00:00 - Europe 1 - Pascal Prohevo - 11h13 Hervaux, réagissez témoignez au 0180 20 39 21 et on parle rugby
00:06 - Mais il est où Cédric ? - Il est par téléphone !
00:09 - Ah mais je pensais qu'il était dans le studio Cédric Chassol !
00:12 - Il n'y a pas de pression ! - Vous me l'avez dit Cédric, vous êtes où ? Comment ça va ?
00:16 - Je suis chez moi, tranquillement. Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:19 - Mais ça me fait plaisir de vous avoir parce que ce matin lorsque j'ai appris effectivement que Fabien Galtier avait pris la parole,
00:26 on aime bien avoir une cohérence éditoriale des sujets que nous traitons.
00:31 On en a beaucoup parlé avec vous pendant la Coupe du Monde, donc on a attendu qu'il prenne la parole,
00:36 donc c'était normal qu'on débriefe avec vous ce qu'il a dit hier.
00:38 Alors écoutons-le et puis comme il a accordé une interview en longueur à l'équipe,
00:43 je voulais savoir ce que vous aviez retenu de cette interview.
00:46 Mais écoutons d'abord Galtier, c'était hier.
00:48 - La déception est énorme. Donc dans un premier temps, je crois qu'il y a un deuil à respecter pour moi,
00:54 mais aussi pour le staff, mais aussi pour les joueurs.
00:57 Et je dirais que le mot qui revient et que je partagerais avec vous, c'est "il faut l'accepter".
01:02 Il faut accepter la défaite, il faut accepter le fait de ne pas avoir atteint l'objectif.
01:06 Et ensuite, il faut dépasser cet état-là.
01:10 Je pense que la blessure, ça fera une cicatrice et que la cicatrice, on l'aura à vie.
01:16 - Vous l'avez écouté hier, Cédric ?
01:18 - Bien sûr, j'étais à la conférence de presse à Charleti, organisée dans le siège du PUC.
01:25 Pour tout vous dire, j'avais l'impression d'être dans une séance de psychothérapie avec un psychologue.
01:32 Alors, je ne sais pas si Galtier était le psychologue ou le patient, mais il a beaucoup parlé.
01:37 Ça a duré près d'une demi-heure. Il y a eu au total six questions, sept questions grand maximum.
01:42 La première réponse notamment a duré près de neuf minutes de Fabien Galtier.
01:47 Et on s'est plus concentré, j'ai la sensation, et comme souvent avec Fabien Galtier, sur l'esprit, sur les émotions.
01:56 Il a parlé de deuil. On sent que ce quart de finale perdu, c'est comme une petite mort.
02:01 C'est comme quelque chose qui vous échappe, qui disparaît, qui ne reviendra jamais.
02:06 Il y a l'aspect blessure, cicatrice qu'il évoque.
02:10 Et on s'est un tout petit peu moins concentré sur le rugby et sur les raisons de la défaite.
02:16 Il n'a absolument rien remis en cause.
02:19 - Mais il n'y a pas de raison, Cédric. Quelles sont les raisons ? Qu'est-ce que vous voulez dire ?
02:23 - Mais il y avait des choix de Fabien Galtier. On aurait juste aimé qu'il nous explique certains choix.
02:29 Mais il est resté, si vous voulez, dans l'analyse de ce quart de finale.
02:34 La France, selon lui, aurait dû marquer 37 points, par exemple. Ils n'en ont marqué que 28.
02:39 Oui, mais il a dit une chose forte qui fait que pour lui, c'est simplement la logique du sport.
02:46 Il dit "ça serait à refaire, je ferais exactement la même chose". C'est considéré qu'il n'a pas fait d'erreur.
02:50 Donc déjà, il donne cette réponse. Est-ce qu'il a raison ? Est-ce qu'il a tort ? Je n'en sais rien.
02:53 Mais dans la mesure où il dit "je ferais exactement la même chose",
02:56 il considère donc que ce qui a fait perdre l'équipe de France,
03:02 ce n'est précisément pas l'équipe de France, ni la manière dont elle a joué, ni ses choix.
03:05 Alors après, on peut contester, est-ce qu'il a raison ou pas ?
03:08 Mais pourtant, il le dit. Pardon Pascal, mais il le dit un peu que c'est l'équipe de France qui a aussi perdu
03:13 parce que sur la défense notamment, les trois essais encaissés,
03:18 il revient un peu dessus dans cette conférence de presse et il dit "voilà, c'est des fulgurances de l'Afrique du Sud".
03:23 Mais au final, c'est des petites erreurs d'inattention aussi. Et tout le monde est responsable.
