- il y a 2 ans
Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00:00 - Il est 12h14, vous connaissez le rendez-vous,
00:00:06 c'est "Midi to the weekend", des témoignages,
00:00:09 beaucoup de témoignages dans cette émission,
00:00:12 vous verrez des reportages, beaucoup de reportages
00:00:14 dans cette émission, et également des débats,
00:00:16 beaucoup de débats avec notre grande équipe
00:00:19 que je vous présente dans quelques instants.
00:00:21 Tout de suite, le sommaire de notre première heure.
00:00:23 On commencera par nous poser une question importante,
00:00:27 que se passe-t-il dans nos établissements scolaires,
00:00:30 dans nos facultés ?
00:00:31 Est-ce la fin d'un sanctuaire ?
00:00:33 Avec deux exemples très concrets dans cette émission,
00:00:35 du malaise ambiant, une expédition punitive,
00:00:38 au lycée Stéphane-Essel, des pernets,
00:00:40 à la pause déjeuner, des individus cagoulés
00:00:43 se sont introduits dans l'établissement,
00:00:44 ils s'en sont pris un élève.
00:00:46 Et puis Marseille, oui Marseille,
00:00:48 on vous en a déjà parlé sur ces news,
00:00:50 c'est le trafic de drogue qui congrène la vie des étudiants,
00:00:52 leur vie est rythmée par des points de deal
00:00:54 et l'insécurité, c'est un sujet très concernant,
00:00:57 c'est donc un sujet dans Bini News Weekend,
00:00:59 et on sera avec leurs paranautes,
00:01:00 correspondantes permanentes à Marseille dans quelques instants.
00:01:04 On vous reparle dans Bini News Weekend,
00:01:05 du feuilleton de ce début d'automne,
00:01:08 je vais pas mimer le bruit,
00:01:09 vous savez ces petites bêtes,
00:01:10 ces petites bêtes qui montent partout,
00:01:12 les punaises de lit,
00:01:13 il ne faut pas sombrer dans la psychose évidemment,
00:01:15 mais dans un lycée du 12ème arrondissement de Paris,
00:01:17 les cours ont été interrompus hier,
00:01:19 des punaises ont été repérées,
00:01:21 des professeurs ont fait valoir leur droit de retrait,
00:01:23 témoignage évidemment dans Bini News.
00:01:26 Enfin, on évoquera les tout derniers chiffres
00:01:28 de la lutte contre la fraude,
00:01:29 l'assurance maladie a détecté au premier semestre
00:01:32 des montants records,
00:01:33 il y a des montants records de fraude,
00:01:35 on en parle,
00:01:36 voilà pour votre menu, prenez place,
00:01:38 merci de nous accueillir tout de suite.
00:01:40 Place, un Info avec Mickaël Dorian.
00:01:42 Bonjour mon cher Mickaël.
00:01:44 Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:01:45 Le prix Nobel de la paix,
00:01:46 décerné à la militante iranienne Narjes Mohammadi,
00:01:50 la journaliste de 51 ans,
00:01:52 est récompensée pour son combat
00:01:54 contre l'oppression des femmes en Iran,
00:01:55 un combat que la militante poursuit
00:01:57 depuis une geôle de la République islamique.
00:02:01 Vous en parliez tout à l'heure Thierry,
00:02:03 les cours interrompus hier dans un lycée
00:02:04 du 12e arrondissement de Paris,
00:02:06 la raison, la présence dans l'établissement
00:02:08 de Punez Delis, un élève s'est fait piquer
00:02:10 mercredi soir et les professeurs
00:02:12 ont fait valoir leur droit de retrait,
00:02:14 aucun n'a fait cours hier et ce matin,
00:02:16 une assemblée générale avait lieu devant le lycée,
00:02:19 pour le moment, ils ne veulent pas reprendre les cours.
00:02:21 Écoutez.
00:02:22 On apprend quoi ce matin ?
