les élus LFI doivent respecter tant leur parole publique
00:10:34 qui consistait à dire que le Hamas est un mouvement de résistance,
00:10:37 que ce n'était pas du terrorisme, que la douleur de ses familles.
00:10:40 Vous êtes proto-clairement invité quelque part.
00:10:43 Est-ce que ça veut dire que vous y êtes à votre place ?
00:10:46 Est-ce que ça veut dire que vous êtes les bienvenus ?
00:10:48 Non, évidemment, et c'est donc un problème de conscience.
00:10:52 Quelque part, je comprends ces familles et je porte leur parole
00:10:57 quand ils ont le sentiment que ces élus viennent cracher
00:11:01 sur la tombe de leurs proches.
00:11:03 - C'est l'avocat Patrick Klugman que vous entendez.
00:11:06 Il est représentant de familles de victimes du Hamas
00:11:10 et d'ex-otages franco-israéliens.
00:11:13 Il vient de dire que ses familles ont le sentiment
00:11:16 que les élus LFI viennent cracher sur la tombe de leurs proches.
00:11:21 - Il était l'invité de RTL ce matin.
00:11:23 - Tout à fait.
00:11:24 Benoît Dominique, on va vous prendre ensemble.
00:11:26 Benoît a fait le 3210, il est à Limoges.
00:11:29 Dominique à Lyon.
00:11:30 Bonjour.
00:11:31 Un mot sur cette cérémonie d'abord, Benoît.
00:11:34 L'avez-vous regardé ?
00:11:36 - Oui, bonjour Eric et l'ensemble de vos équipes.
00:11:40 Bien sûr que j'ai suivi la cérémonie.
00:11:42 Et Muriel a tout résumé sur la présence de la France Insoumise
00:11:46 qui est un parti politique dont leurs représentants
00:11:49 aujourd'hui ne peuvent paraître qu'à la population indigne,
00:11:53 totale, notamment envers les victimes
00:11:55 qui ne désiraient pas leur présence au départ.
00:11:58 Moi, je me pose la question où s'arrêtera la propagande
00:12:01 de ce parti politique, du cirque politique,
00:12:03 de cette bande abasile.
00:12:05 Et Troubillon qui malmène l'hémicycle de l'Assemblée nationale
00:12:07 à un mois d'occasion,
00:12:09 qui ne participe pas à une marge d'antisémitisme
00:12:11 et qui viendrait à nous parler de racisme,
00:12:14 qui pourra arrêter cette secte où ce messie,
00:12:18 le messie qui est un dirigeant tapis dans l'ombre,
00:12:20 manipule ses marionnettes.
00:12:22 C'est quand même un boum-boum politique
00:12:24 qui s'est refusé à condamner.
00:12:26 À condamner de la masse un groupe terroriste
00:12:28 en ne banalisant en clip de guerre,
00:12:30 vous l'avez bien rappelé sur votre antenne en début d'émission,
00:12:32 mais encore à demi-mot de leur part.
00:12:34 À quel moment sont-ils partis politiques ?
00:12:36 - Crime de guerre, mais pas acte terroriste, bien sûr.
00:12:40 - Bien sûr.
00:12:42 - Attendez, Benoît, j'entends ce que vous dites,
00:12:44 je voudrais passer aussi le micro à Dominique
00:12:46 qui est avec nous. Bonjour Dominique.
00:12:48 - Bonjour Eric, bonjour à tous.
00:12:50 - Vous avez pu suivre cette cérémonie
00:12:52 qui a été assez brève.
00:12:54 - Alors malheureusement non, j'étais en audience
00:12:56 donc je n'ai pas pu suivre, je suis avocat.
00:12:58 - Sur la présence de la France insoumise,
00:13:00 vous avez entendu la nuance que fait mettre
00:13:02 Patrick Plugman, il dit très bien
00:13:04 ils sont invités comme parlementaires très bien,
00:13:06 mais on est obligé de les inviter,
00:13:08 ils sont parlementaires, mais ils auraient dû savoir
00:13:10 que leur place n'était pas là en gros.
00:13:12 - Oui, je rejoins tout à fait mon confrère
00:13:14 et c'est une question aussi de cohérence vis-à-vis de LFI.
00:13:16 LFI a qualifié ces faits d'actes de résistance.
00:13:21 Donc qu'est-ce qu'elle vient faire
00:13:23 à une cérémonie qui vient dire
00:13:26 que ce sont des actes de terrorisme ?
00:13:28 Première chose. Et puis deuxième chose,
00:13:30 c'est une posture de la part de LFI
00:13:32 qui a décidé de se montrer là,
00:13:34 tout simplement parce que LFI d'ordinaire
00:13:36 refuse d'aller à toute manifestation
00:13:38 où se trouvent des parlementaires
00:13:40 du Front National ou du Rassemblement National.
00:13:43 Et là, alors qu'elle refusait y compris
00:13:46 d'aller jusqu'à faire un match de foot
00:13:48 avec des parlementaires du RN,
00:13:50 là on a aucune honte et aucune gêne
00:13:54 à venir à cette cérémonie.
00:13:58 Donc c'est vraiment de la posture,
00:14:00 c'est vouloir se montrer,
00:14:02 c'est vraiment utiliser les victimes à son profit.
00:14:04 Merci cher maître et cher auditeur.
00:14:06 Est-ce que Muriel est toujours là ?
00:14:08 Muriel avec qui nous avons parlé.
00:14:10 Tout à l'heure, Victor, au Standard,
00:14:14 m'a dit une chose. Il m'a dit
00:14:16 "tu vas parler avec Muriel, elle est très émue"
00:14:18 et elle m'a dit
00:14:20 qu'elle songeait
00:14:22 à quitter la France. Est-ce que c'est vrai ?
00:14:24 Est-ce qu'il a exagéré, Victor ?
00:14:26 Non, il n'a pas exagéré.
00:14:28 Il n'a pas exagéré.
00:14:30 Je vous avoue qu'il y a 6 mois,
00:14:32 vous m'auriez dit ça,
00:14:34 je vous aurais dit que vous étiez dans un mauvais film
00:14:36 et que je ne quitterais jamais la France
00:14:38 parce que j'aimais profondément ce pays.
00:14:40 Et qu'aujourd'hui,
00:14:42 je n'y trouve plus ma place.
00:14:46 Mais pourquoi ?
00:14:48 Ce n'est pas ma type de panneau et Jean-Luc Mélenchon
00:14:50 qui vont vous faire quitter le pays quand même, Muriel ?
00:14:52 C'est en partie ça.
00:14:54 C'est en partie ça.
00:14:56 Et j'ai travaillé toute ma vie
00:15:00 dans un milieu universitaire, j'ai pris ma retraite
00:15:02 il n'y a pas très longtemps.
00:15:04 Et je vois ce qui se passe,
00:15:06 ne serait-ce qu'au niveau des universités
00:15:08 aujourd'hui,
00:15:10 avec ces mouvements anti...
00:15:12 qui se disent antisionistes.
00:15:14 Mais je me dis que...
00:15:16 Vous trouvez que l'antisionisme
00:15:18 a bon dos ?
00:15:20 Oui.
00:15:22 Et je me dis que ce qui se passe
00:15:24 dans les universités
00:15:26 aujourd'hui, c'est ce qui va diriger
00:15:28 ce pays dans 10 ans.
00:15:30 C'est-à-dire que dans l'université française où vous avez évolué,
00:15:32 vous avez le sentiment qu'il y a...
00:15:34 Pas seulement dans la mienne.
00:15:36 Dans beaucoup d'universités.
00:15:38 Il y a un sentiment,
00:15:40 une détestation
00:15:42 d'Israël, du sionisme, et plus généralement
00:15:44 des juifs, c'est ça que vous voulez dire ?
00:15:46 Depuis le 7 octobre, la parole s'est libérée.
00:15:48 Depuis le 7 octobre,
00:15:50 la parole s'est libérée.
00:15:52 Je pensais que tout ça n'existait plus.
00:15:54 Naïvement, peut-être.
00:15:56 Je pensais que tout ça n'existait plus, que je l'avais dans les livres d'histoire,
00:15:58 et que...
00:16:00 depuis la...
00:16:02 la...
00:16:04 la guerre, depuis la Shoah,
00:16:06 tout ça, c'était fini.
00:16:08 Et maintenant, ça se libère, mais...
00:16:10 C'est intéressant, parce que vous me disiez tout à l'heure
00:16:12 en préambule que vous n'êtes pas très religieuse,
00:16:14 vous êtes française-juive, vous n'êtes pas très religieuse,
00:16:16 et finalement, votre judéité
00:16:18 vous est renvoyée au visage en permanence
00:16:20 depuis le 7 octobre, quoi. - Absolument.
00:16:22 - Vous êtes redevenue la femme juive,
00:16:24 vous êtes redevenue la juive.
00:16:26 - Et j'habite dans un village de 6 000 habitants.
00:16:28 J'habite dans un village
00:16:30 de 6 000 habitants.
00:16:32 C'est-à-dire, je ne suis pas
00:16:34 dans une grande métropole où
00:16:36 on peut se dire qu'ici, je ne le sens pas.
00:16:38 Mais si.
00:16:40 Si.
00:16:42 Je me suis réveillée un matin
00:16:44 en me disant que je ne me sentais plus
00:16:46 à ma place.
00:16:48 Je me sens que la France ne me protège plus.
00:16:50 Et je n'ai pas envie
00:16:54 de le dire. - Mais vous allez
00:16:56 partir où, Muriel, si un jour vous prenez
00:16:58 la décision de partir ? - Ah mais je l'ai
00:17:00 prise déjà.
00:17:02 Je l'ai prise déjà. Et je vais partir en Israël.
00:17:04 Je vais partir en Israël
00:17:06 ou voulez-vous que je parte ?
00:17:08 Toute l'Europe est touchée, tout le monde
00:17:10 occidental est touché. - Par l'antisémitisme ?
00:17:12 - Ah oui.
00:17:14 Actuellement, oui. Regardez ce qu'il se passe en Angleterre.
00:17:16 - Alors vous, la française juive
00:17:18 qui est laïque,
00:17:20 qui n'est pas religieuse,
00:17:22 vous allez partir en Israël parce que
00:17:24 ici, vous ne trouvez plus votre place.
00:17:26 - Absolument. Mais Israël, c'est un pays laïque.
00:17:28 Je ne suis pas obligée d'être
00:17:30 pratiquante pour être en Israël.
00:17:32 Je me sentirai plus en sécurité
00:17:36 là-bas. Au moins, s'il m'arrive quelque chose,
00:17:38 je saurais pourquoi.
00:17:40 - Au moins, s'il m'arrive quelque chose, je saurais pourquoi.
00:17:42 - Merci, on vous a fait un avis sur RTL. Muriel, restez avec nous.
00:17:44 C'est un témoignage assez bouleversant.
00:17:46 30210,
00:17:48 j'attends vos appels. A tout de suite.
00:17:50 Contactez-nous gratuitement
00:17:52 via l'appli RTL ou au 3210.
00:17:54 - Eric Brunet.
00:17:58 - Les auditeurs ont la parole sur RTL.
00:18:00 - Il est 13h22, on va aller faire un petit tour.
00:18:02 Standard. Bonjour Victor. - Bonjour Eric, bonjour à tous.
00:18:04 - Message, Victor. - Message.
00:18:06 On commence avec celui de Pierre Laéleffy
00:18:08 et le parti de la honte, Thierry.
00:18:10 "La présence dans le monde politique est déjà de trop,
00:18:12 alors à cette cérémonie d'hommage, c'est au-delà
00:18:14 de l'indécence. Alexis,
00:18:16 Laéleffy met le boxon et insulte la mémoire des victimes.
00:18:18 En ce sens, Laéleffy est fidèle
00:18:20 à elle-même. Franck, nous sommes en démocratie.
00:18:22 Laéleffy représente des électeurs.
