- il y a 3 ans
Charlotte d'Ornellas et Laurent Joffrin débattent de l'actualité de la semaine dans #VraimentPasDaccord
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00:00:00 9h sur CNews, merci d'être avec nous.
00:00:04 Un heure des pros avec une programmation bousculée
00:00:08 puisque vous le voyez à l'image.
00:00:10 L'urgence en Israël alors que le Hamas revendique une opération militaire d'ampleur.
00:00:15 Des centaines de roquettes ont été tirées depuis Gaza.
00:00:18 Le bilan provisoire est déjà lourd.
00:00:20 Une femme est morte, 15 autres personnes sont blessées.
00:00:23 Témoignage dans quelques instants d'un journaliste à 40 km de Gaza.
00:00:28 Les images que vous découvrez sont en direct depuis la bande de Gaza
00:00:33 où je le disais, des centaines de roquettes ont été tirées.
00:00:36 Le point sur l'information tout de suite avec Isabelle Puglulo.
00:00:39 Je vous présente les invités.
00:00:41 Bonjour à tous.
00:00:42 Coup de feu hier soir à Marseille.
00:00:45 Visé par plusieurs tirs, un homme de 20 ans a été blessé à la cuisse gauche.
00:00:49 Les faits se sont passés sur une place très fréquentée,
00:00:52 proche du Vieux-Port pendant le match de rugby France-Italie.
00:00:55 Le pronostic vital de la victime n'est pas engagé.
00:00:58 L'homme est connu de la justice pour divers délits.
00:01:01 L'auteur des tirs, lui, a pris la fuite.
00:01:03 Au moins 908 migrants sont arrivés hier sur l'archipel espagnol des Canaries.
00:01:08 Selon les secours maritimes, 5 embarcations ont été prises en charge sur l'île d'El Hierro.
00:01:13 3 autres ont été conduites vers l'île de Grande Canarie
00:01:16 et 2 autres sur l'île de Ténérife.
00:01:18 D'après les derniers chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur,
00:01:21 près de 15 000 migrants sont arrivés aux Canaries entre le 1er janvier et le 30 septembre.
00:01:27 Enfin, le prix Nobel de la paix est décerné hier à Narjes Mohamadi.
00:01:30 La journaliste iranienne de 51 ans est actuellement en prison à Téhéran pour son activisme.
00:01:35 Ce prix lui a été remis pour son combat contre l'oppression des femmes en Iran,
00:01:39 pour la promotion des droits humains et de la liberté pour tous.
00:01:42 A l'annonce de cette distinction, l'ONU a demandé la libération de la militante.
00:01:47 - Chère Elisabelle pour le point sur l'information, on est avec Alexandre Devecchio ce matin,
00:01:52 bonjour Alexandre, on est avec Pierre Gentil également, Charlotte Dornelas, bonjour à tous les deux,
00:01:58 et Harold Diman, spécialiste des questions internationales pour CNews.
00:02:03 On va revenir sur ces images et cette situation, je le disais, très préoccupante en Israël.
00:02:08 Tôt ce matin, nous apprenions que la branche armée du Hamas
00:02:11 annonçait avoir déclenché une opération nommée "déluge d'Al-Aqsa".
00:02:15 Une femme a été tuée par une roquette, 15 autres blessés,
00:02:19 des centaines de roquettes ont déjà été tirées depuis Gaza.
00:02:23 L'armée israélienne a fait état samedi matin de l'infiltration d'un nombre indéterminé
00:02:30 de terroristes en territoire israélien à partir de la bande de Gaza.
00:02:34 Harold Diman, quelle est la situation à 9h ce matin ?
00:02:39 Alors il y a des attaques parfois toutes les 30 secondes sur divers points du territoire israélien
00:02:47 en provenance de la bande de Gaza, qui est en bas à gauche sur la carte,
00:02:53 et elles sont à peu près indiscriminées, elles visent juste des agglomérations,
00:02:58 donc ça vise Terod, ça c'est la ville frontière qui ne connaît que ça depuis des années,
00:03:03 des alertes à la bombe pratiquement minimum une fois par semaine.
00:03:09 Jérusalem, Tel Aviv et d'innombrables autres cités,
00:03:12 et il y a des commandos de militias du Hamas qui sont entrés sur le territoire d'Israël même,
00:03:19 Israël même ça serait en gros ce qui est en orange clair sur la carte,
00:03:24 et sont entrés dans un commissariat à Sderot, ont commencé à tirer,
00:03:28 il y a des blessés à tout le moins, et d'autres commandos sont en divers points de cette partie d'Israël,
00:03:35 parce qu'ils ont bien sûr soit franchi des barrières, soit emprunté des tunnels,
00:03:40 et on sait que le Hamas et le Hezbollah aussi, qui est un peu son jumeau au Liban,
00:03:46 sont passés maîtres dans l'art du tunnel indétectable.
00:03:49 Donc voilà, tout ceci s'est déversé pour le 50e anniversaire de la guerre de Kipour,
00:03:54 donc c'est une date symbolique, et tout ceci arrive dans un contexte
00:03:59 où les Palestiniens se sentant de plus en plus abandonnés par le reste du monde arabe,
00:04:03 commencent à se radicaliser de nouveau.
00:04:06 Est-ce que c'était à prévoir cette offensive militaire du Hamas ?
00:04:10 Bien malin qu'il y aurait prévu, parce qu'il y avait très peu de signes avant-coureurs,
00:04:15 sauf qu'il y a eu énormément de tensions en Cisjordanie,
00:04:18 mais la Cisjordanie à droite sur la carte, c'est-à-dire vers l'est,
00:04:23 est une autre configuration que Gaza.
00:04:27 La Cisjordanie c'est encore plus ou moins entre les mains de l'OLP,
00:04:31 de Mahmoud Abbas qui est le président,
00:04:34 s'empiternelle président on devrait dire, de l'autorité palestinienne,
00:04:40 et Gaza c'est entre les mains du Hamas plus du djihad islamique,
00:04:43 qui sont des organisations djihadistes, pour le djihad évidemment,
00:04:47 et frères musulmans pour le Hamas.
00:04:50 Et donc là-bas, oui, il y avait des tensions énormes,
00:04:53 il y avait des conflits de terre,
00:04:56 et ça a créé des manifestations très très violentes,
00:05:01 avec des répressions violentes,
00:05:04 et à l'intérieur d'Israël, et c'est peut-être ça,
00:05:06 un peu ce que tout le monde craint en Israël,
00:05:08 la population israélo-arabe, elle commence à se radicaliser aussi.
00:05:13 Donc avec tout ça, je pense que le ministre de la Défense et de l'Intérieur ne vont pas dormir.
00:05:19 Pourquoi aujourd'hui le Hamas parle d'opérations militaires d'ampleur,
00:05:22 contrairement à ce qui a pu se passer les semaines ou les mois précédents ?
00:05:26 Parce que j'imagine qu'ils tirent vers eux toute la tension,
00:05:32 jusqu'à présent tout ce qui se passait en ces jours dans l'IS,
00:05:35 ce n'était pas vraiment eux, maintenant c'est eux, carrément.
00:05:38 Donc en faisant cette guerre,
00:05:40 ils sont sûrs de maintenir encore pendant quelques mois, quelques années,
00:05:44 leur suprématie sur Gaza,
00:05:46 ils vont essayer de marginaliser le djihad islamique,
00:05:49 qui lui est beaucoup plus lié à l'Iran que eux ne le sont,
00:05:53 et c'est un peu leur marque de fabrique,
00:05:57 c'est de créer des guerres incessantes,
00:05:59 et ne pas permettre une normalisation économique,
00:06:04 à tout le moins, entre Gaza et Israël,
00:06:06 parce que l'État d'Israël n'empiète pas sur Gaza, du tout, nulle part.
00:06:09 9h04, très précisément, on vient d'avoir cette alerte de l'agence France Presse,
00:06:14 des centaines d'habitants de Gaza fuient des zones limitrophes d'Israël.
00:06:18 Je voudrais qu'on revienne un instant sur cette annonce samedi matin de l'armée israélienne,
00:06:22 puisqu'il y a ces tirs de roquettes, des centaines de tirs de roquettes,
00:06:25 mais il y a également un nombre indéterminé de terroristes en territoire israélien,
00:06:30 à partir de la bande de Gaza.
00:06:32 C'est-à-dire que ces gens-là, ces terroristes, ont réussi à quitter la bande de Gaza,
00:06:37 qui est protégée, bloquée par l'armée israélienne,
00:06:39 pour s'introduire sur le territoire israélien.
00:06:41 Alors là, on comprend qu'il est très difficile de fermer hermétiquement un territoire
00:06:45 sans mettre un mur absolu,
00:06:47 parce que tant qu'il y a un trou dans une grille, vous passez.
00:06:50 Tant que vous pouvez construire un tunnel, vous passez.
00:06:53 Donc c'est le cas de Gaza, qui ne fait que trois fois la surface de Paris.
00:06:57 Donc ils ont réussi à passer, ce qui est une prouesse militaire, si vous voulez,
00:07:02 ou terroristique, si on veut.
00:07:04 Et donc là, ils sont passés, et une fois qu'ils passent, c'est le cauchemar,
00:07:08 parce que les habitations israéliennes sont adossées aux murs.
00:07:11 Quand vous êtes à Steyrot, vous voyez la bande de Gaza à quelques kilomètres,
00:07:16 même pas à un kilomètre.
00:07:18 Je le dis au téléspectateur, et vous voyez ces images en direct.
00:07:21 Là, on découvre Gaza.
00:07:23 C'est d'ailleurs une image absolument saisissante,
00:07:25 parce que c'est un calme, une image quasi morte.
00:07:28 C'est-à-dire qu'il ne se passe rien à un plan large.
00:07:30 Mais en fait, si vous regardez attentivement, vous allez découvrir des traînées blanches,
00:07:35 qui sont en fait les roquettes qui sont lancées par le Hamas depuis la bande de Gaza.
00:07:41 On est en direct avec Pierre Rehoff. Merci d'être avec nous.
00:07:43 Vous êtes reporter franco-israélien.
00:07:46 Vous êtes à Hachdod, qui est une ville au sud d'Israël, à 40 kilomètres de Gaza.
00:07:53 D'abord, peut-être expliquez-nous ce qui se passe, ce que vous avez vécu depuis ce matin.
00:07:59 D'abord, nous avons été réveillés à 6h30 du matin,
00:08:02 ce qui n'est pas très agréable un samedi, le jour où normalement on se repose.
00:08:06 6h30 du matin, réveillés par les sirènes, les chiens qui aboient,
00:08:09 les bombes qui explosent, enfin les roquettes qui explosent un peu partout.
00:08:12 Donc, évidemment, on se précipite sur les informations,
00:08:15 on essaie de comprendre ce qui se passe en réalité.
00:08:18 Et c'est par la télévision israélienne, finalement, qu'on découvre la réalité des choses,
00:08:23 même si on risque d'être interrompu à n'importe quel moment pendant notre interview
00:08:29 par des sirènes à nouveau et par des roquettes.
00:08:31 La réalité, en fait, on a un peu l'habitude.
00:08:35 Cela fait maintenant 13 ans que je vis en Israël, j'ai subi déjà quatre guerres.
00:08:40 Donc, ce sont malheureusement des bruits, des atmosphères auxquelles tous les Israéliens sont habitués.
00:08:47 J'ai un bébé de quelques mois, elle ne s'est même pas réveillée, vous imaginez.
00:08:52 Elle a déjà connu la guerre à l'âge de 6 mois au mois de mai et on lui refait ça aujourd'hui.
00:08:58 Donc, malheureusement, les Israéliens sont un peu trop souvent confrontés à ce genre de situation.
00:09:04 Et là, la réalité d'aujourd'hui est due à des circonstances que vous devez connaître, que vous devez comprendre.
00:09:11 Il faut savoir que les organisations palestiniennes font de commerce essentiellement la guerre,
00:09:18 essentiellement la haine des juifs et ne veulent surtout pas de situations de paix
00:09:25 telles que celles qui sont en train de se produire aujourd'hui peut-être avec l'Arabie saoudite.
00:09:29 Dès lors que l'Arabie saoudite s'est reprochée d'Israël avec des solutions de paix
00:09:35 qui devraient s'étendre à l'ensemble du Moyen-Orient,
00:09:37 on se doutait déjà depuis quelques jours que ce genre d'initiative se produirait.
00:09:41 Vous dites que finalement, vous êtes tristement habitué à cette situation
00:09:47 où vous êtes réveillé par les sirènes, où la population en Israël est confrontée à ce danger quasi permanent et quotidien.
00:09:57 Mais qu'est-ce qui change par rapport à la situation de tous les jours chez vous ?
00:10:01 En réalité, vous savez, un pays qui depuis sa naissance est confronté à une volonté de destruction de la part de ses voisins,
00:10:12 de la part dans un premier temps de tous les pays arabes alentours
00:10:16 et désormais essentiellement des Palestiniens de Gaza et des Samaritans.
00:10:21 Au niveau de la vie quotidienne, il n'y a pas énormément de choses qui changent,
00:10:27 si ce n'est qu'on est obligé de se précipiter dès qu'on entend la sirène vers les banquers, les shelters.
00:10:34 On en a chacun un, j'en ai un dans la maison.
00:10:37 Les immeubles ont des shelters à tous les étages.
00:10:40 Dans les rues, il y a des shelters collectifs qui sont ouverts dès qu'on commence à avoir des alertes.
00:10:46 Donc, s'il vous plaît, il y a une espèce d'équilibre entre la résistance permanente du peuple israélien au terrorisme
00:10:54 et la vie quotidienne israélienne dans un pays qui est un pays occidental,
00:11:00 qui est un pays d'avenir, qui est un pays de high tech.
00:11:03 Si vous voulez, on vit presque dans une espèce de schizophrénie permanente.
00:11:07 Vous avez dit que votre petite fille avait connu la guerre, je le rappelle aux téléspectateurs, en mai dernier.
00:11:14 Israël avait lancé une offensive contre le djihad islamique palestinien dans la pompe de Gaza
00:11:18 et c'était une guerre de cinq jours.
00:11:20 Concrètement, si par exemple les sirènes retentissent Pierre Reyhoff,
00:11:25 vous allez devoir quitter ce direct que nous sommes en train de faire.
00:11:29 Et vous étiez en train de nous expliquer que dans votre appartement, à votre étage, si je comprends bien,
00:11:34 dans votre maison, vous avez un bunker.
00:11:39 Oui, vous voulez le voir ?
00:11:41 Je pense que ça peut être effectivement intéressant pour les téléspectateurs de comprendre ce qui peut se passer.
00:11:48 Je vous fais visiter, je vais le faire le plus rapidement possible.
00:11:54 Vous allez voir, c'est pas...
00:11:57 Ah, on a une alerte ! Vous entendez ?
00:12:01 Oui, on l'entend, Pierre Reyhoff, l'alerte.
00:12:03 Voilà, l'alerte.
00:12:06 Ça tombe bien, il faut que j'aille dans le bunker.
00:12:09 Donc voilà, là vous avez le bunker, c'est-à-dire une porte blindée.
00:12:14 Une porte blindée, et puis bon, c'est évidemment un placard.
00:12:18 On s'en sert pour tout garder, mais vous avez là également une fenêtre blindée, vous voyez.
00:12:29 Je suis désolé, je bouge un peu avec la...
00:12:32 C'est pas évident de vous faire du reportage avec un téléphone portable.
00:12:35 On entend des bombes, on entend les sirènes, les chiens n'aboient pas pour l'instant, ils sont habitués.
00:12:42 Voilà un peu en direct les roquettes tombant sur Israël.
00:12:47 Ah, et le chien qui n'est pas content.
00:12:49 Pierre Reyhoff, je me permets de vous laisser, de vous mettre à l'abri,
00:12:52 puisque les sirènes retentissent dans votre ville,
00:12:56 qui est située, je le rappelle, à une quarantaine de kilomètres de Gaza.
00:13:00 Je me permets, si vous me pardonnez, une toute petite chose que je voudrais rajouter.
00:13:06 La situation actuelle est quand même due au fait qu'il y a eu ces manifestations,
00:13:11 cette espèce de guerre interne en Israël,
00:13:14 qui a donné comme un signal aux ennemis, aux terroristes, qu'Israël était attaquable.
00:13:19 Sauf, ils ne se rendent pas compte d'une chose, c'est que dès qu'on est attaqué,
00:13:22 tout le monde à nouveau est solidaire.
