00:00 La crise qui secoue le Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon vient de
00:03 connaître un nouveau rebondissement, alors qu'une décision de justice était attendue
00:09 afin de départager les deux camps qui se déchirent autour de la nouvelle gouvernance
00:12 du bureau.
00:13 La justice des hommes vient de donner raison au camp de l'imam Rachid Badinga, désigné
00:19 président intérimaire du CSAIG en remplacement d'Ismaël Osséni Ossa.
00:24 C'est le 24 octobre 2023 que le tribunal de première instance de Libreville s'est
00:30 prononcé sur la requête introduite par le camp de Rachid Badinga, demandant que le titre
00:35 de président du CSAIG ne soit pas reconnu à l'imam Benyamin Njwa Obolo.
00:41 Avec cette décision favorable à Ali Akbar Onanga et ses camarades, c'est donc un coup
00:46 dur porter au camp des progressistes qui demandaient une dépolitisation du Conseil supérieur
00:50 des affaires islamiques du Gabon.
00:53 Si cette décision de justice était attendue par la communauté des musulmans du Gabon,
00:58 les partisans de l'imam de la mosquée de Franceville viennent de perdre une manche.
01:02 En effet, le tribunal reconnaît dans l'acte du camp de Benyamin Njwa Obolo un trouble
01:07 manifestement illicite à l'endroit de la communauté musulmane du Gabon, dont l'institution
01:12 représentative et le Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon.
01:16 Une décision que n'a pas manqué de commenter l'avocat du CSAIG, Mett Farafina Boussougou
01:21 Mbine, reprenant un extrait de la décision du tribunal.
01:24 « La décision a interdit à l'imam Benyamin Njwa Obolo de se prévaloir de la qualité
01:30 de président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon, sous astreinte de 2
01:34 millions de Français faits par acte de trouble constaté.
01:37 » En commentant cet extrait de la décision, le CSAIG entend mettre en garde toute autre
01:42 vérité protestataire.
01:44 [Générique]
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