00:00 11h50 et figurez-vous qu'on... - Il est plus drôle.
00:02 - Ben non, mais on est avec Cyril Hanouna, alors.
00:04 - Ah oui. - Et on va être, après la pause, avec Cyril,
00:07 qui va nous parler dans une seconde
00:11 de ce qu'il a dit hier sur l'antenne de "Touche pas à mon poste".
00:14 Mais on était en train de parler de la mort n'existe pas.
00:16 Stéphane Alix, qui nous raconte des expériences de mort imminente.
00:21 Vous êtes là, Cyril ?
00:22 - Je suis là, Pascal. - Bon, tu écoutais le témoignage de Stéphane Alix ?
00:28 - Je viens d'arriver, mais ça avait l'air bien intéressant.
00:31 Je vais faire le replay, ne vous inquiétez pas.
00:33 - Je pense en tout cas que c'est un sujet qui peut tous nous intéresser.
00:37 Bon, à tout de suite. - À tout de suite.
00:39 - Pascal Praud sur Europe 1.
00:41 - Cyril, donc, qui est avec nous dans "Touche pas à mon poste",
00:47 hier soir, il a dénoncé le boycott qui a circulé sur les réseaux sociaux
00:51 ces derniers jours. Je vous propose d'écouter, Cyril, ce que vous avez dit hier soir.
00:54 - Quand, la semaine dernière, il y a eu un boycott TPMP,
00:57 vous croyez que ce n'est pas un acte antisémite, ça ?
00:59 - Bien sûr. - Vous croyez quoi ?
01:01 Je vous le dis, moi. - Oui, oui.
01:03 - C'est un acte antisémite. J'ai même vu des gens qui cherchaient des sociétés
01:05 où j'avais des parts pour les boycotter.
01:07 Je vais vous dire, là, il se passe tout ce qu'il ne faut pas faire.
01:11 Il y a même des artistes qui n'osent même plus venir sur le plateau
01:14 parce qu'ils se disent "on va me demander mon avis sur le problème,
01:18 au proche orient, etc." Donc là, on est en train de tout mélanger.
01:21 - Pourquoi vous avez pris la parole, Cyril, hier soir ? Sur ce sujet, bien sûr.
01:25 - Non, parce que j'avais vu la semaine dernière,
01:27 il y avait un hashtag #BoycottTPMP qui avait surgi sur les réseaux,
01:32 qui était juste un phénomène sur les réseaux qui ne nous a pas du tout touchés,
01:36 en termes d'audience ou quoi que ce soit.
01:38 Mais c'est vrai que ce boycott est arrivé une fois qu'on a condamné,
01:42 bien entendu, les actes terroristes du 7 octobre.
01:46 Et voilà. Et donc, je me dis, on condamne sur une chaîne des actes terroristes
01:51 et derrière, on a un hashtag #BoycottTPMP qui a été suivi par, je ne sais pas,
01:57 de 10 000 personnes. Voilà. Donc ça ne représente rien sur les réseaux sociaux,
02:00 mais c'est symptomatique de ce qui se passe sur les réseaux.
02:03 Pourquoi j'ai dit ça ? J'ai dit ça parce qu'aujourd'hui,
02:06 il y a plus de haine sur les réseaux sociaux que dans la vie normale.
02:09 Et les réseaux sociaux, autant je peux m'en servir, bien entendu,
02:13 pour plein de choses, et il y a des choses qui peuvent être intéressantes dessus,
02:16 autant en ce moment, c'est une guerre perpétuelle sur les réseaux sociaux.
02:23 Il n'y a que de la haine. Et je pense que ça exacerbe vraiment
02:29 toutes les haines en ce moment, et c'est insupportable.
02:32 C'est-à-dire que ce qui se passe sur Twitter actuellement, sur X,
02:36 on ne peut pas regarder Twitter actuellement parce qu'il n'y a que de la haine.
02:40 Il n'y a que des messages de haine. Quand vous faites un message de paix,
02:43 vous avez de la haine. C'est pour ça que j'avais proposé ce tuyau.
02:47 J'ai dit qu'aujourd'hui, il faut que les réseaux sociaux soient responsables.
02:52 Aujourd'hui, j'ai dit pourquoi pas proposer peut-être un jour de paix sur les réseaux.
02:57 Que tous les messages de haine soient supprimés pendant un jour,
03:01 et qu'il y ait un régulateur. Mais là, aujourd'hui, c'est insupportable.
03:04 Et je pense que ça fait énormément dans le contexte actuel
03:08 et dans l'atmosphère actuelle qu'il y a en France.
03:12 - Je suis assez d'accord avec vous, mais je retiens aussi quelque chose que vous avez dit qui est juste.
03:16 C'est que la société française se tient bien.
03:19 Elle n'est pas en miroir de ses réseaux sociaux.
03:23 Et c'est ça qui me frappe aussi. Moi, j'ai beaucoup d'amis juifs
03:26 qui me disent aujourd'hui, jamais la communauté n'a senti autant de solidarité,
03:32 paradoxalement, avec l'ensemble et le reste de la population.
03:36 Parce qu'elle est en première ligne, cette communauté juive,
03:40 et elle est, comment dire, épaulée par le reste de la population,
03:45 ce qui n'a pas toujours été le cas dans l'histoire de France, disons-le.