00:13:24 Merci Pierre Reyhoff. Mettez-vous à l'abri.
00:13:26 C'est vrai que cette scène est absolument saisissante,
00:13:29 c'est-à-dire qu'en plein direct, les sirènes retentissent dans cette ville
00:13:32 et donc dans un appartement, dans une maison,
00:13:36 vous avez l'obligation, en quelque sorte, d'avoir finalement un bunker.
00:13:42 On reviendra vous voir, Pierre Reyhoff, peut-être en fin d'émission,
00:13:46 pour prendre des nouvelles, évidemment, et pour savoir ce qui est en train de se passer.
00:13:49 Nous sommes en direct également avec Régis Le Sommier.
00:13:52 Merci Régis d'être avec nous.
00:13:53 Je le dis aux téléspectateurs, vous m'avez envoyé un message ce matin
00:13:56 parce que vous avez passé dix jours sur le front à Bakhmout
00:13:59 et vous avez pu voir ce qu'il se passait concernant la guerre en Ukraine.
00:14:04 Mais ce qui se passe à Gaza, vous l'avez également à de nombreuses reprises couvert.
00:14:09 Quel regard vous portez sur cette nouvelle offensive militaire du Hamas contre Israël ?
00:14:15 Tout ce que je découvre, c'est un peu comme tout le monde,
00:14:19 tous ceux qui s'intéressent à la région, est absolument stupéfiant.
00:14:22 C'est-à-dire qu'il y a un élément dans cette attaque,
00:14:25 de la part des brigades Al-Qassam du Hamas, ce matin,
00:14:30 avec ces tentatives de pénétration,
00:14:32 des pénétrations dans les colonies du sud d'Israël,
00:14:36 As-Deir Ot, par exemple, on voit des militants du Hamas parader en pleine rue.
00:14:40 On a vu aussi également des véhicules militaires,
00:14:44 peut-être même une base militaire israélienne qui aurait été conquise par ces militants.
00:14:49 Des militants aussi qui ramènent, apparemment, qui ont fait des prisonniers,
00:14:53 qui tentent de les ramener dans leurs fièves à Gaza.
00:14:56 C'est absolument incroyable.
00:14:58 Et on se dit comment Israël a pu ne pas se rendre compte de ce qui était en préparation,
00:15:03 parce que cette attaque était une surprise totale.
00:15:07 Alors, on rappelle effectivement ce qu'on voyait tout de suite,
00:15:10 c'est que 5 000 roquettes ont été…
00:15:13 Il y a eu une pluie de roquettes cette nuit en préambule de cette opération.
00:15:18 Mais surtout, à la différence de d'habitude, les incursions elles ont existé.
00:15:22 Mais là, il semble qu'il y ait une incursion massive de militants du Hamas.
00:15:28 Et on parle, alors il faut le prendre avec beaucoup de précaution,
00:15:32 mais de prises d'otages, de civils qui auraient été exécutés.
00:15:36 Enfin bref, on est dans une situation où on ne voit pas d'autre issue qu'une guerre dans Gaza,
00:15:43 ou une guerre autour de Gaza se profiler dans les prochaines heures.
00:15:47 Dans cette guerre, il y a aussi la communication, vous parliez de 5 000 roquettes,
00:15:52 c'est ce qu'a annoncé le mouvement islamiste armé du Hamas.
00:15:56 Le déluge d'Al-Qassa contre Israël a lancé plus de 5 000 roquettes du côté des autorités israéliennes.
00:16:03 On parle de quelques centaines de roquettes, régisse le sommier.
00:16:06 Moi, ce qui m'intéresse également, c'est de savoir ce qui peut se passer autour,
00:16:10 parce qu'Israël est un territoire qui est isolé.
00:16:14 Il y a la frontière libanaise, il y a la frontière syrienne.
00:16:18 Est-ce que ça peut avoir un effet tâche d'huile, cette offensive du Hamas depuis Gaza ?
00:16:24 Alors, l'offensive du Hamas, il faut voir si elle sera coordonnée éventuellement avec une réaction aussi du Hezbollah,
00:16:30 mais ça sur la frontière nord, qui pourrait mettre Israël dans une situation extrêmement compliquée.
00:16:35 Les deux mouvements ont des relations, les deux mouvements parfois travaillent en collaboration.
00:16:40 Donc, pour le moment, il n'y a pas d'informations sur la frontière nord, c'est-à-dire depuis le Liban.
00:16:45 Est-ce que le Hezbollah, à son tour, va entrer en guerre ou va en tout cas tenter une opération militaire contre Israël ?
00:16:51 Sur la question de l'Égypte, les relations, c'est-à-dire qu'on arrive quand même dans un processus
00:16:56 où les relations entre l'Égypte, Israël et la Jordanie se sont apaisées.
00:17:01 Donc, quelque part, il y a de la part du Hamas une sorte de tentative un peu désespérée
00:17:05 de marquer des points dans un contexte où Israël a repris des relations diplomatiques également avec d'autres pays arabes,
00:17:13 en particulier le Maroc, de façon assez spectaculaire.
00:17:16 Donc, les militants palestiniens aujourd'hui ont un peu l'impression d'être oubliés,
00:17:21 c'est eux plutôt qui sont isolés et donc ils tentent un coup d'éclat.
00:17:26 Mais ce qui est absolument et proprement stupéfiant, c'est le fait qu'aucun des services de renseignement israéliens,
00:17:33 le Shin Bet par exemple, n'ont été informés ou en tout cas n'ont été complètement surpris.
00:17:39 Ça rappelle un peu ce qui s'est passé pendant l'offensive de Kipour en 1973,
00:17:45 offensive qui aurait très bien pu mettre un terme à l'existence d'Israël.
00:17:49 Là, il y a un effet de surprise incroyable et probablement des questions à poser
00:17:53 sur les services de renseignement israéliens qui ont la réputation d'être les meilleurs au monde.
00:17:58 Je rappelle que ces tirs de roquettes qui ont été lancés depuis ce matin ont fait au moins un mort.
00:18:04 Une femme touchée depuis la bande de Gaza a annoncé l'équivalent israélien de la croix rouge.
00:18:08 Une femme âgée d'une soixantaine d'années tuée par un coup direct.
00:18:12 Quinze autres personnes ont été blessées dans le sud d'Israël.
00:18:16 Merci beaucoup Régis Le Sommier.
00:18:19 Peut-être un dernier mot avec vous Harold Diman à ce propos et ces risques,
00:18:25 cette crainte que je demandais à Régis Le Sommier,
00:18:28 c'est-à-dire qu'Israël soit attaqué de toutes parts et de tous les côtés.
00:18:32 Ce qui serait gravissime, c'est que l'attaque vienne du Liban aussi.
00:18:37 Si ça vient du Hezbollah au nord, on pourrait balayer entre le Hamas et le Hezbollah
00:18:44 la totalité quasiment du territoire israélien.
00:18:48 Et ça, c'est le cauchemar.
00:18:50 Même si les Israéliens sont passés maître dans l'art de l'interception avec d'ombes de fer
00:18:55 et plusieurs autres procédés, qui sont en fait des missiles, anti-missiles,
00:18:59 ils n'auront jamais assez pour faire face à ce volume.
00:19:04 La chose facile pour les assaillants, c'est de tirer de manière indiscriminée.
00:19:11 Alors qu'Israël doit tirer sur Gaza, qui est trois fois la superficie de Paris,
00:19:16 et il faut qu'ils visent maison par maison.
00:19:18 C'est pour ça que les gens de Gaza se sont éloignés de la frontière.
00:19:21 Ils savent que ça va être frappé.
00:19:24 On a déjà vu ces scènes par le passé.
00:19:27 Donc oui, c'est très grave pour Israël, parce que des ennemis si faibles
00:19:32 arrivent à faire autant de dommages.
00:19:35 Et c'est l'essence même du faible au fort ou du terroriste.
00:19:38 Dans la guerre, c'est de réussir ce genre de choses.
00:19:41 Et ça pousse Israël à avoir la tentation d'entrer dans Gaza.
00:19:47 C'est l'embourbement, et ça c'est la grosse tactique du Hamas.
00:19:51 Je ne sais pas si le terme "faible" concernant le Hamas est le terme à propos,
00:19:56 en voyant ce qu'ils sont capables de faire.
00:19:58 Et surtout, je ne sais pas si on se rend compte, mais de ce qu'on vient de vivre en direct,
00:20:02 c'est-à-dire ce reporter franco-israélien qui est à 40 km de Gaza,
00:20:08 qui est en direct avec nous, Pierre Rehoff,
00:20:10 et qui dans son domicile a donc un espace blindé
00:20:15 dans lequel il protège sa famille, ses enfants.
00:20:17 Et en plein direct, il y avait cette alerte à la requête.
00:20:23 Charlotte Dornelas, quel regard vous portez sur cette actualité extrêmement inquiétante,
00:20:27 préoccupante et dramatique, puisque je le rappelle, le bilan est de 1 mort et 15 blessés déjà.
00:20:32 Il y a plusieurs choses.
00:20:34 Sur ce que vous venez de dire, on a du mal de manière générale,
00:20:37 quand on vit en France, à s'imaginer ce qu'est le quotidien d'un pays en guerre.
00:20:41 Et c'est malheureusement le cas pour Israël.
00:20:43 Depuis la création d'Israël, ce qui est extrêmement inquiétant,
00:20:46 au-delà, je ne vais pas rajouter ce qui a été dit,
00:20:49 sur cette attaque-là, qui est à la fois surprenante,
00:20:52 en même temps dans un environnement où aucune attaque ne l'est plus.
00:20:55 C'est ça qui est dramatique pour la population locale.
00:20:58 D'ailleurs, vous avez bien vu le reporter, il avait une sorte de détachement
00:21:02 par rapport à ce qui se passe, que nous on a du mal à comprendre,
00:21:05 mais qui est en fait dans un pays en guerre,
00:21:07 de fait, avec le Hamas en proximité qui veut la guerre depuis toujours
00:21:11 et qui n'a jamais cessé de le vouloir.
00:21:13 Et je pense que la radicalisation de la population dont parlait Harold,
00:21:17 c'est quasiment le plus préoccupant, parce que d'année en année,
00:21:20 vous avez initialement la question de la création d'Israël
00:21:23 qui est contestée par d'ailleurs tous les pays arabes.
00:21:25 Petit à petit, il y a une régularisation de la situation avec plusieurs pays
00:21:29 qui radicalisent à la fois le Hamas, et vous avez aujourd'hui
00:21:32 des gamins qui sont nés il y a quelques années
00:21:34 et qui sont quasiment plus radicaux sur l'existence d'Israël
00:21:37 qu'au moment de la création de l'État.
00:21:40 Ça c'est vraiment inquiétant à la fois dans le...
00:21:43 pas forcément pour l'avenir du pays lui-même,
00:21:46 mais par contre dans la détermination des actes tels qu'on les voit ce matin,
00:21:50 là pour le coup c'est extrêmement inquiétant.
00:21:52 Alexandre Névékian.
00:21:53 Oui, alors les images ne me surprennent pas vraiment,
00:21:56 parce qu'il se trouve que je connais Pierre Rehov,
00:21:58 que je l'avais vu en Israël et qu'en 2015,
00:22:01 j'avais été à un voyage de presse en Israël
00:22:03 et il y avait eu le déclenchement d'une guerre surprise.
00:22:06 De la même façon, effectivement, cette banalité des gens
00:22:09 qui vont se mettre à l'après avec une forme de détachement,
00:22:12 je l'avais vécu.
00:22:13 Ce qui est intéressant et vraiment problématique pour Israël,
00:22:16 c'est qu'il faut se souvenir que la bande de Gaza,
00:22:19 c'est Ariel Sharon qui avait pourtant la réputation d'être un dur,
00:22:23 qui était Premier ministre et qui de manière unilatérale
00:22:26 avait cédé finalement un pan de territoire aux Palestiniens
00:22:31 en pensant se diriger vers une paix et une solution à deux États
00:22:35 et on voit que ça n'a absolument pas marché
00:22:38 et qu'au contraire, la bande de Gaza s'est radicalisée.
00:22:43 Là où c'est aussi compliqué, c'est que justement,
00:22:45 ce n'est pas simplement un conflit de territoire,
00:22:47 c'est aussi un conflit religieux.
00:22:50 Le Hamas, c'est une organisation islamiste
00:22:53 qui a un projet de djihad qui va au-delà de la volonté d'avoir un État
00:22:57 mais qui est dans une logique antisémite, il faut le dire,
00:23:00 et dans une logique de conquête djihadiste.
00:23:03 Donc ça paraît insoluble aujourd'hui comme conflit.
00:23:09 Je n'ai pas envie de polémiquer ce matin là-dessus,
00:23:12 je rappelle juste qu'à l'université de Lyon, cette semaine,
00:23:15 une militante appartenant à un groupe considéré comme terroriste
00:23:20 par l'Union européenne a pu intervenir en toute impunité
00:23:25 et d'ailleurs il y a eu une réaction de la ministre de l'Enseignement supérieur,
00:23:32 on en parle ce matin, mais je pense que l'heure est plutôt de répondre
00:23:37 et d'apporter les témoignages sur le terrain en Israël,
00:23:41 qu'on continuera tout au long de l'heure des pros.
00:23:44 Ce que je vous propose, c'est qu'on fasse un nouveau point aux alentours de 10h
00:23:47 sur la situation en Israël, si cela avance,
00:23:50 mais après la pub, on va revenir sur l'actualité nationale
00:23:55 et notamment cette nouvelle fusillade à Marseille.
00:23:58 A tout de suite.
00:24:00 Le point sur l'information avec Isabelle Puy-Houlot à 9h30.
00:24:03 Le Hamas a déclenché une guerre contre l'État d'Israël,
00:24:06 a réagi le ministre de la Défense israélien.
00:24:08 Une attaque d'ampleur est survenue, une opération nommée "déluge d'Al-Aqsa".
00:24:12 Des roquettes ont été tirées tout ce matin depuis la bande de Gaza,
00:24:15 plus de 5000 selon la branche armée du Hamas.
00:24:18 L'armée israélienne dénonce l'infiltration d'un nombre indéterminé de terroristes.
00:24:22 Une femme d'une soixantaine d'années a été tuée et au moins un cas de mort.
00:24:26 Plus de 900 migrants sont arrivés au Canary en 24 heures.
00:24:30 Hier, 10 embarcations ont accosté sur l'archipel espagnol.
00:24:34 Ces nouvelles arrivées surviennent alors que les dirigeants européens
00:24:37 sont réunis à Grenade dans le sud de l'Espagne.
00:24:40 Un sommet pour notamment échanger sur l'immigration.
00:24:43 Les Canaris ont vu arriver près de 15 000 migrants entre le 1er janvier et le 30 septembre.
00:24:48 Une hausse de près de 20% par rapport à l'année dernière.
00:24:51 Une hausse de près de 20% par rapport à l'année dernière.
00:24:58 Alerte à la bombe hier dans un théâtre à Pastia.
00:25:01 750 spectateurs ont été évacués dont le préfet de Haute-Corse et le maire de la ville.
00:25:06 Les démineurs sont rapidement intervenus.
00:25:09 La séance a pu reprendre à 22h.
00:25:11 L'alerte est survenue alors que le théâtre s'apprêtait à projeter le film "Borgo",
00:25:15 long métrage de Stéphane Dométier,
00:25:17 inspiré de l'histoire d'une surveillante pénitentiaire impliquée dans un double assassinat sur l'île en 2017.
00:25:23 Merci chère Isabelle Puglulo.
00:25:25 On reviendra à 10h sur la situation en Israël.
00:25:28 Je découvre également ce qui peut se passer sur les réseaux sociaux avec des images absolument terrifiantes.
00:25:33 Des terroristes venus de Gaza qui ont pu s'introduire dans les rues au sud d'Israël.
00:25:42 Plusieurs messages politiques, notamment de Renaud Muselier,
00:25:47 entre autres d'Eric Ciotti qui apporte son soutien à Israël.
00:25:53 "Solidaire avec Israël qui fait face une nouvelle fois à de terribles attaques par les terroristes du Hamas.
00:25:57 Des milliers de roquettes tirées depuis la bande de Gaza, des terroristes infiltrés.
00:26:01 J'assure les Israéliens de mon soutien."
00:26:05 Et on sera à 10h de nouveau avec Pierre Rehoff, reporter franco-israélien,
00:26:11 qui est présent à 40 km de Gaza et qui a vécu une alerte à la roquette en plein direct.