00:18:24 Leur présence est donc légitime." Et puis on a déjà reçu
00:18:26 quelques messages sur le sujet
00:18:28 dont on va parler dans
00:18:30 quelques instants sur les profits
00:18:32 de total plus de 21
00:18:34 milliards de dollars
00:18:36 sur l'année 2023. Et Jean-Luc nous dit
00:18:38 "On voit bien que la crise profite toujours
00:18:40 à ceux qui ne sont pas dans le besoin."
00:18:42 Et Fabienne rajoute "Les surprofits doivent être
00:18:44 taxés." - Intéressant, on va en parler
00:18:46 dans quelques instants. Vous pouvez déjà commencer à appeler
00:18:48 sur Total au 3210,
00:18:50 le standard est ouvert, bien sûr.
00:18:52 Total Energy, ça vient d'être dit par Victor,
00:18:54 enregistre de nouveaux profits records
00:18:56 pour cet exercice fiscal
00:18:58 2023, malgré le contexte
00:19:00 morose. Qu'est-ce que ça vous inspire,
00:19:02 mesdames, messieurs ?
00:19:04 Commencez à appeler au 3210. Je voudrais
00:19:06 vous prendre maintenant sur cette cérémonie d'hommage
00:19:08 du 7 octobre,
00:19:10 Bruno et Jean-Marc. Bonjour
00:19:12 Bruno et Jean-Marc. - Bonjour !
00:19:14 - Je dois vous dire que pendant la pub
00:19:16 je viens de vérifier, un
00:19:18 ami journaliste m'avait dit qu'il y avait une
00:19:20 chaîne de restaurants en Jordanie, ou en tout cas
00:19:22 un restaurant qui avait ouvert et qui
00:19:24 s'appelait "October 7", "7 octobre".
00:19:26 Et je viens de vérifier,
00:19:28 c'est le cas, c'est vrai. Il y a donc des gens
00:19:30 qui célèbrent cette
00:19:32 opération du 7 octobre et qui
00:19:34 ont donné le nom d'un restaurant
00:19:36 en Jordanie à cet
00:19:38 acte terroriste. Bruno ?
00:19:40 - Oui, mais je crois
00:19:42 qu'ils ont fini par changer
00:19:44 de nom. Oui, parce que
00:19:46 en fait, sous pression d'après
00:19:48 ce que j'avais vu sur
00:19:50 internet, je crois qu'ils ont changé de nom.
00:19:52 - Ils ont peut-être changé de nom. Moi j'ai vu sur un site qu'ils
00:19:54 existaient, mais peut-être que ça vient
00:19:56 de changer. Bruno, cet
00:19:58 hommage, l'avez-vous regardé ? Qu'en avez-vous pensé ?
00:20:00 - Oui, je l'ai regardé,
00:20:02 c'était très émouvant.
00:20:04 C'était très émouvant avec le
00:20:06 portrait des victimes,
00:20:08 des personnes qui ont été assassinées.
00:20:10 J'ai trouvé cela vraiment
00:20:12 très émouvant. - Le président de la République
00:20:14 a eu les mots justes pour parler des
00:20:16 42 victimes
00:20:18 françaises du 7 octobre ? - Oui,
00:20:20 il a condamné l'antisémitisme,
00:20:22 l'antisémitisme du Hamas,
00:20:24 et c'était important de prononcer
00:20:26 ces mots.
00:20:28 - Jean-Marc... Attendez Bruno,
00:20:30 restez, Jean-Marc est avec nous également.
00:20:32 On quitte Bruno un instant,
00:20:34 qui est à Antibes, je crois. Bonjour Jean-Marc.
00:20:36 Où êtes-vous Jean-Marc ? - Je suis dans le Val d'Oise.
00:20:38 - Dans le Val d'Oise.
00:20:40 Qu'avez-vous pensé
00:20:42 de cette cérémonie ?
00:20:44 - Je l'ai trouvée très belle,
00:20:46 comme le disait Bruno,
00:20:48 émouvant. Les mots
00:20:50 d'Emmanuel Macron, pour moi,
00:20:52 c'est comme tous les mots d'Emmanuel Macron,
00:20:54 je ne me cache pas, ce sont des mots...
00:20:56 des mots, et rien d'autre.
00:20:58 Il peut les dire,
00:21:00 j'ai des doutes
00:21:02 au vu de tout ce qu'on a vu,
00:21:04 et ce qui s'est fait durant toutes ces années,
00:21:06 ces cinq années déjà écoulées,
00:21:08 que ce ne soit autre que
00:21:10 des mots. Voilà.
00:21:12 Maintenant, quant à la présence de LFI,
00:21:14 je reste
00:21:16 intimement convaincu, voyez-moi,
00:21:18 j'ai un grand-père qui est juste parmi les nations.
00:21:20 D'accord ? J'ai été élevé...
00:21:22 - Vous avez un grand-père qui est juste ?
00:21:24 - Absolument.
00:21:26 - Vous savez que c'est très rare.
00:21:28 - C'est très rare, il n'est pas tout seul,
00:21:30 puisqu'il était soldat dans l'armée du roi
00:21:32 en Italie. Ils ont sauvé
00:21:34 à Arezzo
00:21:36 trois familles qui se sont
00:21:38 trimbalées avec eux pendant des mois
00:21:40 et des mois, jusqu'à être faits prisonniers par les Anglais.
00:21:42 Donc, voilà.
00:21:44 Une histoire incroyable.
00:21:46 Mon grand-père m'a élevé
00:21:48 dans ce respect de ces gens
00:21:50 qui l'ont hébergé pendant presque deux ans
00:21:52 quand il était en garnison là-bas.
00:21:54 Et...
00:21:56 - Donc votre grand-père, juste,
00:21:58 je rappelle, il a donc sauvé
00:22:00 trois familles juives, c'est cela ?
00:22:02 - Oui, pas lui tout seul, il en avait quand même une vingtaine.
00:22:04 - Et pour être reconnu
00:22:06 juste,
00:22:08 il y a des enquêtes, ce sont des enquêtes
00:22:10 très approfondies qui voient
00:22:12 la dimension héroïque
00:22:14 de l'acte qui a été fait, et donc
00:22:16 je peux vous dire que les justes...
00:22:18 - C'est qu'ils étaient nombreux et que personne n'a jamais,
00:22:20 on va dire comme on le dirait aujourd'hui, balancé.
00:22:22 - C'est intéressant.
00:22:24 - Attendez, justement Jean-Marc,
00:22:26 pardon de vous couper, mais Muriel
00:22:28 est avec nous, cette femme travaille dans le monde
00:22:30 universitaire, elle est française,
00:22:32 juive, mais
00:22:34 très pétri de culture française.
00:22:36 Et elle dit pour la première fois depuis le 7 octobre,
00:22:38 on me renvoie ma judéité
00:22:40 au visage, et pour la première fois depuis
00:22:42 le 7 octobre, je songe
00:22:44 à partir, elle fait plus que songer
00:22:46 à partir, elle a organisé son départ.
00:22:48 Qu'est-ce que vous avez envie de lui dire,
00:22:50 Jean-Marc ? - Alors, j'ai envie de lui dire,
00:22:52 - Elle vous entend, elle est là.
00:22:54 - Oui, oui. - Bonjour Muriel.
00:22:56 - Il doit rager. - Je la comprends,
00:22:58 mais est-ce qu'il faut s'aider
00:23:00 à la peur ? Moi,
00:23:02 je ne suis pas juif,
00:23:04 même si j'ai toujours été bercé dans
00:23:06 cette culture, j'ai mes meilleurs amis
00:23:08 qui travaillent dans la rue des Rosiers,
00:23:10 moi,
00:23:12 cet antisémitisme
00:23:14 latent qu'il y a en France,
00:23:16 j'ai pas attendu le 7 octobre,
00:23:18 où supposément la France insoumise
00:23:20 quand on voit la progression
00:23:22 du parti
00:23:24 de Marine Le Pen aujourd'hui,
00:23:26 pour le ressentir, c'est pas parce qu'ils ont
00:23:28 changé de nom Le Pen qu'ils ne sont pas antisémites.
00:23:30 Donc, voilà,
00:23:32 c'est pas en... Bien sûr,
00:23:34 c'est rassurant, moi j'ai des amis
00:23:36 qui vivent en Bleu. - Vous avez entendu, d'ailleurs, attendez Jean-Marc,
00:23:38 Muriel, vous avez
00:23:40 entendu Serge Klarsfeld,
00:23:42 l'incroyable
00:23:44 chasseur de nazis, avec sa
00:23:46 femme, Béathe,
00:23:48 et le père d'Arnaud Klarsfeld, cet homme
00:23:50 incroyable qui a dit... - Marine Le Pen
00:23:52 n'est pas antisémite.
00:23:54 - Oui, alors là... - Absolument.
00:23:56 - Oui, oui, et moi je suis pas
00:23:58 un électeur du Rassemblement National,
00:24:00 mais sur ce que je vois,
00:24:02 sur ce qui s'est passé sur ces derniers mois,
00:24:04 je me sens plus à l'aise avec elle qu'avec
00:24:06 la LFI.
00:24:08 - Si je peux me permettre, LFI,
00:24:10 son fonds de commerce, on va être clair,
00:24:12 c'est faire voter une frat
00:24:14 de français, d'une émigration
00:24:16 qui n'est pas... - Mais c'est pas une excuse
00:24:18 Jean-Marc, c'est pas une excuse que vous allez dire.
00:24:20 - Non, non, absolument, c'est pas une excuse,
00:24:22 c'est pas ce que je veux dire.
00:24:24 Le problème c'est qu'ils ont, on va dire,
00:24:26 on va parler bien français, le cul entre deux chaises,
00:24:28 voilà, au bout d'un moment il faut savoir ce qu'on veut.
00:24:30 Moi je me sens profondément
00:24:32 de gauche, parce que je viens d'une famille
00:24:34 socialiste, avec un grand-père, l'autre
00:24:36 grand-père, député socialiste
00:24:38 qui s'est sauvé au moment de Mousselini,
00:24:40 donc j'ai toujours été versé dans la gauche.
00:24:42 La gauche aujourd'hui, c'est
00:24:44 une simile droite, ok ?
00:24:46 La seule qui ressemblerait à une gauche d'avant,
00:24:48 c'est des gens comme Ruffin
00:24:50 et des gens comme Macron. - Ah oui, qui sont pas du tout les mêmes.
00:24:52 Attendez,
00:24:54 restez avec nous quelques petits instants
00:24:56 encore, on se retrouve
00:24:58 juste après ça parce que ce débat me passionne.
00:25:00 Passionne, à tout de suite.
00:25:02 Jusqu'à 14h30,
00:25:04 Éric Brunet vous donne
00:25:06 la parole sur RTL.
00:25:08 13h, 14h30,
00:25:12 les auditeurs ont la parole
00:25:14 avec Éric Brunet sur RTL.
00:25:16 Je n'aurais jamais
00:25:18 imaginé faire ce débat un jour, il est incroyable.
00:25:20 Jean-Marc est avec nous, Muriel
00:25:22 est avec nous.
00:25:24 Oui, c'est vrai, le grand
00:25:26 chasseur de nazis,
00:25:28 Serge Klarsfeld, qui est
00:25:30 une personne incroyable, a dit
00:25:32 voilà, aujourd'hui, Marine
00:25:34 Le Pen et le Rassemblement National
00:25:36 nous menacent moins,
00:25:38 nous protègent plus, presque, je ne me souviens plus
00:25:40 exactement de ces mots, que la France
00:25:42 insoumise, le monde à l'envers.
00:25:44 Et Jean-Marc qui est avec nous
00:25:46 plutôt homme de gauche
00:25:48 a du mal à accepter
00:25:50 cette idée, mais c'est une réalité
00:25:52 qui est vécue comme telle par
00:25:54 beaucoup de Français juifs à mon avis, Jean-Marc.
00:25:56 - Alors, je le conçois,
00:25:58 mais ce que l'on voit aujourd'hui
00:26:00 qui se profile en Allemagne,
00:26:02 quand on voit les centaines de milliers de personnes
00:26:04 qui sont en train de se battre
00:26:06 contre cette extrême droite,
00:26:08 qui se cachent ce jour-là,
00:26:10 quand ils seront là, ces gens-là, ils feront ce qu'ils
00:26:12 voudront, déjà aujourd'hui,
00:26:14 on arrive à nous changer toutes les lois, la nuit,
00:26:16 à 3h du matin, comme une fleur.