03:28 C'est aussi ce qu'il dit. Tout le monde est responsable. Il met à la fois le staff, il se met lui-même, il met les joueurs.
03:33 Donc il y a aussi une petite part de responsabilité.
03:36 Mais c'est vrai que si vous voulez, dans cette analyse, j'aurais aimé au moins entendre des regrets sur quelque chose.
03:45 Il y a toujours quelque chose de mieux à faire, je pense.
03:48 Et dans l'analyse, moi, j'ai l'impression qu'on est resté un peu encore au-dessus.
03:55 On n'est pas vraiment rentré dans ce qui aurait pu être amélioré.
03:58 Comme on n'a pas forcément beaucoup évoqué finalement l'avenir avec Fabien Galtier.
04:03 - Oui, alors ça c'est encore autre chose. Moi, je le comprends, Galtier.
04:06 Je le comprends parce que l'analyse qu'il doit faire, c'est la glorieuse incertitude du sport.
04:14 C'est-à-dire que tu as tout fait, tu t'es préparé comme il fallait,
04:18 tu as pris les joueurs qu'il fallait, tu as joué comme il fallait, et puis tu as quand même perdu.
04:24 Et je trouve que... Je sens dans le timbre de sa voix une blessure qui ne guérira jamais
04:32 parce que précisément elle est injuste.
04:34 - Et c'est la deuxième. Souvenez-vous, Pascal, il a perdu en finale de la Coupe du Monde en 99 avec l'équipe de France.
04:40 Donc il connaît, il l'a dit d'ailleurs, je connais un peu ces blessures, ces cicatrices qui ne se refermeront jamais.
04:47 Et il va falloir vivre avec ça.
04:48 - Mais oui, mais c'est presque mieux, vous savez, quand tu as perdu,
04:53 mais que tu sais que tu ne pouvais pas gagner. Tu l'admets.
04:57 Tu dis "bah oui, l'adversaire était plus fort que moi".
05:00 Mais là, j'ai le sentiment que c'est l'exact contraire.
05:03 Mais en même temps, c'est le sport.
05:05 Et puis aussi, c'est très difficile pour lui de parler de l'arbitrage,
05:08 mais convenez que si Ramos marque sa transformation
05:13 parce qu'il n'y a pas ce joueur qui sort, qui vient taper alors que c'est parfaitement scandaleux ce qu'il a fait,
05:20 il le sait, mais il ne peut pas le dire parce qu'on ne peut pas accuser l'arbitre quand on est Fabien Galtier.
05:24 Vous voyez ? Donc c'est très difficile, je trouve, et vraiment je trouve...
05:29 - Il a eu un jeu d'équilibriste.
05:31 - En tout cas, vous savez, quand quelqu'un parle, il y a toujours...
05:34 On voit s'il triche ou pas.
05:36 Et moi, je l'ai écouté, comme vous hier, et je trouve qu'il y a beaucoup d'authenticité, de sincérité,
05:41 et effectivement de deuil.
05:43 Et je le comprends tellement parce que c'est sa vie, en fait.
05:48 Ils ont mis leur vie là-dedans.
05:50 Et ils n'ont pas gagné.
05:51 - C'est quatre ans, il l'a dit, c'est quatre ans de travail, d'acharnement, 80% de victoire.
05:56 Et tout s'écroule sur un match, vous l'avez dit, sur un point, un petit point qui fait la différence.
06:04 On en a parlé ensemble, Pascal, c'est la pièce qui se lance dans les airs et qui retombe d'un côté ou de l'autre.
06:09 Là où Fabien Galtier a quand même aussi été très gentleman, c'est qu'il a d'abord concédé que le résultat était
06:19 dû, un, au réalisme des Springboks, deux, peut-être à petites erreurs de l'équipe de France,
06:25 et trois, ensuite, il y avait des choses de l'arbitrage.
06:27 Mais il faut respecter l'arbitrage.
06:29 Et c'est aussi ce qu'il dit dans le journal "L'équipe" aujourd'hui, c'est-à-dire que,
06:33 oui, ils ont envoyé des clips vidéo au nombre de neuf,
06:36 oui, il a regardé le match dix fois depuis le quart de finale perdu,
06:41 mais l'arbitrage n'est pas à remettre en cause.
06:45 Lui, ce qu'il remet en cause, si vous voulez, c'est la cohérence entre les matchs de poule,
06:48 où on a fait beaucoup au papel à la vidéo, les quarts de finale dans leur intégralité,
06:52 où, au contraire, on a laissé beaucoup l'arbitre de champ décider
06:55 et faire beaucoup moins appel à la vidéo pour gagner un peu de temps,
06:59 et au demi-final, comme par hasard, comme par magie, on a refait appel davantage à la vidéo,
07:03 et c'est cette cohérence qu'il voudrait qu'on applique désormais à tous les matchs.
