00:00 Et c'est l'éditomédiaire Cyril Lacarrière où on commence la semaine par un retour.
00:04 Celui de Mark Zuckerberg.
00:05 Il dirige toujours Meta, c'est toujours le patron de Facebook, d'Instagram, de WhatsApp.
00:09 Mais médiatiquement, Zuckerberg s'était fait rare ces derniers mois, pendant qu'Elon
00:13 Musk concentre les polémiques.
00:15 Mark Zuckerberg la joue profilballe, c'est malin.
00:16 Mais donc il a réapparu la semaine dernière à Washington, le temps d'une audience avec
00:20 d'autres patrons de la tech.
00:21 Un retour qui s'est très mal passé.
00:24 Non seulement il portait une veste de costume mal taillée, c'est insupportable, mais en
00:28 plus, il a sûrement passé les 4 heures les plus pénibles de sa carrière.
00:32 Déjà, je vous resitue le contexte, Zuckerberg et les autres étaient auditionnés par une
00:36 commission sur la sécurité des enfants sur Internet.
00:39 Comme toujours, la venue de ces dirigeants a été longuement négociée et ces patrons
00:43 se sont longuement préparés.
00:45 Le camp républicain aussi était prêt.
00:47 Il mène, Huguer, une guerre idéologique aux plateformes.
00:50 Et c'est la frange la plus conservatrice qui a mené les attaques les plus lourdes.
00:53 Leur cible, bien sûr, Mark Zuckerberg.
00:55 Premier extrait, Ted Cruz, sénateur du Texas, amateur de gros calibre.
00:59 Il montre un avertissement qui apparaît sur Instagram.
01:02 Quand un utilisateur s'apprête à voir une image qui pourrait contenir des violences
01:06 sexuelles contrées des enfants, il peut soit être informé sur le sujet, soit voir les
01:11 images malgré tout.
01:13 Ted Cruz s'emporte contre Zuckerberg qui se fige.
01:16 « Mais à quoi est-ce que vous pensiez ? Dans quel univers sain est-il envisageable de laisser
01:21 la possibilité de voir ces images malgré tout ? »
01:24 Eh bien, celui d'Instagram, visiblement.
01:26 « Et un autre moment fort lors de cette audition ? »
01:29 Josh Hawley, un pro-Trump du Missouri qui a refusé de reconnaître la défaite de son
01:33 champion en 2020.
01:34 Il dit à Zuckerberg que plus d'un tiers des jeunes filles qui ont entre 13 et 15 ans
01:39 ont été exposées à de la nudité sur Instagram sans le vouloir.
01:43 Hawley demande à Zuckerberg qui a été licencié pour ses erreurs et si lui-même a déjà
01:48 présenté des excuses pour ça.
01:49 Je précise, dans la salle, il y a des parents dont les enfants ont été victimes de cyberharcèlement
01:54 et pour certains, des parents dont les enfants se sont suicidés suite à ça.
01:57 Et là, séquence de dingue, du jamais vu.
02:00 Mark Zuckerberg se lève, se retourne et s'adresse directement aux familles.
02:04 C'est tellement inattendu qu'il n'y a évidemment aucun micro dans la salle, d'où la mauvaise
02:08 qualité du son.
02:09 « Je suis désolé de ce que vos familles ont dû subir comme souffrance.
02:13 Et c'est pourquoi nous investissons tant pour que d'autres familles n'aient pas à
02:18 subir la même chose. »
02:19 La scène est retransmise sur toutes les chaînes d'info du pays.
02:23 J'ai rarement vu Mark Zuckerberg aussi gêné et d'ailleurs je me demande s'il n'a pas
02:26 immédiatement regretté ce geste.
02:28 Et après ces excuses, est-ce que Metta s'est engagé à agir ?
02:31 Que dalle Nicolas, que dalle.
02:33 C'est toute la magie de cette opération.
02:35 La scène est médiatiquement désastreuse pour Zuckerberg, mais ça ne change rien.
02:39 Dans les coulisses du pouvoir, Metta mène une guerre contre tous les textes de loi qui
02:42 touchent à son business, peu importe les victimes collatérales.
02:45 Cette audition est un bon rappel de ce que fait Mark Zuckerberg.
02:49 Il joue un rôle majeur dans la déstabilisation des démocraties.
02:52 Il joue un rôle majeur dans le danger que courent les gamins en ligne.
02:56 Et il joue un rôle majeur dans la propagation des fake news.
02:59 Je serais curieux de connaître ce qu'en pense Laurence Soli, le patron de Metta en France.
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