00:26:18 - Voilà, attendez, ne bougez pas. - Quand eux, ils seront là, ça sera
00:26:20 pire. - Ne bougez pas. On me
00:26:22 dit au standard que David vient d'arriver,
00:26:24 qu'il veut réagir au propos de
00:26:26 Muriel, cette Française juive
00:26:28 qui n'est pas pratiquante,
00:26:30 et qui dit pour la première fois depuis le 7 octobre
00:26:32 "J'ai envie de partir", elle a même
00:26:34 organisé son départ pour aller en Israël.
00:26:36 David, qui nous appelle au 3210,
00:26:38 veut réagir. Bonjour David, vous vouliez parler
00:26:40 à Muriel, me dit-on.
00:26:42 - Oui, bonjour Eric, bonjour Muriel, bonjour tout le monde.
00:26:44 - Bonjour.
00:26:46 - Moi, j'étais assez
00:26:48 bouleversé par ce témoignage,
00:26:50 parce que c'est vraiment triste
00:26:52 qu'après le XXIème siècle
00:26:54 en France, après ce qu'on a vécu,
00:26:56 après ce que la communauté juive a vécu
00:26:58 en Europe,
00:27:00 on entend ce type de propos,
00:27:02 et moi, je tenais à m'excuser
00:27:04 auprès de Muriel
00:27:06 et des Français de Confession juive
00:27:08 au nom de la France, de nos dirigeants,
00:27:10 de la lâcheté de nos dirigeants
00:27:12 qui ont laissé faire
00:27:14 pendant des années et des années,
00:27:16 et maintenant ça nous explose en pleine figure.
00:27:18 Mais bon, c'est pas...
00:27:20 Le 7 octobre, en fait, ça fait
00:27:22 amplifier le phénomène, mais on voit bien
00:27:24 depuis quelques années, vous connaissez bien
00:27:26 toutes les affaires,
00:27:28 Traoré, enfin...
00:27:30 La petite femme qui a été défenestrée,
00:27:32 tout ça... - Oui, Madame Knoll,
00:27:34 Madame Knoll, c'est terrible. Mais d'ailleurs,
00:27:36 Muriel,
00:27:38 si j'étais taquin, et je le suis,
00:27:40 je vous dirais que, pour moi,
00:27:42 observateur de la chose politique
00:27:44 en France, je trouve que le 7 octobre
00:27:46 n'a pas été une rupture,
00:27:48 n'a pas changé les choses,
00:27:50 et il me semble que l'état
00:27:52 de la situation française
00:27:54 sur l'antisémitisme, avant
00:27:56 et après, c'est à peu près la même chose.
00:27:58 - Oui, mais elle a libéré la parole.
00:28:00 J'ai eu
00:28:02 le sentiment, enfin c'est un sentiment,
00:28:04 que, intérieurement,
00:28:06 en fait,
00:28:08 les juifs ont peu, maintenant.
00:28:10 On peut dire
00:28:12 on les a tués là-bas.
00:28:14 En fait, Israël,
00:28:16 ça passait... Israël avait
00:28:18 une espèce d'image de pays
00:28:20 inviolable, avec une sécurité
00:28:22 en plus, qui était
00:28:24 au-dessus de la moyenne. Et là,
00:28:26 en fait, on s'est dit, finalement, ils sont arrivés
00:28:28 à rentrer et ils les ont tués.
00:28:30 - On peut les avoir.
00:28:32 - On peut. Vous savez,
00:28:34 avant tout ça,
00:28:36 je m'étais jurée de jamais mettre
00:28:38 un pied en Israël tant que Netanyahou sera au pouvoir.
00:28:40 Je suis pas une adoratrice
00:28:44 de la politique israélienne.
00:28:46 - Oui. - Loin de là.
00:28:48 Loin de là.
00:28:50 - Muriel, je passe le micro
00:28:52 à David tout de suite, mais Muriel,
00:28:54 vous allez vraiment partir ?
00:28:56 - Je suis en train de faire les démarches, je suppose, oui.
00:28:58 Je suis en train de constituer un dossier
00:29:00 pour partir. - David.
00:29:02 - Oui, Eric, si je peux me permettre.
00:29:04 Je tiens à préciser, comme ça,
00:29:06 il n'y a pas d'ambiguïté par rapport à
00:29:08 l'auditeur précédent. Moi, je suis électeur à RN.
00:29:10 Je tiens à vous préciser aussi que
00:29:12 moi, ma famille, mon côté espagnol,
00:29:14 a fui le franquisme.
00:29:16 Elle a trouvé en France
00:29:18 un pays, un refuge,
00:29:20 un endroit où se sentir bien.
00:29:22 Et un pays
00:29:24 qui était un refuge pour beaucoup de communautés
00:29:26 est devenu maintenant un pays qu'on doit fuir
00:29:28 parce qu'on a peur de se faire égorger
00:29:30 juste parce qu'on appartient à une certaine communauté
00:29:32 ou à une certaine religion.
00:29:34 Ça devient d'une tristesse.
00:29:36 Et voilà aussi
00:29:38 pourquoi je vote en partie à RN,
00:29:40 parce que tout ça commence à faire peur.
00:29:42 Je veux dire, à un moment,
00:29:44 il faut un peu de fermeté, il faut arrêter de laisser
00:29:46 des propos s'installer
00:29:48 comme si c'était normal de dire
00:29:50 "Vous savez, les juifs ont l'argent".
00:29:52 Non, non, c'est pas normal. On n'a pas à tenir ce genre de propos.
00:29:54 On est devenu un pays de malades.
00:29:56 Ce pays est malade, en fait.
00:29:58 - Muriel.
00:30:00 - Oui. Oui, oui.
00:30:02 J'adhère. Là, j'adhère.
00:30:04 - Moi, je trouve, Muriel,
00:30:06 que le grand basculement,
00:30:08 pour moi,
00:30:10 enfin, pour moi, journaliste, observateur,
00:30:12 c'est l'affaire Ilan Halimi.
00:30:14 L'affaire Ilan Halimi.
00:30:16 Que des gens disent "Tiens,
00:30:18 comme il est juif, celui-là, il a de l'argent,
00:30:20 on va l'enlever, le torturer,
00:30:22 puis il y aura toujours un juif qui paiera
00:30:24 comme ils ont de l'argent, il paiera pour le libérer,
00:30:26 on va l'enlever, le torturer".
00:30:28 Ça, ça se passe en région parisienne.
00:30:30 Il y a des années, je me dis ça. C'est un basculement
00:30:32 de la société française.
00:30:34 - Et, non, mais,
00:30:36 c'est le stéréotype "Les juifs sont
00:30:38 pleins d'argent, je les entends,
00:30:40 mais pas plus tard qu'hier".
00:30:42 Pas plus tard qu'hier.
00:30:44 - David, je...
00:30:46 - De toute façon, vous, les juifs, vous avez plein d'argent,
00:30:48 vous allez vous en sortir.
00:30:50 - Et si je pouvais terminer par
00:30:52 quelques mots pour Muriel,
00:30:54 il ne faut pas vous en aller,
00:30:56 en fait. On n'a pas le droit de
00:30:58 quitter un pays qu'on aime,
00:31:00 on n'a pas le droit de quitter un pays qu'on aime,
00:31:02 et il faut se battre. Et puis, s'il y a des gens,
00:31:04 tu dois foutre le camp de ce pays, c'est ceux qui vous détestent,
00:31:06 c'est ceux qui détestent les autres communautés.
00:31:08 - Le problème, c'est que je pense que ça ne se passera pas.
00:31:10 Ça ne se passera pas.
00:31:12 On est éliminé dans les têtes, ça ne se passera pas.
00:31:14 - C'est pour ça que mon dernier espoir...
00:31:16 - C'est pour ça que je pars.
00:31:18 - C'est pour ça que mon dernier espoir...
00:31:20 Moi, c'est pour ça que mon dernier espoir, je le mets en...
00:31:22 en R.L. Alors après,
00:31:24 on pourra penser ce qu'on veut d'eux,
00:31:26 mais moi, j'ai espoir
00:31:28 qu'ils soient vraiment
00:31:30 fermes avec les gens qui n'ont rien à faire chez nous.
00:31:32 - Quel retournement d'histoire. On a David
00:31:34 qui est le petit-fils
00:31:36 d'Anti-Franquistes, on les appelait les Rouges,
00:31:38 les Espagnols qui sont arrivés après 1936, les Rouges.
00:31:40 Et puis Muriel
00:31:42 qui déteste la politique
00:31:44 de Netanyahou, qui est
00:31:46 française, juive, mais qui ne pratique pas
00:31:48 et qui décide d'aller quand même en Israël,
00:31:50 s'abriter parce que la vie n'est plus vivable pour elle
00:31:52 en France.
00:31:54 C'est fou, cette discussion est
00:31:56 simplement folle, mesdames, messieurs.
00:31:58 - Mais Marine Le Pen, à la limite, pourquoi pas ?
00:32:00 Mais c'est en
00:32:02 2027.
00:32:04 - Et vous ne voulez pas attendre. - Trois ans.
00:32:06 J'imaginais trois ans,
00:32:08 ça fait quatre mois et j'ai une boule au ventre.
00:32:10 - Je sais bien,
00:32:12 surtout qu'on a
00:32:14 un président qui est
00:32:16 complètement incohérent
00:32:18 et jamais stable.
00:32:20 - Dans cette affaire, j'ai presque
00:32:22 envie de dire, le mal
00:32:24 était fait avant que Macron n'arrive aux affaires.
00:32:26 On peut tout dire sur Macron, mais
00:32:28 aujourd'hui,
00:32:30 cet antisémitisme est quand même solidement
00:32:32 ancré dans la société française et ce n'est pas d'hier.
00:32:34 Enfin, ce n'est pas de la semaine dernière.
00:32:36 Merci Muriel, pour ce témoignage
00:32:38 sublime. Je garde votre
00:32:40 téléphone au standard RTL et on prendra
00:32:42 peut-être la peine de vous appeler dans quelques semaines ou quelques
00:32:44 mois pour voir où vous en êtes
00:32:46 de votre projet. Je vous avais promis que
00:32:48 nous allions parler de Total,
00:32:50 qui réalise
00:32:52 des profits records.
00:32:54 Qu'est-ce que ça vous inspire, mesdames, messieurs ?
00:32:56 Appelez-nous au 30210. Soyons dans la nuance.
00:32:58 Total, ce n'est pas que la France.
00:33:00 Total réalise des profits dans le monde
00:33:02 entier.
00:33:04 Ce n'est pas non plus qu'avec les
00:33:06 consommateurs français. A tout de suite.
00:33:08 Envoyez-nous vos messages sur l'application
00:33:10 RTL ou appelez-nous au
00:33:12 30210.
00:33:14 13h, 14h30.
00:33:16 Les auditeurs ont la parole
00:33:18 avec Eric Brunet
00:33:20 sur RTL.
00:33:22 Alors Lisa Marie, qu'est-ce que c'est que cette histoire de
00:33:24 bénéfice record de Total ?
00:33:26 Total Energy,
00:33:28 la compagnie française, a dégagé en 2023
00:33:30 un bénéfice net de
00:33:32 21,4 milliards de dollars.
00:33:34 Ça fait 19
00:33:36 milliards d'euros.
00:33:38 800 millions d'euros.
00:33:40 C'est même difficile à dire. C'est un nouveau
00:33:42 record après celui de l'année
00:33:44 hors norme de 2022 pour le géant des énergies.
00:33:46 Pendant ce temps-là,
00:33:48 les conséquences du réchauffement climatique
00:33:50 se multiplient à travers toute la planète.
00:33:52 Philippe et Antoine ont fait le 30210.
00:33:54 On a parlé de Total.
00:33:56 On vous écoute, messieurs.
