00:00 Avec Le Pen, avec Zemmour, il a tenté le coup.
00:02 Mais pour Pierre-Edouard Steyrin,
00:03 milliardaire et saint patron de l'extrême droite,
00:06 ces gens ne sont pas du tout au niveau.
00:07 Cet homme qui a fait fortune avec Smartbox
00:09 a décidé de mener la bataille culturelle tout seul.
00:11 Tout à ses convictions, cateau bien tradit.
00:13 Contre les droits des femmes,
00:14 pour les écoles privées hors contrat,
00:16 pour une réécriture tendancieuse de l'histoire de France.
00:19 Il a mis sur pied une galaxie qu'il appelle du bien commun,
00:21 un fonds philanthropique au service de ses bonnes œuvres.
00:24 Drôle de paroissien, drôle de patriote surtout.
00:27 Il a fui le fisc français pour partir en Belgique en 2012.
00:30 Il a délocalisé Smartbox en Irlande,
00:33 de quoi amasser une fortune estimée aujourd'hui
00:35 à 1,2 milliard d'euros.
00:37 Aujourd'hui, il est prêt à tout donner.
00:39 Pas en payant ses impôts donc,
00:40 mais en choisissant les causes les plus réactionnaires
00:43 qu'il veut financer.
00:44 Il le fait avec son propre fonds d'investissement
00:46 et également à travers des soirées de gala
00:48 comme la nuit du bien commun.
00:49 En décembre dernier, l'humanité a pu s'infiltrer
00:51 dans l'une de ces soirées, à l'Olympia.
00:53 Sur scène, le spectacle laissait à désirer,
00:55 mais dans la salle, plus de 1 500 participants
00:57 ont pu, 4 heures du rang,
00:59 lever leurs petites pancartes
01:01 pour financer une série de projets bien choisis,
01:04 rétablir des patronages dans les paroisses,
01:06 financer de l'éducation intégrale
01:08 dans des écoles privées comme Stanislas,
01:10 pour la Légion étrangère,
01:11 pour une conception très traditionnelle de la famille.
01:14 Et tous ces dons défiscalisés à 66%.
01:16 Car ce bien commun, à la Pierre-Edouard Sterrain,
01:19 c'est nous qui le payons.
01:20 [Musique]
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