00:26:18 Vous reverrez cette séquence à 10h.
00:26:20 Revenons à l'actualité nationale, puisque là aussi la terreur s'installe toujours un peu plus à Marseille.
00:26:27 Je vous rappelle juste que la semaine dernière, on avait ouvert l'heure des pro-week-end
00:26:31 avec cette fusillade dans les rues de Marseille, jeudi, il y a une dizaine de jours,
00:26:37 à 19h40, un homme à la Kalachnikov qui abat deux hommes.
00:26:40 Hier, on est en plein match du 15 de France, ambiance festive à Marseille, à quelques mètres du Vieux-Port.
00:26:46 Et là, c'est un homme qui va ouvrir le feu sur un autre individu.
00:26:50 Son pronostic vital n'est pas engagé, un homme a été touché à la cuisse.
00:26:55 Mais imaginez le contexte, le climat.
00:26:58 Les terrasses sont bondées, on est sur une ambiance de match,
00:27:01 et là vous avez un homme qui ouvre le feu, et je le répète, c'est en plein cœur de la ville.
00:27:04 Rudy Mana, vous êtes avec nous, la préfète de police s'est rendue sur place.
00:27:07 Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur ce qui s'est passé hier,
00:27:11 le profil de la victime, et est-ce que le tireur a été retrouvé ?
00:27:14 Bonjour à vous, vous avez très bien décrit la situation.
00:27:18 C'est 22h hier soir, à peu près 50 mètres du Vieux-Port,
00:27:23 dans un quartier où il y a énormément de bars et de restaurants.
00:27:26 La plupart des Marseillais, des centaines de Marseillais et des touristes également,
00:27:30 regardaient le match de rugby en buvant des coups de manière festive,
00:27:35 comme dans toutes les villes de France, ça a dû se passer hier soir.
00:27:38 Et comme en Marseille, on n'est pas dans une ville comme les autres.
00:27:41 Il y a un individu qui est arrivé, qui a fait feu avec une arme de poing
00:27:44 sur un jeune de 20 ans qui était à la terrasse d'un bar ou d'un restaurant.
00:27:51 On ne sait pas encore les raisons pour lesquelles il a fait ça.
00:27:53 L'individu est en fuite et il a blessé, il a blessé à la cuisse.
00:27:57 Avant de prendre la fuite, les CRS qui sont présents sur Marseille
00:28:01 de manière pérenne depuis quelque temps sont intervenus assez vite.
00:28:04 L'individu a réussi à prendre la fuite.
00:28:05 Il est activement recherché par les services de police.
00:28:08 Mais vous l'avez bien décrit, Elliot, imaginez la situation,
00:28:12 imaginez ce qu'ont pensé tous ces Marseillais,
00:28:15 ces centaines de Marseillais qui étaient là pour faire la fête,
00:28:17 qui étaient là pour regarder tranquillement un match de rugby,
00:28:21 pour partager en famille, avec des amis ce bon moment,
00:28:24 qui au milieu de cette soirée voient l'individu tirer à l'arme de poing
00:28:28 et gâcher littéralement cette soirée.
00:28:30 Mais la victime était visée personnellement,
00:28:35 elle a un profil particulier, elle est connue des services de police ?
00:28:39 Est-ce que c'est comme pour les fusillades précédemment à Marseille,
00:28:42 c'est-à-dire qu'il y a le trafic de stupéfiants autour ?
00:28:47 Apparemment, la victime était connue des services de police.
00:28:52 Alors vraiment, je n'ai pas plus de précisions.
00:28:54 Je ne sais pas si elle était connue pour trafic de stupéfiants,
00:28:57 je ne sais pas si elle était véritablement visée.
00:28:59 Mais il semble probable, vu comment ça s'est passé,
00:29:03 que c'est cette personne qui ait été visée.
00:29:06 J'ai eu beaucoup de messages, je ne vous cache pas,
00:29:09 depuis hier soir et ce matin, à travers les réseaux sociaux, etc.,
00:29:12 où il y a plein de Marseillais qui disent
00:29:14 "mais en fait, on va partir de cette ville, on va se barrer de cette ville,
00:29:18 parce qu'on ne peut même plus faire la fête dans cette ville.
00:29:22 On en arrive à ça, on est à 22h, je vous le rappelle, un vendredi soir.
00:29:27 Et au milieu de tout ça, il y a encore des coups de feu.
00:29:30 Vous l'avez bien rappelé, la semaine dernière, au Chartreux, 19h40,
00:29:34 un individu qui est à la Kalachnikov tira 28 reprises
00:29:37 sur trois personnes en tuant deux.
00:29:39 Et tous les jours, on a des coups de feu,
00:29:41 et tous les jours, on a des coups de couteau.
00:29:43 Et franchement, je vous le dis, les Marseillais sont à bout.
00:29:46 Les Marseillais qui aiment tant leur ville sont à bout
00:29:50 et ne veulent plus rester dans cette ville.
00:29:52 C'est une réalité aujourd'hui qu'il faut dire.
00:29:54 Il faut arrêter que certains élus se voient la face,
00:29:58 se mettent encore un bandeau devant les yeux
00:30:00 en disant que c'est extraordinaire.
00:30:02 Non, la ville de Marseille, malgré les efforts,
00:30:05 et je vous l'assure, Eliott, malgré les efforts du policier adjoint
00:30:08 à la presthète de police, tout le monde met les mains dans le camp.
00:30:11 Oui, je vous assure qu'on est au charbon tous les jours.
00:30:14 Et pourtant, cette ville devient quasi invivable.
00:30:18 Rudy Manin, toute dernière question, parce qu'il y a un contexte et un climat.
00:30:21 On est vendredi soir, c'est un match de rugby
00:30:24 avec une ambiance, vous l'avez dit, festive.
00:30:27 J'ai dit, la terreur s'installe un peu plus.
00:30:29 Est-ce qu'il y a eu un mouvement de panique sur cette place à Marseille ?
00:30:33 Qu'est-ce qui s'est-il passé ?
00:30:34 Est-ce que finalement, les gens ont pu reprendre leur activité
00:30:37 comme si de rien n'était ?
00:30:39 Imaginez, vous êtes en train de voir une guerre avec un copain,
00:30:44 vous regardez ce match de rugby qui était formidable en plus,
00:30:47 et puis tout d'un coup, vous avez entendu les coups de feu à 10 mètres.
00:30:50 Il est évident qu'il y a eu un vent de panique,
00:30:52 il est évident qu'il y a des gens qui sont levés des chaises, des tables,
00:30:56 qui ont jeté les chaises, qui sont partis en courant.
00:30:59 Et puis immédiatement, les services de police sont arrivés,
00:31:02 un périmètre de sécurité, comme on peut le voir sur vos images,
00:31:06 a été mis en place.
00:31:07 Et puis clairement, la soirée, elle est gâchée, la soirée, elle est foutue.
00:31:11 Et puis tous les gens qui étaient dans cette soirée,
00:31:13 qui sont rentrés à leur domicile, qu'est-ce qu'ils se disent ?
00:31:15 Ils se disent, la prochaine fois, on regardera le match à la maison,
00:31:18 on a pas envie de revivre ce genre de phénomène.
00:31:20 On va écouter, merci Rudi Mana pour votre explication, votre décryptage,
00:31:24 on va écouter un témoignage d'un Marseillais qui était présent sur les lieux hier soir.
00:31:28 Ce soir, nous étions dans toute cette place à dîner,
00:31:33 et on a entendu trois coups de feu, je crois.
00:31:38 Moi, je pensais que c'était des pétards.
00:31:42 En fait, il y a eu un mouvement de foule,
00:31:45 et du coup, on s'est précipité, j'ai vu tout le monde rentrer dans le restaurant,
00:31:50 nous étions sur la terrasse, et on a suivi le mouvement.
00:31:54 On revient vers vous, Alexandre Devecchio,
00:31:57 parce qu'il y a un climat, évidemment, une grande inquiétude.
00:31:59 Hier, le Figaro faisait sa une sur la menace terroriste de plus en plus importante.
00:32:06 Hier, vous êtes en plein Marseille, vous regardez un match, il y a les tirs,
00:32:10 donc c'est la terreur de manière générale, entre la crainte d'un attentat,
00:32:13 mais surtout, à Marseille, c'est la crainte d'être une victime collatérale
00:32:17 d'une tension autour du marché des drogues.
00:32:21 La comparaison n'est pas raison, mais c'est vrai qu'on avait tout à l'heure un reportage
00:32:24 sur les gens qui habitaient à proximité de la banque de Gaza,
00:32:28 qui avaient un bunker chez eux.
00:32:29 Les barcéennes n'ont pas envie, je pense, d'avoir un bunker chez eux.
00:32:33 Il y a une forme de terreur au quotidien qui s'installe.
00:32:36 Donc, ce n'est pas du terrorisme, mais ça perturbe la vie des habitants
00:32:41 qui sont dans une sorte de situation de guerre.
00:32:44 Parce que là, effectivement, c'est peut-être un règlement de compte
00:32:46 avec quelqu'un qui était visé en particulier, mais ça se fait en plein centre-ville.
00:32:50 C'est aussi ça l'évolution la plus marquante sur ce qui se passe à Marseille.
00:32:54 Autrefois, c'était dans les quartiers, alors ça n'excusait rien,
00:32:58 mais la population était moins exposée.
00:33:00 Donc là, il y a un sentiment d'impunité qui fait que maintenant,
00:33:03 les caïds s'entretuent en plein centre-ville.
00:33:06 Et donc, ça montre une faillite, je ne crois pas de la police,
00:33:10 parce que ça a été dit, elle est au charbon tous les jours,
00:33:12 mais de la justice, tout simplement.
00:33:13 Pierre Lissiat, vous êtes conseiller régional d'Île-de-France.
00:33:16 On parlera dans un instant de la situation migratoire,
00:33:20 puisqu'on nous avait promis par un migrant illégal venu de l'Empédouza en France.
00:33:25 Au final, ils sont deux semaines plus tard, notamment à Paris et au Jardin des Euls,
00:33:29 mais sur Marseille, avec une situation sécuritaire critique,
00:33:33 avec des fusillades quasi hebdomadaires.
00:33:37 Quel regard vous portez sur ce qui se passe ?
00:33:39 Vous avez dit, vous avez commencé lors des pro-week-end la semaine dernière
00:33:43 par déjà une fusillade, déjà en plein milieu de journée ou presque,
00:33:48 en pleine rue, en plein centre-ville.
00:33:51 Là, à nouveau, hier soir.
00:33:54 Ce qui est frappant, comme l'a dit Alexandre Devecchio,
00:33:57 c'est qu'effectivement, ça n'est plus circonscrit maintenant,
00:34:00 ce genre de règlement de compte.
00:34:02 On va présumer que c'est un règlement de compte, évidemment,
00:34:04 on a assez peu d'informations à ce stade.
00:34:06 On va présumer que c'est un, en tout cas, ça a tout l'air d'un règlement de compte.
00:34:10 Ce ne sont plus des faits qui sont circonscrits à des quartiers,
00:34:15 à des lieux qui sont identifiés comme étant des lieux
00:34:19 où justement il y a des trafics, où il y a des tensions de bandes
00:34:24 et des règlements de compte.
00:34:25 Aujourd'hui, hier soir, on était sur le Vieux-Port.
00:34:30 C'est ça encore qui est encore plus frappant.
00:34:32 C'est une heure avec beaucoup de monde, festive, avec des familles, j'imagine,
00:34:37 assez tôt dans la soirée, 22h, au milieu de tout ça.
00:34:40 Et en fait, au-delà de l'impunité, c'est que les caïds, les malfrats,
00:34:46 n'ont plus peur à la fois de la foule, mais encore moins peur de la police.
00:34:51 On peut imaginer que dans un contexte comme celui-ci,
00:34:54 les forces de police sont présentes.
00:34:56 Vous avez une soirée festive…
00:34:57 - Ils sont intervenus très rapidement.
00:34:59 - Pour recontextualiser, je le disais, il y a une menace terroriste importante.
00:35:04 On est sur un événement sportif national.
00:35:07 Donc, dans toutes les grandes villes, il y a une surmobilisation
00:35:10 des forces de police.
00:35:12 Et évidemment, ils ont réagi très rapidement.
00:35:14 - C'est précisément ce que je vous dis.
00:35:15 C'est parce qu'il y avait soirée de match, parce qu'il y avait du monde
00:35:19 au terrasse de café, il y avait forcément des forces de police.
00:35:21 - Mais je me mets à la place des policiers, des premiers
00:35:25 qui sont intervenus hier soir à Marseille.
00:35:28 Je ne suis même pas sûr qu'ils se sont dit que c'était un règlement de compte
00:35:31 lorsqu'ils reçoivent l'alerte des coups de feu sur une terrasse,
00:35:34 un vendredi soir.
00:35:35 - C'est pas un coup d'attaquant.
00:35:36 - C'est la terreur.
00:35:38 C'est ça aussi qui est inquiétant.
00:35:40 Bien gentil.
00:35:42 - Je pense que le porte-parole d'Allianz, le policier Rudy Mana,
00:35:46 a bien résumé d'une phrase, cette ville, il n'y a pas que cette ville,
00:35:49 mais cette ville en particulier, Marseille, devient invivable.
00:35:53 Tout le monde le sait, c'est une des villes les plus dangereuses de France.
00:35:57 C'est aussi une des villes dans laquelle on a expérimenté,
00:36:00 une des premières, on disait Marseille, ville de brassage,
00:36:03 ville de mélange, ville de vivre ensemble.
00:36:06 En réalité, c'est quoi la réalité à Marseille ?
00:36:08 La réalité à Marseille, et un article du Monde en parlait d'ailleurs
00:36:11 il y a quelques jours, c'est qu'un logement sur trois
00:36:14 se trouve en résidence fermée.
00:36:16 C'est ça, la réalité du vivre ensemble.
00:36:19 Les gens, le vivre ensemble, ils n'y croient pas à Marseille.
00:36:21 Ça, c'est des chiffres, c'est pratique.
00:36:23 En réalité, ce vivre ensemble, c'est vivre sans,
00:36:26 et parfois survivre, parce qu'on voit que,
00:36:28 dans le quotidien, dans un endroit en plus central de Marseille,
00:36:31 on peut arriver et se promener, et tomber sur une fusillade.
00:36:35 C'est évident que ce pays, et bien évidemment,
00:36:38 on parle de Marseille, mais je pense que c'est un phénomène
00:36:40 qu'on peut déployer aussi sur d'autres villes,
00:36:42 est en train, petit à petit, de ressembler, malheureusement,
00:36:45 dans certaines scènes, à un état d'Amérique centrale,
00:36:50 des scènes qu'on n'y aurait pas imaginées il y a quelques décennies.
00:36:53 - Avançons dans l'actualité, également.
00:36:55 On va parler d'un peu de santé,
00:36:57 de ces services publics qui s'effondrent.
00:36:59 Que se passe-t-il à l'hôpital de Rémy-Romont, dans les Vosges ?
00:37:01 Depuis 2022, les décès suspects s'accumulent.
00:37:04 Des patients souffrant de pathologie bénigne et non grave
00:37:06 décèdent sur place, après leur prise en charge
00:37:08 par l'établissement, dans des conditions souvent très floues.
00:37:11 Après un nouveau décès cette semaine,
00:37:13 la direction de l'hôpital a décidé de fermer,
00:37:15 temporairement, son service de chirurgie,
00:37:17 par mesure de précaution.
00:37:19 Ça m'a fait penser à un appel de 1200 soignants,
00:37:22 cette semaine, dans le monde.
00:37:24 Nous n'avons pas choisi ce métier pour faire subir
00:37:26 cette violence et maltraitance.
00:37:28 Vous avez des médecins hospitaliers, des sèches-femmes,
00:37:30 des infirmiers qui ont dénoncé dans cette tribune
00:37:32 les dilemmes éthiques intenables auxquels sont confrontés,
00:37:35 faute de lits et de personnel,
00:37:37 et appelant les députés à voter les propositions
00:37:39 pour avoir un nombre maximal de patients par soignant.
00:37:42 Voyons le sujet de Juliette Sadat,
00:37:44 et ensuite on ira voir notre envoyé spécial Audrey Berthod sur le terme.
00:37:48 Derrière ces murs, c'est la tourmente.
00:37:52 Des morts considérées suspectes,
00:37:54 et des plaintes s'accumulent.
