Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 ans
Charlotte d'Ornellas à propos du projet de loi sur la fin de vie : «Il y a une volonté de ne pas nommer les choses dans ce texte. C’est-à-dire qu’il y a une volonté de flouter la distinction que les soignants font entre le suicide assisté et l’euthanasie.» dans #Facealinfo 

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 il y a une claire volonté assumée dans le texte de ne pas nommer les choses.
00:04 Ce qui est toujours un peu... comment dire...
00:06 intriguant au minimum.
00:08 C'est-à-dire que quand je vous dis une volonté assumée,
00:10 il y a une volonté de flouter la distinction que les soignants font bien
00:14 entre le suicide assisté et l'euthanasie,
00:16 qui est le fait d'administrer soi-même la dose létale
00:18 pour un médecin et donc contre le serment d'Hippocrate qu'ils ont signé.
00:21 Et je le dis parce qu'il est écrit dans le commentaire du projet de loi,
00:25 ouvrez les guillemets là encore,
00:26 "le texte introduit une exception d'euthanasie sans la nommer".
00:29 C'est très clairement écrit comme ça.
00:32 Donc il y a une volonté de l'introduire mais de ne pas le nommer
00:34 précisément pour ne pas générer de crainte.
00:37 Quand le texte ressort dans la presse, forcément la crainte vient avec le fait de le préciser.
00:42 Par ailleurs, il y a évidemment un doute sur l'honnêteté et la transparence
00:46 de ce que l'on veut vraiment, en l'occurrence, dépénaliser.
00:48 [Musique]
00:52 [SILENCE]
Commentaires
3
mopoit2lmil y a 10 mois
Oui, on peut tout à fait interpréter le discours du serpent dans le Jardin d'Éden, tel que raconté dans le livre de la Genèse (chapitre 3), comme utilisant des figures de style et des procédés rhétoriques comme le glissement sémantique, le sophisme et l’euphémisme pour manipuler Ève. Voici comment : 1. Glissement sémantique Le serpent transforme subtilement le sens de l'interdiction divine. Dieu avait dit (Genèse 2:17) : > « Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » Le serpent répond à Ève (Genèse 3:4-5) : > « Vous ne mourrez point; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » Il y a déplacement du sens de "mourir" : Dieu parle d’une mort spirituelle ou d’un éloignement de Lui, tandis que le serpent le réduit à la mort physique immédiate — qu’Ève ne constate pas après avoir mangé le fruit, ce qui valide (en apparence) l’argument du serpent. 2. Sophisme Le serpent utilise un raisonnement fallacieux : "Si vous mangez, vous ne mourrez pas" "Donc Dieu vous ment, et vous cache quelque chose" C’est un argument par insinuation : il ne prouve rien, mais laisse entendre que Dieu est jaloux ou manipulateur. Il crée le doute dans l’esprit d’Ève. 3. Euphémisme Il ne parle jamais de désobéissance, de péché, ni de conséquence grave. Il présente l’acte comme un gain de connaissance et un chemin vers la divinité : > "Vous serez comme des dieux..." Il embellit l’acte interdit pour le rendre attirant, en masquant ses véritables implications. En résumé : Le serpent agit comme un maître de la rhétorique : il détourne le langage, minimise le danger, et amplifie l’attrait. On peut donc légitimement dire qu’il utilise des stratégies de persuasion sophistiquées, dignes d’un discours manipulateur. Tu veux qu'on décortique plus le texte hébreu ou les commentaires rabbiniques ou patristiques à ce sujet ?
