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Transcription
00:00 sous sang, la riposte s'intensifie, opérations terrestres et bombardements.
00:06 Il y a eu de nombreuses cibles ces derniers temps, dont le camp de Jabalia,
00:09 qui a été bombardé deux fois dans la bande de Gaza.
00:12 Il y a eu l'Institut français de Gaza.
00:15 Certains, notamment à l'extrême gauche, parlent de génocide.
00:18 Oui, l'historien que vous êtes, nous avons vraiment besoin de...
00:21 Oui, le terme de génocide utilisé dans ce contexte,
00:25 c'est une absurdité absolue, bien sûr.
00:27 Bon, alors, est-ce qu'il faut vraiment passer du temps à démontrer
00:30 en quoi ça n'est pas un génocide ?
00:31 Un génocide, c'est quoi ?
00:32 C'est la volonté planifiée d'exterminer un groupe humain jusqu'au dernier
00:36 de ses représentants pour l'éliminer de la surface de la Terre.
00:39 Est-ce qu'on est en présence ici avec les bombardements israéliens de cette situation ?
00:43 Les bombardements israéliens visent d'abord et avant tout le Hamas.
00:46 Le Hamas se cache dans la population civile.
00:48 Il empêche les civils d'aller vers le sud pour une grande partie d'entre eux.
00:51 Attendez, c'est un bouclier humain.
00:54 Le Hamas se cache, tout le monde le sait,
00:56 sur les écoles, les mosquées, les hôpitaux, en particulier l'hôpital Al-Shifa.
01:00 Là est le quartier général du Hamas, en dessous.
01:03 Et il se cache dans les ambulances.
01:04 Et c'est pour ça que les Israéliens ciblent les ambulances.
01:06 Et le Hamas a tendu un piège à Israël.
01:08 Israël est obligé de tomber dans ce piège.
01:10 Pourquoi ? Parce qu'Israël est obligé de répliquer après ce qui s'est passé le 7 octobre.
01:14 Donc, si Israël réplique après le 7 octobre,
01:16 il est piégé par l'opinion internationale parce qu'il va tuer des civils.
01:19 Si Israël ne réplique pas, il est mort politiquement.
01:22 C'est-à-dire que la fuite de la dissuasion…
01:24 Donc, il n'y a pas de choix.
01:25 C'est un piège.
01:26 Mais parce que les Israéliens n'ont aucun autre choix que de se défendre.
01:29 1 400 morts en une journée.
01:31 C'est 12 000 morts en France.
01:33 Qu'aurait fait la France ?
01:34 Posez-vous la question.
01:35 Vous pensez que la France serait restée les bras croisés à se poser la question ?
01:38 On ne doit pas bombarder cette école parce qu'il y a des civils,
01:43 même si l'on sait que l'état-major de nos ennemis se trouve au-dessous.
01:46 Bien sûr, le droit légitime d'Israël à se défendre, vous le rappelez.
01:52 Mais, par exemple, la pose, la trêve humanitaire est totalement refusée
01:56 par Benyamin Netanyahou, ce qui pose quand même question.
01:58 Là, ça mérite débat ou question.
02:00 Oui, vous avez raison.
02:01 Pourquoi ne pas…
02:03 Parce que Benyamin Netanyahou dit tout simplement, la pose humanitaire, oui,
02:08 mais rendez les otages.
02:11 C'est le B.A.B.
02:11 Les otages, c'est un crime de guerre.
02:13 Il y a 242 otages dont des enfants.
02:16 C'est un crime de guerre qui est impardonnable.
02:18 Rendez les otages, il y aura une pose humanitaire.
02:20 Et à l'inverse, on lui dit, vous entraînez aussi des morts et des enfants palestiniens.
02:24 Crime de guerre, dit l'ONU.
02:26 Alors oui, d'accord, dit l'ONU.
02:28 Mais vous savez, l'ONU, est-ce que l'ONU est désormais crédible ?
02:31 Chaque année, l'ONU produit à peu près 80, 90 condamnations contre Israël,
02:36 la Corée du Nord, la Chine, la Russie, etc.
02:38 Rien.
02:39 Qui, aujourd'hui, croit encore dans la crédibilité de l'ONU ?
02:42 Encore une fois, les Israéliens n'ont pas le choix.
