00:00 — Moi j'entends parfaitement ce que vous dites sur les injonctions contradictoires et le sentiment qu'on sait plus où on va.
00:06 D'un côté, on dit qu'il faut faire de la qualité. Et de l'autre, on dit qu'il faut comprimer les prix toujours à la baisse.
00:13 D'un côté, on dit qu'on veut la souveraineté. Et de l'autre, il y a des décisions qui sont prises au niveau national, au niveau européen,
00:20 qui vont plus vite que pour d'autres pays. Et donc il y a une forme de concurrence déloyale qui se met en place.
00:25 D'un côté, on dit qu'il faut soutenir nos agriculteurs, faire en sorte qu'ils puissent travailler. De l'autre, vous avez des freins
00:31 administratifs et autres, des recours qui n'en finissent plus dès que vous avez le moindre projet. Ça, je vous le dis, j'en suis conscient.
00:37 Voilà. J'en ai conscience. Le président de la République en a conscience. Et l'enjeu, c'est de trouver les solutions, court, moyen et long terme,
00:44 pour sortir de ces injonctions contradictoires. Parce que la réalité, c'est qu'on a besoin de nos agriculteurs.
00:49 Mais on en a besoin, évidemment, pour nous nourrir. Et on a la chance en France d'avoir une agriculture de qualité.
00:55 On veut la garder. On en a besoin pour notre pays, parce que c'est plus l'identité de notre pays si on perd notre agriculture.
01:00 Ça, c'est une évidence. Maintenant, je pense qu'il faut en revenir à des choses simples. C'est quoi, pour nous, les priorités pour nos agriculteurs ?
01:10 D'abord, c'est produire. Et je le dis parce que c'est un débat politique. On le voit. Vous avez dit...
01:14 — Non, mais c'est un vrai débat. — Bah oui. — Mais il est pas tranché. — Bah en tout cas, de notre point de vue, il l'est.
01:18 — Et ça, je vous le dis. — Mais je le dis clairement. — Je vous le dis clairement. C'est pour ça que je suis là.
01:22 Je vais y venir ensuite sur ce que ça veut dire concrètement. Mais oui, développer notre agriculture, ça veut dire produire.
01:28 — Retrouver notre souveraineté alimentaire. — Absolument. — Arrêter d'importer des produits qu'on pourrait faire chez nous.
01:33 — Et ceux qui disent... — Arrêter de habiter des filières. — Et ceux qui disent que l'objectif, c'est de produire moins,
01:38 c'est une forme de décroissance de notre agriculture, on sait qu'il existe. Il y a l'offre politique pour ça.
01:43 — C'est vrai, il y a des gens qui proposent ça. Mais je vais vous dire non seulement c'est pas notre point de vue à nous.
01:47 On a eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises. Mais je crois pas du tout que ça soit le point de vue des Français,
01:51 qui sont bien conscients que si on veut être autonome, si on veut être souverain, il faut produire. Ça, c'est la première chose.
01:56 Et deuxième chose, c'est protéger. Et protéger, ça veut dire quoi ? Protéger nos agriculteurs, nos éleveurs face à la concurrence déloyale.
02:05 Je vais y revenir dans un instant. Et protéger aussi face au changement climatique, parce que la réalité, c'est que ceux qui opposent
02:10 nos agriculteurs et l'environnement en expliquant que nos agriculteurs seraient un danger pour l'environnement.
Commentaires