00:00 Vous savez, parfois, le pouvoir corrompt,
00:03 le pouvoir change les gens.
00:05 Et c'est pour cette raison qu'aujourd'hui,
00:08 tout le monde voudrait être à ma place.
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01:22 Le problème concernant le président Radzoel,
01:24 c'est que quand on devient binational après sa majorité,
01:28 on perd automatiquement la nationalité malgache.
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01:45 C'est complètement immoral pour un pays comme Madagascar,
01:49 qui a retrouvé son indépendance,
01:51 et que le chef de l'État en exercice
01:53 demande la naturalisation du pays colonisateur.
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02:06 J'ai demandé la nationalité française par naturalisation
02:10 afin que de faciliter l'installation
02:13 et de mes enfants, afin qu'ils puissent poursuivre leurs études.
02:17 Mais j'aimerais vous dire que ce bout de papier
02:20 n'enlève en rien le sang qui coule en moi.
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02:33 Une particularité du régime malgache,
02:36 c'est que le président, pour pouvoir se présenter,
02:38 doit démissionner durant le temps de la campagne électorale,
02:41 c'est-à-dire deux mois avant le premier tour.
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03:06 On a appris au fil des jours, au fil des semaines,
03:09 qu'en fait, la raison personnelle était surtout liée
03:12 au fait qu'il a eu une visite nocturne de certains gros bras,
03:16 qui seraient venus avec un papier qu'il aurait dû signer
03:19 pour justement annoncer qu'il ne voulait pas assurer
03:22 la fonction de président par intérim.
03:24 Depuis, ce pauvre monsieur habite chez lui,
03:27 enfermé chez lui, sous sécurité internationale,
03:29 puisque c'est la communauté internationale
03:31 qui assure sa sécurité.
03:33 Ses enfants sont partis en France pour des raisons de protection.
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03:46 L'opposition s'est soudée autour de cette annonce.
03:50 Pour la première fois, on a donc un frot commun de l'opposition,
03:52 ce qui n'était jamais arrivé dans l'histoire des élections à Madagascar.
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04:23 On est déjà quand même dans une forme de flou électoral.
04:26 Tout le processus depuis le mois de mars a été perturbé.
04:31 Et il ne fait que d'être perturbé davantage au fil des semaines.
04:35 À chaque fois, le président Radzoel,
04:37 tout en respectant la Constitution,
04:39 joue quand même avec les limites de cette Constitution.
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05:04 Soudain, il y a la suspension du processus électoral.
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05:21 On est dans une situation vraiment explosive,
05:23 dans un pays qui est épuisé,
05:25 une population qui est dans un état de pauvreté
05:29 et un état d'indigence qu'on n'avait pas vu depuis 2009.
05:34 Pour l'instant, l'opposition y va.
05:36 Le président, lui, est déjà plus que parti.
05:38 Maintenant, on va voir comment les choses vont évoluer
05:41 dans les prochaines semaines,
05:42 sachant qu'il y a énormément d'inconnus
05:44 entre le président lui-même, sa nationalité, l'opposition,
05:48 la communauté internationale et la population.
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