00:33:58 Philippe, Antoine, vous avez la parole. On commence
00:34:00 avec Philippe. Bonjour.
00:34:02 - Bonjour, Eric. - Vous êtes à Bourges, c'est ça ?
00:34:04 - Exactement. - Alors,
00:34:06 qu'est-ce que ça vous inspire, ça ?
00:34:08 - Moi, ça m'inspire qu'il faut arrêter de taper sur les
00:34:10 gagnants de l'équipe de France.
00:34:12 Pour une fois qu'on a des bons fleurons
00:34:14 qui fonctionnent bien. Et puis, il faudrait peut-être
00:34:16 analyser un petit peu ces résultats.
00:34:18 D'abord, ils sont moins bons qu'attendus.
00:34:20 On attendait un tout petit peu
00:34:22 plus, je crois, chez les spécialistes.
00:34:24 Et puis, Total, c'est quoi ?
00:34:26 C'est tout de même plus de 100 000 personnes
00:34:28 qui travaillent. C'est
00:34:30 une implantation
00:34:32 dans plus d'une centaine de pays,
00:34:34 pratiquement 130, je crois.
00:34:36 C'est
00:34:38 surtout
00:34:40 l'exploration et la production
00:34:42 de pétrole. C'est la recherche.
00:34:44 C'est 50% de l'activité, Total.
00:34:46 Après, le reste, c'est quoi ? C'est de la
00:34:48 diversification dans le gaz
00:34:50 naturel liquéfié, qui est quand même près d'un tiers
00:34:52 maintenant, plus de 25% si j'ai bonne
00:34:54 mémoire, dans les chiffres annoncés.
00:34:56 Et puis,
00:34:58 un petit peu d'électricité, maintenant, ça commence
00:35:00 à être significatif. Et puis,
00:35:02 le raffinage et la chimie, c'est-à-dire le bout
00:35:04 de la chaîne qui arrive à notre pompe,
00:35:06 c'est moins de 20%.
00:35:08 Donc, il faut, je crois,
00:35:10 réajuster
00:35:12 un petit peu. Et puis, il y en a marre
00:35:14 de tous ces gens qui tapent toujours sur
00:35:16 les fleurons français.
00:35:18 - Qui n'est pas le leader.
00:35:20 Devant, il y a Exxon Mobil en premier,
00:35:22 il y a Lachelle en deuxième,
00:35:24 British Petroleum
00:35:26 en troisième, la BP, Chevron
00:35:28 en quatrième. - Voilà, Chevron,
00:35:30 c'est ça. Il y a tous ces gens qui sont
00:35:32 énormes. On a la chance,
00:35:34 nous, Français,
00:35:36 d'avoir
00:35:38 un groupe pétrolier,
00:35:40 pas que pétrolier maintenant,
00:35:42 qui fonctionne bien.
00:35:44 On ne va quand même pas lui reprocher de faire des bénéfices.
00:35:46 - La seule chose qu'on peut dire aux gens qui disent
00:35:48 "Bon, il faudra en profiter pour baisser l'essence
00:35:50 à la pompe en France",
00:35:52 c'est que les bénéfices réalisés par Total
00:35:54 sont des bénéfices qui ne sont pas sur
00:35:56 la distribution, mais davantage
00:35:58 sur l'extraction, le raffinage,
00:36:00 etc. Et dans le monde entier !
00:36:02 - Voilà.
00:36:04 Donc, soyons heureux.
00:36:06 C'est le rayonnement de notre pays,
00:36:08 c'est l'influence
00:36:10 que l'on peut avoir sur... Parce que c'est
00:36:12 un savoir-faire, quand même, ça ne s'invente pas,
00:36:14 l'extraction, c'est d'autres entreprises
00:36:16 qui travaillent derrière, à côté,
00:36:18 en collaboration, la fourniture des tuyaux,
00:36:20 la fourniture des forages, la fourniture des plateformes,
00:36:22 c'est tout un tas d'entreprises.
00:36:24 - J'aime beaucoup votre analyse, Philippe. Je vote à 100%
00:36:26 pour vous, je suis d'accord avec vous, j'aurais dit la même chose.
00:36:28 Et je me disais même, aux 30 de 10,
00:36:30 je vais avoir beaucoup d'appels de gens qui vont dire
00:36:32 "Oui, il faut baisser les tarifs", etc.
00:36:34 Ce qui n'est pas d'ailleurs absurde, mais...
00:36:36 - Mais non, ils sont très compétitifs !
00:36:38 Ils sont compétitifs.
00:36:40 Si on regarde, ça se saurait
00:36:42 s'il y en avait un qui extrayait
00:36:44 et qui arrivait, une fois raffiné, avec du pétrole
00:36:46 qui était 1€ moins cher,
00:36:48 ça se saurait. D'abord, ce n'est pas possible, parce qu'il sera négatif,
00:36:50 puisque il faut savoir, quand même,
00:36:52 que le coût arrivé avant
00:36:54 les taxes est nettement en dessous de 1€.
00:36:56 Donc, ça se saurait
00:36:58 s'il y avait quelqu'un qui avait une grosse différence
00:37:00 de prix. Non, non, le prix
00:37:02 de l'essence à notre pompe...
00:37:04 - Je suis d'accord. Je suis d'accord avec vous.
00:37:06 - C'est les taxes.
00:37:08 - Il faut être logique.
00:37:10 - Alors, arrêtons-nous contre les taxes, mais arrêtons-nous
00:37:12 de nous battre contre
00:37:14 un champion français qui continue
00:37:16 à demeurer, malgré le monde anglo-saxon,
00:37:18 Exxon, Echelles, BP, etc.
00:37:20 On a dans le top 5...
00:37:22 - Ils sont tous au même prix.
00:37:24 - Ils sont tous au même prix, vous avez raison de le dire.
00:37:26 - Donc, voilà... - Attendez, attendez, je vais prendre Antoine.
00:37:28 Juste, je voulais vous dire une chose.
00:37:30 Je trouve que l'actualité est un peu gris, grisounette
00:37:32 aujourd'hui. On a parlé de l'hommage
00:37:34 du 7 octobre, bien sûr. Il y a quand même
00:37:36 une bonne nouvelle. C'est qu'on va en parler
00:37:38 dans un instant, si vous êtes d'accord, chers auditrices,
00:37:40 chers auditeurs, c'est qu'on refréquente
00:37:42 les marchés.
00:37:44 Il y a de plus en plus de monde
00:37:46 sur les marchés, sur vos marchés.
00:37:48 Est-ce que c'est lié à la crise agricole ?
00:37:50 Les agriculteurs qui ont dit "revenez au marché", etc.
00:37:52 Est-ce que c'est lié, je ne sais pas, au prix ?
00:37:54 Au pouvoir d'achat ?
00:37:56 J'aimerais quand même que vous nous appeliez
00:37:58 au 3210 pour me dire "j'aime mon marché,
00:38:00 pourquoi je vais au marché, pourquoi j'y retourne
00:38:02 maintenant, dans quelques instants ?"
00:38:04 Voilà, je tenais à faire cette petite
00:38:06 annonce. Donc,
00:38:08 appelez pour clamer votre
00:38:10 amour de vos marchés. Voilà, je reviens
00:38:12 maintenant à propos du
00:38:14 succès et des bénéfices de Total.
00:38:16 On va prendre Antoine,
00:38:18 qui nous appelle de Rennes, mon cher Antoine.
00:38:20 Bonjour. - Oui,
00:38:22 bonjour Eric. - Bon, est-ce que vous
00:38:24 faites partie de ceux qui disent "il y en a marre, il faut
00:38:26 que Total baisse les tarifs" ?
00:38:28 - Alors, je suis désolé pour votre débat, Eric,
00:38:30 mais je suis entièrement d'accord avec Philippe.
00:38:32 Pour une fois, on se plaint
00:38:34 que nos entreprises ferment.
00:38:36 Là, on a une belle entreprise française
00:38:38 qui réussit. De quoi se plaint-on ?
00:38:40 Alors oui, d'accord, il y a les bénéfices,
00:38:42 il y a les actionnaires. Bon, on ne va pas
00:38:44 se plaindre qu'ils aient misé sur Bonchevel.
00:38:46 Voilà, c'était
00:38:48 vraiment mon ressentiment par rapport à
00:38:50 cette situation. Soyons fiers, enfin !
00:38:52 - Soyons fiers, enfin,
00:38:54 et d'avoir un Français dans le top
00:38:56 10 des grosses compagnies pétrolières
00:38:58 mondiales, mondialisées, c'est
00:39:00 plutôt pas mal.
00:39:02 - Je suis d'accord avec vous. C'est étonnant
00:39:04 d'ailleurs, vous avez remarqué
00:39:06 Philippe, que
00:39:08 Total concentre beaucoup de
00:39:10 détestations quand il y a un problème en France.
00:39:12 C'est LVMH et Bernard Arnault.
00:39:14 - C'est pas nouveau ! - Le luxe, et puis Total
00:39:16 parce que c'est le pétrole, etc.
00:39:18 - C'est pas nouveau, c'est
00:39:20 Bolloré
00:39:22 à l'étranger, en Afrique,
00:39:24 en fond de teint, toujours,
00:39:26 ce côté post-colonialiste.
00:39:28 Mais si on n'avait pas ces gens-là, on serait
00:39:30 complètement absent. Bolloré à Dakar,
00:39:32 c'est encore lui qui conserve une partie du porc.
00:39:34 - Je sais pas s'il a pas vendu ses actifs.
00:39:36 - Ah bah s'il a vendu, c'est parce qu'il en a été
00:39:38 dégoûté à force. Mais bon.
00:39:40 Il arrive un moment,
00:39:42 il faut qu'on arrête. Mais j'aurais
00:39:44 presque envie de lancer un appel
00:39:46 presque d'urgence,
00:39:48 qui concerne l'énergie aussi d'ailleurs.
00:39:50 Mais il est franco-français ce problème.
00:39:52 Vous savez, l'énergie,
00:39:54 ça se saurait aussi s'il y en avait un autre qui
00:39:56 produisait l'électricité à moins cher qu'EDF.
00:39:58 C'est clair. Donc je vois pas pourquoi
00:40:00 on crie. Mais on a voulu
00:40:02 le mettre dans un système
00:40:04 où il faut le
00:40:06 mettre sur le marché.
00:40:08 Et on aimerait bien toutes les entreprises,
00:40:10 pour les sauver, puisqu'on parle d'entreprises qui fonctionnent
00:40:12 comme totale, on aimerait bien tous pouvoir continuer
00:40:14 de fonctionner comme totale. Malheureusement,
00:40:16 en France, on est flingué à bout portant,
00:40:18 et le mot est faible, par une
00:40:20 électricité qu'on nous a multipliée
00:40:22 par 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8,
00:40:24 même plus pour certains.
00:40:26 Moi, c'est par 6, personnellement, dans ma petite entreprise.
00:40:28 Et j'aimerais qu'on ait la possibilité de
00:40:30 rompre les contrats de fourniture d'énergie,
00:40:32 d'électricité, sans pénalité,
00:40:34 comme on a le su le faire pour le pari de l'État.
00:40:36 On aimerait le faire pour les entreprises.
00:40:38 Vous avez fait une déclaration d'amour à EDF
00:40:40 il y a une minute, Philippe, et là vous...
00:40:42 Oui, mais on aimerait pouvoir rompre nos contrats
00:40:44 chez ces intermédiaires qui
00:40:46 sont des revendeurs d'électricité.
00:40:48 Imaginez bien, on marche sur la tête.
00:40:50 On peut le faire en téléphonie,
00:40:52 mais c'est difficile de le faire, plus difficile de le faire
00:40:54 en énergie, vous avez raison.
00:40:56 Vous avez raison, Philippe. Merci, Philippe.
00:40:58 Merci, Antoine.
00:41:00 J'espère qu'on va pouvoir... On reparle un petit peu
00:41:02 d'énergie.
00:41:04 Quelle est la teneur,
00:41:06 Victor, des appels ?
00:41:08 Écoutez, on a beaucoup d'appels au standard concernant
00:41:10 Total, donc je pense qu'on va continuer un petit peu.
