00:00 Ce médecin m'a dit en espèce de 10 minutes que j'allais avoir 6 mois de chimiothérapie,
00:04 qu'on allait m'enlever mon sein, que j'allais faire de la radiothérapie, que j'allais
00:09 avoir de la thérapie ciblée, qu'on pouvait préserver mes ovocytes.
00:14 Enfin voilà, c'était trop.
00:15 Pour la première fois, enfin, un médecin me disait « je sais exactement comment le
00:24 soigner, donc là, on va faire équipe, vous allez me faire confiance et on va guérir
00:29 ce cancer ensemble ». L'état d'esprit change complètement.
00:32 J'ai décidé d'aller à l'avant de tout ce qui allait se passer.
00:35 Je me suis sentie très forte au moment où j'ai rasé ma tête parce que, encore une
00:39 fois, j'avais un pas d'avance sur la maladie.
00:42 Je ne voulais pas de pitié.
00:44 Je courais pendant la chimiothérapie, c'est quelque chose qui aide à gérer les effets
00:49 secondaires.
00:50 C'était un moyen d'extérioriser aussi toute cette colère que j'ai accumulée au début
00:56 du diagnostic.
00:57 La chimiothérapie, effectivement, ça a été très dur, mais je n'ai jamais autant
01:01 pris soin de moi que dans cette période-là.
01:04 La bonne nouvelle à la fin de la chimiothérapie, ma chirurgienne m'a proposé une reconstruction
01:09 immédiate par prothèse et c'était un peu inespéré parce que je m'attendais vraiment
01:14 à être à plat.
01:16 Ça a surtout, dans mon cas, nécessité beaucoup de travail de kiné après parce que c'était
01:20 une prothèse sous mon muscle pectoral.
01:22 J'en ai fait pendant un an.
01:24 Concernant le reste de mon parcours, la radiothérapie, c'est tous les jours pendant six semaines.
01:30 [Générique]
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