00:37:56 Ce mardi, c'est une patiente de 78 ans qui décède dans cet hôpital.
00:38:00 Une mort qui serait liée à des problèmes de prise en charge
00:38:03 à sa sortie du bloc opératoire, selon un journal local.
00:38:06 Une nouvelle affaire qui pousse l'établissement
00:38:08 à suspendre l'activité du service de chirurgie
00:38:10 programmé jusqu'au 11 octobre, soit environ 80 opérations.
00:38:14 Objectif selon la direction,
00:38:17 vérifier que toutes les organisations médicales et chirurgicales
00:38:20 sont parfaitement conformes aux règles de l'établissement.
00:38:23 Malgré la mesure, quelques patients affluent aux abords
00:38:26 de l'hôpital de Rémiermont.
00:38:28 La nouvelle ne semble pas les inquiéter.
00:38:31 J'ai rien à reprocher, mon fils est rentré hier en urgence
00:38:34 pour une clavicule cassée.
00:38:37 Il a été pris tout de suite et ils l'ont opéré cet après-midi.
00:38:41 Je n'ai rien à dire, tout va bien.
00:38:44 Depuis 2018, 12 plaintes ont été déposées contre l'établissement,
00:38:48 dont 8 pour homicides involontaires.
00:38:51 Le magazine Le Point a enquêté sur cet hôpital.
00:38:54 Il serait confronté à un manque important de personnel médical.
00:38:57 Pendant l'enquête, l'établissement assurera seulement
00:39:00 les opérations chirurgicales d'urgence.
00:39:02 Plusieurs informations judiciaires sont également ouvertes
00:39:05 par le parquet d'Epinal.
00:39:08 - Audrey Berthaud, merci d'être avec nous.
00:39:11 Vous êtes notre reporter sur le terrain.
00:39:14 Vous êtes au pied de l'hôpital Rémiermont.
00:39:17 Une enquête a été ouverte pour déterminer
00:39:20 s'il y a eu des dysfonctionnements.
00:39:23 Est-ce que vous avez pu vous entretenir
00:39:26 avec des patients ou des soignants qui s'inquiètent
00:39:29 de cette situation ?
00:39:32 - Les personnes qu'on a rencontrées,
00:39:35 comme Eliott, pour le moment,
00:39:38 qui viennent rendre visite à leurs proches
00:39:41 ou qui sont hospitalisés ici,
00:39:44 ne sont pas vraiment inquiètes de la situation.
00:39:47 Comme on l'a entendu dans le sujet.
00:39:50 Après ce décès suspect,
00:39:53 l'hôpital de Rémiermont a décidé de suspendre
00:39:56 par mesure de précaution
00:39:59 toutes ces opérations chirurgicales jusqu'au 11.
00:40:02 Le 12 avril prochain,
00:40:05 seules les opérations d'urgence auront lieu.
00:40:08 Cette suspension, c'est parce qu'il y a eu
00:40:11 ce nouveau décès.
00:40:14 Il y a 12 plaintes depuis un an et demi
00:40:17 contre cet établissement.
00:40:20 Plus de 10 personnes seraient mortes
00:40:23 dans des conditions inexpliquées.
00:40:26 Pour le moment, la direction va mener
00:40:29 à une conférence de presse lundi
00:40:32 pour communiquer sur les lenteurs
00:40:35 de la justice à la suite de ces 12 plaintes.
00:40:38 Et interpeller les ministres sur la gravité
00:40:41 de tel dysfonctionnement dans l'hôpital public.
00:40:44 - Merci beaucoup Audrey Berthiaume.
00:40:47 Je veux faire un petit panorama
00:40:50 de ce qui s'est passé depuis samedi dernier.
00:40:53 Vous aviez cette image qui a circulé
00:40:56 depuis 15h.
00:40:59 Cette file d'attente est impressionnante.
00:41:02 Elle a été filmée par les sapeurs-pompiers
00:41:05 afin de dénoncer les embouteillages aux urgences
00:41:08 pouvant mettre en danger la vie des patients.
00:41:11 A la même heure, mais 1000 km plus loin,
00:41:14 il y a cette manifestation avec 750 personnes
00:41:17 qui sont mobilisées contre l'accès régulé
00:41:20 aux urgences de l'hôpital de Carré.
00:41:23 Cette semaine, vous avez donc cet appel
00:41:26 de 1200 soignants.
00:41:29 "Nous n'avons pas choisi ce métier
00:41:32 pour vous faire subir cette violence
00:41:35 et être maltraitants."
00:41:38 A Rémy-Raymond, on va prendre énormément
00:41:41 de précautions, mais il y a une enquête
00:41:44 qui est en cours.
00:41:47 Il y a un climat autour du système
00:41:50 et les Français qui demandent juste une chose,
00:41:53 c'est la sécurité et la possibilité d'être soignés.
00:41:56 Ils ne l'ont pas aujourd'hui.
00:41:59 Quel regard vous portez sur ces nouveaux faits ?
00:42:02 - Vous parlez de nouveaux faits,
00:42:05 mais c'est ça qui est frappant.
00:42:08 La situation du service public de santé en France
00:42:11 ne s'est pas dégradée la semaine dernière.
00:42:14 Sur la saturation des urgences,
00:42:17 on sait pourquoi elles sont saturées.
00:42:20 On sait à peu près quelles seraient
00:42:23 les mesures à mettre en place
00:42:26 pour désaturer les services d'urgence.
00:42:29 Sur la situation à Rémy-Raymond,
00:42:32 on a assez peu d'informations.
00:42:35 Est-ce que c'est un dysfonctionnement
00:42:38 général du service ?
00:42:41 Est-ce que c'est l'incompétence
00:42:44 de la santé de la santé française ?
00:42:47 Mais sur le système de santé français
00:42:50 au bord de la rupture,
00:42:53 ce n'est pas un fait nouveau.
00:42:56 On se souvient qu'il y a 3 ans,
00:42:59 au coeur de la crise Covid
00:43:02 et dans les mois qui ont suivi la crise,
00:43:05 et cette période de grande mise en tension
00:43:08 de nos hôpitaux et de nos systèmes de santé,
00:43:11 le gouvernement avait pris l'engagement
00:43:14 du "plus jamais ça".
00:43:17 - Avec un Ségur de la santé,
00:43:20 avec des milliards qui ont été mis.
00:43:23 - Le problème, c'est le Ségur de la santé.
00:43:26 On se souvient qu'il avait débouché
00:43:29 sur quelques augmentations de salaire.
00:43:32 Mais est-ce que, fondamentalement,
00:43:35 on a changé la façon d'aborder
00:43:38 la saturation dans les services
00:43:41 de réanimation, d'urgence, aujourd'hui ?
00:43:44 Alors que nous ne sommes pas en guerre
00:43:47 contre le Covid, comparé à il y a 3 ans.
00:43:50 C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:43:53 on a des flux tout aussi tendus qu'il y a 3 ans.
00:43:56 - Et on n'ose même pas imaginer
00:43:59 que demain, un nouvel épisode de Covid revienne.
00:44:02 - Évitez de porter la poisse.
00:44:05 - On en est toujours au même point.
00:44:08 Certains professionnels de santé disent
00:44:11 que ça s'est encore aggravé.
00:44:14 Le Ségur de la santé devait absolument tout changer.
00:44:17 Je ne base pas sur cet événement.
00:44:20 Mais de manière générale,
00:44:23 notre hôpital continue toujours à être un parent pauvre.
00:44:26 Et on est un pays où on a un taux d'imposition,
00:44:29 un taux de prélèvement obligatoire complètement fou.
00:44:32 On a des Français qui subissent d'un côté
00:44:35 la tonnette de l'inflation, de l'autre,
00:44:38 les prélèvements fiscaux.
00:44:41 Et derrière, les services publics qu'on leur propose.
00:44:44 C'est ça. Évidemment que les gens sont scandalisés.
00:44:47 Il y a quelque chose qui tourne par an, ici.
00:44:50 - Oui, c'est le résultat de décennies
00:44:53 de mauvaises politiques, de politiques comptables
00:44:56 et budgétaires qui ont abouti à des restructurations
00:44:59 dans les hôpitaux de province.
00:45:02 On en a fermé beaucoup pour regrouper
00:45:05 dans un même endroit, ce qui fait qu'il y a des zones
00:45:08 sans hôpital. Tout ça pour des raisons budgétaires.
00:45:11 Et on se demande où a été l'argent, du coup,
00:45:14 puisque, comme ça a été rappelé, on paye beaucoup d'impôts
00:45:17 dans ce pays. Donc, il a été sans doute dans une politique
00:45:20 de redistribution folle, dans une bureaucratie,
00:45:23 parce que la droite a supprimé un fonctionnaire sur deux,
00:45:26 pas les bons. Il y a eu, je pense, une véritable
00:45:29 erreur là-dessus. Et effectivement, on avait
00:45:32 un état fort qui faisait notre fierté, et là,
00:45:35 qui s'effondre. Et le problème, c'est qu'en plus,
00:45:38 les gens payent beaucoup d'impôts. Donc, c'est une question
00:45:41 centrale, mais je crois qu'il faut en finir avec une certaine forme
00:45:44 de technocratie qui n'a pas fonctionné
00:45:47 et qui était une politique à court terme.
00:45:50 On a fait des économies à court terme, alors qu'on aurait dû
00:45:53 avoir une vision à long terme et sans doute faire les économies
00:45:56 ailleurs, notamment sur les dépenses sociales
00:45:59 et pas sur les services publics. – La publicité, on revient dans un instant.
00:46:02 C'est vrai que notre émission est bousculée
00:46:05 par cette actualité extrêmement lourde en Israël
00:46:08 et ses attaques du Hamas depuis ce matin.
00:46:11 Le Hamas a déclenché, je cite le ministère de la Défense israélienne,
00:46:14 "une guerre contre l'État d'Israël".
00:46:18 Et la toute dernière alerte, ce sont des frappes aériennes israéliennes.
00:46:22 sur Gaza. Nous serons dans un instant
00:46:25 avec une journaliste française,
00:46:28 Samantha Rechenstein, qui est actuellement à Tel Aviv
00:46:31 et on va reprendre des nouvelles de Pierre Rehoff
00:46:34 qui lui est à 40 km de Gaza pour essayer de
00:46:37 comprendre ce qu'il se passe et s'il a pu
00:46:40 se mettre en sécurité, puisqu'il y avait eu au moment du direct,
00:46:43 au moment où il nous expliquait la situation, des sirènes
00:46:46 expliquant qu'il y allait avoir, en tous les cas,
00:46:49 des possibles frappes sur sa ville.
00:46:52 La publicité, on revient dans un instant et puis j'espère qu'on aura un peu de temps
00:46:55 pour revenir aussi sur la situation migratoire en France
00:46:58 puisque Pierre Lissiat, vous avez alerté hier et avant-hier
00:47:01 sur le fait que des migrants de l'Ampédouza
00:47:04 étaient bien présents en France et notamment à Paris.
00:47:07 A tout de suite.
00:47:10 C'est l'information inquiétante
00:47:13 de cette matinée dramatique, disons-le,
00:47:16 que la branche armée du Hamas annonce avoir déclenché
00:47:19 cette opération nommée "déluge d'Aqsa"
00:47:22 et le bilan est déjà lourd.
00:47:25 Une femme a été tuée par une roquette, 15 autres blessés,
00:47:28 tandis que des centaines de roquettes ont été tirées depuis Gaza.
00:47:31 L'armée israélienne a fait état ce samedi matin
00:47:34 de l'infiltration d'un nombre indéterminé de terroristes.
00:47:37 Il y a de nombreuses vidéos, notamment sur les réseaux sociaux,
00:47:40 qui présentent des djihadistes dans
00:47:43 les rues israéliennes qui auraient quitté Gaza
00:47:46 en Jeep. C'est des images absolument terrifiantes.
00:47:49 Nous sommes en direct avec Pierre Rehoff
00:47:52 et Samantha Rechenstein. Pierre Rehoff était avec nous en début d'émission.
00:47:55 Il a dû se protéger puisqu'il était à une quarantaine
00:47:58 de kilomètres de Gaza et se placer
00:48:01 dans un bunker. On reverra cette séquence dans un instant.
00:48:04 Et Samantha Rechenstein, journaliste, qui a été journaliste
00:48:07 à CNews d'ailleurs et qui est actuellement à Tel Aviv.
00:48:10 On viendra vous voir dans un instant.
00:48:13 On va donner la parole à ces personnes qui sont actuellement en Israël.
00:48:16 On va se la, puisqu'il est 10h passé de 20 secondes.
00:48:19 Le point sur l'information avec vous Isabelle Puboulot.
00:48:22 Des frappes aériennes israéliennes en riposte sur Gaza.
00:48:25 Le Hamas a fait une grave erreur ce matin
00:48:28 en déclenchant une guerre contre l'État d'Israël.
00:48:31 Ce sont les mots du ministre de la Défense israélien.
00:48:34 Des centaines d'habitants du nord-est de la bande de Gaza ont fui
00:48:37 après le déclenchement de l'opération déluge d'Al-Aqsa
00:48:40 par la branche armée du Hamas contre Israël.
00:48:43 Au moins un mort et 15 blessés sont à déplorer.
00:48:46 Le prix Nobel de la paix est décerné hier à Narjes Mohammadi.
00:48:49 La journaliste iranienne de 51 ans est actuellement
00:48:52 en prison à Téhéran pour son activisme.
00:48:55 Ce prix lui a été remis pour son combat contre l'oppression
00:48:58 des femmes en Iran, pour la promotion des droits humains
00:49:01 et de la liberté pour tous. A l'annonce de cette distinction,
00:49:04 l'ONU a demandé la libération de la militante.
00:49:07 Et puis c'est une première. Une femme transgenre a remporté hier
00:49:10 le titre de Miss Portugal. Marina Maceti, hôtesse de l'ère de 28 ans,
00:49:15 concourt rapprochement pour le titre de Miss Univers à Salvador
00:49:19 contre une autre femme transgenre, Miss Pays-Bas.
00:49:22 Merci chère Isabelle. Toujours avec Alexandre Devecchio,
00:49:25 Pierre Gentier, Pierre Lissier, Charlotte Dornelas et Harold Iman.
00:49:29 On va donner la parole à ces Français ou Franco-Israéliens
00:49:33 qui sont présents sur le territoire israélien
00:49:37 et qui vivent depuis ce matin dans l'angoisse de ces frappes
00:49:40 dirigées par le Hamas et de cette guerre contre Israël.
00:49:44 L'image que vous voyez en grand à gauche, c'est une image depuis Gaza,
00:49:49 si je ne m'abuse. Et puis à droite, ce sont des images d'illustrations
00:49:53 qui ont été présentées. Là on est à Rehovot, en Israël,
00:49:57 avec cette épaisse fumée noire. Pierre Rehov, je vais tout de suite
00:50:02 vers vous pour savoir comment ça va, puisqu'il y a quelques minutes,
00:50:05 on a commencé l'émission avec vous et il y a eu cette alerte,
00:50:09 cette sirène qui a été déclenchée. Je rappelle que vous êtes à Hachdod.
00:50:13 Hachdod, c'est à 40 km de Gaza. Revoyons cette séquence
00:50:17 pour les téléspectateurs qui n'étaient peut-être pas avec nous
00:50:19 à 9h ce matin.
00:50:21 Je vous fais visiter alors. Je vais le faire le plus rapidement possible.
00:50:26 Vous allez voir, c'est pas... Ah, on a une alerte. Vous entendez ?
00:50:33 Voilà, une alerte. Ça tombe bien, il faut que j'aille dans le bunker.
00:50:41 Donc voilà, là vous avez le bunker, c'est-à-dire une porte blindée.
00:50:46 Une porte blindée et puis bon, c'est évidemment un placard.
00:50:50 On s'en sert pour tout garder, mais vous avez là également
00:50:58 une fenêtre blindée, vous voyez. Je suis désolé, je bouge un peu.
00:51:04 C'est pas évident de vous faire du reportage avec un téléphone portable.
00:51:08 On entend des bombes, on entend les sirènes. Les chiens n'aboient pas.
00:51:12 Pour l'instant, ils sont habitués. Voilà un peu en direct
00:51:16 les roquettes tombant sur Israël. Ah, et le chien qui n'est pas content.
