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00:00 C'est finalement un vrai engagement aujourd'hui dans le parcours professionnel.
00:05 Tout dépend, il y a des gens qui viennent pour apprendre l'auto-hypnose,
00:08 pour aller mieux, pour travailler sur eux-mêmes.
00:11 Et puis d'autres qui ont envie d'une reconversion professionnelle
00:14 ou de développer dans leur profession,
00:17 d'aller encore plus loin en se servant de l'hypnose.
00:20 Parce qu'il y a plein d'applications, il n'y a pas que des applications thérapeutiques.
00:23 Bien sûr.
00:24 Il y a des applications en coaching, moi je me suis occupé de plein de sportifs,
00:26 ce n'est pas de la thérapie.
00:28 Par contre souvent j'en faisais aussi de la thérapie, mais c'était à part.
00:32 Et là, notre ex-boxeur, lui c'est coaching,
00:37 d'autres c'est pour autre chose.
00:39 J'allais dire, il y a un phénomène magique,
00:41 parce qu'on part en exploration en soi,
00:44 avec finalement un bulbur achidien,
00:46 je ne vais pas dire le cerveau, je vais parler du bulbur achidien.
00:49 On méconnaît ce que nous sommes,
00:52 ce que nous avons dans la tête, on ne sait pas trop comment ça marche,
00:54 mais pour autant, la majorité de nos sens sont concentrés quand même sur notre auteur là.
00:59 Le factif, les yeux, le goût.
01:01 Oui, mais il faut partir d'un autre principe.
01:03 Au départ, en nous, on a une mémoire.
01:06 On a une mémoire, mais comme Jung disait, l'inconscient collectif.
01:11 Il faut savoir qu'on a en nous la mémoire de nos parents,
01:14 avant qu'ils ne nous conçoivent.
01:16 Après ce qu'ils ont fait, après nous avoir conçus,
01:19 on ne l'a pas dans notre mémoire.
01:20 Et tout ce que papa avait dans ses concouignettes avant,
01:23 il a fait disparant avec maman.
01:24 Oui, il y a une vibration, il y a un effet cosmique.
01:26 C'est dans notre mémoire.
01:28 Mais lui-même et elle-même, tous les deux avaient aussi la mémoire de leurs propres parents.
01:32 Bien sûr.
01:33 Donc c'est ce que Jung appelle l'inconscient collectif.
01:36 Et puis il y a un truc que moi qui me plaît beaucoup,
01:38 que j'ai relié il y a deux jours sur Einstein,
01:41 c'est que toutes les vibrations,
01:44 toutes les ondes, la pensée par exemple, ne meurt jamais.
01:47 La pensée, quelqu'un qui meurt, ton père, ta mère,
01:51 leur pensée ne meurt pas.
01:53 Je pense à la même chose.
01:54 La pensée, c'est une onde.
01:56 Si tu lâches un caillou dans l'eau, ça fait une onde qui va en fait à l'infini.
02:01 À l'infini, à la perdure.
02:02 À l'infini, elle ne meurt jamais, elle s'en va, elle continue.
02:05 Alors évidemment, elle est de plus en plus homéopathique.
02:08 Elle s'épaire, oui, voilà.
02:10 Donc il est évident que la mémoire d'un arrière-arrière-arrière-grand-père
02:14 doit être très très très homéopathique.
02:16 Mais elle est là, elle est là en nous.
02:19 Et ce qu'il y a, c'est dans notre inconscient, notre cerveau droit,
02:22 thématiquement, parce que ce n'est pas 100% comme ça,
02:24 il y a le conscient, l'inconscient, le méta-conscient, le para-conscient, le subconscient.
02:28 On a su hiérarchiser tout ça.
02:30 Donc thématiquement, comme disait Milton Erikson,
02:35 on va dire que ce qui est inconscient, c'est tout ce qui n'est pas conscient.
02:37 Comme ça, c'est plus simple à comprendre.
02:39 Et donc dans le côté droit, on a l'inconscient,
02:41 dans le côté gauche, le conscient.
02:43 Mais la difficulté, c'est de faire venir dans le conscient ce qui est stocké dans l'inconscient.
02:48 Tout à l'heure, on parlait d'un truc,
02:50 si je te dis "tu as une frite dans ton assiette",
02:52 tu ne t'en rappelleras même pas demain.
02:54 Alors que si je te dis "il y a une guêpe",
02:56 et puis la guêpe, ça crée une émotion parce que tu as peur de te faire inquiéter, etc.
03:00 Même dans 10 ans, si on te questionne sous l'hypnose,
03:03 tu nous raconteras la scène de la guêpe dans ton assiette.
03:06 Donc, parce que tout ce qui crée une émotion est stocké dans l'inconscient.
03:10 Tout ce qu'on a vu, lu, vécu, senti, entendu, goûté, touché ou fait dans notre vie,
03:16 qui a créé une émotion, est stocké dans l'inconscient.
03:19 Et cet inconscient, quand on fait des enfants,
03:22 on transmet cet inconscient à nos enfants.
03:25 Et donc, il y a une pensée permanente.
03:28 Mais en fonction de la manière dont on pense,
03:31 si on pense de manière visuelle ou de manière kinesthésique,
03:33 ou olfactive, ou gustative,
03:35 ce sera différent.