00:41:12 On continue, on parlera des marchés au 3210
00:41:14 juste après, mais appelez-moi sur
00:41:16 votre déclaration d'amour
00:41:18 pour votre marché, celui que vous aimez
00:41:20 avec vos commerçants. A tout de suite.
00:41:22 Eric Brunet vous donne la parole
00:41:24 sur RTL.
00:41:26 Les auditeurs ont la parole
00:41:28 avec Eric Brunet sur RTL.
00:41:30 Allez, mesdames et messieurs, nous parlons
00:41:32 des profits records engrangés
00:41:34 par la firme Total.
00:41:36 Près
00:41:38 de 20 milliards
00:41:40 de dollars. Aurélien
00:41:42 et Lucien m'appellent. On va
00:41:44 commencer avec Aurélien, mon cher Aurélien.
00:41:46 Bonjour. Bonjour, merci
00:41:48 de me prendre, c'est très gentil.
00:41:50 J'ai une intervention assez rapide.
00:41:52 Je voudrais mettre les choses en perspective. On lance
00:41:54 des chiffres sans mettre de perspective.
00:41:56 Total, c'est quoi ? 210 milliards
00:41:58 de chiffre d'affaires en 2023.
00:42:00 Donc on parle d'un résultat à 21 milliards.
00:42:02 C'est beaucoup. C'est à peine
00:42:04 10% de leur chiffre d'affaires, le résultat.
00:42:06 Mettons les choses en perspective
00:42:08 simplement, d'accord ? C'est pas
00:42:10 une entreprise qui fait 25 ou 30%
00:42:12 de résultats sur
00:42:14 son activité commerciale. Très juste.
00:42:16 190 milliards
00:42:18 de dollars
00:42:20 d'argent qu'ils encaissent, c'est de l'argent
00:42:22 qu'ils redépensent en
00:42:24 personnel, en charges, en sous-traitance,
00:42:26 en charges sociales, en impôts
00:42:28 divers et variés, en taxes, en droits, en tout ce que
00:42:30 vous voulez. En recherche et développement.
00:42:32 En recherche et développement, y compris
00:42:34 sur les sujets environnementaux, d'ailleurs.
00:42:36 Donc le débat, c'est de dire, est-ce qu'une entreprise
00:42:38 qui fait 10% de taux de résultat, c'est
00:42:40 trop, c'est pas assez ? Là, il y a un sujet.
00:42:42 Alors après, c'est complexe parce qu'une
00:42:44 entreprise de cette taille-là, il y a plusieurs branches et tout,
00:42:46 ils feraient des analyses plus fines. Mais
00:42:48 ramenons les chiffres à leur proportion.
00:42:50 Total, ça brasse autant
00:42:52 d'argent quasiment, enfin pas qu'un état, mais qu'un
00:42:54 petit état, d'ailleurs, mais c'est
00:42:56 tellement énorme.
00:42:58 Donc ramenons
00:43:00 les chiffres à leur juste proportion.
00:43:02 Très juste, Aurélien. Vous travaillez
00:43:04 dans la comptabilité, dans
00:43:06 la finance ? Oui, je suis directeur
00:43:08 financier.
00:43:10 Excusez-moi, je
00:43:12 ne rentre pas dans la caricature.
00:43:14 Merci pour cette intervention.
00:43:16 Lucien nous appelle également.
00:43:18 Bonjour mon cher Lucien, où êtes-vous ?
00:43:20 Bonjour, moi je suis dans les Hautes-Alpes,
00:43:22 département 05.
00:43:24 Je vous écoute, vous avez fait le 3210.
00:43:26 Oui, donc moi
00:43:28 je suis employé
00:43:30 enfin salarié,
00:43:32 pardon, retraité actuellement, mais j'ai été
00:43:34 salarié toute ma vie et
00:43:36 j'avais pris des actions
00:43:38 donc visées
00:43:40 par l'intermédiaire de ma banque,
00:43:42 pour quelques actions totales, mais
00:43:44 la progression des actions
00:43:46 totales n'est pas énorme.
00:43:48 C'est une grande entreprise qui a plus de 100 ans
00:43:50 qui est obligée d'avoir
00:43:52 de très très grands moyens
00:43:54 pour faire de la recherche,
00:43:56 notamment de la recherche en mer profonde,
00:43:58 etc.
00:44:00 Mais
00:44:02 la progression de l'action n'est pas
00:44:04 énorme. C'est pas une entreprise
00:44:06 qui a fait le plus de bénéfices
00:44:08 par rapport au capitaux investis.
00:44:10 Les entreprises qui ont fait
00:44:12 de gros bénéfices sont les entreprises
00:44:14 commerciales du genre Carrefour,
00:44:16 Leclerc, Rocham,
00:44:18 qui ont multiplié par plus de
00:44:20 mille leur nombre
00:44:22 de grandes surfaces
00:44:24 en quelques années. Total,
00:44:26 bon, a eu une propagation très lente, mais
00:44:28 ça fait plus de 30 ans que Total
00:44:30 essaie de rechercher du pétrole.
00:44:32 Et si elle n'était pas Total, peut-être que
00:44:34 le carburant serait beaucoup plus cher en France.
00:44:36 Alors de l'autre côté,
00:44:38 on dit "ben oui, le carburant, ça émet
00:44:40 des gaz à effet de serre, mais c'est pas Total
00:44:42 qui balance
00:44:44 les gaz à effet de serre,
00:44:46 c'est nous avec nos voitures.
00:44:48 Et moi, si j'ai pas de l'essence pour mettre dans ma voiture,
00:44:50 ben je suis...
00:44:52 Je peux pas mettre un pédalier
00:44:54 et pédaler
00:44:56 pour faire avancer ma voiture.
00:44:58 J'suis obligé de mettre de l'essence.
00:45:00 - Surtout dans la région un peu montagneuse
00:45:02 où vous êtes, vous n'êtes pas
00:45:04 dans le premier arrondissement de Paris,
00:45:06 vous êtes dans un endroit
00:45:08 où il faut vivre avec une voiture.
00:45:10 Mais, alors, vous savez quoi,
00:45:12 Lucien, je suis
00:45:14 estomaqué.
00:45:16 Alors là, franchement, je prends une claque
00:45:18 de voir que spontanément,
00:45:20 au 32/10, quand on dit
00:45:22 20 milliards de dollars
00:45:24 de bénéfices sur l'exercice 2023
00:45:26 pour le groupe Total, qu'il y ait
00:45:28 4, 5, 6 personnes qui m'appellent
00:45:30 pour défendre Total.
00:45:32 J'imaginais tout le contraire.
00:45:34 Et ça me réjouit, hein,
00:45:36 parce que je suis à peu près aligné sur vos positions.
00:45:38 A vous, Lucien, Aurélien, Antoine,
00:45:40 Philippe, qui venaient de m'appeler.
00:45:42 Mais je suis estomaqué. Pas vous, tiens, Philippe,
00:45:44 qui était avec nous au début, là.
00:45:46 Je suis étonné
00:45:48 de la réaction
00:45:50 de nos compatriotes. Je suis assez étonné,
00:45:52 Philippe.
00:45:54 - Non, non, mais moi, ça ne m'étonne pas du tout.
00:45:56 Et il faut qu'on arrête de donner
00:45:58 la parole à ces minorités
00:46:00 qui sont là pour casser la France
00:46:02 plutôt que de la faire progresser
00:46:04 et de se réjouir quand elle a des belles couleurs.
00:46:06 Enfin, franchement, c'est le bazar
00:46:08 en ce moment. Tout à l'heure, je disais,
00:46:10 vous disiez que je faisais des mots doux sur EDF.
00:46:12 Oui, bien sûr, parce qu'EDF produit,
00:46:14 sait faire. Et puis derrière, on a mis tout un système
00:46:16 qui fait que EDF est obligée de revendre
00:46:18 sur le marché public, par exemple,
00:46:20 sa marchandise, donc son électricité,
00:46:22 et elle-même, d'ailleurs,
00:46:24 pour que les opérateurs puissent le revendre
00:46:26 aux entreprises, alors à des prix,
00:46:28 je ne vous en parle pas, puisque c'est sur le marché libre,
00:46:30 et elle-même, EDF, est obligée de le racheter
00:46:32 pour le vendre aux entreprises, de le racheter
00:46:34 au comptoir pour le vendre fort, alors qu'elle
00:46:36 le sort de son tuyau à 46,20 €,
00:46:38 elle nous le revend 300 €.
00:46:40 C'est une obligation légale. Mais vous avez
00:46:42 raison sur un point, Philippe, c'est qu'on a
00:46:44 des énergéticiens, nous, en France,
00:46:46 qui sont incroyablement
00:46:48 puissants, forts, et qu'il ne faut pas...
00:46:50 Le gaz, le gaz, air liquide,
00:46:52 voilà une très belle entreprise
00:46:54 qui ne fait pas de bruit depuis des années, mais qui progresse
00:46:56 toujours, qui donne des actions
00:46:58 gratuites à ses actionnaires chaque année,
00:47:00 quasiment, en guise
00:47:02 de dividendes. - À ses petits actionnaires,
00:47:04 au grand, mais aussi au petit. - Alors, évidemment,
00:47:06 on ne fait pas fortune quand on est petit actionnaire,
00:47:08 mais, comme disait monsieur tout à l'heure,
00:47:10 Total était déjà monté à
00:47:12 50 €, là, je crois qu'elle cote 50,
00:47:14 et des fois 59, mais on ne fait pas fortune,
00:47:16 mais ça prouve
00:47:18 quand même que ce sont des entreprises qui, dans la
00:47:20 longévité, sont bien présentes,
00:47:22 et heureusement qu'elles sont là, parce que sinon,
00:47:24 il n'y aurait plus de France. - Merci, Philippe,
00:47:26 merci pour ce joli
00:47:28 témoignage et cette déclaration d'amour
00:47:30 aux grands énergéticiens français,
00:47:32 dont Total.
00:47:34 Jean-Alphonse Richard vient d'entrer dans le studio.
00:47:36 - Bonjour, Éric Brunet.
00:47:38 - De quoi allons-nous parler dans l'heure du crime,
00:47:40 à 14h30 ? - Je vous emmène à Arras,
00:47:42 chef-lieu du... - Pas de Calais !
00:47:44 - Évidemment, vous connaissez la chanson,
00:47:46 avec aujourd'hui l'affaire Véronique Lardé.
00:47:48 C'est une femme qui, en 2011,
00:47:50 va se retrouver au cœur d'une affaire judiciaire,
00:47:52 on va le dire, hors norme.
00:47:54 Elle va être soupçonnée d'avoir tué son
00:47:56 deuxième mari, puis soupçonnée d'avoir
00:47:58 tué son premier mari,
00:48:00 et soupçonnée d'être en train d'empoisonner
00:48:02 son troisième mari. Alors, ça fait beaucoup.
00:48:04 D'autant plus que
00:48:06 c'est une menteuse, Véronique Lardé.
00:48:08 Elle est un peu menteuse,
00:48:10 par habitude.
00:48:12 Elle s'invente des vies,
00:48:14 elle a dit qu'elle était médecin,
00:48:16 mais est-ce que ça fait pour autant une empoisonneuse
00:48:18 et une tueuse ? C'est pas parce qu'on ment
00:48:20 qu'on assassine. - On assassine.
00:48:22 - En fait, dans les Etats-Unis, on dirait qu'on ment une fois, en mode dix fois,
00:48:24 donc elle a toujours menti.
00:48:26 Est-ce que c'est une tueuse ? Est-ce que c'est une tueuse de mari ?
00:48:28 Est-ce que c'est une veuve noire ?
00:48:30 Et pourquoi aurait-elle tué des époux
00:48:32 qui l'aimaient beaucoup ? Eh bien, je vous donne la réponse.
00:48:34 14h30, dans l'heure du crime,
00:48:36 la femme Véronique Lardé. - Vous saurez tout
00:48:38 sur Madame Lardé,
00:48:40 dans l'heure du crime, à 14h30, mesdames, messieurs.