00:51:22 Ce qui est absolument saisissant, Pierre Rehoff, c'est de voir
00:51:26 la décontraction avec laquelle vous vivez cette situation
00:51:31 ou du moins le détachement que vous avez parce que, et je le dis
00:51:34 aux téléspectateurs, ça fait 10 ans que vous êtes sur place
00:51:37 et donc vous vivez quasi quotidiennement avec cette menace
00:51:41 des frappes et des roquettes tirées depuis Gaza, mais force est de constater
00:51:45 que ce matin, cette opération militaire du Hamas a pris une proportion
00:51:50 bien plus inquiétante, bien plus préoccupante que des attaques
00:51:55 ciblées de manœuvres partielles.
00:51:58 Vous savez, en 1973, il y a eu la guerre de Kipour, qui était une attaque
00:52:04 surprise pendant Kipour, qui est la fête religieuse la plus respectée
00:52:08 en Israël, durant laquelle la quasi-totalité des Israéliens sont en famille,
00:52:13 n'ont pas accès à un téléphone, etc. Donc il y a eu cette guerre surprise
00:52:17 il y a maintenant 40 ans, et là on était quelque part en train
00:52:22 de commémorer cette attaque surprise qui a failli d'ailleurs éradiquer Israël
00:52:27 à l'époque, c'était un miracle, Israël s'en est sorti, réussi à contre-attaquer.
00:52:34 Aujourd'hui le Hamas se sert d'une autre fête religieuse parce que c'est
00:52:38 ce qu'on appelle ce "Ratora", un samedi en plus, un moment de la semaine
00:52:43 durant laquelle une grande partie d'Israéliens n'a pas accès encore une fois
00:52:48 au téléphone, parce que bon, le Shabbat, etc. Donc c'est complètement stratégique.
00:52:52 L'idée c'est d'infliger le plus grand nombre possible de victimes.
00:52:56 On parle également, mais ça n'a pas été confirmé par l'armée,
00:52:59 de personnes qui ont été kidnappées, et à l'heure actuelle, à Asderod,
00:53:03 qui est une petite ville tout près de Gaza, il semblerait qu'il y ait des échanges
00:53:07 de tirs entre terroristes et les forces armées israéliennes, ainsi que les civils
00:53:12 qui sont souvent armés également en Israël.
00:53:14 Merci beaucoup Pierre-Elof. Vous êtes resté combien de temps dans ce bunker,
00:53:19 puisque c'est à 9h qu'on vous a vu en direct qu'il y a eu cette alerte chez vous ?
00:53:23 Vous savez, je suis resté 30 secondes, le temps de sirène, et puis il y a eu
00:53:28 deux, trois autres alertes depuis, je n'y suis pas retourné. En fait, oui,
00:53:34 là je n'ai pas ma femme et ma petite fille avec moi, donc c'est moins grave,
00:53:39 et je le prends avec beaucoup plus de décontraction. Malheureusement,
00:53:42 elle et la petite se trouvent encore plus proches, elle est chez ses parents,
00:53:46 elles se trouvent encore plus proches de Gaza, et eux, depuis ce matin,
00:53:49 6h30, se sont tous mis, une famille toute entière, dans une pièce qui doit faire
00:53:54 4m2, qui est également un bunker, pour que le bébé soit à l'abeuil des bombes,
00:53:59 et chez eux, ça n'arrête pas, ils ont eu, je ne sais combien, 200 déjà,
00:54:03 sirènes et roquettes qui sont tombées tout autour.
00:54:05 Merci beaucoup Pierre Rehoff, et je le dis, vous êtes à 40km de Gaza.
00:54:10 Plusieurs réactions, la communauté internationale qui commence à réagir,
00:54:15 et notamment Berlin, qui gondane fermement les attaques terroristes
00:54:19 venant de Gaza contre Israël. Autre réaction, c'est de l'ambassade israélienne
00:54:25 en France, voyons-la en direct, l'ambassade d'Israël à Paris dénonce
00:54:30 avec la plus grande fermeté scandaleuse en France d'une représentation
00:54:35 venue de, scandaleuse en France, d'une représentante d'une organisation
00:54:38 terroriste palestinienne. Alors ça, c'est à propos de cette femme qui a été,
00:54:44 qui a participé à l'université de Lyon, à une conférence, alors qu'elle y était
00:54:51 interdite, je rappelle les faits, c'est l'université de Lyon 2,
00:54:55 la militante palestinienne appartenant à un groupe terroriste aux yeux
00:54:58 de l'Union européenne, elle s'appelle Mariam Abou-Dakka, et elle a pris la parole
00:55:02 une dizaine de minutes, c'était il y a deux jours. Alors l'université avait demandé
00:55:05 aux organisateurs de déprogrammer cette militante. Samantha Rechenstein,
00:55:09 vous êtes avec nous en direct, vous êtes à Tel Aviv, est-ce que la situation
00:55:15 là aussi à Tel Aviv, Samantha, est compliquée ? Est-ce qu'on vous a demandé
00:55:19 de vous calfoutrer, de rester chez vous ? Et vous avez les sirènes qui résonnent
00:55:23 également. Alors comme ça vous allez avoir un point de vue un peu différent.
00:55:28 Pour vous raconter un peu ce qui s'est passé depuis ce matin, alors à 7h du matin
00:55:35 à Tel Aviv, il y a eu une sirène que je n'ai pas entendue, j'étais en train
00:55:40 de dormir, et ensuite j'ai été réveillée justement par des appels téléphoniques
00:55:46 et à partir de ce moment là, c'est là qu'on a commencé à entendre
00:55:51 pas des tirs de roquettes mais le dôme de fer qui fait éclater les roquettes.
00:55:57 C'est à partir de ce moment là qu'on a commencé à comprendre que la situation
00:56:00 est effectivement un peu plus grave que d'habitude, que ce qu'on a l'habitude
00:56:04 d'entendre en tout cas. Et ensuite, je ne suis pas sortie, mais ce que je peux voir
00:56:12 de ma fenêtre, c'est qu'effectivement les magasins sont fermés, il n'y a pas
00:56:17 de gens dans les rues, ou du moins très peu, ce qu'il faut d'ailleurs
00:56:22 normalement ne pas faire, on nous conseille de ne pas sortir dans les rues.
00:56:27 Et puis pour confirmer, parce que moi je suis dans le sud de Tel Aviv,
00:56:31 donc pour confirmer ce qui s'est passé, ce qui se passe un peu dans Tel Aviv,
00:56:35 j'ai appelé effectivement une amie qui elle est au nord de Tel Aviv,
00:56:38 et effectivement les magasins sont bien aussi fermés dans le nord,
00:56:41 il n'y a pas de gens dans les rues. Donc voilà, c'est un peu la situation
00:56:45 dans laquelle on est, où il faut se protéger.
00:56:50 Se protéger, vous restez avec nous Samantha Rechenstein.
00:56:53 71 kilomètres séparent Gaza de Tel Aviv, c'est pour vous donner un ordre et d'idées.
00:57:00 On va écouter le ministre de la Défense israélienne qui a réagi il y a quelques instants.
00:57:11 Le Hamas a commis une grave erreur ce matin en lançant une guerre contre l'état d'Israël.
00:57:16 Les troupes de Tsaïl combattent l'ennemi partout.
00:57:19 J'appelle tous les citoyens d'Israël à suivre les consignes de sécurité.
00:57:23 L'état d'Israël gagnera cette guerre.
00:57:27 Harold Dimanon, vous vous êtes retrouvé, vous êtes journaliste spécialiste
00:57:30 des questions internationales pour CNews. Vous étiez avec nous en début d'émission,
00:57:34 je veux qu'on boucle la bouche, quelles sont les dernières informations.
00:57:37 Certains médias par exemple parlent de 35 israéliens qui seraient kidnappés
00:57:43 par des terroristes venus du Hamas.
00:57:45 Alors ça c'est un message qui émane du Hamas et donc qui est repris.
00:57:50 Et ce qui se passe ce matin, déjà je commence à percevoir une polémique en Israël,
00:57:55 pourquoi on n'était pas préparé et pourquoi on ne communique pas.
00:57:59 Mais ce qui est certain, c'est que les commandos palestiniens du Hamas,
00:58:05 essentiellement, ont fait irruption dans 21 localités.
00:58:12 C'est énorme. Et qu'ils ont pris des otages.
00:58:16 Ça c'est certain. Maintenant, les ont-ils ramenés à Gaza ?
00:58:21 C'est ce que prétend le Hamas. Et on voit déjà apparaître de fausses vidéos.
00:58:28 Par exemple, on voit le chef du Hamas, Haniyeh, qui prie pour célébrer l'attaque
00:58:34 avec des images de l'attaque sur une télévision.
00:58:37 Donc il faut faire attention aux images sur les réseaux sociaux et faire beaucoup de précautions.
00:58:41 Ça c'est émis par le Hamas lui-même.
00:58:43 C'est la guerre de communication. C'est comme le Hamas qui annonce avoir tiré 5000 roquettes depuis ce matin
00:58:48 alors que l'armée israélienne recense quelques centaines de roquettes, qui est déjà énorme.
00:58:54 C'est monté jusqu'à 2600. Parce qu'entre chaque mot que nous prononçons, il y en a 50 de plus.
00:59:01 Donc voilà l'état des...
00:59:06 Avant de reprendre Samantha qui souhaite témoigner, on voit à droite des épaisses fumées.
00:59:14 Ça veut dire que ces roquettes, parmi ces 2500 roquettes,
00:59:17 certaines ont pu toucher des villes comme Achkelon au sud d'Israël.
00:59:22 Je rappelle que le bilan fait état d'un mort et 15 blessés pour l'instant.
00:59:26 Quand on parle du dôme de fer, qu'est-ce que c'est le dôme de fer, Harold ?
00:59:31 Alors c'est un système antimissile.
00:59:33 "Système" ça veut dire qu'au final on tire un missile qui explose,
00:59:38 mais avant il y a un système un peu comme le canon César français,
00:59:43 qui essaye de repérer d'où on tire.
00:59:46 Il repère non seulement... Enfin, le dôme de fer précisément va repérer la trajectoire prévisible du missile
01:00:00 et tirer devant lui une corolle d'explosion.
01:00:05 Voilà, ça c'est typiquement le dôme de fer.
01:00:09 Ensuite, il y a d'autres méthodes qui essayent de voir d'où est venu le tir.
01:00:13 Et c'est là que Tzal va bombarder très sûrement et a déjà commencé.
01:00:20 Pour l'instant pas de réaction à Harold Iman du Quai d'Orsay, ni de l'Elysée, seul Berlin.
01:00:26 Pourquoi pas l'un du Quai d'Orsay ?
01:00:28 Le Quai d'Orsay a réagi, vous me le donnerez dans un instant, Samantha Reichenstein.
01:00:31 Je rappelle que vous êtes à Tel Aviv, qui est à 71 km très précisément de Gaza,
01:00:38 et vous souhaitiez réagir.
01:00:41 Réagir à quel propos ? Il est difficile d'avoir des informations exactes.
01:00:47 On ne sait pas s'il y a eu 5 000, il y en a...
01:00:50 Il n'y a pas d'informations confirmées sur tout ce que vous dites,
01:00:58 mais ce qui va se passer, ce qui va être important, c'est qu'à 13h,
01:01:03 le cabinet israélien, avec le Premier ministre et tous les autres premiers ministres importants,
01:01:10 vont prendre une décision, et c'est à ce moment-là qu'il va y avoir des choses plus concrètes.
01:01:16 Samantha, je me permets de vous relancer, ça fait, je crois, un peu plus d'un an et demi.
01:01:21 Ça fait deux ans que vous êtes en Israël ?
01:01:23 Ça fait.
01:01:25 Deux ans, donc.
01:01:26 Ça fait deux ans, et d'ailleurs, il n'y a pas eu de situation aussi grave que celle-ci, actuellement.
01:01:34 Mais là !
01:01:35 Il n'y a pas eu autant de tirs de roquettes tirés envers différentes villes d'Israël aussi puissantes
01:01:44 et de façon constante comme ça.
01:01:48 Depuis ce matin, c'est non-stop des alertes pour dire aux citoyens de se protéger.
01:01:56 C'est non-stop, depuis ce matin.
01:01:58 Vous avez décidé de rejoindre Israël et de travailler là-bas il y a deux ans.
01:02:04 Est-ce qu'on vous prépare ?
01:02:07 Et Samantha, est-ce qu'on vous prépare ?
01:02:10 Est-ce qu'on vous alerte sur le fait que c'est une vie, c'est un quotidien qui n'est pas normal, en quelque sorte ?
01:02:19 C'est-à-dire qu'on a une sorte d'épée de Damoclès au-dessus de la tête,
01:02:23 avec ces possibles attaques et ces tirs de roquettes, avec ces possibles attaques terroristes.
01:02:29 C'est quelque chose qu'on anticipe ?
01:02:31 C'est quelque chose qu'on envisage, lorsqu'on y va ?
01:02:35 Les Israéliens, qui sont nés et qui vivent en Israël depuis toujours, sont habitués à ce type de situation.
01:02:44 Les Syrènes en ont entendu depuis qu'ils sont jeunes.
01:02:48 Ils ont l'habitude.
01:02:50 Moi, personnellement, je n'ai certainement pas autant d'habitude qu'eux.
01:02:55 Comment on nous prépare, sachant que l'ambassade française en Israël est au courant, que je vis en Israël ?
01:03:03 Effectivement, on nous a envoyé un mail, un SMS, en nous expliquant comment l'on doit se comporter en situation de…
01:03:18 D'attaque, de frappe.
01:03:20 D'attaque, exactement.
01:03:22 On nous explique comment on doit faire.
01:03:24 Et évidemment, la règle la plus importante, c'est de se protéger en restant à la maison.
01:03:28 Tous les appartements ne sont pas dotés d'un bunker.
01:03:33 Surtout les appartements récents n'ont pas ces chambres-là.
01:03:37 En général, on va dans les halls d'immeubles, comme j'ai fait aux alentours de 10h30,
01:03:43 où il y a eu effectivement une alerte à Tel Aviv avec des roquettes qu'on entend de très très très près.
01:03:49 Ça, c'est intéressant.
01:03:50 Samantha, chez vous, dans votre immeuble, il y a également ce qu'on a pu voir à Ajdod.
01:03:56 Là, c'est à 40 kilomètres, vous êtes à Tel Aviv, 30 kilomètres plus loin de Gaza.
01:04:00 Des bunkers où vous pouvez vous protéger si, frappe, il y a…
01:04:05 Non, on n'en a pas forcément.
01:04:07 Tous les appartements n'ont pas des bunkers.
01:04:10 Donc dans ces situations-là, on va dans les halls d'immeubles.
01:04:13 Les gens se réunissent dans les halls d'immeubles pour éviter qu'il y ait peut-être des frappes à l'intérieur même des appartements.
01:04:21 Parce qu'il y a des villes très proches, comme par exemple Richand-Lyssion,
01:04:27 qui est à peut-être 15 kilomètres de Tel Aviv et qui a été frappée par des tirs de roquettes.
01:04:33 Donc on les entend de Tel Aviv.
01:04:36 Et donc dans ces moments-là, on va dans les halls d'immeubles.
01:04:39 Eh bien, écoutez, merci beaucoup, Samantha, pour votre témoignage.
01:04:44 Évidemment, faites attention.
01:04:47 Et revenez nous voir si vous avez de nouvelles informations.
01:04:51 Autre témoignage, et je le dis, on va essayer, durant toute l'heure,
01:04:54 de donner la parole à ces Français, ces Franco-Israéliens,
01:04:59 qui sont sur place et qui vivent depuis ce matin au rythme des alertes et des sirènes
01:05:06 pour protéger la population, puisque, je le rappelle, à 10h15,
01:05:12 eh bien que ce matin, le Hamas a déclenché une opération nommée le déluge d'Al-Aqsa,
01:05:18 qu'une femme a été tuée et qu'une autre personne est décédée.
01:05:24 Le bilan est porté à deux morts et plus de 15 blessés.
01:05:28 Des centaines de roquettes ont été tirées.
01:05:31 Harold Diman, vous pouvez faciliter ce qui se passe.
01:05:33 Alors, moi, le bilan le plus récent, et ça change très vite, c'est six morts.
01:05:38 Six morts ?
01:05:39 C'est l'état-major israélien qui communique ça à la télévision israélienne, I24.
01:05:47 Voilà, six morts et 100 blessés, et beaucoup, beaucoup de présence de jeeps
01:05:55 avec des membres du Hamas qui dévalent partout dans le sud-est d'Israël,
01:06:02 et on a du mal à monter une contre-attaque.
