00:00 -Des attitudes odieuses comme celle mise à jour
00:01 par les images de nos confrères de complément d'enquête
00:04 sur Gérard Depardieu.
00:05 Est-ce que vous comprenez, monsieur le président,
00:07 les mots provoqués par vos propos
00:09 sur la fierté que vous inspire une telle personnalité ?
00:13 Est-ce que la lutte contre les violences sexuelles et sexistes
00:16 reste une priorité de votre mandat ?
00:18 -Moi, j'assume de ne pas avoir attendu MeToo pour dire
00:20 "l'égalité femmes-hommes et les violences faites aux femmes,
00:22 c'est un problème inadmissible et parfois un continent caché".
00:25 Et j'assume, en effet, depuis 6 ans et demi,
00:27 d'avoir agi avec beaucoup de force.
00:29 Et je vais vous dire, je n'ai aucun regret
00:32 d'avoir défendu la présomption d'innocence
00:34 pour une personnalité publique, un artiste en l'espèce,
00:38 comme je l'ai fait pour des responsables politiques.
00:40 Si j'ai un regret, à ce moment-là,
00:41 c'est de ne pas avoir assez dit combien la parole des femmes
00:44 qui sont victimes de ces violences est importante
00:46 et combien ce combat est essentiel pour moi
00:48 et nous continuerons l'action.
00:50 Mais on a agi depuis le 1er jour et même avant,
00:53 comme je le rappelais.
00:54 Le sujet des violences faites aux femmes
00:57 est une priorité et nous continuerons de nous battre
01:01 contre ce phénomène de société.
01:02 Il y a eu des tas de milieux où, en effet, l'OMERTA a prévalu.
01:06 Et je me félicite que la parole se libère.
01:09 Et je souhaite qu'elle puisse se libérer au maximum.
01:13 Mais je pense que notre rôle, c'est de permettre son cadre,
01:16 c'est que la justice puisse faire son travail,
01:18 c'est qu'on protège les femmes qui sont menacées,
01:21 mais que, là aussi, on ne le fasse pas
01:23 en oubliant les principes constitutionnels
01:25 qui sont les nôtres.
01:27 Dans la présomption d'innocence.
01:28 ...
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