00:02:23 On apprend que finalement, il y a 14 salles de classe
00:02:25 et 8 autres bureaux qui sont infestés.
00:02:28 La salle des agents de nettoyage,
00:02:31 des salles de repas, les salles de vestiaire
00:02:33 où les élèves mettent leurs affaires
00:02:35 et le scandale continue.
00:02:37 Là, le recteur veut nous imposer
00:02:39 l'ouverture du lycée aujourd'hui, lundi,
00:02:41 et la désinfection aura lieu lundi soir.
00:02:44 Donc là, on est carrément sur de la maltraitance.
00:02:47 Ils savent que le lycée est infesté,
00:02:49 c'est eux-mêmes qui ont fait le diagnostic officiel
00:02:52 et ils nous disent "aujourd'hui vous bossez,
00:02:53 lundi vous bossez, lundi soir,
00:02:55 on verra, on va commencer à désinfecter".
00:02:57 Trois personnes sont mortes en l'espace de 15 jours
00:03:01 en Martinique après avoir contracté la dengue.
00:03:03 Parmi elles, un enfant de 9 ans,
00:03:04 décédé cette semaine après plusieurs jours d'hospitalisation.
00:03:08 La Martinique et la Guadeloupe se trouvent depuis la mi-août
00:03:10 en phase épidémique pour cette maladie tropicale
00:03:13 qui se transmet essentiellement par les piqûres de moustiques.
00:03:16 Dans le reste de l'actualité,
00:03:19 les prix des pommes de terre ne cessent de grimper.
00:03:23 Le prix des pommes de terre est passé de 1,67€ en janvier dernier
00:03:26 à 2,19€ le kilo au mois d'août.
00:03:29 Une hausse qui ne fait pas les affaires des friteries.
00:03:32 À Calais, dans certaines enseignes,
00:03:34 les clients se font de plus en plus rares.
00:03:36 Fabrice Elsner, Maxime Legay.
00:03:37 Avec l'inflation et l'augmentation du prix de la pomme de terre,
00:03:42 les friteries accusent le coup.
00:03:44 Ici, dans cette petite enseigne,
00:03:46 les clients se font de plus en plus rares.
00:03:48 - Il y a des midis où on n'a que 5-6 clients.
00:03:51 Malheureusement, on est obligés de faire avec.
00:03:53 Pourtant, à première vue dans cet autre établissement,
00:03:56 véritable institution à Calais,
00:03:58 les habitués sont toujours au rendez-vous,
00:04:01 mais le comportement des consommateurs a changé.
00:04:03 - Une, deux fois dans le mois,
00:04:04 alors qu'avant, on va venir vraiment 4-5 fois.
00:04:07 C'était vraiment plus souvent.
00:04:09 Mais on essaie toujours de venir et de se faire plaisir.
00:04:13 Une inflation qui touche aussi le propriétaire des lieux.
00:04:16 Pour ce gérant de la friterie,
00:04:18 l'augmentation du coût des matières premières est considérable.
00:04:21 - Les pommes de terre, l'huile, la viande, le pain, les fromages,
00:04:26 tout a augmenté, en fait, entre 10 et 25%.
00:04:32 Une augmentation qui se traduit par une hausse des prix
00:04:34 des sandwiches et boissons, mais pas sur le prix des frites.
00:04:37 Un choix délibéré pour satisfaire la clientèle.
00:04:40 - Les clients sont contents.
00:04:41 Ils ont toujours les frites au même prix.
00:04:43 Nous, on les mince, forcément,
00:04:44 puisque notre marge a fortement diminué.
00:04:47 En moyenne, depuis le début de l'année,
00:04:49 le prix de la pomme de terre a augmenté de 42,8%.
00:04:52 - Le diocèse de Marseille est dans le rouge.