03:49 - Exactement. Et moi, j'ai énormément d'amis musulmans,
03:54 et on n'a jamais été aussi soudés actuellement.
03:57 Et les réseaux sociaux amènent un message qui n'est pas le message de la réalité,
04:04 mais qui influence quand même certains abrutis à faire peut-être des actes
04:13 qui ont été influencés par ce qu'ils ont vu sur les réseaux,
04:19 par ce qu'ils ont lu sur les réseaux, par des vidéos qu'ils ont lues sur les réseaux sociaux.
04:23 Et aujourd'hui, pour moi, il y a une responsabilité énorme des réseaux sociaux,
04:27 parce que comme vous l'avez dit, Pascal, moi, je l'ai dit hier,
04:30 quand je suis dans un pays, c'est pour moi, la France et les Français,
04:34 moi je suis amoureux de la France et des Français.
04:36 Voilà. Et aujourd'hui, je vois, comme vous l'avez dit,
04:40 le comportement de la France et des Français,
04:42 et je trouve que c'est exceptionnel ce qui se passe actuellement,
04:45 parce que justement, il y a une vague de soutien,
04:48 je ne sens pas de haine dans les rues, je ne sens pas de haine dans la société,
04:52 mais je sens de la haine, énormément de haine sur les réseaux sociaux.
04:56 - Alors en même temps, il y a une peur qui existe,
04:59 beaucoup d'amis juifs me rapportent qu'ils ont parfois enlevé la Mézouza,
05:03 et lorsqu'un juif enlève la Mézouza à l'entrée de son appartement ou de sa maison,
05:08 c'est vraiment qu'il se passe quelque chose.
05:10 D'autres ont gommé leur nom sur les boîtes aux lettres,
05:13 on sait qu'il y a des inscriptions "L'étoile de David" qui a été inscrite sur les maisons.
05:19 C'est un moment particulier que vous vivez, vous, personnellement, dans votre vie,
05:23 ce sont des images qu'on imaginait appartenir au passé
05:26 et qui sont présentes aujourd'hui dans la société française.
05:29 - Quand on s'est réveillé avec ces images hier, vraiment, on croyait que c'était un cauchemar.
05:34 Moi, quand j'en ai parlé dans l'émission hier,
05:36 et c'est vrai qu'on dit pour l'instant, la société française, pour l'instant,
05:42 on sent moins de haine, mais quand on voit des actes comme ça,
05:45 qui sont faits par une minorité d'abrutis et de débiles
05:51 qui font parler d'eux, malheureusement, avec des actes comme ça,
05:55 mais c'est vrai que moi, je ne peux pas croire, aujourd'hui,
05:58 que ça représente une majorité de personnes.
06:01 C'est une infime minorité qui, aujourd'hui, gangrène la société.
06:07 Et la gangrène sur les réseaux sociaux, et la gangrène par des actes comme ceux-là.
06:11 - Merci, Cyril. Ce soir, vous serez à l'antenne, évidemment ?
06:14 - Bien sûr, on est en direct à l'antenne ce soir.
06:16 - Vous serez le 1er novembre.
06:18 - On est là, on sera le 1er novembre, et on est heureux de faire cette émission,
06:21 on a une liberté d'expression incroyable.
06:24 - Et on vous écoutera, bien sûr. La mort n'existe pas.
06:27 Je vous recommande ce livre de Stéphane Alix.
06:29 Je ne sais pas si vous-même avez eu des expériences.
06:32 Est-ce que vous avez déjà rencontré des morts ? Parlé avec des morts ?
06:36 - Non, jamais.
06:37 - Ça serait une expérience intéressante, peut-être, que des gens...
06:40 - Jamais, à part Daniel Moreau sur mon plateau, qui est déjà décédé.
06:43 Franchement, jamais.
06:45 Je me disais, j'espère qu'il va nous faire rire, quand même, dans ce monde horrible.
06:52 Mais c'est ça.
06:53 - Elle sera là ce soir.
06:55 - Écoutez, expérience de mort imminente.
06:58 Mais M. Alix, c'est un client pour vous.
07:01 - Je l'adore. Elle est très forte.
07:03 - La mort n'existe pas.
07:04 - J'aimerais bien. Je vais essayer de l'inviter.
07:06 - Écoutez, franchement...
07:07 - Il vous entend.
07:08 - Avec plaisir.
07:09 - Écoutez, il vous entend.
07:10 Il était ce matin sur CNews, je ne sais pas si vous l'avez écouté ce matin avec nous.
07:14 La mort n'existe pas, c'est un best-seller.
07:16 Parce que ce qui est intéressant dans sa démarche, c'est que c'est un journaliste,
07:19 et il cherche à objectiver.
07:21 Ce n'est pas un bouquin de croyance.
07:23 Et c'est pour ça qu'on va en parler encore pendant un petit quart d'heure ou 20 minutes.
07:26 - Si vous voulez venir vendredi, ça me ferait très plaisir.
07:29 - L'invitation est lancée.
07:30 - Avec grand plaisir. Merci, Cyril.
07:31 - La mort n'existe pas.
07:33 - Merci, Pascal.
07:34 - Merci, merci, Cyril.
07:36 Il est 11h57.
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