00:00 Apéro, soirée entre collègues, week-end d'entreprise, des moments de travail festifs
00:05 qui se multiplient avec plus ou moins d'adhésion côté salarié.
00:09 Tout le monde est plutôt volontaire et ceux qui ne le sont pas ne viennent pas.
00:12 On est dans une entreprise, on n'est pas obligé de faire quelque chose hors cadre du travail.
00:17 Un collègue qui ne boit pas ou qui refuse un peu souvent les pots après le taf,
00:22 il a déjà eu des remarques comme quoi il serait bien qu'il fasse des efforts.
00:25 Des employés isolés voire même licenciés. En 2015, cette entreprise parisienne de conseil
00:31 se sépare d'un de ses directeurs. Motif manque de fun.
00:35 Le salarié refusait les surnoms familiers, la consommation d'alcool
00:40 ou encore de partager un lit avec ses collègues lors de séminaires.
00:44 Son avocat dénonce une violation de vie privée.
00:47 On peut comprendre que des griefs soient faites à un salarié qui ne fait pas bien son travail
00:51 ou en tout cas que l'employeur pourrait reprocher ou peut reprocher à un salarié.
00:55 Mais lui reprocher ce qu'il peut avoir comme état d'esprit, c'est passer un cap.
01:00 Et c'est passer un cap que le contrat de travail, que le code du travail, que la jurisprudence n'autorisent pas.
01:05 Après plusieurs années de procédures, le salarié vient d'obtenir près de 500 000 euros d'indemnisation
01:11 et l'obligation pour l'entreprise de le réintégrer. Un retour pas forcément impossible.
01:16 Les valeurs sont construites par l'ensemble des collaborateurs et puis généralement,
01:21 l'équipe dirigeante est en minorité face au nombre de collaborateurs qu'il peut y avoir en dessous.
01:26 La direction de l'entreprise continue de plaider qu'en 2015,
01:30 aucun collaborateur n'aurait souhaité travailler avec l'employé, raison principale de son licenciement.
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