00:00 7h, 9h, Europe 1 Matin.
00:02 -Allez, le dappum politique européen, Dimitri Vernet, ce jour.
00:05 Bonjour Dimitri. -Bonjour à tous.
00:06 Il était temps.
00:07 Le Premier ministre Gabriel Attal et son gouvernement
00:09 semblent enfin, enfin prendre conscience,
00:11 conscience de la colère des agriculteurs.
00:13 Écoutez le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau,
00:15 en sortie de réunion avec les syndicats.
00:17 -Le Premier ministre a posé le principe suivant,
00:19 il a souhaité que très rapidement,
00:21 dans les prochains jours, on puisse apporter des réponses.
00:23 Et je dis bien, c'est une question de jours.
00:25 -Vous l'aurez compris, on souhaite apaiser la situation,
00:27 mais bon, pas trop vite quand même, dans quelques jours.
00:29 Surprenant pour le député RN, Jean-Philippe Tanguy, sur BFM.
00:32 -Je suis très étonné, si vous voulez,
00:33 que le Premier ministre de la France ait besoin de temps
00:35 pour savoir comment fonctionne l'agriculture en France
00:37 et ses problèmes.
00:38 -Oui, d'autant plus surprenant que la majorité
00:39 ne semble pas découvrir le dossier,
00:42 à en croire ce député Renaissance, sur le même plateau.
00:44 -Moi, je ne suis pas surpris, ça fait un certain temps
00:47 qu'on sent la colère monter
00:49 et qu'on sent qu'il y a quelque chose qui couvre.
00:52 -On sent, on sent, mais on ne fait rien.
00:55 Pourtant, le dossier ne semble pas si complexe.
00:57 Quand on va sur le terrain écouter le témoignage d'un agriculteur
01:00 sur CNews, Philippe Grégoire,
01:01 le problème est assez simple à identifier.
01:03 -Sur un caddie de 100 euros,
01:05 il ne revient que 6,50 euros à l'agriculteur.
01:08 Donc, entre les deux, il y a des petites souris
01:11 qui s'appellent l'industrie agroalimentaire.
01:13 -Bref, tout ça attendra quelques jours,
01:14 donc en attendant, on laisse les agriculteurs manifester.
01:17 Malgré la vie chère, on augmente le prix de l'électricité.
01:20 La voilà, l'audace du nouveau gouvernement
01:22 souhaité par Emmanuel Macron,
01:23 l'audace de créer un cocktail social explosif.
01:26 Ce qui a fait dire ceci à Fanny Roussel ce matin sur Europe 1.
01:29 -Donc, c'est le gouvernement qui allume le feu.
01:31 Et c'est pour ça qu'il doit y avoir une forme de convergence
01:35 de nos colères.
01:36 Je dis, il faut faire tomber ce gouvernement.
01:38 -Pendant ce temps-là, Sandrine Rousseau était sur Sud Radio
01:40 pour parler de tous les sujets du moment.
01:42 Je vous préviens juste, accrochez-vous, ça va être rude.
01:45 Bienvenue au pays de Sandrine.
01:48 Au pays de Sandrine.
01:51 -Comme dans tous les pays,
01:54 on s'amuse, on pleure, on rit.
01:57 Il y a des méchants et des gentils.
01:59 -Il y a des méchants et des gentils, oui.
02:01 On commence par la colère des agriculteurs.
02:04 -Le sujet, c'est le réchauffement climatique,
02:05 ce n'est pas les normes.
02:06 -Est-ce que ce sont les premiers écologistes ?
02:08 -Ça dépend.
02:10 Quand ils font des méga-bassines et qu'ils taillent toutes les haies,
02:14 non, ce n'est pas les premiers écologistes de France.
02:16 -Je vous avais prévenu.
02:17 Allez, on continue avec le problème de la baisse
02:20 de la natalité en France.
02:22 -En réalité, si on est honnête, la baisse de la natalité
02:25 fait partie des variables qui sont rassurantes en réalité.
02:29 Je le dis en tant qu'économiste, je suis moi-même économiste.
02:32 -Un peu d'astuce, des spieglories.
02:35 -C'est la vie de Sandrine.
02:37 Bon, ça y est, j'ai eu ma dose mensuelle de Sandrine Rousseau.
02:40 Je laisse donc le mot de la fin à Éric Zemmour sur BFM.
02:43 -Sandrine Rousseau m'amuse beaucoup parce que si je comprends bien,
02:46 c'est une affaire d'État de savoir à quelle heure
02:48 un homme doit faire la vaisselle,
02:50 mais ce n'est pas une affaire d'État de savoir
02:52 combien d'enfants nous allons avoir dans le pays.
02:55 -C'est la vie de Sandrine.
02:57 -Merci beaucoup, Dimitri Bernay.
03:00 Allez, restez avec nous sur Europe 1 à 9h30,
03:02 Culture Média, au programme Josiane Balasco.
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