07:07 - Eh bien, écoutez, merci Cédric, et puis c'était intéressant,
07:10 on voulait absolument faire ce point pour tout dire avec vous,
07:13 et puis c'est toujours un plaisir d'entendre vos explications avec beaucoup de précision.
07:18 Il est 12h39.
07:20 - Eh oui.
07:21 - Géraldine ?
07:22 - Oui, j'ai un petit truc à dire sur un petit voyage à gagner,
07:25 un grand voyage même, en Martinique !
07:28 - Et vous partez en Amman à Noël ? Vous savez déjà ce que vous allez faire en Martinique ?
07:32 - Non, je ne pars pas, je reste dans la région parisienne avec ma famille.
07:36 Et vous, si vous voulez partir en Martinique, à l'occasion de la Transat Jacques Vavre,
07:41 Eh bien, Europe 1 et la compagnie Parcer.
07:42 - On peut partir sur le bateau Jacques Vavre ? Non.
07:45 - Non !
07:46 - Non, on ne peut pas partir.
07:47 - Non, c'est à l'occasion en fait.
07:48 - C'est à l'occasion. Et pourquoi ?
07:49 - Je ne sais pas.
07:50 - Géraldine, pourquoi on ne peut pas ?
07:51 - Mais pourquoi ? On ne peut pas y aller ?
07:52 - Bah oui, pourquoi ?
07:53 - Sur le bateau.
07:54 - Géraldine !
07:55 - Écoutez, demandez au boss.
07:56 - Bon.
07:57 - Voilà, donc, à l'occasion de la Transat Jacques Vavre, vous gagnez cette Corsaire.
08:00 - Jacques Vavre, ce sont les cafés, là.
08:02 - Vous n'y arrivez pas, Géraldine.
08:04 - Le gringo !
08:05 - Le gringo !
08:06 - Europe 1 et la compagnie Corsaire vous offrent donc une semaine pour une semaine,
08:12 un voyage de rêve pour deux personnes en Martinique d'une valeur de 4000 euros,
08:17 dans un hôtel 4 étoiles avec une vue imprenable face à la mer.
08:20 Alors, si vous avez envie d'évasion, de déconnecter, vous gagnez ce voyage comment ?
08:25 En écoutant tous les matins le jour où, à 7h20, avec l'or d'Autriche.
08:29 L'or d'Autriche qui, chaque jour, vous plonge dans les archives sonores d'Europe 1.
08:32 Rendez-vous demain pour gagner votre beau voyage en Martinique,
08:35 offert par Europe 1 et la compagnie Corsaire.
08:37 - Écoutez, notre émission est terminée à 12h41, parce que Louise vient d'entrer dans la régie.
08:41 Donc, c'est fini.
08:42 - Ah oui, c'est fini.
08:43 - Donc là, ne comptez plus.
08:44 - C'est fini, c'est fini.
08:45 Je le dis aux auditeurs, si vous avez quelque chose à faire, c'est le moment, parce que là...
08:49 - Florian Carasso-Maillan va s'évanouir.
08:51 - Voilà, Florian Carasso-Maillan, effectivement, on va avoir que des auditeurs qui appelaient pour autre chose.
08:59 Si vous voulez, là, on va s'y perdre, parce que quand Louise entre dans la régie, c'est terminé.
09:05 - Louise String qui travaille avec Céline Giraud.
09:07 - Oui, bien sûr, mais j'ai toujours pas compris pourquoi elle arrive en régie à 12h40.
09:10 - Elle vient anticiper pour s'imprégner de l'actualité.
09:12 - Conscienceuse !
09:13 - Mais pourquoi ? Céline n'est pas là, je ne sais pas ce qu'elle fait.
09:17 - Non mais écoutez, j'essaie de la défendre.
09:19 - À mon avis, elle vient voir Florian Carasso-Maillan.
09:22 - Ah, vous pensez ?
09:23 - Je pense.
09:24 - Ça va mettre la zizanie dans son couple, ça.
09:26 Bon, allez, j'arrête.
09:27 - Dans le couple de qui ?
09:28 - De Florian Carasso-Maillan.
09:29 - Ah, il y a quelqu'un ?
09:30 - Ah, Florian Carasso-Maillan !
09:31 - Oui, oui, on va faire la pause.
09:32 - C'est pas possible.
09:33 - La pause, la pause.
09:34 - Mais on nous cache tout, on ne dit rien.
09:35 À tout de suite.
09:36 - 12h13, c'est Pascal Proébaut sur Europe.
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