03:37 - OK, justement, Daniel, on a deux tendances principales quand même,
03:41 en termes d'expression, pour, je dirais, profiter,
03:44 j'aime bien ce terme, profiter de l'hypnose.
03:47 - Disons que, ce qu'on appelle le vacogne en PNL,
03:51 pour ceux qui font de la PNL, visuel, auditif, kinesthique, olfactif et gustatif.
03:55 Il faut savoir que tout le monde fonctionne à peu près à 55% sur un des cinq canaux.
04:00 Un ou deux pour cent près.
04:02 Tout le monde fonctionne à 33% sur un second canal.
04:05 Un ou deux pour cent près.
04:07 Et tout le monde fonctionne à 6% sur le troisième canal,
04:09 4% sur le quatrième, et 2% sur le cinquième.
04:12 - Oui, bien sûr, mais on a une tendance.
04:14 - Ce qui veut dire que, si tu as quelqu'un, par exemple,
04:16 qui est kinesthésique en premier,
04:18 donc qui se couche, les sensations, etc.,
04:20 et qui est visuel en second,
04:22 eh bien, il ne pourra pas avoir une relation affective intime
04:26 avec, par exemple, une personne qui va être auditive, olfactive.
04:30 Parce que, dans l'intimité,
04:34 le visuel a besoin de voir et besoin de toucher.
04:37 Mais l'auditive, il ne faut pas la toucher.
04:40 Et l'acte sexuel, c'est sous la couette dans le noir total.
04:43 Donc, il y en a un qui restera avec le bigoudi à 6h30,
04:46 pour lui avoir le déjeuner midi,
04:48 et l'autre qui ne se réveillera pas non plus
04:50 parce qu'ils ne correspondent pas l'un avec l'autre.
04:52 Mais ça, ce n'est pas rattrapable.
04:54 On peut apprendre à développer les autres sens,
04:58 mais on ne peut pas bluffer toute notre vie.
05:00 - On ne peut pas se mentir.
05:02 - C'est du bluff.
05:04 Alors, quand c'est commercial, quelqu'un peut bluffer.
05:06 Quand c'est thérapeutique, un thérapeute peut bluffer.
05:09 Parce qu'il va bluffer avec son client ou son patient
05:12 le temps de la consultation, d'une heure ou d'une heure et demie,
05:16 en s'imprégnant de l'autre.
05:18 Et puis, il va passer à un autre client,
05:20 il va s'imprégner du nouveau.
05:22 C'est un travail permanent.
05:24 Mais il ne pourrait pas bluffer de la même façon
05:27 tout le temps avec quelqu'un, une personne aimée, par exemple,
05:30 un associé, même. Il ne parle même pas d'amour.
05:33 - Alors justement, on voit cette complexité.
05:36 On est, je dirais, pris entre deux tenailles.
05:40 Une tenaille de l'invisible, c'est notre cerveau.
05:44 Et puis, une tenaille de l'impossible, c'est pratiquer l'hypnose.
05:47 Pour autant, Danilane, aujourd'hui, les cours sont là,
05:50 l'auto-hypnose, comme tu l'évoques,
05:52 je veux dire, d'aucun est en mesure,
05:54 après une courte formation, de se doter, j'allais dire,
05:57 d'un super pouvoir vu par la société.
06:00 - C'est leur premier cours, ils ont démarré à 9h.
06:02 Demain, à 15h, tout le monde est capable de s'anesthésier.
06:05 - Impensable et incroyable.
06:07 - Demain, à chacun, je leur donne une pince et ils doivent...
06:10 - C'est à l'ordre. - ...sans ressentir la moindre douleur.
06:13 - Alors qu'est-ce qu'on vient éveiller, qu'est-ce qu'on vient réveiller?
06:16 - Il faut savoir que la douleur n'est qu'un dou-leur.
06:19 C'est un leur. - Un qu'un leur.
06:21 - Si moi, on me fait ça, je vais le sentir comme toi.
06:25 Mais instantanément, parce que j'ai déclenché un processus,
06:28 j'ai un mot que j'ai depuis 55 ans,
06:31 je pense à ce mot et je pense insensible et c'est insensible.
06:34 - Insensible, oui. - C'est pour ça que j'ai été opéré
06:36 plusieurs fois, souvent sans avoir eu de anesthésie.
06:39 Et je discute avec le chirurgien pendant l'opération.
06:42 - Alors, si je comprends bien, Daniel, des douleurs,
06:45 des phobies, des araignées, des phobies de l'avion,
06:48 d'un coup de clic, comme ça, on va se libérer de...
06:51 - Il y a souvent une phobie, moi, ça m'est arrivé bien souvent,
06:54 il y a une phobie en 20 minutes. - Ah oui.
06:57 - Entre 20 minutes et une heure. - Ça peut sauver,
07:00 ça sauve des vies sociales, ça sauve des vies familiales.
07:03 - Mais attention, ce qu'il y a, alors, en thérapie,
07:06 une phobie, on peut l'enlever en 5 minutes.
07:09 Mais attention, elle va peut-être déclencher autre chose.
07:12 Donc ça nécessite un entretien préalable,
07:15 ce que les médecins appellent une anamnèse, mais qu'ils font rarement,
07:18 un entretien, c'est-à-dire le pourquoi, le comment,
07:21 les tenants, les aboutissants, comment ça a été déclenché,
07:24 à quel âge, de quelle façon, parce que
07:27 si on n'enlève pas les éléments déclencheurs,
07:30 on va simplement déplacer le problème.