00:04:56 Après la visite du pape, il manque aujourd'hui 500 000 euros
00:05:00 pour couvrir les frais de ce déplacement,
00:05:02 qui a coûté 2,3 millions d'euros.
00:05:05 Le diocèse a donc lancé un appel aux dons.
00:05:07 Célia Gruyère.
00:05:09 - C'était une visite en grande pompe
00:05:11 qui a coûté pas moins de 2,3 millions d'euros.
00:05:14 La venue du pape à Marseille s'est révélée plus chère que prévue.
00:05:17 500 000 euros manquent pour boucler le budget.
00:05:21 Alors, le diocèse se tourne vers ceux
00:05:23 qui ont pu participer à l'événement.
00:05:25 - On essaye de toucher les personnes qui,
00:05:28 à travers les moyens déployés et notamment ces écrans géants,
00:05:31 la retransmission, etc., ont pu vivre cet événement,
00:05:33 ont été touchées.
00:05:35 Et voilà, c'est à eux qu'on s'adresse aussi,
00:05:36 en leur disant tout ça, ça nous a coûté des sous.
00:05:39 Et donc voilà, maintenant, on fait appel aussi.
00:05:41 En disant, aidez-nous simplement à boucler le budget.
00:05:44 1,8 million a déjà été financé par les dons de mécènes,
00:05:47 de partenaires ainsi que la quête de la messe
00:05:50 ou la vente de goodies.
00:05:51 Pour les 500 000 euros manquants,
00:05:53 l'appel aux dons commence déjà à porter ses fruits.
00:05:56 - On est très, très touchés parce que depuis qu'on a commencé
00:05:58 cet appel aux dons, très vite, il y a des appels qui sont arrivés.
00:06:01 J'ai entendu l'appel, je vais faire un don.
00:06:03 Il y a des dons en ligne qui sont arrivés, etc.
00:06:06 Donc, on voit qu'on est très confiants.
00:06:07 En fait, on sait que cet événement, il a vraiment rejoint les gens.
00:06:12 Il a touché les cœurs.
00:06:12 Ça a été un beau moment pour toute la France.
00:06:14 Et pour faire un don, il est possible de le réaliser en ligne.
00:06:17 Il suffit de se rendre sur la page du diocèse de Marseille
00:06:21 où un lien renvoie directement sur un formulaire.
00:06:24 - Et puis, l'Est du Canada a frôlé les 30 degrés cette semaine.
00:06:28 Le pays bat des records de chaleur pour l'automne,
00:06:30 mais les températures devraient chuter d'ici quelques jours,
00:06:33 en dessous même des normales de saison.
00:06:35 Et des flocons de neige sont attendus dans certaines régions du pays.
00:06:39 Voilà Thierry ce qu'il fallait donc retenir de l'actualité à midi sur CNews.
00:06:44 - Merci mon cher Michael.
00:06:45 Rendez-vous dans 15 minutes.
00:06:47 - 15 minutes, absolument.
00:06:48 - Allez, Midi News Weekend, c'est parti.
00:06:49 Nous sommes ensemble jusqu'à 14h.
00:06:51 Et pour commenter cette actualité, un plateau très féminin.
00:06:54 Je m'en réjouis.
00:06:54 Naïma M. Fadel, essayiste chargée de mission de la politique de la ville.
00:06:57 - Bonjour.
00:06:58 - Bienvenue.
00:06:58 Vous me regardez avec des grands yeux comme ça.
00:06:59 - Oui, comme toujours.
00:07:01 Je vous regarde toujours avec des grands yeux parce que je suis très attentive.
00:07:03 - Moi aussi.
00:07:04 - Céline Pina, politologue, journaliste à Causer.
00:07:07 - Moi aussi, je vous dévore des yeux.
00:07:08 - Oh, mais arrêtez, ça me gêne.
00:07:10 Naïma, elle a été, va arriver, va nous rejoindre dans quelques instants.