01:06:05 On peut d'ores et déjà parler de guerre entre le Hamas et Israël.
01:06:10 Indubitablement.
01:06:11 D'ailleurs, les frappes israéliennes sur Gaza ont commencé, c'est-à-dire la contre-offensive,
01:06:16 la contre-attaque, l'armée israélienne a commencé à mener des frappes aériennes
01:06:19 sur la bande de Gaza samedi matin, après le déclenchement d'une offensive militaire
01:06:23 du mouvement Hamas.
01:06:25 Des terroristes sont également infiltrés en Israël pour se diriger vers plusieurs lieux différents.
01:06:29 On voit le communiqué de presse de l'ambassade d'Israël en France.
01:06:32 Les civils des zones sud et du centre sont tenus de rester près des abris.
01:06:36 Ceux qui se trouvent dans les zones entourant la bande de Gaza doivent rester dans les abris.
01:06:42 On est avec Avi, merci d'être en direct avec nous, Avi.
01:06:46 Vous êtes à Dimona, c'est au sud d'Israël.
01:06:50 Vous êtes professeur de théâtre, Avi.
01:06:53 Je le dis aux téléspectateurs, c'est l'une des villes les plus proches de Gaza.
01:06:58 Si je ne m'abuse, vous devez être à une dizaine de kilomètres, vingtaine de kilomètres.
01:07:04 Non, non, il y a à peu près une quarantaine, cinquantaine de kilomètres.
01:07:13 Mais c'est aussi, Dimona, la ville la plus sécurisée d'Israël.
01:07:18 Tout le monde sait qu'il n'y a pas loin d'ici, il y a une centrale dans laquelle on fabrique des vêtements.
01:07:25 Racontez-nous ce que vous vivez depuis ce matin, Avi, s'il vous plaît.
01:07:31 Racontez-nous ce que vous vivez depuis ce matin et ce qu'il se passe autour de vous.
01:07:36 J'ai entendu vers 6 heures du matin des bruits canons mais rares.
01:07:45 Mais je sais que c'est une région ici où il y a beaucoup de camps, il y a beaucoup d'entraînement, etc.
01:07:50 Mais un samedi, ce n'était pas possible.
01:07:53 Et je n'ai pas eu le temps de terminer ma réflexion qu'il y a une alarme ici, en plein Dimona.
01:07:59 C'est la première fois depuis que j'y habite.
01:08:01 Et là, je me suis dit qu'il y avait quelque chose de grave qui se passait.
01:08:05 J'ai allumé la télé, etc.
01:08:08 Et puis voilà, j'ai appris tout ce que vous savez.
01:08:11 Mais est-ce que vous aussi, vous vivez au son des sirènes, des alertes, des tirs de roquettes qui pourraient toucher la ville ou pas ?
01:08:17 Non, non, pas du tout.
01:08:18 Nous avons uniquement fermé tous les volets électriques, des fenêtres, uniquement à cause des infiltrations de terroristes.
01:08:28 Là, c'est très, très inquiétant.
01:08:33 Les roquettes, ça ne nous a jamais touchés.
01:08:36 On ne s'est jamais inquiété de cela.
01:08:39 C'est uniquement les terroristes, l'infiltration des terroristes, où là, ils peuvent effectivement faire d'énormes dégâts.
01:08:48 Est-ce que c'est une première, cette infiltration de terroristes ?
01:08:51 Est-ce que vous aviez déjà vécu à vie cette annonce qui a été faite par, je le rappelle, Israël elle-même en disant
01:09:00 "On ne peut pas aujourd'hui déterminer le nombre de terroristes en territoire israélien".
01:09:06 L'armée israélienne qui, ce matin, a fait état de cette infiltration ?
01:09:11 Non, non, c'est la première fois.
01:09:13 Je n'ai jamais entendu parler de cela ici, en Israël.
01:09:17 Et on ne sait pas combien il y en a.
01:09:19 Il y en a quelques dizaines, quelques centaines, peut-être même quelques milliers, répartis dans Israël.
01:09:27 On ne sait pas, mais ça risque de causer beaucoup, beaucoup de dégâts de tous les côtés.
01:09:37 D'abord dans le monde du ramasse, et puis ici, s'il y a la panique, chacun va sortir son arme,
01:09:47 et puis celui qui a une tête qui ne lui revient pas, c'est ce qu'on craint le plus.
01:09:56 Mais faisons confiance à l'armée, c'est une très très forte armée.
01:10:02 Ils savent ce qu'ils font, tout ça est prévu depuis longtemps.
01:10:06 Ils ne s'y attendaient pas, bien sûr, aujourd'hui, comme pour la guerre de Kipour.
01:10:11 Mais voilà, c'est comme ça, et on espère que tout se terminera pour le mieux.
01:10:17 Vous parlez d'inquiétude, l'Union européenne est elle aussi angoissée,
01:10:23 c'est ce qu'elle annonce dans son communiqué.
01:10:26 Elle condamne sans équivoque les attaques du Hamas et exprime sa solidarité avec Israël,
01:10:30 a déclaré ce samedi le chef de la diplomatie européenne, Joseph Borrell.
01:10:36 Nous suivons avec angoisse les nouvelles en provenance d'Israël.
01:10:39 Nous condamnons sans équivoque les attaques du Hamas.
01:10:42 Cette violence horrible doit cesser immédiatement.
01:10:45 Le terrorisme et la violence ne résolvent rien.
01:10:48 Avi, est-ce que vous avez pu échanger avec vos amis israéliens qui vivent peut-être dans votre ville,
01:10:55 mais peut-être même un peu plus près de Gaza ?
01:10:58 Vous dites que vous êtes à 40-50 km de Gaza.
01:11:01 Oui, j'ai des amis de Be'er Sheva qui vont venir là.
01:11:04 On les attend, et ils vont rester là jusqu'à ce que ça passe.
01:11:09 Parce que là-bas, à Be'er Sheva, c'est beaucoup plus…
01:11:14 Enfin, pas dangereux, mais les alertes sont beaucoup plus fréquentes.
01:11:20 Et les alertes, croyez-moi, c'est très, très ennuyeux.
01:11:24 Vous avez vu tout à l'heure avec Pierre Rehov comment ça se passe.
01:11:28 Et ça, c'est toutes les cinq minutes, constamment.
01:11:31 Imaginez en pleine nuit, vous ne pouvez pas dormir, etc.
01:11:34 Ce qui nous a frappé d'ailleurs, lorsqu'on a eu le témoignage de Pierre Rehov,
01:11:38 je le dis aux journalistes, reporters franco-israéliens,
01:11:42 c'est qu'il y a une certaine distance par rapport à ces alertes,
01:11:46 par rapport au fait de vivre dans un appartement ou une maison où il y a un bunker.
01:11:52 Comme si finalement, les Israéliens s'habituaient à la guerre,
01:11:56 s'habituaient au risque de mourir d'une frappe ou d'un acte terroriste.
01:12:01 Oui, je souris un peu parce que j'ai des amis qui sont venus de Paris en vacances ici
01:12:08 et qui sont tombés dans une période où il y a eu des alertes.
01:12:12 Je disais "t'as fait le baptême du feu, c'est ton baptême du feu".
01:12:15 C'est une chose dont il est impossible que ça arrive à Paris.
01:12:19 On entend ça que de nos parents pendant la guerre 39-45.
01:12:23 Sinon c'est impossible.
01:12:25 Là en Israël, tu vois ce que c'est qu'une alerte, une véritable alerte avec un baptême du feu.
01:12:32 Et après vous voyez tout le monde réagir d'une manière relativement calme.
01:12:39 La France, et ça vient de tomber, condamne avec la plus grande fermeté
01:12:43 les attaques terroristes contre Israël.
01:12:46 La France, je le disais, condamne après le tir de centaines de roquettes vers Israël depuis la bande de Gaza.
01:12:52 C'est le ministère des Affaires étrangères qui a réagi par communiqué.
01:12:56 Elle exprime sa pleine solidarité avec Israël et les victimes de ces attaques.
01:13:01 Elle réaffirme son rejet absolu du terrorisme et son attachement à la sécurité d'Israël.
01:13:07 Voilà pour le premier communiqué du Quai d'Orsay.
01:13:10 Harold Diman, on a besoin de comprendre, peut-être pour les téléspectateurs qui nous rejoignent,
01:13:16 si ce qui se passe actuellement était prévisible, et notamment à prévoir par les renseignements israéliens.
01:13:22 Ils avaient anticipé quelque chose.
01:13:24 Alors oui, il y a tout un débat là-dessus en ce moment même que je vois émerger.
01:13:28 C'est très rapide en Israël, c'est l'hyper-démocratie, tout le monde parle dans tous les sens.
01:13:33 Et je voulais peut-être juste faire un pas en arrière sur quelque chose que Avi a dit.
01:13:37 Il a dit "je suis à quelques kilomètres de Dimona, qui est une centrale qui fabrique des vêtements".
01:13:44 Et c'est la manière israélienne de dire "Dimona, centrale nucléaire".
01:13:49 Oui, mais on avait...
01:13:50 Voilà, je rappelle pour ceux qui l'auraient raté.
01:13:53 Oui, pour les services de renseignement, ils n'ont pas prévu le jour, c'est certain.
01:14:00 Et l'on se demande quel est leur plan secret,
01:14:04 parce que les intrusions sont beaucoup trop graves pour avoir été planifiées de cette façon.
01:14:09 Donc oui, il y aura un déballage par la suite, la guerre,
01:14:14 mais comme toujours en Israël, on ne va pas trop trop insister dessus pendant la bataille.
01:14:19 Israël, qui est plutôt scindé en deux camps, va se retrouver unie par le passé.
01:14:27 Et on parle déjà de guerre de Kippour 2.
01:14:30 C'est un peu l'ambiance qui sort, c'est-à-dire c'est une catastrophe à l'échelle de 1973.
01:14:37 Ça n'a rien à voir avec les guerres qu'on a connues.
01:14:40 La guerre de Kippour dans les années 70, ça avait duré combien de temps ?
01:14:44 Je ne peux pas vous dire le nombre de jours.
01:14:46 Ça doit tourner autour de 40 jours, mais je vous dis ça de mémoire.
01:14:50 Mais là, Israël avait marqué d'immenses revers, avait essuyé des revers.
01:14:56 Ils ont été pénétrés dans le Sinaï, ils ont été pénétrés par l'Égypte et par la Syrie,
01:15:03 par les hauteurs du Golan et jusqu'à la frontière d'Israël même.
01:15:08 Donc ils font le parallèle.
01:15:10 Mais n'oublions pas que le Hamas n'a pas de chars, n'a pas d'aviation.
01:15:14 Donc tout sera une espèce de guerre d'une armée contre une tactique terroriste.
01:15:21 Et avec les missiles en plus.
01:15:24 Ça c'est quand même quelque chose de nouveau.
01:15:26 Et c'est ce que le Hamas appelle une opération combinée.
01:15:30 Vous nous donnez les informations, et évidemment au compte-goutte celles qui arrivent.
01:15:34 Je rappelle que la France a condamné, que l'Union européenne a publié un communiqué condamnant,
01:15:42 que Berlin a également condamné à chaque fois avec les mêmes termes en parlant de terrorisme.
01:15:47 J'attends de voir avec impatience ce qui va se passer sur notre sol.
01:15:51 Et si tous les partis politiques vont condamner cette attaque terroriste.
01:15:55 Il y a des timings qui sont un peu perturbants.
01:15:58 Je pense par exemple à Thomas Porte qui a publié le 5 octobre,
01:16:03 donc il y a deux jours, trois jours, on est le 8.
01:16:07 "Mission pour Gaza, le blocus ne nous fera pas reculer.
01:16:10 La Palestine est sous occupation israélienne en violation frontale du droit international.
01:16:15 Gaza est un morceau de la Palestine sur lequel l'occupant israélien impose un blocus hermétique depuis plus de 16 ans.
01:16:21 Gaza est une prison à ciel fermé.
01:16:23 Plus de 2 millions de personnes sont enfermées par terre, par mer et par air.
01:16:26 Régulièrement l'occupant israélien bombarde et tue, frappant en priorité les infrastructures.
01:16:31 On manque de tout à Gaza, d'eau, d'électricité, de médicaments."
01:16:34 Bref, c'est un grand communiqué qui explique que la Palestine est sous occupation israélienne
01:16:39 et qu'il faut aider Gaza.
01:16:42 Attendons de voir si Thomas Porte, qui a prondu ce communiqué,
01:16:45 va réagir très rapidement pour condamner, comme a pu le faire Berlin, Paris, l'Union européenne,
01:16:50 un acte terroriste du Hamas.
01:16:53 Quel regard vous portez sur cette situation ?
01:16:55 Justement, rappelez que la banque de Gaza a été évacuée unilatéralement par Israël.
01:17:01 Il y avait pour le coup des habitations israéliennes dans la banque de Gaza.
01:17:06 Ariel Sharon, pour faire un pas vers la paix, avait décidé d'évacuer, de rétrocéder ces territoires.
01:17:15 Visiblement, ça n'a pas marché parce que nous ne sommes pas seulement dans un conflit de territoires.
01:17:20 C'est ce qu'il faut comprendre.
01:17:22 Il y a une dimension religieuse, une dimension islamiste.
01:17:25 Les terroristes pensent aussi qu'ils ont le temps pour eux, la démographie pour eux
01:17:29 et ne souhaitent pas la paix, ce qui rend la résolution du conflit extrêmement compliquée.
01:17:33 Vous vouliez réagir, Pierre-Edison ?
01:17:35 Oui, en fait, ça pose un certain nombre de questions.
01:17:37 La première, c'est, vous avez parlé tout à l'heure du temps que pouvait durer la guerre.
01:17:43 Est-ce qu'aujourd'hui, le Hamas est en situation de pouvoir avoir finalement les moyens de ses ambitions sur une guerre comme ça ?
01:17:50 Est-ce que ce sont des frappes éclaires dans une sorte d'énergie du désespoir qui ne dureront que quelques heures ou quelques jours tout au plus ?
01:17:59 Est-ce que justement, les incursions, les intrusions en territoire israélien avec cette volonté de prendre des otages et peut-être les ramener à Gaza
01:18:11 visent justement à ralentir la riposte israélienne ?
01:18:14 Et puis, on en a parlé en première heure, mais quid du Front Nord ? Quid du Hezbollah ?
01:18:20 Est-ce que le Hezbollah a véritablement intérêt à entrer dans la danse, si j'ose dire ?
01:18:27 Si je ne m'abuse, je crois que le Hezbollah, il y a quelques instants, a salué l'attaque du Hamas.
01:18:32 Je vous donnerai les informations dans quelques instants, mais c'est vrai que c'est un signal qui était encore très inquiétant.
01:18:37 De toute façon, ils sont ouvertement en guerre contre Israël, mais ils ont, il y a quelques semaines, quelques mois, eu des accords sous l'égide américaine
01:18:46 sur des tracés de frontières pour l'exploitation offshore de réserves de gaz et de pétrole.
01:18:53 Vont-ils aller jusqu'à l'affrontement militaire au risque de faire un peu capoter ces accords pour lesquels, pour le coup,
01:19:00 d'exploitation gazière et pétrolière, ils en ont énormément besoin ? Est-ce qu'ils vont aller jusque-là ?
01:19:06 Est-ce que ça, c'est de nature à, du coup, les rendre un peu plus neutres, même s'ils sont en soutien de l'opération du Hamas ?
01:19:13 Est-ce qu'ils vont afficher une position beaucoup plus neutre dans la guerre ?
01:19:17 Ce sont des interrogations qu'on peut se poser. Je ne sais pas si vous avez déjà des éléments de réponse.
01:19:21 Autre réaction politique, celle de Marine Le Pen à présent.
01:19:24 Le terrorisme ne peut être toléré et la sécurité du peuple israélien n'est pas négociable.
01:19:28 Les frappes du groupe terroriste du Hamas contre le territoire israélien sont un acte de guerre inacceptable
01:19:34 qui éloigne chaque jour un peu plus tout espoir de paix. Dans ces heures difficiles, nous sommes plus que jamais
01:19:40 aux côtés de la démocratie israélienne. Voilà pour la réaction de Marine Le Pen.
01:19:46 Je vois Éric Ciotti également, soutien total à Israël, lourdement attaqué par le Hamas.
01:19:52 5 000 requêtes envoyées depuis Gaza et des dizaines de terroristes infiltrés dans le pays pour semer le chaos.
