00:00 Jonathan Arfi, évidemment, c'est une fête particulière
00:03 dans un climat tendu aujourd'hui dans notre pays.
00:05 Est-ce qu'il y a beaucoup d'inquiétude ?
00:08 Est-ce que vous avez peur ?
00:10 Les lieux de culte seront protégés par les forces de l'ordre françaises ?
00:14 Hanoukka est traditionnellement un temps très festif,
00:16 un temps de fête familiale,
00:18 mais aussi un temps de fête tourné vers la société, vers la ville.
00:21 On met une hanoukkiya avec les bougies,
00:25 tournée vers la fenêtre, tournée vers l'extérieur,
00:28 pour partager cette lumière et cette fête.
00:30 Mais effectivement, cette année,
00:31 compte tenu de ce qui s'est passé le 7 octobre,
00:33 mais compte tenu aussi de ce qui s'est passé en France
00:36 avec l'explosion du nombre d'actes antisémites,
00:38 eh bien, cette fête va être teintée de gravité, de solennité.
00:42 Le message qui, moi, m'importe de faire passer,
00:44 c'est que nous n'offrirons pas aux antisémites et aux terroristes
00:47 notre peur en cadeau, en trophée supplémentaire.
00:51 Donc, notre responsabilité collective,
00:53 quelle que soit la vigilance de chacun individuel,
00:55 notre responsabilité collective, c'est que ces fêtes aient lieu,
00:58 qu'elles aient lieu de manière aussi ambitieuse que possible
01:01 et dans la joie partagée avec l'ensemble de nos concitoyens.
01:04 Julien Dray, sur ces fêtes qui démarrent dans un climat particulier et lourd.
01:08 La fête de Rannouka, c'est une fête pour les enfants.
01:11 C'est eux qui sont au centre de la fête de Rannouka,
01:13 parce qu'on leur fait des cadeaux, c'est une forme de Noël juif.
01:16 Chaque soir, il y a un petit cadeau.
01:18 Et on fait cadeau aussi aux enfants du palier ou de la maison,
01:21 parce qu'on les associe, etc.
01:23 Et je pense que c'est ça, parce que c'est ça,
01:25 le sens de ces fêtes-là,
01:26 c'est des fêtes qui sont tournées vers l'extérieur,
01:29 et le message du peuple juif a toujours été un message
01:32 à l'égard de l'humanité.
01:34 Et je pense qu'en ce moment, quoi qu'on en dise,
01:37 et quoi que disent même certains à l'extrême-gauche,
01:39 le peuple juif, il se bat pour les Lumières.
01:42 Et il est en première ligne dans ce combat-là.
01:44 Et c'est pour ça que la solidarité, elle devrait être totale,
01:47 parce que c'est eux qui sont en première ligne en ce moment.
01:49 Parce que si le peuple juif et Israël perdent cette bataille-là,
01:53 ça sera une défaite mondiale
01:54 et un triomphe de l'islamisme radical.
01:56 Voilà, et je pense que c'est ça qu'il faut aussi dire.
01:58 Et un triomphe de l'obscurantisme, Franck Tapéron.
02:01 C'est pour ça que j'appelle souvent cette fête "Ranouel",
02:03 pour rappeler quand même que...
02:05 Contraction de Hanoukka et Noël.
02:06 - Exactement. - C'est bien.
02:07 Exactement, c'est aussi la vocation citoyenne.
02:11 La vocation citoyenne de ces fêtes-juifs.
02:13 N'oublions pas que tous les samedis matins,
02:15 dans toutes les synagogues de France,
02:17 on prie toujours pour l'État français,
02:18 pour montrer à quel point, vous savez, depuis 1991-1992,
02:22 les Juifs sont devenus des citoyens, ils font un modèle.
02:24 - Depuis Louis XVI. - Exactement.
02:26 Parce que c'est Louis XVI qui signe le décret.
02:27 Qui signe le décret, exactement.