00:48:42 On se retrouve dans un instant avec le rappel des titres
00:48:44 et nous allons parler, cette fois, je le veux,
00:48:46 de nos marchés. Voilà que les Français
00:48:48 reviennent et refréquentent davantage encore
00:48:50 leurs marchés. A tout de suite.
00:48:52 Politique, sport, culture,
00:48:54 l'actualité complète, en un clic,
00:48:56 sur RTL.fr.
00:48:58 RTL.
00:49:00 RTL, il est 14h.
00:49:02 Les toutes dernières infos, tout de suite, avec Lisa-Marie Marques.
00:49:08 L'hommage de la nation
00:49:10 aux victimes françaises
00:49:12 des attentats du 7 octobre dernier, en Israël.
00:49:14 Cet hommage a eu lieu ce matin.
00:49:16 Un hommage très émouvant qui a duré
00:49:18 une trentaine de minutes pour les 42
00:49:20 Français ou franco-israéliens
00:49:22 assassinés par le Hamas, mais aussi
00:49:24 pour les personnes disparues et présumées
00:49:26 otages. Le président de la République
00:49:28 a dénoncé le plus grand massacre
00:49:30 antisémite de notre siècle
00:49:32 et rappelé, durant son discours aux Invalides,
00:49:34 que toutes les vies se valent.
00:49:36 - Leur destin ne sont pas les seuls que le déchirement du Moyen-Orient
00:49:38 continue de broyer,
00:49:40 dans cette tornade de souffrance qu'est la guerre.
00:49:42 Et toutes les vies se valent,
00:49:44 inestimables aux yeux de la France.
00:49:46 La France restera unie.
00:49:48 Leur vie mérite sans relâche
00:49:50 de nous battre contre les idées de haine,
00:49:52 de ne rien céder
00:49:54 à un antisémitisme rampant,
00:49:56 désinhibé, ici
00:49:58 comme là-bas, et ne cédant
00:50:00 rien pour ramener
00:50:02 ceux qui sont encore là-bas.
00:50:04 - Emmanuel Macron, durant l'hommage
00:50:06 aux victimes, qui a ensuite reçu
00:50:08 les familles des victimes, des familles
00:50:10 éprouvées mais reconnaissantes de cet hommage
00:50:12 national rendu par la France
00:50:14 et qui avait fait le déplacement
00:50:16 jusqu'à Paris, malgré la polémique
00:50:18 liée à la présence d'élus LFI.
00:50:20 Jean-Luc Mélenchon, leader
00:50:22 de la France Insoumise, a par ailleurs
00:50:24 réagi et salué la grande
00:50:26 dignité des députés LFI qui ont
00:50:28 assisté à cet hommage. Ce sont
00:50:30 ces mots sur XX Twitter.
00:50:32 - Dans l'actualité également, l'association
00:50:34 lilloise, pardon,
00:50:36 la Citadelle, qui a été dissoute ce matin
00:50:38 en Conseil des ministres. - C'est ce qu'a annoncé
00:50:40 le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin,
00:50:42 sur son compte X. Selon lui,
00:50:44 le bar identitaire d'ultra-droite, la Citadelle,
00:50:46 incite à la xénophobie,
00:50:48 à la discrimination, à la haine
00:50:50 et à la violence. Fin de citation.
00:50:52 - Enfin, Salah Abdeslam, unique survivant
00:50:54 du commando terroriste des attentats du 13 novembre
00:50:56 2015, est actuellement
00:50:58 en train d'être extradé
00:51:00 vers la France. - Oui, il est
00:51:02 extradé depuis la Belgique vers la France.
00:51:04 Pour rappel, le terroriste
00:51:06 djihadiste a été condamné à la perpétuité
00:51:08 incompressible pour
00:51:10 sa participation aux attaques qui avaient fait
00:51:12 130 morts. Cette extradition
00:51:14 est une violation flagrante de
00:51:16 l'état de droit, selon l'avocat
00:51:18 de Salah Abdeslam. - Un point sur la météo.
00:51:20 - Demain, jeudi,
00:51:22 nouvelle perturbation ballera la moitié de nord
00:51:24 avec nuages, pluie et vent
00:51:26 fort jusqu'à 80 km/h
00:51:28 sur le littoral de la Manche.
00:51:30 La côte aquitaine sera également
00:51:32 concernée en fin d'après-midi.
00:51:34 Le ciel sera encore ensoleillé de l'Occitanie
00:51:36 aux Alpes et à la Méditerranée.
00:51:38 Et les températures le matin, 4 à 6 degrés
00:51:40 dans la moitié sud, 6 à
00:51:42 11 dans la moitié nord. Et pour
00:51:44 l'après-midi, 10 à 14 degrés
00:51:46 attendus en général, 15 à
00:51:48 18 sur le littoral méditerranéen.
00:51:50 Les auditeurs ont la parole
00:51:52 jusqu'à 14h30 sur RTL.
00:51:54 - Eric Brunet.
00:51:56 - Il y a tout au long
00:51:58 des marchés de Provence
00:52:00 qui sentent le matin
00:52:02 la mer et le midi
00:52:04 des parfums de fenouil
00:52:06 melons et céleri
00:52:08 avec dans leur milieu
00:52:10 quelques gosses
00:52:12 qui dansent
00:52:14 - J'adore cette chanson
00:52:16 très ancienne de... - Gilbert Becaud.
00:52:18 - Gilbert Becaud, j'adore le refrain, c'est le refrain
00:52:20 qui est magnifique.
00:52:22 Pourquoi est-ce qu'on parle des marchés
00:52:24 aujourd'hui, de nos marchés ? - Parce qu'après
00:52:26 deux semaines de mobilisation
00:52:28 des agriculteurs, certains producteurs
00:52:30 constatent une hausse des ventes
00:52:32 directes sur leur exploitation, sur les
00:52:34 marchés également, ou dans des magasins
00:52:36 spécialisés. Les consommateurs sont
00:52:38 de retour en force et les appels
00:52:40 à consommer français durant la crise
00:52:42 semblent avoir été entendus par
00:52:44 les consommateurs.
00:52:46 - Mmmh, ché !
00:52:48 Tiens, ça j'adore ce passage.
00:52:50 Écoutez.
00:52:52 - Voici pour cent francs du thym, de la
00:52:54 garigue, un peu de safran, et
00:52:56 un kilo de figues, voulez-vous pas vrai ?
00:52:58 Un beau plateau de pêche ou bien
00:53:00 d'abricot ? Voici
00:53:02 l'estragon et la belle échalote,
00:53:04 le joli poisson de la
00:53:06 Marie-Charlotte, voulez-vous pas vrai ? Un bouquet
00:53:08 de lavande... - Tiens, un des plus beaux
00:53:10 hymnes que je connaisse à nos marchés.
00:53:12 Marilène a fait le 32/10.
00:53:14 - Bonjour ma chère Marilène.
00:53:16 - Bonjour monsieur Brunet.
00:53:18 - Que faites-vous dans la vie, Marilène ?
00:53:20 - Je fais les marchés.
00:53:22 - Ah ! Comme productrice ?
00:53:24 Enfin, comme commerçante.
00:53:26 - Non, non, voilà, comme commerçante, voilà.
00:53:28 - Et vous vendez quoi ? De la volaille ?
00:53:30 Des fruits et légumes ?
00:53:32 - Alors, je vends des fruits, des fruits
00:53:34 de saison, des herbes, des fruits exotiques,
00:53:36 des avocats,
00:53:38 tout pour agrémenter la cuisine,
00:53:40 et en ce moment, je suis dans les agrumes,
00:53:42 tous les agrumes, voilà.
00:53:44 - D'accord. Question,
00:53:46 est-ce que vous avez remarqué une désaffection ?
00:53:48 Les gens viennent moins, ou les gens
00:53:50 viennent plus au marché ?
00:53:52 - Dans l'ensemble, les gens
00:53:54 viennent toujours au marché.
00:53:56 Ils se sentent quand même un petit peu
00:53:58 concernés, mais
00:54:00 le problème, il est, c'est que
00:54:02 les clients, s'ils regardent
00:54:04 en priorité, ce sont les étiquettes, c'est le prix.
00:54:06 - C'est le prix. - C'est le prix.
00:54:08 Voilà. Donc,
00:54:10 et tout ce qui vient,
00:54:12 bon, il y a quelques pays,
00:54:14 ils savent, je vends des mangues, ça vient de loin
00:54:16 automatiquement. - Oui.
00:54:18 - Il n'y a pas de mangue en Bretagne, jusqu'à preuve du contraire.
00:54:20 Non, mais maintenant, c'est un peu ça, en fait.
00:54:22 Oh, maintenant, ça vient de trop loin.
00:54:24 Ah oui, mais bon, il n'y en a pas en Bretagne.
00:54:26 Aujourd'hui, quand vous buvez du café, que vous mangez du chocolat,
00:54:28 vous faites, voilà, c'est pareil.
00:54:30 Les gens sont quand même sensibles
00:54:32 à la France,
00:54:34 d'accord, mais ils regardent quand même toujours
00:54:36 en priorité le prix. - Le prix.
00:54:38 - Le prix devient... Vous êtes dans quel...
00:54:40 Il faut regarder aussi la sociologie des clients.
00:54:42 Vous êtes dans quel coin de France,
00:54:44 Marilène ? - Alors, moi, je suis en région
00:54:46 parisienne, et par exemple, aujourd'hui,
00:54:48 je faisais le marché de Maisons-la-Fuite.
00:54:50 - D'accord. D'accord, très bien.
00:54:52 Donc, vous êtes plutôt dans des quartiers huppés,
00:54:54 c'est des zones plutôt huppées.
00:54:56 - Oui, c'est des gens... - Maisons-la-Fuite, Yvelines.
00:54:58 - Oui, c'est des gens qui ont un certain pouvoir d'achat,
00:55:00 mais en même temps, ils font attention
00:55:02 à ce qu'ils achètent.
00:55:04 C'est plus comme avant, ils n'achètent plus
00:55:06 une clémentine. Maintenant, c'est
00:55:08 6 clémentines, 8 clémentines,
00:55:10 un avocat. Les gens font
00:55:12 très attention à ce qu'ils mangent.
00:55:14 Et au prix, surtout, je pense que
00:55:16 le prix, ça a toujours été
00:55:18 ce qui faisait...
00:55:20 ce qui faisait notre clientèle.
00:55:22 Vous voyez ce qui est dommage ?
00:55:24 Et ça, c'est un truc qui est très important.
00:55:26 Je fais d'autres marchés, mais sur Saint-Amarché,
00:55:28 comme les gens, ils ne veulent que
00:55:30 du produit français pas trop cher,
00:55:32 il y a beaucoup de commerçants qui vendent des produits d'Espagne.
00:55:34 Ils les font passer pour des produits français.
00:55:36 Et avec le prix de l'Espagne,
00:55:38 donc, voyez, donc,
00:55:40 malgré tout, vous, vous arrivez
00:55:42 avec vos fruits français,
00:55:44 quand c'est l'époque des pêches, admettons, des nectarines,
00:55:46 admettons, on va dire
00:55:48 à 4,95 le kilo,
00:55:50 le fruit d'Espagne à 2,95 le kilo.
00:55:52 Vous avez le voisin qui a des
00:55:54 fruits d'Espagne qu'il fait passer
00:55:56 pour des français, à 2,95.
00:55:58 Donc, en fait, c'est
00:56:00 très compliqué, même, le commerce.
00:56:02 - Il y a des commerçants qui mentent un peu
00:56:04 sur la provenance, c'est pas bien, ça.
00:56:06 - Énormément.
00:56:08 - Daniel m'appelle de Toulouse, oui, c'est assez,
00:56:10 j'aime pas trop ce que vous me racontez, enfin, vous n'y êtes pour rien,
00:56:12 mais, c'est, j'aime pas trop ça.
00:56:14 Daniel, bonjour. - Oui, bonjour.
00:56:16 - Est-ce que vous êtes un inconditionnel du...
00:56:18 - Bonjour à tous les auditeurs. - Bonjour,
00:56:20 vous êtes un inconditionnel du marché ?