01:19:58 Le devoir de la France est d'être plus fortement aux côtés de l'État hébreu. Seule démocratie du proche Orient.
01:20:05 Il y a cette information, ce bilan qui grossit. Harold, vous nous parliez, selon les médias israéliens et selon le gouvernement israélien,
01:20:15 de 6 morts déjà. C'est un bilan qui est provisoire.
01:20:18 Alors on fait toujours attention sur les bilans puisque nous, par exemple, l'agence France Presse annonce 2 morts.
01:20:23 Le deuxième, c'est un élu local israélien tué dans un échange de tir avec des assaillants.
01:20:30 Donc c'est la double inquiétude, c'est les frappes depuis Gaza, les requêtes.
01:20:35 Et puis il y a aussi ces échanges de tir avec un assaillant venu de Gaza.
01:20:39 Le président du conseil régional regroupant les localités israéliennes frontalières du nord-est de la bande de Gaza a été tué samedi
01:20:46 lors d'échanges de tir avec des assaillants venus de Gaza.
01:20:49 Le président du conseil général, Ophir Leibstein, a été tué lors d'un échange.
01:20:54 Ces images sont en direct. Je me permets de me taire pour que vous vous rendiez compte de ce qui est en train de se passer.
01:20:59 C'est-à-dire, vous avez les frappes et ces échanges de tir.
01:21:03 Là, on entend le dôme de fer.
01:21:05 Exactement. Et ces traînées blanches, ce sont donc les requêtes qui sont lancées depuis Gaza.
01:21:12 Et donc, la riposte israélienne, c'est le dôme de fer.
01:21:16 C'est-à-dire, ce qui vient protéger, ce sont d'autres missiles qui viennent faire exploser ces requêtes.
01:21:21 Une corolle de missiles qui tournoie et il y en a une qui va toucher le missile.
01:21:27 Ce sont les premières images qu'on avait pu voir en début d'émission avec la ville et ce calme qui n'est qu'en fait très précaire et qui n'est qu'apparent.
01:21:38 Puisque, en l'état, ce qui se passe en l'air, c'est la guerre avec ces échanges de missiles et ces centaines de requêtes qui sont lancées depuis Gaza, lancées par le Hamas.
01:21:50 Que peut faire la communauté internationale aujourd'hui à Roldiman ?
01:21:55 Elle va condamner le Hamas et peut-être aussi l'inaction de l'autorité palestinienne.
01:22:03 Donc, on va voir si certains pays vont quand même trouver le moyen de ne pas dénoncer cette attaque.
01:22:13 Mais ça sera peut-être assez dommageable pour eux de prendre une telle position.
01:22:20 Et moi, personnellement, je crois qu'il y a eu un effet induit de la guerre en Arménie aussi.
01:22:30 Parce que l'Azerbaïdjan est un allié, pratiquement, d'Israël.
01:22:36 Et il a eu une facilité à avancer.
01:22:40 Donc, le Hamas a sans doute voulu aussi rajouter un signal.
01:22:46 Ne pensez pas que ça va être aussi facile pour vous.
01:22:49 Clac !
01:22:50 Les combats au sol en Israël, en plusieurs endroits autour de la bande de Gaza, actuellement.
01:22:58 C'était donc la confirmation qu'il y a bien des djihadistes qui ont réussi à sortir de la bande de Gaza
01:23:07 et de Gaza pour s'introduire sur le sol israélien.
01:23:12 Et actuellement, c'est l'armée israélienne qui annonce autour de la bande de Gaza des combats au sol.
01:23:20 L'armée israélienne est positionnée vraiment tout autour de cette bande de Gaza.
01:23:25 Qu'est-ce qu'il y a ? Il y a un barrage en quelque sorte militaire ?
01:23:27 Il y a une clôture, enfin une barrière et un no man's land de plusieurs dizaines de mètres.
01:23:35 Et vous avez des patrouilles qui passent sans arrêt le long de la frontière.
01:23:42 Ce n'est pas comme le murail de Chine.
01:23:44 Donc, on peut passer à travers, mais on ne dure pas longtemps, normalement.
01:23:51 Donc, les rondes sont continues.
01:23:53 Les habitants locaux savent donner l'alerte.
01:23:57 Il y a des implantations, enfin je ne vais pas dire implantations, il y a des fermes, voilà.
01:24:03 Parce que ça, c'est Israël proprement dit.
01:24:05 Il y a des fermes avec des militaires qui sont en alerte permanente tout en labourant leur champ.
01:24:16 Donc, il y a tout un système.
01:24:18 Et aujourd'hui, on se rend compte que le système n'a pas marché.
01:24:21 Il n'était pas assez hermétique pour empêcher plusieurs commandos de passer.
01:24:29 Il a suffi qu'ils passent tous en même temps pour submerger ce système qui existait.
01:24:35 Et c'est pour ça qu'il y a une espèce de panique dans le pays.
01:24:40 Parce que si jamais le Hezbollah faisait la même chose, ce qu'il ne fait pas pour l'instant...
01:24:44 C'est-à-dire au nord d'Israël et au niveau du Liban ?
01:24:47 Oui, c'est ça, c'est à la frontière du Liban.
01:24:50 Là, il y aurait vraiment une mobilisation générale.
01:24:54 On n'est pas loin de la mobilisation générale.
01:24:57 On a décrété l'état de préparation à la guerre.
01:25:00 Mais c'est à un niveau très élevé.
01:25:03 Tous les réservistes sont appelés ?
01:25:06 Tous les réservistes sont appelés.
01:25:08 Ils sont identifiés et ils sont contactés, mais ils n'ont pas nécessairement besoin de bouger.
01:25:15 Et comme il y a deux formes d'armée en Israël, il y a ceux qui vont au front et ceux qui sont derrière le front.
01:25:22 Ils ont un statut égal.
01:25:24 Ceux qui sont derrière le front vont être montés sur les immeubles avec des jumelles en train de traquer les tirs.
01:25:30 Et prendre même à la main des notations.
01:25:33 Parce qu'ils utilisent tous les moyens informatiques.
01:25:36 Ce n'est pas seulement dans la high tech. Ils mélangent tout.
01:25:39 Régis Le Sommier est avec nous.
01:25:41 Vous êtes grands reporters.
01:25:47 Vous avez suivi et couvert de nombreux théâtres de guerre.
01:25:52 Vous êtes allé à plusieurs reprises à Gaza.
01:25:56 L'information que vous nous donniez en début d'émission, malheureusement, se confirme.
01:26:02 L'armée israélienne annonce que des combats se perpétrent au sol en Israël, en plusieurs endroits autour de la bande de Gaza.
01:26:15 Ce qui confirme ce fait.
01:26:17 Vous avez des djihadistes qui ont pu quitter Gaza pour s'introduire sur le territoire israélien.
01:26:24 Oui, absolument. C'est ce qu'on pressentait, ce qu'on a pu voir.
01:26:28 Il faut faire très attention avec l'afflux de vidéos qu'on peut voir sur les réseaux sociaux.
01:26:33 Il y a parfois des manipulations.
01:26:35 Il faut être extrêmement prudent.
01:26:36 Mais il y a quand même des faisceaux concordants qui font qu'aujourd'hui, dans le sud d'Israël, dans des localités israéliennes,
01:26:44 il y a des militants palestiniens qui ont réussi à s'infiltrer,
01:26:47 qui ont réussi pour certains à capturer des soldats israéliens.
01:26:51 Il y aurait une base israélienne qui aurait été prise par les militants.
01:26:58 Et également la possibilité que certains militants aient ramené des civils et des militaires capturés dans la bande de Gaza.
01:27:07 C'est un phénomène qui ne s'est jamais produit jusqu'à présent.
01:27:13 Il y a évidemment le phénomène de l'envoi de requêtes, de 5000 requêtes par les brigades al-Qassam du Hamas.
01:27:20 Ça, c'est quelque chose qu'on a déjà vu par le passé.
01:27:23 Mais une incursion de cette ampleur et préparer, visiblement coordonner,
01:27:28 puisqu'on a vu Ismail Haniyeh, le chef du Hamas, regarder l'opération depuis une salle de prière dans un endroit évidemment inconnu.
01:27:40 Donc tout ça semble coordonner, extrêmement bien préparé.
01:27:45 On peut appeler ça, vous savez en 1973, au début de la guerre du Quippour,
01:27:50 on avait appelé l'offensive des pays arabes la "surprise de septembre".
01:27:55 Là, c'est vraiment la surprise d'octobre.
01:27:57 Et le point sur lequel il faut s'interroger, c'est comment les services de renseignement israéliens,
01:28:04 en particulier le Shin Bet, n'ont pas vu et n'ont pas mesuré l'ampleur de cette attaque
01:28:10 et n'ont pas réussi justement à en être informés à l'avance.
01:28:14 C'est vraiment quelque chose de surprenant, d'étonnant.
01:28:19 Il y a une possibilité qui est esquissée, c'est que les services de renseignement américains,
01:28:24 qui ont évidemment une capacité d'observation beaucoup plus importante,
01:28:28 sont aujourd'hui extrêmement mobilisés sur l'Ukraine.
01:28:31 Donc d'habitude ils aident les services israéliens, ce sont des pays qui travaillent main dans la main.
01:28:36 Est-ce que cette défaillance est due à ça ? C'est une possibilité.
01:28:40 En tout cas, on est aujourd'hui dans un État où le Hamas a véritablement fait un coup d'éclat
01:28:46 et a véritablement menacé aujourd'hui des localités israéliennes
01:28:51 dans lesquelles on n'avait jamais vu ces militants pénétrer jusqu'à présent.
01:28:55 Vous parlez de la guerre du Kippour, je rappelle les dates, c'était du 6 au 24 octobre 1973,
01:29:03 c'était il y a 50 ans très précisément.
01:29:05 Peut-être que cette date symbolique, là aussi c'est un des faisceaux d'indices
01:29:10 qui entraîne aujourd'hui l'offensive terroriste du Hamas sur le sol israélien.
01:29:17 Réaction politique toujours, pensée et soutien au peuple israélien
01:29:21 qui subit encore le djihad sur son sol, c'est Éric Zemmour qui écrit cela.
01:29:25 La naïveté doit cesser, le djihad se moque des accords de paix.
01:29:28 Il fait la guerre, que chacun le comprenne avant de juger ceux qui se défendent.
01:29:32 Vous avez été à Gaza, Régis Le Saumier.
01:29:36 C'est une zone qui est surprotégée, sursurveillée par l'armée israélienne
01:29:42 et pourtant il y a quand même ce passage à l'acte, disons-le,
01:29:47 et cette intervention inédite avec des djihadistes.
01:29:50 On voit notamment sur les réseaux sociaux des images absolument terrifiantes,
01:29:53 c'est-à-dire que vous avez des hommes armés, cagoulés, qui sont sur des jeeps
01:29:59 et qui traversent les rues au sud d'Israël.
01:30:03 Oui absolument, c'est une zone en effet qui est contrôlée, surveillée,
01:30:07 comme vous le dites, mais qui à l'intérieur s'auto-gère.
01:30:10 La présence israélienne est autour de la bande de Gaza.
01:30:13 La bande de Gaza a été évacuée par l'armée israélienne à l'époque
01:30:19 donc il n'y a plus de présence israélienne à l'intérieur de Gaza.
01:30:25 Donc effectivement la capacité pour le Hamas de s'armer,
01:30:28 de préparer des opérations, de préparer des incursions,
01:30:31 et c'est ce qui est en train de se passer.
01:30:33 Maintenant l'ampleur de ce qui est en train de se passer, c'est du jamais vu.
01:30:37 C'est-à-dire qu'on n'a jamais vu autant de militants prendre d'assaut
01:30:42 et pouvoir se diriger en ayant préalablement réussi à frapper aussi au cœur d'Israël
01:30:48 des installations censées être protégées par un rideau défensif,
01:30:55 donc le Iron Dome qu'on appelle,
01:30:58 et qui visiblement a fonctionné mais n'a pas complètement fonctionné.
01:31:02 Donc aujourd'hui il y a une vraie surprise.
01:31:05 Alors est-ce que c'est parce qu'Israël ne s'attendait pas du tout ?
01:31:08 On est dans une période en effet diplomatiquement
01:31:11 où Israël a renoué des liens avec ses voisins, avec l'Egypte, avec la Jordanie.
01:31:15 On n'est pas du tout dans la situation de 1973,
01:31:18 où je rappelle que ces pays étaient ennemis d'Israël.
01:31:20 Israël également a renoué des liens, cette fois-ci diplomatiques,
01:31:24 avec le Baroque et avec l'Arabie Saoudite.
01:31:27 Est-ce que cette normalisation ne va pas dans le sens évidemment du Hamas
01:31:30 et de la cause palestine ou de l'Iran,
01:31:32 qui probablement a son mot à dire derrière cette opération ?
01:31:35 Donc tout ça est à prendre en considération actuellement.
01:31:38 Un dernier message, qui est peut-être le plus important depuis ce matin
01:31:43 et qui répond à cette question si guerre ou non il y a, c'est factuel.
01:31:48 Puisque Benyamin Netanyahou a réagi dans une vidéo publiée
01:31:52 il y a exactement sept petites minutes.
01:31:54 Nous sommes en guerre et nous allons la gagner.
01:31:57 Harold Eman, il n'y a plus aucun doute sur le fait qu'aujourd'hui
01:32:01 on peut parler de guerre entre le Hamas et l'État d'Israël.
01:32:06 Bien sûr, parce qu'Israël a établi les lignes rouges.
01:32:10 C'est-à-dire il ne faut jamais que le Hamas puisse circuler,
01:32:16 armer sur le territoire d'Israël proprement dit.
01:32:20 Donc là c'est fait amplement, copieusement.
01:32:24 Il ne faut pas qu'ils prennent d'otages.
01:32:26 Dans les années 70, les prises d'otages étaient des choses totalement traumatisantes.
01:32:30 C'était surtout sur la frontière avec Liban.
01:32:33 Les combattants palestiniens sont rentrés dans des jardins d'enfants.
01:32:39 Des choses qui ont marqué tout Israël.
01:32:42 Donc il ne faut pas que ça arrive non plus.
01:32:44 Les deux choses sont arrivées et maintenant tout Israël est à portée de tirs de missiles.
01:32:49 Et même si on a les meilleurs moyens antimissiles,
01:32:52 on ne peut pas perpétuellement bloquer absolument tout.
01:32:55 On a vu ça en Ukraine. C'est la loi du genre.
01:32:59 Donc maintenant ils doivent préparer un plan d'attaque.
01:33:02 Et à l'instant T, maintenant la question c'est que fait le Hezbollah ?
01:33:07 Donc ça l'état-major travaille sur cette hypothèse.
01:33:12 Cette déclaration qui est là aussi extrêmement lourde de sens de Benyamin Netanyahou.
01:33:18 Alexandre Devecquieu, nous sommes en guerre.
01:33:21 Je rappelle la suite, nous allons la gagner.
01:33:23 Premier ministre israélien, peut-être prendre un peu de hauteur
01:33:26 et se rendre compte à quel point aujourd'hui l'ordre mondial est bouleversé.
01:33:30 On enchaîne les conflits en quelque sorte.
01:33:33 C'est vrai, on a la guerre en Arménie, en Ukraine.
01:33:36 Il y a Israël aujourd'hui, sans parler de ces tensions et cette fragilité à Taïwan.
01:33:42 Donc on a aujourd'hui un ordre mondial extrêmement...
01:33:45 On est sur un brasier.
01:33:47 Exactement. L'idée de la fin de l'histoire qu'on avait crue,
01:33:52 certains y avaient cru après la chute du mur de Berlin en 89.
01:33:56 On n'est plus du tout là-dedans avec le réveil des nations,
01:33:59 une forme de choc des civilisations, ce qui est le cas aussi en Israël
01:34:03 parce qu'on a dépassé depuis longtemps la simple guerre de territoire.
01:34:07 On voit bien qu'il y a une dimension civilisationnelle et religieuse.
01:34:11 Donc oui, on en prend la dimension.
01:34:14 Benyamin Netanyahou a des mots forts, je crois, pour souder la société israélienne
01:34:20 qui est une société extrêmement patriotique.
01:34:22 Pour y avoir été quelques fois.
01:34:24 C'est ce qui fera que la guerre crée une forme de cohésion nationale,
01:34:28 de solidarité, de patriotisme.
01:34:31 Et c'est sans doute ce qui va les aider à faire face à cette attaque
01:34:35 qui est inédite par son ampleur depuis des années et des années.