02:29 Et donc, aujourd'hui, cette fête de Hanoukka,
02:31 c'est une lumière, bien entendu, universelle,
02:32 mais surtout qui s'allume au moment où,
02:35 malheureusement, chez certains en France,
02:37 elle s'est totalement éteinte.
02:39 Quand on voit encore ce qui se passe,
02:41 on l'a dit, à l'extrême-gauche, à la France insoumise,
02:43 parce que l'ANUPS, on ne sait pas si ça existe encore vraiment,
02:45 mais on se demande vraiment
02:48 si on va réussir à éclairer même...
02:50 Il faut garder l'espoir, même pour les autres,
02:51 même pour ceux qui ont décidé,
02:52 de garder vraiment le doigt sur le bouton
02:55 pour ne jamais que cette lumière s'éclaire.
02:57 On a encore beaucoup de fiches à disposer.
02:58 Qu'elle s'éteigne, on veut qu'elle s'éclaire.
03:00 - C'est un lapsus révélateur. - C'est un lapsus révélateur.
03:03 - Je compte que... - Une petite pause.
03:04 On se retrouve tous dans un instant
03:05 dans "Punchline", sur CNews et sur Europe 1.
03:07 On parlera de ce sondage très intéressant
03:09 que le CRIF a commandé, Yonathan Arfi,
03:11 et puis on entendra aussi les témoignages
03:13 de ceux qui sont quand même dans l'inquiétude ce soir.
03:14 À tout de suite dans "Punchline", CNews, Europe 1.
03:16 (Générique)
03:19 ---
03:21 (Générique)
03:24 - "Punchline", Laurence Ferrari sur Europe 1.
03:28 (Générique)
03:31 ---
03:33 - 18h17, on se retrouve en direct dans "Punchline",
03:35 sur CNews et sur Europe 1.
03:37 Tout de suite, on va partir, si vous le permettez, en Israël.
03:39 Rejoignent nos envoyés spéciaux d'origine,
03:40 Delfour et Olivier Gangloff.
03:41 Bonsoir à tous les deux.
03:43 En Israël aussi, cette fête de Hanoukka,
03:45 cette fête des Lumières, va se dérouler
03:47 dans une ambiance particulièrement lourde, Régine.
03:49 C'est bien cela.
03:50 - Absolument, Laurence, puisque ici,
03:54 nous sommes sur la place des otages,
03:57 où les familles d'otages, mais aussi leurs soutiens,
03:59 viennent tous les jours pour montrer leur colère
04:04 face au gouvernement qui ne libère pas,
04:07 enfin, pour eux, et ils estiment que les otages
04:10 ne sont pas libérés et qu'il faut intensifier encore
04:13 ces négociations pour que tout le monde puisse
04:15 revenir chez eux.
04:17 Alors, il y a sur cette place une table
04:20 qui est très connue par les Israéliens,
04:22 mais aussi dans le monde, une table où il y avait
04:25 plus de 200 couverts qui avaient été dressés,
04:27 des couverts qui rappelaient les gens
04:29 qui avaient été pris en otage.
04:31 Depuis plusieurs jours,
04:34 il y a 110 otages qui ont été relâchés,
04:35 mais il y en a toujours 138 qui restent
04:38 dans la bande de Gaza.
04:39 Alors, à côté de cette table,
04:40 il a été disposé 138 bougies
04:43 qui vont être allumées pour Hanoukka,
04:45 pour cette fête des Lumières,
04:47 donc 138 pour les 138 otages
04:51 qui restent dans la bande de Gaza.
04:53 Et là, il y a encore beaucoup de monde sur cette place.
04:56 Les familles des victimes sont parties
04:58 devant le quartier général de Tsahal,
05:00 qui se trouve à quelques mètres de cette place,
05:03 pour manifester encore leur mécontentement
05:05 et demander que le gouvernement fasse tout en sorte
05:08 pour libérer ces otages.
05:09 - Bonjour Régine Delfour, Olivier Gangloff sur place à Tel Aviv.
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