00:07:13 Pierre Lelouch, toujours aussi légant, ancien ministre, spécialiste de la politique étrangère.
00:07:16 Soyez le bienvenu.
00:07:17 - Merci, chérie.
00:07:18 Merci beaucoup de votre gentillesse.
00:07:20 - Nicolas Roux de Bézieux.
00:07:22 On va parler de...
00:07:25 Ça fait du oui ?
00:07:25 - Des punasses de lit.
00:07:26 - Des punasses de lit.
00:07:26 - Mais pas que.
00:07:27 - Elles sont discrètes.
00:07:28 - Mais pas que.
00:07:28 Mais pas que.
00:07:30 On vous retrouve dans quelques instants évidemment.
00:07:31 Et merci d'être notre invité.
00:07:33 Je vous le disais, est-ce la fin d'un sanctuaire ?
00:07:35 On va poser un peu cette question pour débuter nos deux heures d'information non-stop
00:07:40 avec deux événements majeurs.
00:07:43 D'abord, on va prendre la direction de Marseille avec notre correspondante Laure Parra, qui est sur place.
00:07:48 Vous le savez, on vous en a déjà beaucoup parlé.
00:07:50 L'université Colbert est gangrénée par le trafic de drogue.
00:07:53 L'université devait fermer ses portes à partir d'aujourd'hui jusqu'au 13 octobre.
00:07:56 Et au final, elle est toujours ouverte, mais avec une présence policière très présente.
00:08:01 Ma chère Laure, racontez-nous un petit peu ce qui se passe et quelle est l'ambiance du côté de Marseille.
00:08:06 Bonjour Laure.
00:08:06 - Bonjour Thierry.
00:08:11 Eh bien, effectivement, la présence policière a été déployée.
00:08:14 Elle est visible, elle est fixe, notamment avec ce véhicule qui stationne sur l'esplanade devant l'entrée de la faculté.
00:08:22 Et puis, il y a des policiers à pied qui circulent devant et dans les rues adjacentes.
00:08:27 Je les ai vus ce matin.
00:08:28 Ils m'ont dit être arrivés dès 8 heures.
00:08:30 Ils quitteront les lieux vers 21 heures.
00:08:32 Et le moins que l'on puisse dire Thierry, c'est que l'ambiance sur le site a radicalement changé.
00:08:37 Deux exemples pour illustrer mes propos.
00:08:38 D'abord, vous voyez, il y a ces motos et ces scooters garés devant, avant la présence des forces de l'ordre.
00:08:44 Les étudiants évitaient de laisser leur véhicule car ils craignaient des dégradations.
00:08:48 Et second exemple, je l'ai vu ce matin et je l'ai vu là lorsqu'ils sont sortis après les cours de la matinée.
00:08:53 Eh bien, ils se rassemblent, ils discutent, ils prennent le temps de boire un café, de discuter entre eux,
00:08:58 voire de fumer une cigarette devant l'entrée de cette faculté.
00:09:01 Une étudiante m'a dit, à qui j'ai posé la question, que ça changeait absolument tout,
00:09:05 qu'elle se sentait rassurée avant.
00:09:06 Ils sortaient et ils quittaient rapidement les lieux parce qu'il y avait des dealers, parce qu'il y avait des clandestins.
00:09:12 M'a-t-elle expliqué ?
00:09:12 Alors, le dispositif est prévu à long terme.
00:09:15 La préfète avant-hier nous disait, la préfète de police, l'État ne reculera pas face aux dealers.
00:09:20 Mais la question qu'on se pose ici à Marseille, c'est qu'après cette faculté,
00:09:24 après l'école de la Caïonne, qui est une école qui se situe dans un quartier difficile,
00:09:28 combien va-t-il falloir déployer d'équipages de police devant des sites
00:09:32 où on reçoit des élèves ou des enfants ?
00:09:35 Et l'État en a-t-il les moyens ?
00:09:38 Merci beaucoup, Laure Parra, pour ces dernières informations.
