00:00 Occitanie.
00:01 - Nous sommes le mardi 9 janvier 2024, il est 7h17 et dans l'écho d'ici ce matin,
00:05 on file aux Etats-Unis pour les CES, c'est la grande messe, le grand salon mondial de
00:09 la technologie.
00:10 C'est jusqu'à vendredi, une start-up toulousaine veut conquérir Las Vegas, Clémence.
00:14 - Oui, le directeur général d'IQI, qui conçoit des boîtiers connectés pour aider les patients
00:18 atteints de maladies chroniques rénales, est avec nous.
00:20 Bonjour Jean-Christophe Coe.
00:21 - Bonjour.
00:22 - D'abord, racontez-nous, je crois que vous êtes parti dimanche de Toulouse, direction
00:27 donc Las Vegas, à quoi ça ressemble les coulisses de ce grand salon américain ?
00:31 - Les coulisses, ce que je peux vous dire, c'est que déjà, c'est immense.
00:36 Pour nous, c'est la première fois qu'on y va, donc c'est vraiment immense.
00:42 C'est déjà beaucoup de préparation, on y est depuis le mois d'août pour préparer
00:46 cet événement.
00:47 On est pas mal accompagnés par la région Occitanie.
00:51 - Et donc vous avez un stand ?
00:53 - Oui, on a un stand exactement.
00:57 On l'a monté aujourd'hui même.
01:02 On est atterri ce matin et on a de suite lancé le montage du stand.
01:07 Tout commence à être bien ficelé et là, dans quelques heures, ça va démarrer.
01:12 - Vous n'êtes pas les seuls Toulousains, je crois ?
01:14 - Oui, effectivement.
01:18 On est au moins une douzaine d'entreprises de start-up de la région.
01:24 Et dedans, c'est à peu près à moitié entre Toulouse et Montpellier.
01:31 Et puis, il y en a encore d'autres qui sont là en visiteurs libres, qui sont là pour
01:37 faire leur veille technologique.
01:39 - Et je sens dans votre voix peut-être, je me trompe Jean-Christophe, un mélange de
01:45 peur et d'excitation.
01:46 - Bien vu, bien vu, effectivement.
01:50 Il y a une appréhension, c'est nouveau pour nous, il y a effectivement de l'appréhension.
01:57 On nous a prévenu qu'il allait y avoir beaucoup de monde et en même temps, on sent déjà
02:01 qu'il y a une énergie folle qui se dégage.
02:03 On est vraiment impatients de pouvoir rencontrer beaucoup de monde, de pouvoir montrer notre
02:09 innovation.
02:10 C'est aussi une forme d'achèvement pour nous de montrer ce qu'on a mis au point.
02:16 - Et ce que vous avez mis au point justement, c'est un boîtier connecté pour faire des
02:20 analyses d'urine.
02:21 Vous l'avez créé pour vous d'abord, je crois.
02:23 - Oui, c'est exactement ça.
02:25 Ça vient d'une expérience personnelle.
02:27 J'ai fait des calculs rénaux il y a de cela maintenant six ans.
02:30 En fait, j'ai fait plusieurs séjours aux urgences et en fait, j'ai cherché une solution
02:36 pour éviter de retourner aux urgences.
02:38 C'est très, très douloureux.
02:39 Et en fait, je me suis rendu compte que dans l'urine, on a des biomarqueurs, des éléments
02:45 qui sont représentatifs à la fois de notre nutrition, de notre réhydratation, mais aussi
02:50 derrière du risque de faire des calculs rénaux.
02:53 Et donc, l'idée est partie de là, de trouver une solution pour juste résoudre mon problème
02:58 assez personnel.
02:59 Et en fait, on s'est rendu compte que ça peut adresser pratiquement toutes les problématiques
03:03 autour des maladies chroniques.
03:05 - Et donc, très concrètement, on fait un test, on va aux toilettes et ensuite, on met
03:12 finalement le papier dans un boîtier connecté pour voir s'il y a un souci ou pas, ça envoie
03:17 directement au médecin, c'est comme ça que ça fonctionne ?
03:19 - C'est ça.
03:20 Il faut s'imaginer un peu comme pour avoir une montre connectée.
03:24 Vous avez une montre connectée, vous faites une mesure de la fréquence cardiaque assez
03:28 régulièrement.
03:29 Puis après, avec une application mobile, vous récupérez cette donnée, elle va sur
03:34 une plateforme web et elle vous la renvoie.
03:37 Nous, c'est la même chose.
03:38 Donc effectivement, vous allez aux toilettes, vous faites une mesure.
03:40 Vous pouvez faire une mesure par jour par exemple.
03:43 Et en fait, avec l'application mobile, vous allez pouvoir récupérer votre donnée.
03:46 Cette donnée va partir sur la plateforme web et cette plateforme web, c'est là où
03:52 votre docteur, votre nutritionniste, votre infirmière va pouvoir regarder les données
03:58 et vous les renvoyer avec leurs recommandations et une interprétation de ces résultats.
04:04 - Ce boîtier connecté, il est en Est ? Il est testé à Toulouse ou pas ?
04:08 - Il est testé au CHU Toulouse, dans le service d'Urologie.
04:14 Et après, il est testé dans une douzaine de cliniques un peu partout en France.
04:20 - Et vous envisagez de le vendre à des particuliers qui nous écoutent, nous regardent peut-être
04:23 ce matin ?
04:24 - Oui, effectivement.
04:25 On est en train de mettre en place des partenariats avec des professionnels de santé pour que
04:33 les patients puissent l'acheter.
04:38 Au début, on n'était pas parti sur cette hypothèse-là.
04:40 On était parti sur l'hypothèse de le vendre aux cliniques et aux hôpitaux.
04:44 Donc, on reste toujours sur ce positionnement-là.
04:47 Mais il y a des patients qui sont venus nous voir, disons qu'ils étaient intéressés
04:51 pour, eux, directement acheter la solution.
04:53 On est en train de mettre en place une solution puisqu'il faut qu'il y ait toujours un
04:58 professionnel de santé derrière qui puisse faire ses recommandations.
05:03 - On vous prendra des nouvelles de comment ça peut se passer pour ces particuliers-là
05:07 et aussi du résultat de ce salon CES qui se tient à Las Vegas auquel vous participez,
05:13 Jean-Christophe Caux.
05:14 Vous êtes le directeur général d'ICI.
05:15 Merci d'avoir été avec nous ce matin.
05:17 Bonne nuit parce qu'il est 22h22, je crois, de notre côté de la Santé.
05:20 - C'est ça.
05:21 - Bonne journée.
05:22 - Exactement.
05:23 - Merci.
05:24 - Merci beaucoup.
05:25 - Merci de suivre France Bleu partout.
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