07:33 - Je comprends. - Comme je vois, par exemple,
07:36 quelqu'un qui t'apprend en 2 jours à guérir les gens du tabac.
07:39 Sans tenir compte du pourquoi la personne fume,
07:42 du comment elle fume,
07:45 comment elle a commencé, quels sont les soucis qu'elle a,
07:48 ça c'est indispensable d'avoir un préalable.
07:51 Quand vous fumez comment ?
07:54 Est-ce que vous fumez quand vous êtes tout seul caché ?
07:57 Ou est-ce que vous fumez plutôt quand vous êtes en trivialité ?
08:00 Est-ce que vous fumez quand vous êtes énervé ?
08:03 Est-ce que vous fumez plutôt dans votre lit ?
08:06 Et puis, quand est-ce que vous avez commencé ? Comment ? Pourquoi ?
08:09 Avec des copains, vous pouvez faire comme les grands,
08:12 il faut avoir certains paramètres, parce qu'il faut les casser.
08:15 Il faut casser les embrasses et en mettre d'autres à la place,
08:18 mais des encraches positives.
08:21 Quand on acquiert l'auto-hypnose, on n'a pourtant pas tout ce spectre en soi.
08:26 - On va vers quoi ? - Il vient de faire une expérience avec moi tout à l'heure.
08:29 C'est de se débarrasser de problèmes psychologiques
08:32 pour remplacer par un projet.
08:35 - C'est mieux ! - Notre ami le boxeur,
08:38 c'est la 3ème fois qu'il le fait avec moi, il disait ça à tout le monde,
08:41 "mais j'ai déjà les résultats". C'est la 1ère fois qu'il l'a fait,
08:44 il a constaté le résultat. Alors la 2ème fois, le résultat était encore plus fort,
08:48 je viens de le refaire encore une 3ème fois avec moi, bon voilà.
08:51 - On a le sentiment que par le biais de l'hypnose,
08:54 on vient, je dirais un peu, enterrer une notion de tristesse
08:57 au profit d'une joie, d'un bonheur. Tu évoquais la douleur,
09:01 mais il y a aussi le bonheur, quel est le bonheur, le bon moment, cette fixité ?
09:05 - Le bonheur, c'est quoi ? On a tous vécu des bonnes heures.
09:08 - Ben oui ! - Et des mauvaises heures.
09:10 - Le bonheur, c'est vivre 24 heures sur 24, des bonnes heures,
09:15 365 jours sur 365. - C'est ce qu'on souhaite.
09:18 - C'est pour ça que moi je dis que j'ai pas une vie jouissive, j'ai une vie orgasmique.
09:22 Je fais ce que j'aime, quand j'aime, comme j'aime et où j'aime.
09:25 Tout ce que je n'aime pas, je le fais faire.
09:27 - C'est une bonne sous-traitance. - Je ne fais rien.
09:30 J'ai inventé un dicton, c'est de ne jamais remettre au lendemain
09:34 ce qu'un autre peut faire maintenant, ce jour-même.
09:37 - J'adore ! Ce qu'ils produisent nous rend riches, je te disais,
09:40 mais quand on émule, c'est génial, parce que laissons faire
09:43 ceux qui ont envie de faire et complétons nous.
09:46 - Tu vois, par exemple, je t'en ai expliqué tout à l'heure, en cours,
09:49 il y en a un qui dit "toi tu fais du cholestérol, toi tu fais du diabète".
09:52 Moi tu le vois, parce que c'est le métier. Et il fait du cholestérol, pourquoi ?
09:55 Parce qu'il ne colle pas à son rôle. Il y a plein de gens,
09:58 même les médecins, qui ne savent pas ce que veut dire "cholestérol".
10:01 Le cholestérol, c'est du latin, ça veut dire "l'être qui ne colle pas à son rôle".
10:04 Quand tu ne colles pas à ton rôle, tu développes du cholestérol.
10:07 Donc des mauvaises graisses dans le sang, etc.
10:10 Et ce ne sont pas les médicaments qui vont te l'enlever.
10:13 Oui, tu vis avec, à cause du médicament, mais tu deviens dépendant du médicament.
10:16 - Ah oui, c'est comme un contraint. - Il ne vient pas le faire pour se polluer autre chose,
10:19 il fera d'autres médicaments pour aller relutter contre ça. Non.
10:22 Alors que, moi par exemple, quand on parle de finance, oh punaise,
10:25 cholestérol, ça c'est ce que j'en fais parce que je ne supporte pas.
10:28 Je suis originaire d'un milieu modeste, mon père était milles-visiers,
10:31 ma mère, file d'agriculteur. - Breton.
10:34 Et puis je me suis trouvé propulsé dans des sphères mondiales
10:38 avec des présidents de sociétés, des présidents de pays,
10:41 avec des multinationales et tout.
10:44 Moi le petit gars de Châteaubriand qui monte,
10:48 j'étais gêné. Et puis je me suis retrouvé à brasser.
10:52 - À avoir de la maïque comme on dit par chêne. - Là, j'étais malade.
10:55 - Trop de soupe. - J'ai fait des trucs de cholestérol gigantesque.
10:58 Alors j'ai pris quelqu'un qui s'en occupe et moi je ne m'en occupe pas.