00:09:41 Alors, je vais commencer cette émission par cette question.
00:09:44 On évoquera ce qui s'est passé dans quelques instants au lycée des Pernets avec une scène de guirilla.
00:09:49 Quand on voit ce qui se passe à Marseille, ce qu'on va évoquer du côté de ce lycée des Pernets,
00:09:53 est-ce que ce n'est pas la fin d'un sanctuaire, les établissements scolaires,
00:09:57 les facultés congrénées par la drogue, etc. ?
00:09:59 En fait, dans quel univers vit-on, ma chère Céline ?
00:10:03 Je vais dire, c'est même pire que ça.
00:10:04 C'est la fin de la promesse de base de la démocratie, en tout cas de l'organisation politique,
00:10:09 puisque normalement, l'organisation politique commence au début,
00:10:12 c'est-à-dire on cède la part de souveraineté qui est en nous, en échange de la sécurité,
00:10:18 et on se constitue en société politique où on arrive à se gérer avec des lois, etc.
00:10:23 Là, ce qu'on voit, c'est finalement un État qui n'est plus en mesure
00:10:27 d'assurer la sécurité de son territoire dans son ensemble.
00:10:31 Finalement, c'était le cas avant.
00:10:33 Avant, vous aviez, par exemple, une sécurité assurée dans les villes,
00:10:36 et puis quand vous voyagez de ville en ville, c'était à vos risques et périls.
00:10:40 Les routes étaient dangereuses, il y avait des brigands, etc.
00:10:43 Et ce dont on a l'impression, c'est qu'aujourd'hui, on est dans une fin de civilisation,
00:10:49 et donc on retrouve à nouveau un territoire mité,
00:10:52 dans lequel vous avez des zones dans lesquelles vous êtes en sécurité,
00:10:55 et des zones dans lesquelles vous êtes exposé à tous les périls.
00:10:59 Et ces étudiants le vivent au quotidien.
00:11:01 Franchement, quand on entend « voilà, il y a une voiture de police, etc. »,
00:11:05 on se dit « ça ne tiendra pas, ça ne durera pas »,
00:11:08 ou alors « installer un poste de police ».
00:11:10 En tout cas, on a le sentiment que de toute façon, la bataille à Marseille est perdue,
00:11:15 et que là, le point de deal a dû s'installer ailleurs,
00:11:18 et c'est d'autres habitants qui vont être durablement impactés.
00:11:21 On n'a pas le sentiment d'une reprise de contrôle.
00:11:24 On a l'impression que ce qu'on nous montre, c'est de la pure communication.
00:11:28 Naïma et Pierre. Naïma.
00:11:29 Et puis, pour ajouter à ce que vient de dire Céline,
00:11:32 c'est que le problème, c'est que ce n'est pas qu'à Marseille,
00:11:35 on voit bien qu'il y a d'autres villes qui sont en train de rencontrer le même phénomène.
00:11:41 Pour rejoindre aussi ce qu'a dit Céline,
00:11:43 c'est que c'est vrai que la civilisation, c'est un moment où on met en…
00:11:47 on transfère notre sécurité et notre protection à l'État, qui devient l'État de droit,
00:11:52 et là, on voit bien que l'État du droit a du mal à affirmer son autorité.
00:11:57 Vous savez, souvent, quand on a des policiers avec nous,
00:11:59 et on souligne toujours leur investissement et leur courage,
00:12:03 mais souvent, quand on leur parle de zone de non-droit,
00:12:05 ils disent non, il n'existe pas de zone de non-droit.
00:12:07 Moi, dans toutes les villes où j'ai travaillé, qui sont en quartier prioritaire,
00:12:13 qui ont des quartiers prioritaires, je me rendais compte qu'en fait,
00:12:15 en réalité, la police n'arrive pas à rentrer dans ces quartiers sans être caillassée,
00:12:20 les pompiers n'en parlant pas, etc.