00:56:22 - Absolument.
00:56:24 Je vais tous les images que je mettais, je les passe au marché.
00:56:26 - Vous êtes de quel endroit en France ?
00:56:28 - A Toulouse.
00:56:30 - A Toulouse, d'accord.
00:56:32 Alors, vous, vous n'avez jamais
00:56:34 trahi cette habitude pour aller
00:56:36 vers les hypermarchés, etc.
00:56:38 Vous êtes infidèle du marché du dimanche ?
00:56:40 - Pour les produits
00:56:42 de bouche, pour les légumes,
00:56:44 pour les fruits, tout ça,
00:56:46 je fais le plus possible au marché.
00:56:48 Parce que dans le marché où
00:56:50 je m'approvisionne,
00:56:52 il y a deux possibilités.
00:56:54 Il y a un côté où il y a tous les producteurs,
00:56:56 et de l'autre côté, il y a un côté
00:56:58 plus commercial, voyez-vous.
00:57:00 Mais enfin, il y a une concurrence
00:57:02 entre les deux, et moi je commence par me servir
00:57:04 du côté des
00:57:06 paysans, du côté des
00:57:08 producteurs, et puis
00:57:10 après, bien sûr, si il me manque quelque chose,
00:57:12 je vais de l'autre côté.
00:57:14 Je prends tout ce que je peux du côté des producteurs.
00:57:16 - Il y a des producteurs avec lesquels vous avez
00:57:18 sympathisé au fil des semaines,
00:57:20 disons.
00:57:22 - Oui, bien sûr, je me sers toujours chez les mêmes.
00:57:24 Par exemple, il y en a un,
00:57:26 je sais bien que c'est un vrai paysan, parce que quand
00:57:28 vous lui serrez la main, vous avez l'impression
00:57:30 de tenir une bûche, voyez.
00:57:32 C'est quelqu'un qui travaille, voyez.
00:57:34 C'est quelqu'un qui travaille en terre.
00:57:36 - Restez avec nous. Marilène, Daniel,
00:57:38 dans un instant, Eva, Clémence,
00:57:40 êtes-vous parmi ces Français
00:57:42 qui ne lâcheront jamais leur marché ?
00:57:44 A tout de suite.
00:57:46 - Les auditeurs ont la parole
00:57:48 avec Éric Brunet sur RTL.
00:57:50 - Les auditeurs ont la parole
00:57:52 avec Éric Brunet sur RTL.
00:57:54 - Oui, je suis
00:57:56 très fidèle de RTL.
00:57:58 J'adore toutes vos émissions.
00:58:00 Je voulais simplement vous dire qu'effectivement,
00:58:02 il faut aller se servir
00:58:04 sur les marchés des producteurs.
00:58:06 C'est sympa, ils sont
00:58:08 très agréables, de très bons produits.
00:58:10 Et surtout, achetez
00:58:12 le miel chez les producteurs.
00:58:14 Car nous avons des régions avec du très,
00:58:16 très bon miel. J'appelle du Lotte-Garonne.
00:58:18 À vous.
00:58:20 - Voilà, une dame d'Agen qui vient
00:58:22 de nous laisser ce message après la crise
00:58:24 agricole, la fréquentation des marchés
00:58:26 est en hausse, mesdames, messieurs.
00:58:28 Les appels à consommer français
00:58:30 semblent avoir été entendus par les consommateurs
00:58:32 et quand il y a des bonnes nouvelles, il faut les donner.
00:58:34 Clémence a fait le 30/10.
00:58:36 Bonjour, ma chère Clémence. - Bonjour, Éric.
00:58:38 - Vous êtes dans quel coin, Clémence ?
00:58:40 - Alors, moi, je suis à Saint-Nazaire.
00:58:42 - Saint-Nazaire, entre Nantes
00:58:44 et la Bôle-Guerande.
00:58:46 - Exactement. - Bon,
00:58:48 est-ce que vous allez au marché ?
00:58:50 - Eh bien, nous, avec mon compagnon,
00:58:52 on y va tous les dimanches depuis cet été.
00:58:54 Parce qu'en fait, on a commencé
00:58:56 à flâner un petit peu l'été comme ça
00:58:58 sur le marché et on s'est rendu compte
00:59:00 que les prix étaient souvent
00:59:02 moins chers qu'en grande surface
00:59:04 et de bonne qualité et on prend de l'origine
00:59:06 française aussi au marché. - Ah, ça,
00:59:08 c'est intéressant. Donc, vous, vous êtes une nouvelle
00:59:10 convertie au marché.
00:59:12 C'est intéressant. D'abord, première question,
00:59:14 est-ce que vous y prenez plus de plaisir
00:59:16 ou moins, d'ailleurs, que
00:59:18 dans un hyper classique ?
00:59:20 - Alors, on prend plus de plaisir parce que, déjà,
00:59:22 c'est une ambiance, il y a les odeurs,
00:59:24 en plus, on y va un peu avant manger
00:59:26 donc déjà, on a faim. Donc, avec les odeurs,
00:59:28 ça titille les papilles, comme on dit.
00:59:30 Et puis aussi, c'est notre
00:59:32 ambiance aussi. Voilà, de boucher, maintenant,
00:59:34 il nous reconnaît le dimanche quand on y va, quoi.
00:59:36 - Vous avez noué des relations amicales
00:59:38 avec certains commerçants.
00:59:40 - Exact. - Alors,
00:59:42 vous me dites, je privilégie la filière
00:59:44 française. Vous faites comment ?
00:59:46 - Alors, du coup, déjà, nous, au niveau du
00:59:48 boucher, on fait attention parce qu'il affiche
00:59:50 toutes ses étiquettes.
00:59:52 Pareil pour le fromager, on a un fromager
00:59:54 justement bio de Guérande. Donc,
00:59:56 on peut même aller à la ferme le rencontrer.
00:59:58 Et puis après, pour les fruits et légumes,
01:00:00 on fait attention aux étiquettes
01:00:02 comme dit aussi notre auditrice avant moi.
01:00:04 - D'accord. Vous faites très très attention
01:00:06 aux étiquettes. - Oui. - C'est intéressant.
01:00:08 Et avant d'aller au marché, avant cet été,
01:00:10 vous y alliez beaucoup moins. Vous étiez
01:00:12 une cliente classique
01:00:14 d'hypermarché. - Tout à fait.
01:00:16 - Ne me dites pas non plus
01:00:18 que vous n'allez plus jamais dans un hypermarché.
01:00:20 - Ah non, non, non. Après, on complète
01:00:22 bien évidemment parce qu'on ne peut pas forcément toujours
01:00:24 tout trouver. Mais c'est vrai
01:00:26 que tout ce qui va être autour du
01:00:28 fromage, de la viande, des fruits et des légumes,
01:00:30 ça, on le prend au marché.
01:00:32 Et si, par exemple, j'ai besoin de
01:00:34 miel, je sais que je vais aller le prendre au marché, au direct
01:00:36 chez le producteur. - D'accord.
01:00:38 Est-ce que vous
01:00:40 vous forcez à prendre
01:00:42 des produits de saison, légumes,
01:00:44 fruits de saison, ou est-ce que vous
01:00:46 achetez
01:00:48 des mangues, on en parlait tout à l'heure,
01:00:50 ou des produits qui viennent d'ailleurs ?
01:00:52 - Eh bien, on essaye avec mon compagnon d'être
01:00:54 dans cette démarche. On a un calendrier
01:00:56 des fruits et légumes de saison à la maison
01:00:58 et on se dit "qu'est-ce qu'on va préparer cette
01:01:00 semaine ?" et on essaie vraiment de faire en fonction de ça.
01:01:02 Et c'est vrai que de toute façon, au marché,
01:01:04 il y a des producteurs, ils n'ont pas
01:01:06 certains fruits et légumes, donc on se dit "on ne va
01:01:08 pas en acheter, ça ne sert à rien de prendre des fraises
01:01:10 en plein hiver, quoi. - Voilà, très bien.
01:01:12 Intéressant. Intéressant, Clémence.
01:01:14 Eva nous appelle également. Bonjour,
01:01:16 Eva. On quitte la Loire-Atlantique
01:01:18 Saint-Nazaire et on va à
01:01:20 Bayonne. Bonjour, Eva. - Bonjour.
01:01:22 - Bon, est-ce que vous êtes, vous aussi,
01:01:24 une fidèle et une passionnée de votre marché ?
01:01:26 - Depuis des années.
01:01:28 J'ai commencé avec ma
01:01:30 maman, j'avais 5 ans.
01:01:32 Voilà. Donc,
01:01:34 pour moi,
01:01:36 c'est
01:01:38 une institution,
01:01:40 déjà, et
01:01:42 respect de
01:01:44 l'agriculture
01:01:46 et des paysans.
01:01:48 Et
01:01:50 de la
01:01:52 bonne consommation
01:01:54 de bons produits.
01:01:56 - Vous voyez des producteurs,
01:01:58 ce ne sont pas que des commerçants.
01:02:00 - Ce ne sont que des petits producteurs. Moi, j'ai
01:02:02 des petites limaces
01:02:04 dans les salades.
01:02:06 Ce n'est pas du bio,
01:02:08 forcément, mais c'est de l'agriculture
01:02:10 raisonnée.
01:02:12 Et en fait,
01:02:14 j'achète, je vais tous les samedis
01:02:16 matins,
01:02:18 qu'il pleuve, qu'il vente,
01:02:20 qu'il neige, si je suis
01:02:22 fatiguée ou pas fatiguée,
01:02:24 je vais au marché tous les samedis
01:02:26 matins. - Au marché de Bayonne ou
01:02:28 à côté ? - Au marché de Bayonne, au bouton de Carodéal.
01:02:30 - D'accord. Et dites-moi, est-ce que vous voyez des jeunes ?
01:02:32 Parce qu'on a Clémence,
01:02:34 qui était avec nous de Saint-Nazaire, qui a l'air
01:02:36 assez jeune, à sa voix.
01:02:38 - Il y a des jeunes,
01:02:40 après bon, il y a un petit peu de tout.
01:02:42 Mais c'est vrai que
01:02:44 je trouve que
01:02:46 ici, on a quand même
01:02:48 un... Enfin, moi, je suis
01:02:50 pas native du Pays Basque, du tout.
01:02:52 Moi, je suis des Alpilles.
01:02:54 - Ah oui. Vous avez fait
01:02:56 une grande transhumance.
01:02:58 - Mon mari, c'est 20 ans qu'on est
01:03:00 ensemble, donc je peux dire mon mari,
01:03:02 est basque. Et c'est
01:03:04 vrai qu'ici, au Pays Basque,
01:03:06 il y a une certaine
01:03:08 culture du
01:03:10 bon savoir.
01:03:12 La viande,
01:03:14 c'est pareil. Je n'achète pas
01:03:16 de viande en très grande surface.
01:03:18 J'ai deux petits bouchers
01:03:20 ici, à côté,
01:03:22 sur les plateaux
01:03:24 de Marac, parce que moi, j'habite
01:03:26 sur les plateaux de Marac, donc c'est...
01:03:28 Je sais pas si vous connaissez, mais...
01:03:30 - Un peu, non, mais les plateaux de Marac, je suis perdu,
01:03:32 mais je connais un peu Bayonne, mais...
01:03:34 - Voilà, c'est notre quartier.
01:03:36 On a deux bouchers
01:03:38 qui vendent de la charcuterie,
01:03:40 de la viande qui est très très bonne.
01:03:42 Et on
01:03:44 achète ici aux petits producteurs.
01:03:46 Parce que si on n'achète
01:03:48 plus aux petits commerçants,
01:03:50 et aux petits producteurs,
01:03:52 et aux agriculteurs,
01:03:54 tout ce qui vient du marché
01:03:56 vient des agriculteurs.
01:03:58 C'est un bon sens.
01:04:00 - C'est intéressant, parce que
01:04:02 finalement, on a l'impression
01:04:04 que cette crise agricole,
01:04:06 elle a eu un effet
01:04:08 vertueux. Elle conduit des gens
01:04:10 peut-être à changer.
