00:00 Je suis ravi de vous voir ce mardi.
00:02 Je n'ai pas eu le plaisir de vous croiser dimanche,
00:05 à la manifestation contre l'antisémitisme,
00:07 à laquelle vous n'êtes pas venu,
00:09 en prenant des prétextes fallacieux.
00:11 - Quel prétexte ?
00:12 - Le prétexte de désaccord sur le mot d'ordre,
00:15 oubliant que lorsqu'un pays est face à un moment de vérité,
00:18 on ne discute pas les mots d'ordre,
00:21 on ne négocie pas les banderoles,
00:23 et on ne débat pas de la composition des cortèges,
00:25 on vient.
00:26 - On obéit.
00:27 - Et quand des Français nous viennent,
00:29 on obéit à qui ?
00:30 - On obéit à la présidente de l'Assemblée nationale.
00:33 - On vient.
00:34 - Et la présidente de l'Assemblée nationale, c'est ça.
00:36 - Je ne vous ai pas interrompu,
00:37 et je vous regarde quand je vous parle.
00:39 - Vous êtes en train de dire qu'il faut qu'on obéit.
00:41 - Oui, lorsque des Français de confession juive
00:43 se sentent menacés, on n'obéit pas, on soutient.
00:46 Et vous n'êtes pas venu à cette manifestation.
00:49 - Donc je ne soutiens pas.
00:50 - Et c'était un premier acte.
00:52 - Vous êtes entrain de parler.
00:54 - Il met au bout de son propos.
00:56 - Vous avez dit que c'était une marche
00:58 pour soutenir une communauté au détriment d'une autre.
01:00 - Voilà.
01:01 - C'est ce que vous avez écrit.
01:02 - À l'absence de dimanche,
01:03 vous avez rajouté la confusion de mardi matin.
01:06 Et M. Mamoun, personne, personne ne pourra croire
01:10 le fait qu'un responsable religieux
01:12 découvre aujourd'hui la réalité
01:15 de ce que sont les actes contre les religions.
01:17 Vous ne ferez croire à personne
01:19 que vous avez découvert ce matin
01:21 sur le plateau d'Apolline de Malherbe
01:23 ce qui est une réalité qui ne date pas du 7 octobre,
01:26 qui date d'années et d'années
01:28 dans laquelle les juifs sont 3 fois, 4 fois,
01:31 5 fois plus victimes que les autres d'actes antiracistes.
01:34 Ils sont 500 000 dans ce pays
01:36 et ils sont victimes de 2 actes racistes sur 3.
01:40 Dans un pays qui a connu l'hyper-Kacher de Toulouse,
01:43 l'école de Toulouse, l'hyper-Kacher de Vincennes,
01:45 Ilan Halimi, Sarah Halimi, Mireille Knoll,
01:48 d'un pays dans lequel des juifs ont quitté des banlieues par milliers,
01:51 un pays dans lequel ils ont déscolarisé leurs enfants,
01:54 un responsable religieux ne fera pas croire
01:57 qu'il découvre la réalité aujourd'hui.
01:59 - Alors, votre réponse ?
02:01 - D'abord, monsieur dit n'importe quoi
02:03 parce que je n'ai jamais nié
02:05 l'existence d'actes antisémites en France,
02:08 je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas
02:10 d'actes antisémites en France,
02:12 je le reconnais bien sûr, et nous luttons tous les jours.
02:15 La prière du vendredi, sur plusieurs semaines,
02:18 on n'a pas arrêté de cesser d'évoquer cette question
02:21 justement dans lequel nous faisons ce travail de pédagogie
02:24 auprès de nos pro-religionnaires pour expliquer
02:27 que le dogme, le credo musulman
02:30 est incompatible avec l'antisémitisme.
02:32 Donc je n'ai pas besoin de monsieur untel
02:34 pour me dire que je ne savais pas ou que je savais.
02:37 - Monsieur Katmik, monsieur untel...
02:39 - Laissez-moi terminer.
02:41 - Pourquoi dimanche vous ne me disiez pas dans la rue ?
02:43 - Je voudrais terminer.
02:45 Ce que je voudrais dire, c'est que
02:48 c'est les chiffres qu'elle m'a sortis ce matin,
02:51 le chiffre de 1240 que j'apprends,
02:54 le chiffre, j'ai le droit de ne pas savoir le chiffre quand même,
02:56 je ne suis pas obligé, je sais qu'il y a des actes antisémites en France,
02:59 mais le chiffre de 1240 qu'elle sort,
03:01 j'ai dit "ah bon, c'était choquant".
03:03 Je me suis dit "est-ce qu'on peut avoir des détails ?
03:05 Qu'est-ce que c'est ces chiffres-là ?
03:07 J'aimerais bien que les médias nous en parlent".
03:09 Voilà ce que j'ai dit.
03:11 Et tout de suite, elle a voulu me faire dire
03:13 que je doutais, que je remettais en cause
03:15 - Le ministère de l'Intérieur...
Commentaires