02:44 S'ils veulent détruire militairement le Hamas,
02:46 ils sont obligés de tuer des civils parce que, malheureusement,
02:50 le Hamas se sert d'eux, comme d'un bouclier humain.
02:53 Tout ça...
02:54 Mais c'est frappant, Georges Johnson.
02:55 Nous avons démarré cet entretien par un antisémitisme décomplexé, une haine.
03:01 Et là, nous arrivons à Israël qui n'a pas le choix et qui va donc nourrir...
03:07 La haine.
03:07 Voilà, la haine.
03:08 Absolument.
03:08 C'est-à-dire que nous sommes dans un cycle infernal avec un débat,
03:11 permettez-moi la question, hystérisé sur une équivalence vie israélienne-vie palestinienne.
03:16 Emmanuel Macron dit "c'est dingue", ce sont ses mots pour qualifier ce débat.
03:20 Les séistes Caroline Forest dit "évidemment qu'à équivalence".
03:23 Les pieds à la joute.
03:24 Mais il y a une différence sur la nature qui a conduit à ces morts.
03:30 Est-ce qu'il faut arriver à ce niveau de nuance ?
03:32 Est-ce que vous le comprenez ?
03:33 Je pense que Caroline Forest a raison.
03:34 Quand les Israéliens tirent, visent le Hamas et tuent malheureusement des enfants,
03:39 ils tuent les enfants en dépit de leur volonté.
03:41 Le Hamas tue des enfants volontairement.
03:44 Je rappelle quand même, Koki Boutz Beiri, une petite fille a eu le bras tranché,
03:49 qu'elle a agonisé pendant plusieurs heures.
03:51 C'est ça la résistance ?
03:53 Qui peut me dire que c'est ça la résistance ?
03:54 Vous voyez ce que je veux dire ?
03:56 En un mot, quand un pays est obligé d'exercer une légitime défense.
04:00 Vous savez ce qui se dit aujourd'hui en Israël,
04:02 c'est que ce conflit est un conflit d'existence, un conflit existentiel.
04:05 C'est qu'effectivement, il y a, hélas, des pertes civiles.
04:08 Mais encore une fois, le Hamas sait qu'il condamne Israël à un piège.
04:12 Et Israël est obligé d'aller dans ce piège-là.
04:14 Mais quand, en 1944, les Alliés bombardent les villes allemandes,
04:20 il y a 2 millions de civils allemands qui ont été tués.
04:23 C'était la seule façon d'en finir avec le Reich.
04:26 Est-ce que pour autant, parce qu'il y a eu des millions de civils allemands tués,
04:29 le Reich était légitime politiquement ?
04:31 Quand le militarisme japonais est vaincu après Hiroshima,
04:34 est-ce que le Japon, victime, son statut de victime, le rend plus légitime ?
04:39 Parce que précisément, il a subi des bombardements atroces de la part des Américains.
04:44 Quand les Alliés occidentaux finissent par venir à bout de Daech à Mossoul,
04:48 ça dure 9 mois, il y a 30 000 morts.
04:51 Personne, à ce moment-là, n'a posé la question des morts civiles.
04:54 Or, il y a eu des morts civiles parmi ces 30 000 victimes de Mossoul.
04:58 On pourrait, comme ça, multiplier les exemples.
05:00 Et j'incite, puisque vous m'avez posé la question sur le génocide.
05:03 Il est évident que dans la concurrence victimaire,
05:05 la concurrence mémorielle dans laquelle nous sommes,
05:07 aujourd'hui, on ne peut attirer l'attention que si on applique le mot génocide
05:11 à n'importe quelle exaction de guerre.
05:14 Nous ne sommes pas dans la présence d'un génocide.
05:16 Mais c'est ça le paradoxe.
05:18 Et c'est ce qui me fait penser, je vous dis, à quelque chose,
05:20 on va conclure sur,
05:22 penser à Yonesko ou à Camus, quelque chose de fou,
05:25 au sens premier du terme, et de désespérant intellectuellement.
05:28 C'est que la situation est inversée parce que ce qui s'est passé le 7 octobre,
05:31 dans cette volonté de tuer absolument, dans un abîme de cruauté,
05:35 c'est un massacre d'essence génocidaire qui s'est passé.
05:39 Et ce qui est extraordinaire, c'est que l'imputation de génocide est retournée aujourd'hui.
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