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  • il y a 2 ans
Chaque jour, Roselyne Dubois répond à vos questions sur BFMTV.

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Transcription
00:00 Vous m'avez offert une tirelire, c'est le retour de l'opération pièce jaune.
00:03 Pour l'instant elle est vide mais on a un mois pour la remplir.
00:05 Vous les reconnaissez les petites tirelires de l'opération pièce jaune,
00:08 grande collecte en faveur des hôpitaux de France ?
00:11 L'opération a été lancée hier à Lyon, ça dure jusqu'à début février le 4.
00:15 Vous avez grandi avec ça chez vous aussi.
00:17 Comme Arthur qui nous dit qu'il participe depuis qu'il est enfant
00:19 quand on avait encore les pièces réellement jaunes avec des francs.
00:22 Je voudrais savoir, demande Arthur, où va l'argent récolté ?
00:25 À quoi ça sert concrètement ?
00:27 Alors déjà les petites tirelires, où est-ce qu'on les trouve ?
00:29 Vous allez voir, c'est du pliage, vous allez les fabriquer.
00:31 Non, c'est soit en ligne, soit vous allez les chercher tout simplement au bureau de poste.
00:35 Il suffit d'aller dans la poste à côté de chez vous.
00:37 Anne Barère, vice-présidente des hôpitaux de France
00:39 et co-fondatrice de ces fameuses pièces jaunes, était tout à l'heure en plateau avec nous.
00:44 On les trouve dans les 8000 bureaux de poste en France.
00:47 Évidemment complètement gratuits.
00:49 Dans la presse jeunesse, le Jeu Palais Cité, le groupe Héritage, etc.
00:53 Mais peu importe, si vous n'avez pas de tirelire chez vous,
00:56 pendant deux ans il n'y a pas eu de tirelire, on peut prendre...
00:59 Avec le Covid.
00:59 Un petit sac, alors je ne vais pas dire en plastique, parce que plastique ce n'est pas écolo,
01:02 mais n'importe quel récipient pour mettre quelques pièces.
01:06 Mais surtout, ne les laissez pas dans l'entrée, dans le vide-poche,
01:10 rapportez-les à la poste avant le 4 février.
01:12 Car c'est la poste qui récupère ces petites pièces,
01:16 qui va les envoyer à la Banque de France,
01:19 qui va les trier, qui les remettra dans le circuit,
01:21 et en échange qui nous fera un chèque pour la fondation
01:24 et qui permettra de faire de nombreux projets pour améliorer
01:28 l'accueil des enfants et des adolescents à l'hôpital.
01:30 C'est très intéressant, parce que ça existe depuis 35 ans,
01:33 c'est intéressant de voir comme les missions et les projets ont évolué,
01:35 ont pris de l'ampleur aussi.
01:37 Il n'y a pas que les chambres d'enfants.
01:39 L'idée de départ, c'est que les parents, les familles,
01:41 puissent être là le plus possible, évidemment, aux côtés des plus malades.
01:44 L'idée de départ, vous le savez, c'est l'idée d'un parent d'enfant malade,
01:49 en l'occurrence moi et un médecin.
01:51 Effectivement, l'idée était de permettre aux familles, aux parents,
01:54 de pouvoir rester à côté de leur enfant quand il est malade,
01:56 de pouvoir dormir à ses côtés, le papa ou la maman.
01:59 La première des choses qu'on a construite, ce sont des maisons des parents,
02:02 des sortes de petits hôtels à l'intérieur des hôpitaux.
02:06 Aujourd'hui, il y en a plus de 70,
02:08 donc quasiment tous les hôpitaux en sont équipés.
02:10 On a financé 3000 chambres par enfant,
02:13 ce sont des lits carrément dans les chambres d'enfants, dans les services.
02:16 Oui, parce que ça n'existait pas, il faut le dire.
02:18 Mais là où on a évidemment élargi l'opération,
02:21 c'est en 2004 avec la création de la maison de Solène,
02:25 la première maison des ados,
02:27 ça c'était le souhait de la présidente précédente qui était Madame Chirac.
02:31 L'idée était d'accueillir dans ces maisons des adolescents en difficulté,
02:37 en souffrance, souffrant d'addiction, de boulimie.
02:41 On en a fait plus de 128 en 20 ans,
02:43 c'est-à-dire qu'aujourd'hui vous avez une maison des adolescents par département,
02:47 c'est-à-dire que n'importe quel jeune peut pousser la porte,
02:50 un psychologue va pouvoir l'écouter.
