00:00 Jean-Marie Brugeron, vous l'avez dit pendant cette prise de parole,
00:02 prendre soin des plus fragiles, c'est prendre soin de notre société.
00:06 C'est important ça pour le Secours catholique ?
00:08 Oui, c'est important parce qu'effectivement il faut prendre soin
00:11 de chacun, de chaque concitoyen,
00:14 mais nous sommes persuadés qu'en faisant cela,
00:16 nous prenons soin aussi de la société, parce que nous témoignons
00:19 qu'il y a une autre façon d'être en société.
00:23 Et nous pensons que nous pouvons ainsi créer,
00:26 même de façon très petite,
00:28 une façon de vivre en société qui est différente,
00:33 qui ne repose pas sur les mêmes valeurs,
00:35 qui reconnaît les plus pauvres.
00:37 Et je crois que notre société aujourd'hui, qui craquelle
00:39 par beaucoup d'endroits,
00:41 et bien il est important que des bénévoles
00:43 se saisissent de ces actions
00:46 pour le bien commun de tous.
00:48 On ne peut pas demander tout à l'État.
00:52 Nous sommes persuadés qu'en demandant tout à l'État,
00:55 on déshumanise notre société,
00:58 parce que nous sommes à ce moment-là
01:01 beaucoup plus loin des pauvres.
01:02 On met de la distance.
01:04 Alors qu'en donnant,
01:05 ce que dit Cynthia Fleury, ce que je rappelais,
01:08 en donnant un peu de notre corps, de notre temps,
01:11 et bien nous faisons société.
01:13 Banaliser la pauvreté, c'est dangereux.
01:15 Oui.
01:16 Banaliser la pauvreté, c'est dangereux,
01:18 parce que ce qui est important, c'est le regard
01:21 que nous portons sur les autres.
01:24 Et il arrive effectivement
01:26 que ce regard soit complètement banalisé.
01:29 On accepte des situations d'indignité.
01:32 Et donc je crois qu'il faut se vacciner
01:35 contre le fait d'être insensible à l'indignité.
01:38 Donc c'est grave, oui, pour une société.
01:40 *musique*
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