11:02 Je ne veux même pas savoir combien ça coûte ni rien.
11:05 Rien. J'achète une paire de baudades, je ne veux pas savoir combien elles coûtent.
11:08 Je vends quelque chose, je vends un cours, je ne sais même pas combien ils payent.
11:11 Je m'en fous. Complètement.
11:14 - Ça serait l'émerveillement. - Oui.
11:17 Parce que comme je te dis, je fais ce que j'aime quand j'aime comme j'aime et où j'aime.
11:20 Je ne fais que ce que j'aime.
11:23 Alors ça c'est le cholestérol, l'être humain ne colle pas à son rôle.
11:27 Attention, dans la vie, on a tous des rôles.
11:30 Rôles de père vieillis de nos enfants, rôles d'enfants vieillis de nos parents,
11:33 rôles de voisinage, rôles professionnels, rôles financiers, rôles sociaux.
11:37 On a plein de rôles. Et quand on fait du cholestérol,
11:40 c'est qu'on a l'un des rôles de notre vie.
11:43 - Qui ne va pas. - On ferait mieux de faire assumer par quelqu'un d'autre.
11:46 D'où mon dicton. Et puis notre bar, par exemple, il y en a un autre qui est là-bas.
11:50 Mais attention, toi on diabète. Comment tu le sais ?
11:53 Parce que tu as le diable et la bête qui te rongent en ce moment. Diabète, diabète.
11:57 C'est du grec. Ça vient du Pan-Créas, le dieu Pan créa la vie.
12:02 Le Pan-Créas, le dieu Pan. C'est celui qui a un braquemard de 33 cm,
12:07 à l'époque, il ne faut pas lire, mais qui a créé la vie.
12:11 Le dieu Pan créa, Pan créa, la vie.
12:14 S'il ne se sent pas reconnu pour ce qu'il a créé, il a le diable et la bête qui le rongent.
12:17 Le diabète. Et toutes les maladies, le nom des maladies a été créé par rapport à leur origine.
12:22 Même les médecins ne savent pas. Un médecin, on aurait une science perdue,
12:28 une science des anciens qu'on a donné un peu aux alchimistes.
12:33 J'ai re-plongé complètement dedans. Moi, avec des groupes un peu ésotériques,
12:37 le langage des oiseaux et tout, ça parle.
12:40 Tu sais, tout à l'heure, je disais, toi, tu as tel problème de dos, toi, tel problème.
12:46 Comment tu le sais ? Tu as le doigt, tu fais des trucs comme ça.
12:49 Donc, il y a quelqu'un qui fait des trucs comme ça, par exemple, pour aller dans son travail.
12:54 Il dit, j'en ai plein le dos. Quelqu'un qui a les lombaires, il fait ça.
13:00 Le problème de sa famille, il a plein le dos de sa famille, de la famille qu'il a créée.
13:05 Son conjoint, ses enfants. Et puis le sacrum, plein le dos de ses parents.
13:10 La vibration, justement, on a ce corps que tu viens de distinguer.
13:15 On parle souvent du corps éthérique, c'est-à-dire cette partie invisible qui est vibration, qui est énergie,
13:20 qui n'est pas toujours facilement compréhensible par d'aucuns,
13:23 parce que beaucoup de définitions viennent là aussi nourrir, voire diviser finalement nos connaissances.
13:29 Mais pour autant, cette dualité...
13:31 Ça fait bouger le truc.
13:32 Cette dualité est la nôtre.
13:35 On joue avec l'hypnose, avec ces deux corps.
13:38 Alors, il y a la partie cachée, je vais l'expliquer.
13:41 Dans la vie, il y a toujours 7 points de vue. 7 points de vue.
13:45 7 points de vue visuels, 7 auditifs, 7 olfactifs, 7 gustatifs et 7 kinesthésiques.
13:50 Ça fait 35 points de vue.
13:52 Alors qu'on a créé les croyances par des trinités.
13:55 3 points de vue.
13:56 En politique, la droite, la gauche, le centre.
13:58 En religion catholique, le Père, le Fils, le Saint-Esprit.
14:02 Dans la société, Papa, Maman, l'Instituteur.
14:04 Le blanc, le noir et le gris.
14:06 Tout le temps, tout le temps, tout le temps, toujours par des trinités.
14:09 Dans les 3 passages. Il est étroit, mais il y en a 3.
14:12 Voilà, les 3.
14:14 On fait croire aux gens qu'ils connaissent, alors qu'ils sont vraiment dans la croyance.
14:19 Ils croient, ils ne connaissent pas.
14:21 Si tu n'as pas au minimum 7 points de vue, tu ne connais rien.
14:24 C'est après un peu entre le dogme et l'agnose.
14:26 Non, je t'explique.
14:27 Tu vois, un dé a joué. Il y a 6 côtés.
14:30 Donc 7 points de vue.
14:31 Tu m'expliques.
14:32 Si tu regardes d'un côté, c'est le 2.
14:35 Moi, en face, de l'autre côté, je vais avoir le 5.
14:38 Parce que la somme de 2 côtés, c'est toujours 7.
14:40 Tu as le 1, moi de l'autre côté, j'aurais le 6.
14:42 Mais par contre, si tu regardes, après le dé en biais, tu vas voir 3 côtés à la fois.