01:34:40 Et par son mode d'action.
01:34:42 Les djihadistes qui interviennent sur le sol, les jeeps dans les rues au sud d'Israël...
01:34:49 Les roquettes, c'est quelque chose d'assez banal.
01:34:52 C'est ce que disait le témoignage.
01:34:54 On le voyait avec Pierre Grillof qui, malgré les alertes, vivait assez normalement.
01:34:58 Là, ce qui change chez les incursions djihadistes,
01:35:01 c'est ce qui montre aussi à tous ceux qui critiquent le blocus israélien.
01:35:05 Rappelons encore une fois qu'Israël a rétrocédé des territoires,
01:35:10 mais maintient un blocus parce qu'effectivement, c'est le Hamas qui dirige la bande de Gaza.
01:35:16 Et le Hamas est extrêmement hostile.
01:35:19 Donc, ce que cette attaque prouve aussi, c'est que ce blocus est légitime
01:35:24 parce qu'il s'agit de garantir la sécurité d'Israël.
01:35:26 Et malheureusement, les voisins de la bande de Gaza ne sont pas prêts à faire la paix aujourd'hui.
01:35:32 Je suis en train de revoir cette disposition
01:35:36 parce que ça va être très intéressant de voir les réactions également politiques en France.
01:35:39 Normalement, il devrait y avoir une condamnation unanime d'une attaque terroriste contre un État.
01:35:47 Mais rappelez-vous qu'en juillet 2022, il y avait eu cette proposition de résolution
01:35:54 condamnant l'institutionnalisation par Israël d'un régime d'apartheid.
01:35:59 Je vais vous citer quelques noms et signataires.
01:36:03 Cette disposition, rappelons-le, avait été balayée par l'Assemblée.
01:36:08 Mais qui avait signé ?
01:36:10 Si mes souvenirs sont bons, député de la France insoumise, David Guiraud.
01:36:14 On va voir s'il va condamner ce qui s'est passé ce matin, David Guiraud.
01:36:17 Il y avait également Francesca Pascani, Sabrina Sebaï.
01:36:22 Aurélien Taché avait signé cela.
01:36:25 C'était des élus communistes et la France insoumise qui avait pu présenter cette proposition de résolution
01:36:33 en parlant de régime d'apartheid et d'Israël.
01:36:36 Là aussi, c'est peut-être à l'homme politique que je m'adresse, Pierre Lissiat.
01:36:40 Je rappelle que vous êtes conseiller régional d'Île-de-France.
01:36:45 Vous attendez à ce qu'il y ait une condamnation vraiment unanime,
01:36:48 qu'on oublie finalement les enjeux politiques aujourd'hui,
01:36:52 et que la France soit aux côtés d'Israël et que ce soit tous les partis en commun.
01:36:58 La réponse à votre question est formulée dans votre question.
01:37:02 C'est-à-dire qu'évidemment, on attend et on espère une condamnation unanime
01:37:07 et un soutien de l'ensemble des partis politiques, à la fois à l'État d'Israël,
01:37:12 mais surtout aux populations qui sont visées.
01:37:15 C'est l'essentiel, c'est la moindre des choses.
01:37:17 Mais on sait aussi que vous avez en France une certaine partie de la classe politique,
01:37:22 une frange radicale, représentée, incarnée par la France insoumise,
01:37:26 mais pas seulement, par l'ensemble de ses satellites, groupuscules d'extrême-gauche, d'ultra-gauche.
01:37:33 – Des associations qui sont souvent présentes dans les universités,
01:37:36 comme à Lyon cette semaine, pour ne citer que l'université de Lyon,
01:37:41 qui a participé par exemple, pardonnez-moi de vous couper,
01:37:43 qui a organisé toute une conférence, je crois que c'était avant-hier,
01:37:47 le syndicat étudiant solidaire, le collectif Palestine 69,
01:37:51 et qui avait invité dans un premier temps, pardonnez-moi, Mariam Abou Daka,
01:37:58 qui avait pu prendre la parole, militante palestinienne,
01:38:01 appartenant à un groupe, je le rappelle, terroriste, aux yeux de l'Union européenne.
01:38:05 Voilà cette femme qui était donc invitée par les associations, que je ne me trompe pas,
01:38:12 Palestine 69, collectif Palestine 69, et solidaire à Lyon.
01:38:16 L'université avait dit, cette personne ne peut pas,
01:38:19 n'a pas le droit d'intervenir dans votre conférence.
01:38:22 Elle a finalement été présente dans le public,
01:38:26 elle a pris la parole pendant une dizaine de minutes,
01:38:28 dans une conférence qui a duré un peu plus de deux heures,
01:38:32 et la ministre de l'enseignement supérieur, Sylvie Rotailleau,
01:38:35 qui a d'ailleurs estimé honteux que cette décision n'ait pas été appliquée,
01:38:37 et qui encourage la présidente de l'université,
01:38:39 l'université qui se fait très discrète, qui refuse de réagir,
01:38:42 à prendre les mesures qui s'imposent.
01:38:44 C'était il y a 48 heures.
01:38:45 C'est tout un climat autour d'Israël.
01:38:48 Mais vous avez malheureusement beaucoup de réseaux d'ultra-gauche
01:38:52 qui sont très pénétrants dans certaines catégories,
01:38:54 couches de la population, notamment les jeunes, les étudiants.
01:38:57 On les voit, ils sont très présents dans les universités,
01:39:00 en tout cas dans les établissements d'enseignement supérieur.
01:39:02 Et ce sont des organisations qui, pour certaines,
01:39:07 vont jusqu'à dénoncer un système d'apartheid,
01:39:09 mais vont jusqu'à contester le droit d'Israël à vivre en sécurité,
01:39:13 et même l'existence même d'Israël.
01:39:15 Donc derrière tout ça, derrière ce combat contre le...
01:39:20 Enfin, on sait bien les relents derrière ces prises de position.
01:39:26 Et ce qui pose aussi problème, ce qui pose aussi question,
01:39:28 c'est qu'un certain nombre de ces associations,
01:39:30 sous couvert d'activités culturelles,
01:39:33 sous couvert d'activités humanitaires, d'aides aux plus fragiles,
01:39:38 certaines de ces associations, certains de ces collectifs,
01:39:41 sont directement ou indirectement financées par les collectivités,
01:39:45 en tout cas par l'argent public.
01:39:47 C'est le cas notamment pour certaines associations à Paris.
01:39:49 C'est le cas dans d'autres villes qui sont dirigées
01:39:51 par des majorités nuppes, de gauche ou écologistes.
01:39:57 Et ça, ça pose énormément de questions.
01:40:01 On a eu, nous au Conseil Régional, puisque vous parliez,
01:40:03 vous mentionnez le fait que j'étais au Conseil Régional,
01:40:05 on a régulièrement ce débat avec certains élus d'extrême-gauche
01:40:10 qui vont jusqu'à importer ce débat et ce conflit israélo-palestinien
01:40:16 dans l'enceinte même de l'hémicycle,
01:40:18 pour essayer d'en faire leur beurre électoral.
01:40:20 Et ce qu'il faut surveiller, c'est comment est-ce que
01:40:23 cette guerre qui est déclenchée aujourd'hui en Israël,
01:40:27 comment elle sera instrumentalisée,
01:40:30 parce que je pense qu'elle va être instrumentalisée
01:40:32 par certaines mouvances politiques,
01:40:35 pour essayer d'en tirer un gain et en tout cas un profit politique.
01:40:41 Je me permets de revenir sur cette proposition de résolution communiste
01:40:45 signée également par des membres de la France Insoumise
01:40:50 qui condamnaient un régime d'apartheid en Israël.
01:40:53 C'était en mai 2022.
01:40:55 L'Assemblée nationale avait largement rejeté cette proposition de résolution.
01:41:00 Mais il y avait quand même eu 171 députés qui avaient signé pour
01:41:06 le passage de la résolution et 199 contre.
01:41:10 Dans les toutes dernières informations, je vois que Londres a condamné
01:41:14 sans équivoque les horribles attaques du Hamas contre les civils israéliens.
01:41:20 On a commencé avec vous, Pierre Rehoff.
01:41:22 Je rappelle que vous êtes journaliste franco-israélien basé au sud d'Israël.
01:41:26 Je voulais qu'on clôt cette émission avec vous.
01:41:30 Je rappelle que vous êtes à une cinquantaine de kilomètres de Gaza à Ashdod.
01:41:36 J'imagine que vous avez essayé de prendre des nouvelles déjà de vos proches.
01:41:40 Et puis peut-être que vous avez pu échanger avec des amis, des confrères,
01:41:45 des collègues qui vivent en Israël.
01:41:47 Quels sont les retours ?
01:41:50 Écoutez, c'est un peu comme d'habitude, comme on le disait tout à l'heure,
01:41:54 ce n'est pas la première fois que nous sommes attaqués et que nous faisons face
01:41:57 à ce genre de situation.
01:41:59 Donc, les gens auraient tendance presque à être blasés.
01:42:03 Or là, contrairement à d'habitude, on a surtout des terroristes qui se sont infiltrés.
01:42:09 Et du côté de Gaza, ils affirment qu'ils ont kidnappé des soldats,
01:42:13 qu'ils ont kidnappé des civils.
01:42:15 Cela n'a pas été confirmé du côté israélien.
01:42:18 Et comme on sait que du côté palestinien, il y a beaucoup de propagande,
01:42:22 pour l'instant, je ne peux rien confirmer.
01:42:24 Les amis et ma famille, évidemment, sont inquiets.
01:42:29 Comme je vous le disais tout à l'heure, ma femme et ma toute petite fille
01:42:32 qui va avoir un an, ont passé la matinée dans le bunker de la maison
01:42:36 des parents de ma femme, où elle se trouve en ce moment,
01:42:39 qui est à Nissan, qui n'est même pas à 20 kilomètres de Gaza.
01:42:43 Et on a quand même reçu 600 reflets depuis que je me suis réveillé.
01:42:47 Ce n'est pas rien ce qui s'est produit.
01:42:49 Mais encore une fois, les roquettes sont la plupart du temps
01:42:52 arrêtées par le dôme d'acier, qui est quand même un système
01:42:57 assez fabuleux qui détruit les roquettes en plein vol.
01:43:00 Il ne faut malgré tout pas oublier que si une roquette palestinienne
01:43:03 est détruite en plein vol, ce n'est pas pour autant
01:43:05 qu'on est en sécurité, parce qu'il y a les shrapnels.
01:43:07 Ce sont des centaines, des milliers de bouts de métal brûlant
01:43:12 qui explosent à un kilomètre, deux kilomètres du sol.
01:43:16 Vous pouvez imaginer quand ça retombe, les dégâts que ça peut faire.
01:43:18 C'est pour ça que malgré cette protection qui empêche les roquettes
01:43:22 d'exploser sur les maisons et d'exploser dans les rues,
01:43:24 on reste quand même en danger de ces shrapnels.
01:43:28 Donc évidemment, tout le monde est appelé à rester à la maison.
01:43:32 Ce qui est une chose que peu de gens respectent.
01:43:35 Je viens de sortir mes chiens et il y avait au moins une vingtaine
01:43:38 de personnes qui se baladaient dans les rues autour de chez moi.
01:43:42 Les Israéliens sont quand même blasés.
01:43:44 Merci beaucoup Pierre Rehoff pour vos témoignages ce matin.
01:43:48 J'annonce également, et ça vient de tomber, que la Russie appelle
01:43:52 à la retenue après les attaques de Hamas contre Israël.
01:43:58 Ils sont condamnés, simplement appelant à la retenue.
01:44:00 Message assez enigmatique de Moscou.
01:44:04 Autre image, et je vais vous donner la parole dans un instant Charlotte,
01:44:07 puisque c'est la confirmation qu'il y a bien des combats au sol en Israël,
01:44:11 en plusieurs endroits.
01:44:12 Regardez cette image d'un soldat israélien qui a été capturé
01:44:19 par des habitants palestiniens, des membres du Gaza.
01:44:26 Ces images sont absolument terrifiantes puisqu'il a ensuite lynché au sol.
01:44:31 Les troupes israéliennes qui se sont engagées dans les combats au sol
01:44:34 en plusieurs endroits autour de la banque de Gaza contre les combattants
01:44:38 s'étant infiltrés à l'aide de parapentes par la mer et par la terre
01:44:46 selon le porte-parole de l'armée israélienne.
01:44:49 Je le dis au téléspectateur, je lis en direct les alertes
01:44:53 qui nous parviennent de l'agence France Presse.
01:44:56 J'ai été surpris par ce terme, c'est-à-dire qu'ils prennent des parapentes
01:45:00 pour venir sur le sol israélien.
01:45:03 Je vous lis la déclaration du colonel Richard Herth lors d'une conférence de presse en ligne.
01:45:08 "À cet instant précis, nous sommes en train de nous battre
01:45:12 en certains endroits autour de la banque de Gaza.
01:45:14 Nos forces combattent en ce moment au sol.
01:45:17 Il y a des blessés, bien sûr, sans évoquer un bilan extrêmement précis."
01:45:22 Il nous reste quelques instants.
01:45:24 Quel regard vous portez sur cela ?
01:45:26 Peut-être Charlotte sur la déclaration du moins assez étrange, étonnante de la Russie
01:45:33 qui appelle à la retenue après les attaques du Hamas contre elle ?
01:45:36 Je réagissais sur le terme de votre terme à vous de déclaration un peu mystérieuse.
01:45:43 Ce qu'il faut voir, c'est qu'on avait déjà été surpris un peu de la même manière
01:45:46 au moment de la guerre en Ukraine, au moment de l'invasion de la Russie en Ukraine.
01:45:51 Le monde est partagé.
01:45:52 On a parfois une lecture, je reprends le mot d'Alexandre de Vécu,
01:45:56 un peu bloc contre bloc, civilisationnel.
01:45:58 Honnêtement, les alliances, notamment dans cette région, dépassent de loin cet affrontement de bloc.
01:46:04 Donc on a évidemment la question, d'abord la guerre entre,
01:46:07 enfin l'invasion russe en Ukraine, ce n'est pas du tout des blocs civilisationnels,
01:46:11 c'est le même en l'occurrence, qui s'affrontent à l'intérieur.
01:46:13 Donc il y a évidemment la question du terrain.
01:46:15 Et on évoquait tout à l'heure la question de l'alliance d'Israël avec l'Azerbaïdjan
01:46:20 pour une raison simple, c'est qu'Israël a une base pour surveiller l'Iran qui est à côté.
01:46:24 Iran, pays chiite, qui est le père du Hezbollah, Hezbollah chiite, allié avec le Hamas sunnite.
01:46:29 Donc c'est quand même un petit peu plus compliqué, dans la région notamment.
01:46:33 Et à la fin, en effet, on évoque aussi aujourd'hui ce qui a dû considérablement énerver,
01:46:37 entre guillemets si c'est le mot adéquat, le Hamas et tous les représentants palestiniens,
01:46:43 ce sont les accords récemment obtenus par Israël avec l'Arabie Saoudite, le Maroc,
01:46:47 ce qui il y a quelques années était inimaginable justement sur le terrain de l'affrontement,
01:46:51 même religieux en l'occurrence.
01:46:53 Donc il y a aussi beaucoup de mouvements par rapport à ce conflit israélo-palestinien.
01:46:57 Et ce qui est particulièrement dommage et ce qui réduit la compréhension en France,
01:47:02 c'est que c'est une guerre qui est importée de manière tellement binaire en France
01:47:08 qu'évidemment on ne peut rien comprendre si on se résume au slogan importé sur les manifestations
01:47:12 en place de la République. Là c'est sûr, on ne comprendra jamais rien.
01:47:15 Merci à tous les cinq, merci à toutes les personnes qui ont pu intervenir et apporter leur témoignage
01:47:20 suite à cette guerre. Nous sommes en guerre, voilà ce que dit Benyamin Netanyahou
01:47:25 ce matin après ces frappes aériennes et ces roquettes lancées depuis Gaza par le Hamas,
01:47:32 cette intervention militaire aussi dans son sol, sur le sol israélien.
01:47:37 Il sera évidemment question de ce conflit dans Midi News à midi très précisément,
01:47:43 mais avant cela, c'est les belles figures de l'histoire.
01:47:46 Restez avec nous sur CNews, on se retrouve ce soir pour l'ordre des propos.
01:47:49 Merci.
01:47:50 [SILENCE]
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