01:04:12 Oui, ça fait longtemps pour vous.
01:04:14 - Pourquoi les gens achètent
01:04:16 tout ? Après, bon, je comprends
01:04:18 qu'il y ait des gens qui ont
01:04:20 des moyens
01:04:22 un peu plus...
01:04:24 Nous, on n'a pas
01:04:26 des salaires de ministre avec mon mari.
01:04:28 On est tous
01:04:30 les deux ouvriers.
01:04:32 Moi, je travaille chez les personnes âgées.
01:04:34 Je fais du ménage, de la cuisine.
01:04:36 Donc, je ne gagne pas non plus.
01:04:38 - Mais le marché n'est pas forcément plus cher.
01:04:40 Ce n'est pas cher, si on
01:04:42 l'achète intelligent.
01:04:44 - Par contre, bon, moi, je préfère
01:04:46 laisser
01:04:48 un petit peu de mon salaire
01:04:50 pour ces gens
01:04:52 qui viennent, parce que quand il fait
01:04:54 froid, ils sont au marché.
01:04:56 - Merci, Eva.
01:04:58 Vous concluez, ma douce
01:05:00 Eva. Bon, je
01:05:02 vous embrasse. Je ne voudrais pas
01:05:04 qu'on empiète trop sur notre français de l'étranger.
01:05:06 Lisa Marie me fait des grands signes.
01:05:08 J'ai un peu honte de vous avoir coupé le
01:05:10 chifflet comme ça, ma chère Eva.
01:05:12 Merci à vous. Merci à Daniel.
01:05:14 Merci à tous ceux qui nous ont appelés pour
01:05:16 se plaidoyer pour nos marchés.
01:05:18 Notre indice, Lisa Marie.
01:05:20 - Aujourd'hui, on va voir une auditrice du bout du monde.
01:05:22 Et pour deviner où elle se trouve, je vous propose
01:05:24 cet indice sonore.
01:05:26 Si vous avez trouvé,
01:05:32 vous nous écrivez sur l'application RTL
01:05:34 tout de suite pour emporter un guide du routard.
01:05:36 - Trop difficile pour moi. Tout de suite.
01:05:38 - Les auditeurs ont la parole
01:05:40 jusqu'à 14h30 sur RTL.
01:05:42 - 13h, 14h30.
01:05:46 - Les auditeurs ont la parole.
01:05:48 - Avec Eric Brunet sur RTL.
01:05:50 - Bon, Victor,
01:05:54 je sais pas, j'ai pas trouvé l'indice.
01:05:56 - Vous connaissez pas Will Smith ?
01:05:58 - C'était très très dur. Je connais Will Smith, mais...
01:06:00 - C'était Will Smith. - Il chantait quoi ?
01:06:02 - Welcome to Miami.
01:06:04 - Ah, welcome to Miami. On va à Miami.
01:06:06 - On va à Miami et c'est Adrien
01:06:08 au Mans qui a bien deviné. Donc, on lui envoie un guide du routard.
01:06:10 - Voilà. Direction le Mans. Enfin, direction...
01:06:12 pour le guide du routard. Mais nous, on va
01:06:14 à Miami en Floride.
01:06:16 - L'auditeur du bout du monde.
01:06:18 - Et c'est une auditrice
01:06:20 qui s'appelle Corinne. Bonjour Corinne.
01:06:22 - Bonjour.
01:06:24 - Bonjour Corinne. - Quelle heure est-il à Miami
01:06:26 et que voyez-vous par la fenêtre ? Faites-nous rêver.
01:06:28 - Alors,
01:06:30 on a du ciel bleu ce matin.
01:06:32 Il est 8h20.
01:06:34 Voilà. Et
01:06:36 le ciel est bleu, heureusement.
01:06:38 Hier, c'était...
01:06:40 - Vous êtes dans la ville downtown
01:06:42 ou vous êtes à Miami Beach
01:06:44 dans les hauteurs, dans les grattes-ciel ?
01:06:46 - Non.
01:06:48 Moi, je suis une fille
01:06:50 de la nature. Donc, je suis
01:06:52 à Miami Beach, mais
01:06:54 voilà, sur une île
01:06:56 où il y a un golfe et
01:06:58 de l'eau tout autour.
01:07:00 - Vous n'avez pas honte de nous ?
01:07:02 Nous, on est sous la pluie.
01:07:04 - Elle a bien raison. Et Corinne, qu'est-ce que vous faites
01:07:06 à Miami ?
01:07:08 - Eh bien, moi, je suis artisane.
01:07:10 Je suis maître
01:07:12 confiturière et pâtissière.
01:07:14 - Ah ! Vous faites
01:07:16 des confitures.
01:07:18 Et pourquoi vous dites maître confiturière ?
01:07:20 Parce que c'est un savoir-faire particulier,
01:07:22 bien sûr ?
01:07:24 - Parce que j'ai fait mes armes en France.
01:07:26 J'ai passé des concours.
01:07:28 Voilà.
01:07:30 J'ai gagné en 2019
01:07:32 la deuxième place au
01:07:34 championnat du monde de confiture.
01:07:36 Et j'ai enseigné
01:07:38 à l'école du Cass avec
01:07:40 Jean-Paul Gauchet, à
01:07:42 Île Saint-Jo, la confiture.
01:07:44 - Ah ! Et vous êtes allée exporter un
01:07:46 savoir-faire qui vaut très cher
01:07:48 à l'étranger.
01:07:50 - Le savoir-faire français,
01:07:52 oui, oui, c'est important.
01:07:54 - Et alors, vous exercez où ?
01:07:56 Vous avez des boutiques ?
01:07:58 Vous allez chez les gens ? Racontez-nous pour vos pâtisseries
01:08:00 et vos confitures.
01:08:02 Comment faites-vous ?
01:08:04 - J'ai un laboratoire que je suis
01:08:06 en train de terminer, un laboratoire
01:08:08 de production.
01:08:10 Ça met beaucoup de temps.
01:08:12 Voilà. Et puis,
01:08:14 j'espère ouvrir pour passer
01:08:16 à une dimension supérieure
01:08:18 en fabrication.
01:08:20 - Et pour vendre aux
01:08:22 pâtisseries, dans ces cas-là, ou aux commerces
01:08:24 qui sont dans la région ?
01:08:26 - Absolument, aux épiceries fines.
01:08:28 Et puis, on a aussi...
01:08:30 J'organise des marchés, mais ça je vous en parlerai
01:08:32 après, puisque j'ai créé une chambre
01:08:34 des métiers de l'artisanat. Et on vend
01:08:36 aussi directement sur les
01:08:38 marchés français qu'on a créés.
01:08:40 - Parlez-nous-en, puisqu'on était justement en train de parler
01:08:42 des marchés avec nos auditeurs. - Oui, j'ai entendu.
01:08:44 - Il y a des marchés français
01:08:46 à Miami ? - Oui, absolument.
01:08:48 Puisqu'il y a trois ans,
01:08:50 j'ai créé
01:08:52 une association
01:08:54 franco-américaine
01:08:56 pour l'artisanat,
01:08:58 pour les artisans,
01:09:00 pour faire la promotion, pour accompagner
01:09:02 nos compatriotes
01:09:04 qui souhaitent s'expatrier
01:09:06 ici. Et on a
01:09:08 organisé des marchés.
01:09:10 Et on est à peu près une quarantaine
01:09:12 de vendeurs.
01:09:14 On a un petit peu d'Américains aussi, avec un savoir-faire.
01:09:16 Le principe, c'est
01:09:18 d'avoir des produits
01:09:20 sélectionnés
01:09:22 et artisanaux. - Et qui sont les consommateurs ?
01:09:24 Il n'y a pas que des expats de français.
01:09:26 Il y a aussi les Américains qui viennent acheter vos produits ?
01:09:28 - Ah ben, c'est le but !
01:09:30 Le but, c'est faire entrer
01:09:32 les communautés
01:09:34 américaines et sud-américaines dans notre
01:09:36 univers. On ne reste pas
01:09:38 ensemble, c'est le but.
01:09:40 Toutes nos actions
01:09:42 que nous faisons, c'est justement
01:09:44 faire entrer dans notre univers
01:09:46 qui soit gastronomique
01:09:48 ou de savoir-faire
01:09:50 pour les inciter
01:09:52 à venir découvrir ce que nous faisons.
01:09:54 - Il y a un appétit, justement, pour la France
01:09:56 dans ce monde de la Floride ?
01:09:58 - Bien sûr ! - Vous l'avez dit, il y a beaucoup d'Américains
01:10:00 qui sont latinaux, d'origine
01:10:02 sud-américaine, et beaucoup
01:10:04 d'Américains anglo-saxons plus classiques.
01:10:06 Ils aiment vraiment notre culture ?
01:10:08 - Oui, oui, absolument.
01:10:10 Ils sont des...
01:10:12 En plus, contrairement aux Français, ils ne sont pas du tout
01:10:14 réfractaires, donc ce sont de grands
01:10:16 enfants qui aiment découvrir.
01:10:18 On a cette chance, nous, d'être nés en
01:10:20 France et d'avoir ce palais,
01:10:22 d'avoir cette culture, cette
01:10:24 histoire. Donc, autant
01:10:26 le partager. Et
01:10:28 ils sont très réceptifs à cela.
01:10:30 - J'adore ! - Pour moi, c'est une mission.
01:10:32 - Oui, c'est une mission. - Ça se sent,
01:10:34 vraiment, mais c'est génial !
01:10:36 - Et donc, vous êtes désormais...
01:10:38 Vous vivez là-bas, vous êtes partie vous installer
01:10:40 durablement ? - Oh, tout à fait !
01:10:42 Ça va faire bientôt 16 ans.
01:10:44 Je suis américaine, je suis franco-américaine.
01:10:46 - Oui. - Voilà.
01:10:48 - Bon, formidable ! C'était très chouette
01:10:50 de vous parler. J'adore cette...
01:10:52 cette virgule. Oui, Corine,
01:10:54 dites-moi. - Est-ce que... Donc, j'ai
01:10:56 mon métier, mais en plus, on a créé cette
01:10:58 chambre de métier de l'artisanat.
01:11:00 On fait des concours
01:11:02 une fois par an sur
01:11:04 la boulangerie. Et
01:11:06 cette année, nous sommes invités en
01:11:08 équipe d'honneur. Nos trois vainqueurs,
01:11:10 meilleurs baguettes, meilleurs pains au chocolat et meilleurs
01:11:12 croissants, seront à
01:11:14 la Fête du Pain au mois de mai. - À la Fête
01:11:16 du Pain au mois de mai, à Miami,
01:11:18 mesdames, messieurs. Merci ! - Non, non, pas à Miami !
01:11:20 - Ah, j'ai pas compris. - À Paris ! - Ah, à Paris !
01:11:22 D'accord. - Sur le... - Présente une équipe...
01:11:24 - Sur le parvis de Notre-Dame. - Ah, sur le parvis de Notre-Dame !
01:11:26 - Vous venez avec une équipe depuis
01:11:28 Miami. - Ah, depuis Miami, j'avais pas compris.
01:11:30 C'est incroyable. Bon, ben bravo. Bravo
01:11:32 à Corine et au destin
01:11:34 américain de Corine. Merci
01:11:36 à vous, Corine. Et je
01:11:38 dis bonjour à Jean-Alphonse Richard.
01:11:40 - Bonjour, Eric. Alors, je ne suis pas à Miami, mais je vous
01:11:42 emmène à Arras avec l'affaire
01:11:44 Véronique Lardé. Est-elle une tueuse de mari
01:11:46 ou une veuve noire ? Je vous dis tout, tout de suite.
01:11:48 - Bien, merci, Jean-Alphonse. Nous allons
01:11:50 donc à Arras dans les prochaines secondes.
01:11:52 Merci à vous,
01:11:54 Lisa Marie. - Et on se retrouve demain. - Et on se
01:11:56 retrouve demain. Bel après-midi sur RTL
01:11:58 et tout de suite, Arras, Jean-Alphonse
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