00:00 Des agriculteurs stoppés, on l'entend, qui maintiennent malgré tout la pression. Cela fait dix jours que le mouvement a commencé.
00:06 Et William Molinier, pour la première fois, il y a eu des interpellations. Alors pourquoi les policiers ont-ils dû intervenir ?
00:12 - Eh bien parce qu'une ligne rouge a été franchie. Gérald Darmanin, on avait fixé trois en début de semaine.
00:18 Pas d'intrusion dans Paris, dans les aéroports et dans Rungis.
00:21 Eh bien c'est cette ligne rouge du périmètre autour du marché de Rungis qui a été franchie ce matin par des agriculteurs à bord de tracteurs.
00:28 15 gardes à vue, dont on apprend donc à l'instant qu'elles viennent d'être levées.
00:32 Les tracteurs, eux, prennent la direction de la fourrière. Et puis ce soir, 70 interpellations des agriculteurs qui sont entrés à pied dans le marché
00:41 et qui ont détérioré un entrepôt d'une société de logistique. Là encore, la place Beauvau avait prévenu qu'elle interviendrait en cas de dégradation.
00:47 Selon les informations d'Europe 1, les personnes interpellées sont jeunes, voire très jeunes, âgées de 16 à 38 ans.
00:53 La majorité à une vingtaine d'années. Des profils qui donnent une première indication sur la sociologie des plus déterminés,
01:00 ceux qui sont prêts à forcer le dispositif policier. Sans doute des filles et des fils d'exploitants agricoles qui sont amenés à reprendre dans quelques années les exploitations familiales.
01:09 Dans la journée, la place Beauvau a envoyé de nouveaux renforts en région parisienne, notamment des véhicules blindés et les tout récents centaures de la gendarmerie.
01:17 Les précisions de William Molinier du service Police Justice d'Europe 1.
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