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  • il y a 2 ans
Élisabeth Borne va de nouveau recevoir les dirigeants des Républicains à Matignon ce jeudi dans l'espoir de trouver un accord sur le projet de loi immigration avant la tenue de la commission mixte paritaire lundi.

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Transcription
00:00 On va revenir au texte dont nous parlons en ce moment, ce projet de loi sur l'immigration.
00:04 Le président a écarté toute idée de dissolution. C'est ce que vous, vous réclamiez ?
00:10 Moi je réclame un retour aux urnes. Si monsieur Macron a envie de partir, on peut lui montrer la porte,
00:15 ça serait aussi une bonne solution. Quand on aille sur des élections présidentielles ou législatives,
00:19 d'une manière générale, il me semble que désormais, comme on est entré dans le dur d'une crise politique,
00:24 ce qu'il faut c'est un retour aux urnes. Bon, il exclut une dissolution, mais ça ne m'étonne pas.
00:28 Il exclut d'une manière générale la démocratie. Donc il fait des 49.3 sur le budget, il fait des 49.3 sur la réforme des retraites,
00:35 dont personne ne veut, pas même vous qui êtes sur le plateau j'imagine, puisque 93% des travailleurs étaient opposés à cette réforme des retraites.
00:41 Ça veut dire que personne n'en veut. Le monsieur qui est derrière la caméra, les gens qui ont installé l'électricité ici,
00:47 personne ne veut de cette réforme des retraites et pourtant elle est passée par 49.3 voyez-vous.
00:51 Donc monsieur Macron a un problème avec la démocratie. Quand un ministre est battu...
00:54 Il a a priori écarté le 49.3 aussi sur ce dossier.
00:58 Il est marrant de l'écarter, il ne peut pas le faire. C'est bien gentil de nous dire ça, mais ils ont déjà fait un 49.3 sur un autre texte budgétaire.
01:04 Donc la vérité c'est qu'ils ne savent pas si constitutionnellement ils ont le droit de faire ou non un 49.3 vu qu'ils l'ont déjà fait sur un autre texte
01:11 qui ne concernait pas directement le budget de la Sécurité Sociale ou le budget de la Nation.
01:15 Donc en fait, ils ne savent pas s'ils peuvent ou pas. Donc ils ne savent pas s'ils peuvent ou pas faire des actes d'autorité.
01:19 Et vous voyez qu'ils repeignent en respect vague de la démocratie quand ils ne sont pas capables de faire des actes d'autorité pur et simple pour faire passer leur texte.
01:27 Mais en réalité ils font quand même un acte d'autorité parce que c'est quoi une commission mixte paritaire dans laquelle va être débattu ce texte ?
01:33 C'est cette députée, cette sénateur qui se met d'accord dans une salle obscure où il n'y a pas de caméra.
01:37 Mais normalement une CMP, une commission mixte paritaire, elle discute de textes qui ont été débattus au Sénat et à l'Assemblée Nationale.
01:44 Là il n'y a pas de texte de l'Assemblée Nationale. Donc ils vont débattre de quoi exactement dans cette CMP à part faire des accords de coin de table entre les Républicains et la Macronie.
01:52 Voilà ce qu'ils vont faire.
01:53 Justement c'est un texte plus dur, c'est un texte durci qui risque de ressortir cette commission paritaire.
01:58 Est-ce que vous ne regrettez pas d'avoir abandonné un texte qui avait un volet qui concernait notamment la régularisation des sans-papiers ?
02:04 Mais n'importe quoi ! Le texte ne proposait pas la régularisation des sans-papiers.
02:08 Il proposait vaguement des régularisations dans certains métiers en tension. Accrochez-vous, les métiers en tension étaient définis par un caractère départemental.
02:16 C'est-à-dire que pour ce texte, nous on nous accuse sans arrêt d'être sortis de l'arc républicain.
02:20 Je signale quand même que c'est un texte qui met en cause l'unité et l'indivisibilité de la République française.
02:26 On a fait mieux en matière de textes républicains, voyez-vous, et je ne prends que cette chose-là.
02:30 Mais l'intégralité du texte était contre des valeurs humanistes et des valeurs républicaines.
02:34 Donc nous on ne peut pas être d'accord avec ça. On s'oppose à ce texte-là.
02:37 Je suis très content qu'on ait infligé une défaite à M. Darmanin et qu'on ait repoussé ce texte.
02:41 Parce que déjà, un, on s'économise deux semaines de débats racistes à l'Assemblée nationale.
02:45 Il faut regarder ce qui s'est dit en Commission des lois. C'était quelque chose.
02:48 Si vous voulez voir ce que c'est que le racisme et en avoir le racisme parlementaire, vous regardez ce qui s'est passé en Commission des lois.
02:54 Et puis vous verrez, il y a eu des propos qui ont été tenus qui étaient absolument dégueulasses et scandaleuses.
02:58 Et moi, quand je dis ça, quand je dis que c'est des nazis en face, je me fais sanctionner par la présidente de l'Assemblée nationale.
03:04 Voyez-vous, il y a quand même un gros problème de démocratie dans ce pays.
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