14:48 C'est le 7ème point de vue.
14:50 Et le 8ème, c'est la spiritualité, les 3 côtés qu'on ne voit pas.
14:54 Ça laisse réfléchir, ça laisse ponctuer, à Chardin et Dan.
14:59 Justement, l'hypnose, alors. Je reviens sur...
15:01 Il prend en permanence ton pied. Tu tapes dans ton truc et en permanence.
15:04 On va le restaurer.
15:05 Justement, l'hypnose, nous amène à quoi ici ?
15:09 Je dirais à mettre un peu plus de bougies sur le chemin, à nous éclairer, à...
15:13 L'hypnose réveille nos facultés inconscientes.
15:16 Nous sommes tout le temps...
15:18 On nous surdéveloppe le conscient au détriment de l'inconscient.
15:22 Tout à l'heure, tu verras, si tu vas être avec nous, je vais expliquer ça.
15:26 Avec des graphiques.
15:27 On surdéveloppe le conscient.
15:29 Que moi, j'appelle le "cons-chiant".
15:31 Parce que Platon, déjà, disait qu'on avait le cerveau droit qui était la "con-naissance".
15:39 "Con" qui veut dire "avec".
15:41 Avec la naissance.
15:43 Donc ce cerveau droit, il est complet à la naissance.
15:45 Tous les spécialistes s'accordent à dire qu'on ne va même pas rajouter un millième dans une vie entière.
15:50 À ce qu'il y a déjà.
15:51 Donc c'est ce qu'on va mettre dans le conscient.
15:53 Le conscient, la rationalité, le détail, l'analyse, etc.
15:57 Ils vont être dans ce conscient.
15:59 La logique, le raisonnement, vont être dans le conscient.
16:02 Et ça, c'est des choses qu'on a apprises.
16:04 Tu vois, par exemple, la logique.
16:06 Ça n'existe pas.
16:08 La logique du japonais, ce n'est pas celle d'un Français.
16:10 La logique d'un gros, ce n'est pas celle d'un mec.
16:12 La logique d'un intellectuel, ce n'est pas celle d'un manuel.
16:14 La logique veut que... La logique du gus qui parle.
16:17 La logique du professeur, qui essaie d'inculquer sa logique à tout le monde.
16:21 Le raisonnement.
16:23 Alors que de l'autre côté, tu as les rêves.
16:25 Ça, c'est universel.
16:26 Le raisonnement, il est en face, l'intuition.
16:28 L'intuition, c'est universel, on l'a tous.
16:30 Sauf qu'on nous l'endort par de l'hyper-raisonnement.
16:32 On raisonne.
16:34 Mais la raison, un charcutier et un chirurgien ne raisonneront jamais pareil.
16:38 Alors qu'ils sont tous les deux dans la viande.
16:40 Pas la même.
16:42 Alors qu'en face, il y a l'intuition.
16:44 Et plus tu développes le raisonnement, plus c'est au détriment de ton intuition.
16:46 Alors qu'en Asie, on s'appuie sur ton côté droit de cerveau,
16:50 toutes tes facultés inconscientes pour développer le conscient.
16:53 Nous, en France, enfin en Europe, et particulièrement en France,
16:56 on endort l'inconscient pour surdévelopper le conscient,
16:59 si bien que les gens deviennent très obéissants.
17:01 Tu adhères à cette théorie des peuples avec les quatre,
17:04 le peuple de l'eau, le peuple du feu.
17:06 On serait nous, l'Occident, le peuple de feu,
17:08 et donc du coup pris par ce que tu viens de nous évoquer.
17:11 Mais tu verras tout à l'heure que j'expliquerai en détail ça.
17:15 En détail parce que c'est le jour où tu comprends ça.
17:20 Tu changes de vie.
17:22 Tu arrêtes de croire tout ce qu'on te raconte.
17:25 Tu sais, à une époque, moi je suis des débuts de la télévision,
17:29 j'ai 76 ans, j'ai connu les premiers téléviseurs en France,
17:32 il y avait le médecin qui avait un téléviseur.
17:34 L'ORTF, Charles de Lézard.
17:35 Alors lui, il y avait une clientèle gigantesque
17:37 parce que les gens, il y avait la télévision dans sa salle d'attente,
17:39 il faisait un chiffre d'affaires colossal.
17:41 Ah bah oui, tout le monde allait voir la télé.
17:43 Et ce qu'il y a, c'est les publicités, on faisait vu à la télé.
17:47 Quand tu avais vu à la télé, donc vrai.
17:49 Alors qu'aujourd'hui, c'est plutôt vu à la télé,
17:51 donc faux.
17:53 On a un peu inversé, oui.
17:54 On a appelé télé-réalité, des trucs qui sont archi faux.
17:58 C'est vrai que c'est vrai.
17:59 On a tout inversé.
18:01 On a inversé parce qu'on a tout confondu par besoin et envie.
18:07 Les gens vont dire j'ai envie de aller aux toilettes.
18:09 Non, j'ai besoin.
18:11 Sinon je fais dans mon froc.
18:13 Ils vont dire j'ai besoin d'une clope.
18:15 Non, j'ai envie.
18:16 Ou j'ai besoin d'une petite bière.
18:18 Non, j'ai envie, j'ai besoin de boire,
18:20 j'ai besoin d'une bière plutôt que d'un.
18:22 Oui.