00:12:22 Aujourd'hui, ce qui se passe est extrêmement grave,
00:12:25 parce qu'on voit bien que ce sanctuaire qu'effectivement les collègues et l'université…
00:12:31 Et le pire, c'est que le directeur voulait fermer l'université,
00:12:34 ça veut dire reculer, plier, effectivement, et donner gain de cause,
00:12:39 et laisser ces trafiquants prendre le dessus.
00:12:43 Donc, on peut se féliciter que le ministre Dermanin
00:12:46 et que la ministre Agristi Roubache aient réagi rapidement en disant non, on ne ferme pas,
00:12:52 mais effectivement, combien de policiers il nous faut aujourd'hui ?
00:12:55 Le problème, il est extrêmement grave, parce qu'en fait, ce n'est pas d'aujourd'hui,
00:13:00 et encore une fois, ça fait longtemps, depuis 40 ans,
00:13:04 j'ai écrit un livre sur ce phénomène, où on a laissé passer les choses avec le pas de vagues,
00:13:10 en répondant par, notamment, des actions sociales, culturelles, j'en ai souvent parlé,
00:13:15 et en ne répondant pas tout simplement par des moyens ou des actions qui permettent d'éviter
00:13:21 que même ces jeunes-là, parce que c'est souvent des mineurs,
00:13:23 ne s'installent dans la délinquance et qu'on n'arrive plus, malheureusement, à en sortir.
00:13:29 Pierre, je vais vous donner la parole dans quelques instants, en tant que, notamment, ancien ministre,
00:13:33 mais je voudrais également vous interpeller sur cette scène de guérilla
00:13:36 qui s'est produite au lycée des Pernay dans la Marne.
00:13:38 On va voir les images, plusieurs individus ont été placés en garde à vue
00:13:41 après s'être introduits dans l'établissement.
00:13:43 C'était mercredi dernier, ils avaient l'intention de se reprendre à un élève mineur.
00:13:46 Est-ce qu'on va voir les images, peut-être, des individus cagoulés
00:13:49 qui ont profité de la pause déjeuner pour forcer l'entrée et enjamber la grille ?
00:13:53 On va écouter la réaction de Christian Pouces du syndicat unité SGP Police de la Marne.
00:14:00 Ce qui nous préoccupe le plus au niveau du commissariat des Pernay, notamment,
00:14:05 c'est le manque d'effectifs et les solutions qu'il faudra apporter à court et moyen terme
00:14:11 pour que ça ne se reproduise plus, surtout, parce qu'il y a beaucoup d'inquiétudes
00:14:15 de la part, d'une part, de la population sparnassienne,
00:14:18 mais également dans le milieu de l'éducation nationale.
00:14:21 Voilà, vous avez vu les images.
00:14:23 Pierre, ça vous inspire quoi ?
00:14:25 Quand je pose cette question, la fin dans cette faculté, lycée, rien n'est épargné.
00:14:31 Si vous parlez aux parents, c'est insupportable.
00:14:36 Il n'y a pas qu'à y perdre.
00:14:38 À Paris, même dans les bons lieux chics comme Neuilly,
00:14:42 il y a sans arrêt des attaques sur les élèves à l'entrée des écoles
00:14:48 pour se faire détrousser, c'est permanent.
00:14:51 Donc on est rentré maintenant dans un système où non seulement il n'y a plus de protection
00:14:56 pour les sanctuaires en milieu scolaire ou universitaire,
00:14:59 mais où c'est au contraire des zones de deal ou de pillage.
00:15:04 Il y a un délitement bien connu de l'autorité.
00:15:07 Moi, je l'ai constaté, mais ça fait des décennies que ça dure.
00:15:10 J'ai été élu la première fois en 1993 dans le Val d'Oise, avant d'être élu à Paris.
00:15:17 J'ai vu les premières émeutes.
