00:00 Ces chansons, vous les connaissez par cœur.
00:04 "Je danse les uns avec les autres"
00:07 "J'aurais voulu être un Arthur"
00:11 "On se détruit, on se détruit"
00:14 Mais saviez-vous que Starmania est une sorte d'opéra ?
00:16 "Les oboes de corps"
00:21 Quand Michel Berger imagine Starmania dans les années 70, il n'a que cette idée en tête.
00:27 Il a créé un opéra rock, une sorte de Roméo et Juliette des temps futurs
00:32 qui mélange la musique classique dans laquelle il a baigné et le rock actuel.
00:36 "On peut dire qu'on a essayé de faire une synthèse de la musique contemporaine et d'une certaine tradition de l'opéra"
00:45 L'opéra rock est né de l'autre côté de l'Atlantique, à Broadway.
00:49 En 1968, Hair révolutionne la comédie musicale.
00:54 Il y a un orchestre de rock dans la fosse d'orchestre et des jeunes qui fument du hashi sur scène.
01:00 "Les soleils sont en pleine soleil"
01:06 Deux ans plus tard, Jésus Christ Superstar enfonce le clou.
01:10 Le spectacle raconte les derniers jours du Christ avec des chansons entièrement rock.
01:15 "Jésus, Jésus français, Jésus français"
01:20 Ça donne des idées à des français. C'est comme ça que naît en 1973 le premier opéra rock français.
01:27 La Révolution française de Claude Michel Schönberg et Alain Boublil qui connaît un succès éphémère.
01:32 "Le peuple en force, à Paris est armé"
01:36 Le pari de Michel Bergé est donc audacieux.
01:39 Pour Starmania, il choisit le même metteur en scène que Hair et Jésus Christ Superstar à Broadway, Tom O'Horgan.
01:45 Mais Michel Bergé garde en tête son idée d'opéra.
01:49 D'ailleurs, la première musique qu'il compose et qu'il fait écouter au parolier Luc Plamandon a tout d'une mélodie de Schubert.
01:56 "Il s'est mis au piano et il me joue une très belle mélodie, très classique, qui faisait..."
02:00 *Chante*
02:08 "Et j'ai dit, ça c'est pas très rock"
02:10 C'est Luc Plamandon qui apporte la touche rock en posant sur cette mélodie des paroles percutantes.
02:15 Il pense d'abord à "seul, je marche seul" mais Michel Bergé trouve que ça sonne trop français.
02:21 Alors Luc Plamandon imagine "Stone, le monde est stone"
02:26 *Chante*
02:31 Et c'est le décalage entre des paroles modernes et l'ère opératique qui va faire mouche.
02:35 Michel Bergé d'ailleurs revendique l'influence de l'opéra dans cette ère.
02:39 "C'est un exemple vraiment de la transposition de l'opéra qu'on a voulu faire, c'est vraiment ce qu'on appelle un grand air"
02:44 *Chante*
02:47 Justement, pour chanter cette ère, Michel Bergé et Luc Plamandon choisissent une chanteuse aux facultés lyriques étonnantes, Fabienne Thibault.
02:54 "Je pensais que Michel voulait une voix de soprane qui chantait assez haut mais sans avoir la couleur de l'opéra"
02:59 *Chante*
03:04 "En fait j'ai été choisie parce que j'avais un thème assez clair et assez haut"
03:08 *Chante*
03:10 Un autre titre opératique difficile à interpréter pour un chanteur, le blues du businessman,
03:14 composé de notes longuement tenues qui se succèdent et incarnées en premier par Claude Dubois.
03:20 *Chante*
03:31 Un autre titre est retenu pour promouvoir l'album "Starmania" à sa sortie, les uns contre les autres.
03:36 Il passe en boucle à la radio, tout aussi lyrique.
03:39 *Chante*
03:46 Michel Bergé et Luc Plamandon aboutissent à leur idéal, un mélange de classicisme et de nouveauté qui fait tout le succès de "Starmania".
03:54 *Chante*
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