18:23 OK ? Il y en a que deux qui sont vides.
18:24 Quand tu fais la liste, les gens ont transformé les besoins en envies,
18:27 les envies en besoins.
18:29 Et ça permet de bien manipuler les gens,
18:31 parce qu'on les met dans des croyances.
18:33 Il y a un philosophe qui a été fort, c'est Spinoza,
18:35 peut-être qui t'a inspiré forcément,
18:37 puisque sur cette notion de désir, de plaisir, de choisir,
18:40 finalement, c'est fondamental.
18:42 On vient titiller un peu une zone irréfléchie de la raison.
18:44 On est là entre inconscient et raison.
18:47 Non, ce n'est pas la zone irréfléchie de la raison.
18:49 La raison, c'est justement réfléchir.
18:51 Oui, mais il y a peut-être un petit bout de cette raison qui...
18:53 Et de l'autre côté, c'est l'intersection.
18:55 Il y a une séparation entre les deux.
18:57 Elle est vraiment nette,
18:59 il n'y a pas un petit bout quand même qui se glisse.
19:01 Disons que justement, avec les glosses,
19:02 on arrive à faire passer ce qu'il y a dans l'inconscient,
19:04 dans le conscient.
19:05 Et à ce moment-là, je te dis,
19:07 je ne sais pas moi, quelqu'un qui avait la phobie des...
19:10 On parlait tout à l'heure de la phobie des araignées,
19:12 après tu prends une araignée dans la main et tu la caresses.
19:14 Tu n'en as pas peur.
19:15 Au bout de 20 minutes.
19:17 C'est tout petit ce truc-là.
19:19 C'est tout mignon.
19:20 Mais tu fais comprendre à la personne que l'araignée,
19:22 je vois des enfants qui vont...
19:23 "Aaah, une araignée !"
19:24 Mais l'araignée, "Ah, je te l'écoute, c'est bien,
19:26 tu as une araignée, tu ne vas pas avoir de moustiques.
19:28 Parce que l'araignée, dans sa toile,
19:30 elle prend les moustiques, elle prend les mouches et tout ça,
19:32 tu n'aimes pas les mouches ? Ah non !
19:33 Alors l'araignée, elle est là pour t'aider.
19:35 Tu montres une autre vision."
19:36 Alors là, je schématise bien sûr, mais...
19:38 On voit finalement, à tes côtés, Danyane,
19:40 on ouvre peut-être ce que nous avions en nous,
19:42 ce que les peuples premiers avaient finalement.
19:44 Une forme de, j'allais dire, une démarche un peu païenne
19:48 sur finalement une bonne connaissance
19:50 de ce que l'on doit être, de ce que l'on est.
19:53 Et finalement, l'hypnose nous ramènerait,
19:55 sans ces guerres de religion,
19:57 justement, à ce point central de l'homme.
20:00 J'ai bien le mot "les guerres de religion"
20:01 parce que toutes ces guerres...
20:02 Bah oui, toutes tes guerres, oui.
20:03 Tous les politiciens se servent des religions
20:05 pour faire des guerres.
20:06 Depuis qu'on a mis un calendrier fictif.
20:09 Les politiques qui sont au-dessus des politiciens,
20:11 en haut de la pyramide,
20:13 se servent des politiciens pour organiser tout ça,
20:16 qui se servent des multinationales, et puis voilà.
20:19 Donc là, on est là.
20:21 On fait un lance à un grand, je dirais,
20:23 une grande voie de liberté, l'hypnose.
20:25 De ressources à soi-même.
20:27 Je l'ai dit, je vais dire très schématiquement,
20:29 je fais ce que j'aime, quand j'aime, comme j'aime.
20:31 Liberté totale.
20:32 Et personne au monde ne peut m'obliger à faire un truc
20:34 que je n'ai pas envie de faire. Personne.
20:37 Finalement, l'hypnose pourrait reprendre ce qu'il y a
20:39 au fronton de mairie, liberté, égalité, fraternité.
20:42 Oui, mais ça, par contre, les valeurs,
20:44 c'est les valeurs de la France.
20:45 Une valeur, c'est quelque chose...
20:47 Les valeurs des hommes, peut-être.
20:48 C'est un truc qu'on n'a pas.
20:49 On n'a pas la liberté, on n'a pas l'égalité,
20:51 on n'a pas la fraternité.
20:52 Pas trop, non.
20:53 C'est comme dans une société.
20:54 Imagine que tu aies deux cadres d'entreprise.
20:57 Un qui a tant de valeurs, parce qu'on a tous
21:00 trois valeurs principales, et puis à peu près,
21:02 enfin, deux à trois valeurs principales,
21:04 et trois, quatre valeurs secondaires.
21:06 Alors qu'il y en a 650 des valeurs.
21:08 Au moins.
21:10 Imagine un cadre qui a comme valeur
21:12 ponctualité et respect.
21:16 Et puis, il a son collègue qui a
21:19 comme liberté et respect.
21:22 Tu te dis, super, il a une valeur en commun, respect.
21:25 Mais imagine, celui qui a comme ponctualité,
21:27 il dit, "Bon, monsieur Durand, s'il vous plaît,
21:29 demain matin, ce qu'on peut se voir de 9h à 9h10,
21:31 c'est un dossier dont je voudrais vous entretenir."