00:15:19 J'ai vu tout ça se développer autour de nous.
00:15:22 Et là, je vais dire quelque chose qui ne va pas faire plaisir à Naïma,
00:15:26 mais il y a un lien direct entre les masses migratoires qui se sont installées dans le pays
00:15:31 et qui ont été cantonnées dans des quartiers dits sensibles ou difficiles,
00:15:36 où le niveau de chômage est très élevé et où les gamins ne sont plus contrôlés par leurs parents,
00:15:42 parce que bien souvent, les parents sont dépassés.
00:15:46 Tout ce mélange pour rendre les choses extraordinairement difficiles,
00:15:49 c'est là que s'installe le trafic de drogue.
00:15:51 Et après, ça gangrène le reste des villes, y compris moyennes.
00:15:56 À chaque fois que vous avez un quartier difficile,
00:15:58 vous avez automatiquement le développement de l'insécurité.
00:16:02 Et donc, il faut que nous ayons conscience de cela.
00:16:05 Ça commence par, d'abord, le contrôle de nos frontières.
00:16:08 C'est absolument indispensable.
00:16:10 Et deuxièmement, il faut que la politique d'intégration soit une vraie politique,
00:16:14 c'est-à-dire qu'on ne laisse pas les ghettos en train de pourrir,
00:16:18 littéralement surpués, et que l'on mette parallèlement un système extrêmement sévère de répression.
00:16:24 Il ne faut pas laisser ce genre de choses se développer et s'envister devant les écoles.
00:16:29 – Merci, Naïma, vous avez deux minutes parce que…
00:16:31 – Non, je me rends compte que M. le ministre ne m'écoute pas, qu'il ne me lit pas,
00:16:35 parce que s'il m'écoutait et s'il me lisait,
00:16:37 il verrait qu'effectivement, c'est ce que je dénonce,
00:16:40 et notamment dans les livres, les tribunes,
00:16:42 c'est que les politiques publiques, malheureusement,
00:16:44 n'ont pas été à la hauteur dès les premières émeutes, fin des années 70.
00:16:48 Dès la première politique, rapport politique de la ville d'ailleurs,
00:16:52 on a répondu par du laxisme, il fallait répondre au désœuvrement,
00:16:57 on n'a pas répondu pour affirmer le rôle et la place des parents,
00:17:01 et on n'a pas répondu par fermeté.
00:17:03 Et toutes les politiques qui ont été mises en place ont enclavé,
00:17:06 et je vous ai raconté ça, ont enclavé et permis ce cloisonnement.
00:17:09 - Est-ce que vous pouvez répondre, Pierre, juste après le JT ?
00:17:14 - Non mais juste un mot, pour dire que...
00:17:15 - On va être très en retard.
00:17:16 - Je ne veux pas le mettre en retard, mais bien souvent,
00:17:18 ce sont les parents de ces enfants-là qui me disent,
00:17:21 qui nous disent "faites quelque chose, ne laissez pas vous."
00:17:24 - Mais c'est ce que je dis toujours, ce qu'il faut sauver,
00:17:27 c'est aider, soutenir ses parents, pas tous les parents,
00:17:29 parce qu'il y a des parents aussi qui sont complices de ce qui se passe.
00:17:34 - Je soutiens Mickaël Dorian qui nous attend patiemment
00:17:36 pour un point sur l'info, Mickaël Dorian.
00:17:39 Le gouvernement va créer 6 000 places supplémentaires de répit
00:17:42 pour les personnes âgées et les personnes handicapées.
00:17:45 L'objectif est de soutenir les 9 millions d'aidants en France
00:17:48 et leur permettre de souffler.
00:17:49 C'est ce qu'a annoncé la ministre des Solidarités,
00:17:51 Aurore Berger, ce matin sur CNews.
00:17:53 Elle souhaite également impliquer les entreprises
00:17:55 pour mieux accompagner les salariés aidants.