02:52 C'est très important à titre préventif,
02:54 car vous le savez que depuis le Covid,
02:56 les problèmes de santé mentale des ados se sont malheureusement accrus.
03:01 Mais nous, la Fondation, on ne l'a pas découvert à ce moment-là.
03:03 Les maisons existaient, on les a renforcées avec des formations à l'écoute.
03:08 Et j'ai envie de dire le mantra de Brigitte Macron qui est enseignante,
03:14 elle sait tout ce qui se passe à l'école,
03:16 c'est le harcèlement scolaire, c'est le cyberharcèlement,
03:18 qui n'est pas forcément l'ADN de la Fondation des hôpitaux,
03:22 sauf que c'est le cas et la préoccupation des maisons des ados.
03:26 Donc on a formé des psychologues à cela,
03:29 et au lieu aujourd'hui, on le sait bien,
03:31 les jeunes qui souffrent de ce type d'agression,
03:36 n'en parlent pas, c'est compliqué,
03:37 ils n'osent pas en parler à leurs enseignants,
03:39 ils n'osent pas en parler à leurs parents.
03:40 Là, ils ont ces maisons des ados, et je le répète,
03:42 et je ne cesse de le répéter,
03:44 nous avons un très beau site, fondationdeshôpitaux.fr ou piècesjaunes.fr,
03:49 où là, vous avez une carte de France interactive
03:52 avec toutes les maisons des ados la plus proche de chez vous.
03:56 Donc je ne voulais pas amener, mais vraiment,
03:58 j'encourage à tout le monde,
04:00 et on va la rendre encore plus interactive,
04:03 certainement avec des applications.
04:05 Il faut vraiment se servir de ces lieux,
04:07 qui sont des lieux, ce n'est pas des hôpitaux.
04:09 Nous, en fait, notre spécificité,
04:11 c'est de prendre le contre-pied de l'hôpital.
04:13 On veut dé-médicaliser.
04:14 La fondation, c'est ça, le rôle.
04:16 C'est dé-médicaliser et faire en sorte de se retrouver
04:19 un peu comme chez soi, avec des gens proches de vous.
04:22 Voilà, c'est tout ça, les projets.
04:23 - Et c'est très important ce que vous dites,
04:24 toutes les familles qui se retrouvent à l'hôpital
04:25 n'ont qu'une envie, c'est d'oublier ce côté trop médical.
04:28 - Complètement.
04:28 Et c'est ce qu'on a, nous, quand on a créé les pièges,
04:31 enfin, la fondation, il y a 35 ans,
04:33 l'idée, c'était comme à la maison,
04:35 refaire, recréer l'espace, l'univers.
04:38 Eh bien, les maisons des ados, ce sont des...
04:39 Je pense à la maison, par exemple, de Poitiers,
04:43 qui est en centre-ville, la maison de Nîmes,
04:45 qui est en face du lycée Camus.
04:47 En fait, ce sont des maisons qui sont,
04:49 pas proches de l'hôpital, proches des lycées,
04:52 proches des collèges.
04:53 Quelquefois, il suffit de traverser la rue.
04:54 Il faut juste le faire savoir.
04:56 Là, je pense qu'on va mettre en œuvre une grande information,
05:00 avec peut-être l'Éducation nationale, dans les lycées,
05:03 parce qu'il faut vraiment que les jeunes utilisent ces lieux.
05:07 - Voilà, le message est passé.
05:08 On rappelle, jusqu'au 4 février,
05:10 vous mettez votre petit nom, si vous voulez,
05:11 si vous voulez crâner...
05:12 - Il y a marqué quoi ? En tout petit, petit, petit, à côté de la fin ?
05:14 - Il y a écrit "Rosé" !
05:16 Non, il y a écrit "Rapportez-la à la poste au 4 février".
05:18 - Même...
05:19 - Et même si elle n'est pas pleine, exactement,
05:21 si elle est remplie qu'à un tiers, c'est déjà ça.
05:23 "Rapportez-la", vous avez jusqu'au 4 février.
05:25 On va lancer le défi dans la rédaction.
05:27 Je vais aller faire la quête.
05:28 - Il va falloir remplir les nôtres.
05:29 - Et on rappelle que les pièces de 1 euro et de 2 euros
05:31 sont un peu jaunes aussi, ça marche.
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