21:33 "Oh ouais, pas de problème."
21:34 Et l'autre se pointe à 9h08.
21:36 "Monsieur Durand, on avait dit 9h."
21:38 "Vous n'allez pas m'emmerder pour 5 minutes."
21:40 "Ce n'est pas 5 minutes, ça fait 8-10 minutes
21:42 que notre rendez-vous est pratiquement terminé."
21:44 "Oh, vous me faites chier. Je peux rester une heure de plus
21:46 hier soir, je reste une heure de plus ce soir, si vous voulez."
21:48 Oui, c'est une liberté, il ne faut pas avoir un langue qui quine.
21:50 Mais tu laisses ces deux-là travailler ensemble,
21:53 ils ruinent la boîte.
21:55 Ah oui, ça ne marche pas, ça. On est bien d'accord.
21:57 Ils ruinent la boîte.
21:59 Donc, il faut, quand on embauche dans les cadres
22:01 des grands chefs d'entreprise,
22:04 des DRH, on fait très attention à ça.
22:06 La morphopsychologie de la personne,
22:09 à ses valeurs,
22:11 et également à ses canaux sensoriels.
22:13 Parce que si tu mets, par exemple, un canot sensoriel,
22:15 tout à l'heure je parlais de visuel kinesthésique,
22:18 et puis auditive, olfactive.
22:20 Mais dans le travail, tu fais la même chose.
22:23 Je ne sais pas moi, le cadre
22:26 qui va être de deux canots,
22:28 et ça se trait d'air de deux canots différents.
22:30 Elle ne comprend rien de ce qu'il lui dit,
22:32 et lui, il ne comprend rien de ses explications à elle.
22:35 Alors, quelquefois, on va dire, il faut qu'ils aient tous les deux les mêmes canots.
22:38 Non. Parce que si ils ont tous les deux les mêmes canots,
22:41 même s'il y en a un qui est le PDG, et l'autre qui n'est que la secrétaire,
22:44 elle ne va pas vouloir contredire son PDG
22:47 s'il y en a deux mêmes canots que lui.
22:49 Parce que ça va être un seul lui qui va être le chef.
22:51 Alors, il faut donc qu'il y ait un canal en commun,
22:54 et un canal différent.
22:56 Parce que le canal en commun, c'est le lien qui va s'établir entre les deux,
22:59 et le canal différent, ça va être la complémentarité qui vont s'apporter.
23:03 Dans un couple, c'est pareil.
23:05 Ah bien sûr. Justement, l'hypnose, pour terminer ce repas,
23:07 parce que la formation va continuer tout à l'heure, cher Danny.
23:10 Elle a une grande méconnaissance,
23:13 parce que c'est vrai que le folklore nous l'a amené sur les scènes du Music Hall.
23:17 Je l'ai fait moi-même.
23:19 Mais la différence avec ce qu'on voit quelques fois,
23:21 c'est que moi, à chaque fois, dans toute démonstration que je faisais,
23:24 j'expliquais, par exemple, si je transperçais quelqu'un à travers la gorge ou le ventre,
23:27 ou n'importe où, j'expliquais comment fonctionnait ce principe anesthésique.
23:31 Comment j'avais utilisé la fascination,
23:33 comment je m'étais synchronisé sur la personne,
23:35 quels étaient les canaux sensoriels.
23:37 J'expliquais comment j'avais fait, et donc les applications en chirurgie.
23:41 Pour chaque expérience que je faisais.
23:43 Alors que souvent, on voit des gens qui font du spectacle d'hypnose,
23:45 "Ah, c'est bon, on n'a rien compris, on assiste à un numéro de cirque."
23:49 Justement, l'aide de noblesse,
23:52 depuis déjà une belle décennie et au-delà,
23:54 le monde hospitalier, aujourd'hui, intègre l'hypnose en tout cas, en ses murs.
23:58 Depuis 1996.
24:00 Oui, voilà, j'ai dit il y a une vingtaine d'années, c'est ça.
24:02 C'est plutôt positif quand même, ça permet là aussi...
24:05 Oui et non.
24:06 Oui et non.
24:07 Oui et non.
24:08 Parce que, par exemple, il y a une dame,
24:10 c'est Mme Femmobile, et Marie-Elisabeth Femmobile de Liège,
24:13 qui a appelé un certain système l'hypnocédation.
24:18 C'est-à-dire que tu relaxes le patient pour qu'il supporte l'anesthésie.
24:22 Mais tu mets quand même de l'anesthésion.
24:24 Tu baisses de 20 ou 25% ou 30%, mais tu en mets.
24:27 Alors qu'avec l'hypno-anesthésie réelle,
24:29 on peut le faire sans la moindre goutte d'anesthésion.
24:32 Je peux t'en montrer tout à l'heure en film.
24:34 Il faut être jusqueboutiste, quand on fait l'hypnose, on y croit.
24:37 Alors, parce que moi j'ai le Dr Marciano, qui est à Saint-Louis,
24:40 chirurgien dentiste, il fait des implants sans la moindre goutte d'anesthésion.
24:44 Ça, ça doit être agréable.
24:45 Il va faire ma femme...
24:47 12 implants.
24:49 Dieu que ça fait mal, c'est vrai.
24:51 Sans anesthésie.
24:52 Oui, incroyable.
24:54 Pour terminer, parce que le groupe est là,
24:56 puis ils ont quand même cette impatience.
