00:00 Je ne vais pas être long, je vais aller à l'essentiel.
00:04 Je veux dire trois choses.
00:07 La première, ce projet d'agence, c'était un engagement, et il est honoré.
00:13 Il est honoré, et je vais le dire avec beaucoup de franchise, au-delà de nos espérances,
00:21 telles que j'avais pu le défendre et telles qu'on avait commencé à l'aborder les uns et les autres.
00:27 Parce que nous avons, à l'image du bon vin de notre territoire, le projet a bien maturé.
00:36 Aujourd'hui, nous avons une agence qui fédère 200 communes, plus que la capitale européenne de la culture.
00:45 Non, mais qui fédère.
00:49 Auparavant, nous étions en compétition, aujourd'hui nous coopérons.
00:55 Effectivement, vu d'Allemagne, il vaut mieux. Vu du Royaume-Uni, il vaut mieux.
01:01 Vu de Chine, vu des États-Unis, il vaut mieux.
01:04 Coopération. Coopération pour accueillir les entreprises, pour éviter des compétitions styriles,
01:12 donner l'image d'un territoire peu lisible, mais au contraire, un territoire uni,
01:17 qui fait pacte, pour reprendre l'image qu'utilise Carole souvent, et qui est là.
01:23 Pour relever les défis, parce que ça a été dit par mes collègues, quand il y a le ZAN,
01:29 il y a deux attitudes, soit vous pleurez, soit vous avancez.
01:33 Et au défi du ZAN, nous nous mettons nos forces ensemble pour dire là où,
01:39 dans la meilleure filière possible, où les entreprises peuvent s'implanter.
01:43 Coopérer.
01:45 Deuxième aspect, et c'est là où agence des transitions.
01:52 Ce matin, le CNU a envoyé une dépêche reprise par l'AFP en disant que l'accord de Paris ne serait pas respecté.
02:00 La question écologique est une question maintenant quasi existentielle pour l'humanité,
02:06 et s'est posée comme telle.
02:08 Et ici, nous relevons le défi.
02:10 Nous le relevons dans toutes les politiques publiques qui sont menées par les uns et les autres.
02:15 Mais l'agence, elle doit accompagner les entreprises dans cet engagement de la transition, de la mutation.
02:24 Et ce sera son rôle.
02:26 Agence des transitions.
02:28 Agence des transitions.
02:30 Il y a 30 ans, le marketing territorial de ce territoire-là aidait quand une entreprise disait "je viens de Montpellier".
02:38 Une partie de ses coûts étaient supportés parce que le territoire disait des choses.
02:43 Mais aujourd'hui, aider les entreprises à changer, à répondre aux nouvelles normes que définit le pacte vert au niveau européen,
02:52 nouvelles réglementations, il nous faut les accompagner.
02:56 Il nous faut les accompagner.
02:58 Sinon, leur pérennité sera en danger, fragilisée.
03:04 Et ce sera l'une des missions de l'agence, le cœur de cette mission.
03:08 C'est la première structure en France qui relève ce défi.
03:14 Ici, ensemble avec les collègues.
03:17 Coopération, défi des transitions.
03:22 Et troisièmement, et peut-être le plus, maintenant ça paraît banal, mais pour moi le plus encourageant, sa gouvernance.
03:35 Nous nous sommes habitués, vous journalistes, vous êtes habitués depuis 2020 à nous voir souvent en photo les uns les autres.
03:43 Esprit de coopération.
03:46 On est bien loin des guerres picro-collines qui, sur la gestion des déchets, sur les mobilités, sur beaucoup de sujets, nous ont fragilisés.
03:54 Monsieur le vice-président de la métropole, cher Renaud Calva.
03:59 Mais là, l'agence, elle est un dialogue entre les élus des territoires et la société civile de ce territoire.
04:10 Quand nous l'avons créé, ce n'est pas un maire, un président de PCI, un élu délégué qui en a pris la responsabilité.
04:19 C'est une personnalité issue de la société civile, mon ami Alex Larue, que je veux saluer,
04:25 qui a travaillé, qui venait du monde économique, qui était engagé dans le monde politique et qui a dit « moi je vais faire autre chose, mais ça dure une seconde ».
04:36 Il a pris son bâton et avec d'autres, il a préfiguré cette agence.
04:41 Et aujourd'hui, dans la gouvernance de l'agence, il y a bien sûr les EPCI, bien sûr la région, la métropole,
04:51 mais nous ne sommes pas seuls, puisqu'il y a l'ensemble des chambres consulaires qui sont là, la CRES, la CCI, M. le président Jolle,
05:01 même la représentante de la chambre d'agriculture, il y a l'université, il y a des acteurs économiques présents de la CCI, naturellement André Delchary.
05:13 Et donc l'agence, dans ses instances de composition, il y a les acteurs institutionnels et puis il y a la société civile.
05:23 Et il a fait un choix, personne ne va comprendre ce que je vais dire, mais que la métropole ne soit pas majoritaire.
05:32 Dans toutes les structures auparavant qui se sont créées ici, ça a été le postulat sur le thème « qui paye décide ».
05:38 Vous voyez, moi j'ai connu ça quand j'étais un jeune élu et parfois, attention de ne pas prendre une balle, comme on dit, et bien là non.
05:48 Là, on considère qu'il faut créer ensemble du consensus, qu'il faut ensemble créer des compromis dynamiques qui nous permettent d'aller de l'avant.
05:56 Et donc cette posture-là, c'est aussi la gouvernance nouvelle de notre territoire, où on travaille dans le respect,
06:03 où ici il n'y a pas le représentant de la grande ville et les autres. Non, nous parlons d'égal à égal.
06:10 Et nous essayons de mobiliser l'ensemble des forces de ce territoire.
06:16 Et donc, vous voyez, cette agence qui apparaît sous un modèle profondément novateur,
06:23 et c'est ce que nous avons des autres présidents et directeurs d'agences de développement économique,
06:28 en étant centré sur les coopérations, sur la transition, j'en parlerai un petit peu à l'Aix,
06:34 nous permet de coopérer, nous permet d'affirmer notre unité face aux défis,
06:41 et nous permet de poser une nouvelle méthode de gouvernance où l'intelligence collective prime sur des rapports de force qui parfois sont surannés ou dévastateurs.
06:52 [Musique]
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