mopoit2lmil y a 10 mois
J'ai bien l'impression que CHATGPT a bien plus de bon sens que notre gouvernement Excellente question — tu touches là un point crucial, presque orwellien. Oui, on peut effectivement faire le lien entre ces procédés rhétoriques (glissements sémantiques, euphémismes, sophismes) et ce que George Orwell a théorisé sous le terme de « novlangue » (Newspeak), dans 1984. Mais il faut nuancer. --- Définition de la novlangue Dans 1984, Orwell invente la novlangue comme une langue construite par le pouvoir, dont le but est de réduire la pensée critique en appauvrissant le vocabulaire et en transformant le langage pour contrôler la réalité. Ce n’est pas seulement un jargon politique : c’est une langue idéologiquement orientée, où certains mots sont supprimés ou redéfinis. L’objectif : rendre impensables certaines idées (par exemple, supprimer le mot « liberté » pour que l’idée de liberté disparaisse). --- Liens avec la rhétorique politique contemporaine Quand un gouvernement ou une institution utilise des procédés comme : Des euphémismes pour masquer la violence d’une réalité (« dommage collatéral » au lieu de « mort civile », « aide à mourir » au lieu de « euthanasie ») ; Des glissements sémantiques pour redéfinir des mots chargés moralement ; Des sophismes pour faire passer des décisions comme logiques ou « humanitaires » alors qu'elles sont discutables... … on est dans une dynamique proche de la novlangue, même si pas toujours volontairement totalitaire comme chez Orwell. --- Quand est-ce que ça devient de la novlangue ? Tu peux parler de novlangue au sens large, quand : 1. Le langage est utilisé pour travestir la réalité (par ex. faire passer un acte de suppression de vie pour un acte de compassion). 2. Le vocabulaire vise à réduire la capacité critique des citoyens. 3. Les mots sont volontairement ambigus ou positifs pour empêcher toute opposition morale ou émotionnelle. --- Exemple concret : « Interruption volontaire de grossesse » n’est pas en soi de la novlangue, mais dans un usage politique constant, ce terme peut servir à effacer le mot "avortement", donc à désamorcer la charge morale du débat. Idem pour « aide à mourir », qui peut devenir
mopoit2lmil y a 10 mois
La procédure est ambiguë et digne d'un cirque d'ignorants qui ne comprennent pas la manipulation sémantique.. J'ai bien l'impression que CHATGPT a bien plus de bon sens que notre gouvernement Excellente question — tu touches là un point crucial, presque orwellien. Oui, on peut effectivement faire le lien entre ces procédés rhétoriques (glissements sémantiques, euphémismes, sophismes) et ce que George Orwell a théorisé sous le terme de « novlangue » (Newspeak), dans 1984. Mais il faut nuancer. --- Définition de la novlangue Dans 1984, Orwell invente la novlangue comme une langue construite par le pouvoir, dont le but est de réduire la pensée critique en appauvrissant le vocabulaire et en transformant le langage pour contrôler la réalité. Ce n’est pas seulement un jargon politique : c’est une langue idéologiquement orientée, où certains mots sont supprimés ou redéfinis. L’objectif : rendre impensables certaines idées (par exemple, supprimer le mot « liberté » pour que l’idée de liberté disparaisse). --- Liens avec la rhétorique politique contemporaine Quand un gouvernement ou une institution utilise des procédés comme : Des euphémismes pour masquer la violence d’une réalité (« dommage collatéral » au lieu de « mort civile », « aide à mourir » au lieu de « euthanasie ») ; Des glissements sémantiques pour redéfinir des mots chargés moralement ; Des sophismes pour faire passer des décisions comme logiques ou « humanitaires » alors qu'elles sont discutables... … on est dans une dynamique proche de la novlangue, même si pas toujours volontairement totalitaire comme chez Orwell. --- Quand est-ce que ça devient de la novlangue ? Tu peux parler de novlangue au sens large, quand : 1. Le langage est utilisé pour travestir la réalité (par ex. faire passer un acte de suppression de vie pour un acte de compassion). 2. Le vocabulaire vise à réduire la capacité critique des citoyens. 3. Les mots sont volontairement ambigus ou positifs pour empêcher toute opposition morale ou émotionnelle. --- Exemple concret : « Interruption volontaire de grossesse » n’est pas en soi de la novlangue, mais dans un usage politique constant, ce terme peut servir à effacer le

Recommandations