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  • il y a 2 ans
Critiqué pour ne pas avoir participé à la marche de dimanche contre l'antisémitisme, Emmanuel Macron répond: "La place d'un président de la République n'est pas d'aller à une marche. Ce débat n'avait pas lieu d'être!"

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Transcription
00:00 Tout le débat que nous avons eu sur la présence du président
00:02 de la République à une marche dimanche dernier
00:07 est un débat qui n'avait pas lieu d'être.
00:10 Si ma position sur l'antisémitisme
00:12 avait pu être ambiguë une seule seconde,
00:14 je comprends qu'on ait pu me demander de la clarifier.
00:18 Elle ne l'a jamais été, et j'ai toujours été implacable.
00:22 A 2 reprises, j'ai combattu le Front national,
00:24 devenu Rassemblement national,
00:26 dont les gènes, l'origine, précisément,
00:30 vient aussi de là, avec une très grande clarté.
00:34 Et par la politique que j'ai conduite,
00:36 les mots que j'ai toujours eus, y compris le 11 novembre soir,
00:39 il n'y a aucune ambiguïté qui soit.
00:42 La place d'un président de la République
00:43 n'est pas d'aller à une marche, je le regrette.
00:45 Et les exemples qui ont été pris n'ont pas lieu d'être.
00:47 La dernière fois qu'un de mes prédécesseurs
00:48 a été à une marche, c'était le lendemain d'un attentat,
00:51 avec 2 millions de personnes,
00:53 et plusieurs dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement
00:55 qui étaient dans la rue en France
00:56 et est-ce le cas dimanche dernier ?
00:58 Non.
00:59 La marche était d'une nature totalement différente.
01:01 Je m'en suis félicité, j'en partage les attendus,
01:04 mais mon rôle n'est pas de faire une marche.
01:06 Mon rôle est de travailler pour aider
01:07 à la libération de nos otages,
01:08 ce que j'ai fait en appelant les responsables politiques
01:11 qui m'aident à le faire en Israël et au Qatar,
01:13 et mon rôle est de continuer à préserver,
01:14 dans cette période, l'unité du pays
01:16 et de ne jamais renvoyer dos à dos les uns et les autres.
01:19 Et à cet égard, veillons.
01:21 Au moment où l'unanimisme semble se faire
01:25 dans la lutte contre l'antisémitisme,
01:26 à bien distinguer ces formes
01:29 et à bien voir qu'en France et en République,
01:32 protéger les Français de confession juive,
01:35 ça n'est pas mettre au pilori
01:37 les Français de confession musulmane.
01:38 Ce que j'ai trop entendu ces derniers jours
01:40 et ces dernières semaines,
01:41 c'est le faire au nom de l'universalisme.
01:43 L'existence même de la République
01:45 dépend de notre capacité à lutter contre l'antisémitisme,
01:49 parce que cette haine commence et précède les autres.
01:53 Parce qu'à chaque fois qu'un Français de confession juive
01:55 est attaqué,
01:56 c'est un Français d'une autre confession qu'il sera,
01:59 et un autre le jour d'après,
02:01 pour cette raison-là, par universalisme,
02:03 et jamais parce qu'on déteste, en quelque sorte,
02:07 une autre communauté davantage qu'elle.
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