Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 ans
Élisabeth Borne a présenté ce jeudi le volet régalien du plan anti-émeutes du gouvernement devant 500 maires rassemblés à la Sorbonne, en réponse aux violences du mois de juin, qui avaient fait suite à la mort de Nahel, jeune homme tué par un policier lors d’un contrôle routier à Nanterre. Parmi les mesures proposées: des peines de travaux d’intérêt général pour les parents “qui se soustraient à leurs devoirs éducatifs”, la possibilité d’un “encadrement de jeunes délinquants par des militaires” ou la multiplication par cinq de l’amende pour non-respect de couvre-feu, à 750 euros.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 l'urgence est de reconstruire les bâtiments qui ont été saccagés.
00:02 Ma mairie a été brûlée, elle sera inopérante pendant deux ans
00:06 et pour un coût de 10 millions d'euros.
00:09 Pendant deux ans elle est inopérante ?
00:10 Inopérante.
00:11 Donc vous êtes ailleurs ?
00:12 L'ensemble des services de ma collectivité sont dans les centres sociaux,
00:14 dans les pôles culturels, etc.
00:16 La possibilité de débloquer 100 millions d'euros
00:18 pour justement venir réparer ces bâtiments publics,
00:20 c'est déjà quelque chose d'intéressant.
00:21 Simplement quatre mois après,
00:22 on n'a pas vu le premier centime arriver dans la collectivité.
00:24 Ensuite, sur le sujet sécurité et prévention,
00:27 qui sont deux piliers sur lesquels on attendait beaucoup.
00:29 Le sujet sécurité, c'est d'abord et avant tout
00:31 des effectifs de police supplémentaires
00:33 dont on a besoin dans nos quartiers.
00:34 Moi j'entends qu'on a plusieurs milliers d'effectifs supplémentaires
00:37 de recrutés ces dernières années.
00:39 Le problème éthique, c'est que sur ma circonscription de police,
00:41 je ne la vois pas.
00:41 Je suis dans une ville, la Gare Gégonnes,
00:43 où le commissariat a été fermé en 2016.
00:45 C'est quelque chose qui ne peut pas être concevable.
00:48 C'est-à-dire que j'ai un commissariat en centre-ville absolument fermé.
00:51 Et aujourd'hui, les effectifs de police qui sont promis,
00:54 ils sont peut-être arrivés en tant qu'effectifs supplémentaires,
00:57 mais ils ne sont pas pourvus ces emplois-là.
01:00 - Il est fermé où ?
01:03 - Commissariat fermé, comme à Villers-le-Bel,
01:04 c'est le cas aussi à Gare Gégonnes.
01:05 - Parce que pas assez d'effectifs pour...
01:07 - Non pas du tout, c'était un choix de Hollande en 2016
01:10 de fermer des commissariats pour faire des commissariats centraux.
01:12 Ce qui fait qu'aujourd'hui, on a des effectifs...
01:14 La promesse était de mettre les effectifs sur le terrain
01:17 et de ne pas les laisser au sein des postes.
01:18 La réalité, c'est que sur le terrain, on ne les voit pas davantage.
Commentaires

Recommandations