24:59 Voilà, ces gens viennent chercher quoi, finalement ?
25:01 Je ne veux pas dire le miracle, ils viennent chercher la liberté,
25:04 c'est ton maître mot.
25:05 Certains qui se sont rendus compte par une conférence,
25:07 il y en a qui m'ont vu en conf et qui se sont dit,
25:09 "Tiens, c'est peut-être la solution à mes problèmes."
25:11 D'autres qui ont envie d'une reconversion professionnelle.
25:15 Oui, on l'évoquait tout à l'heure.
25:16 Ils se disent, "Bon, ben voilà, il est temps que je change
25:18 parce que je me suis toujours intéressé à la psychologie,
25:21 à l'être humain et tout."
25:22 Et puis bon, là, l'hypnose est peut-être une voie.
25:26 D'autres qui sont déjà dans le coaching
25:29 et puis qui se disent, "Ben voilà, ça c'est un outil."
25:31 Puisqu'ils savent que je me suis occupé de plein de champions
25:34 à l'échelon international.
25:36 Donc, je me dis, "Ben, s'il l'a fait, je peux le faire aussi."
25:39 Il y a donc...
25:40 Dans la vie, de toute façon, il faut être échantillon de ce qu'on vend.
25:44 Je dirais que pour mettre un mot...
25:45 Si tu voulais faire pousser les cheveux à quelqu'un,
25:47 tu aurais du mal parce qu'on y croirait.
25:48 Oui, moi je me les rase, Chardinier.
25:50 Je blague, je blague.
25:52 J'allais dire qu'il y a un mot que j'aime bien,
25:54 qui pourrait synthétiser, c'est percevoir.
25:57 Il faut percer pour voir.
25:58 Avoir cette audace justement de notre bulle,
26:01 un petit peu qui nous protège
26:03 ou qui semble en tout cas nous protéger.
26:05 Faisons des trous dedans et on fait rentrer la lumière,
26:07 comment dire ?
26:08 Oui, percevoir, c'est plus que ça.
26:14 Il y a beaucoup de gens qui se pensent une carapace.
26:16 C'est carrément une armure sur eux.
26:18 Et l'armure, tu sais un jour on a inventé l'armure
26:21 parce que les gens avec les...
26:23 Mais sauf qu'un beau jour, on a mis l'armure sur le cheval,
26:26 on a mis l'armure au type
26:27 et puis tu as un type qui est arrivé,
26:28 il n'avait pas d'armure,
26:29 il était tellement plus léger que les autres
26:31 qu'il allait plus vite et "chut, hop".
26:33 Donc l'armure, il faut s'en débarrasser.
26:36 Parce que l'armure fait qu'on ne nous reconnaît pas,
26:39 on ne nous voit pas.
26:41 Et on se dit, parce qu'on ne peut pas se reconnaître soi-même,
26:43 on est l'armure.
26:44 Si on se regarde dans une glace,
26:46 nous sommes l'armure dans laquelle nous sommes.
26:48 On n'est pas la personne.
26:50 Il n'y a qu'à poil qu'on se reconnaît, à poil.
26:52 Psychologiquement, même physiquement d'ailleurs.
26:56 Mais si les gens qui sont dans un camp de naturistes,
27:00 ils n'ont plus de barrière.
27:02 Et puis les gens qui sont dans un camp de naturistes,
27:04 parce que je les ai mis les pieds,
27:06 à l'époque de ma paralysie,
27:07 parce que j'ai pas le soleil et tout,
27:09 tu te regardes dans les yeux quand tu parles à quelqu'un.
27:12 Donc quelqu'un qui est habillé,
27:14 tu vas regarder ses chaussures,
27:15 tu as les chaussures originales,
27:16 son pantalon, sa jupe, son machin,
27:18 tu regardes partout.
27:20 Et tu vas juger la personne par rapport à l'ensemble de ce que tu as vu.
27:24 Alors que, si tu es face,
27:26 si tu es nue face à quelqu'un,
27:28 tu la juges par rapport à ses yeux.
27:30 Tout est dans le regard,
27:31 tout est dans ses mimiques, dans ses expressions,
27:33 uniquement là-dedans, pas dans le reste.
27:35 Et donc, avec l'hypnose,
27:37 on arrive à se mettre à poil psychologiquement.
27:40 C'est le même principe.
27:42 Mais on se met tout nu, tout seul,
27:44 devant son miroir en quelque sorte,
27:46 psychologiquement,
27:47 et tout nu face à l'autre, psychologiquement.
27:50 Mais lui aussi est tout nu vis-à-vis de nous,
27:52 et c'est-à-dire qu'on voit autre chose de la personne.
27:55 Et on se reconnaît dans l'autre.
27:57 C'est la porte d'entrée à la connaissance.
28:01 J'allais dire, pour faire un petit mot de fin,
28:03 comme ça avec un peu d'humour,
28:04 s'il y a bien une guerre à mener avec toi, Chardin-Nilan,
28:06 c'est la guerre des boutons ?
28:07 Oui.
28:09 Exactement.
28:10 Eh bien, faisons la guerre des boutons.
28:12 On va continuer dans la salle plus tard.
28:14 Merci.
28:15 ♪ ♪
28:19 ♪ ♪
28:20 [Générique de fin]
28:22 [SILENCE]
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