00:17:58 L'assurance maladie à détecter est stoppée.
00:18:00 Près de 150 millions d'euros de fraude au premier semestre de l'année.
00:18:04 C'est 30% de plus que l'année dernière à la même période.
00:18:07 De bons résultats qui émanent de la nouvelle stratégie
00:18:10 anti-fraude adoptée par l'organisme l'année dernière.
00:18:13 Et puis tout porte à croire que c'est un missile russe
00:18:15 qui a frappé la petite ville de Groza en Ukraine.
00:18:19 Les mots d'une porte-parole du Haut-Commissariat
00:18:21 aux droits de l'homme de l'ONU.
00:18:22 La frappe a fait des dizaines de morts et provoqué de nombreux dégâts.
00:18:26 - Merci beaucoup mon cher Mickaël.
00:18:31 On vous retrouve dans 30 minutes.
00:18:33 On repart.
00:18:34 On reparlera des migrants dans la deuxième partie,
00:18:35 si vous le voulez bien évidemment.
00:18:37 Alors que j'accueille avec beaucoup de plaisir
00:18:39 Najwa El Haïti qui arrive quand je vous dis
00:18:41 qu'on a une présence féminine très importante.
00:18:43 - Ça fait plaisir.
00:18:44 Bonjour à tous.
00:18:45 - Ça fait plaisir.
00:18:46 Soyez à bienvenue.
00:18:47 Et nous avons avec nous Nicolas Arou de Bézieux Experts.
00:18:51 Ennuisible.
00:18:52 On va parler du feuilleton de l'automne,
00:18:54 des fameuses petites punaises de lit
00:18:57 qui arrivent même dans les établissements scolaires.
00:18:59 Dans le 12e arrondissement, je le disais,
00:19:01 les professeurs d'un lycée ont fait valoir leur droit de retrait.
00:19:04 - Pourquoi ? Parce qu'une élève s'est faite piquer
00:19:06 par une punaise de lit.
00:19:07 Mercredi soir, on va écouter Jean-François Barle,
00:19:09 directeur académique des services de l'Éducation nationale.
00:19:12 Et puis on en parle avec vous.
00:19:13 Faut-il craindre le pire ou pas ?
00:19:15 Faut-il avoir très, très peur ?
00:19:16 Vous allez nous rassurer ?
00:19:18 - Rassurons-nous.
00:19:18 - Rassurons-nous.
00:19:19 On écoute d'abord Jean-François Barle.
00:19:22 - Ce matin, au moment où nous parlons,
00:19:24 on sait précisément quels lieux sont infestés dans l'établissement.
00:19:29 Ça représente quelques salles.
00:19:31 En réalité, si on prend les salles de cours,
00:19:33 ça doit représenter six salles de cours.
00:19:35 Ça signifie qu'on a ce matin 60 salles de cours
00:19:37 qui peuvent accueillir les élèves normalement
00:19:39 et dont on est sûr de l'étanchéité sanitaire.
00:19:43 Une entreprise viendra traiter les locaux.
00:19:46 Elle interviendra très, très prochainement.
00:19:49 - Alors Nicolas, panique ou pas panique ?
00:19:51 Parce qu'on en a beaucoup parlé.
00:19:52 C'est vrai, les médias en ont beaucoup, beaucoup, beaucoup parlé.
00:19:56 Toutes ces confondus, radio, télé, etc.
00:19:58 Est-ce qu'ils sont mouillés dans une panique ?
00:19:59 - Alors, ça a un double effet.
00:20:00 C'est-à-dire qu'il y a effectivement un effet panique et un effet loupe.
00:20:02 C'est-à-dire que les gens remarquent des punaises de lits
00:20:04 là où ils ne les remarquaient pas avant,
00:20:05 alors qu'ils étaient déjà là.
00:20:06 - Et parfois, on en voit où il n'y en a pas.
00:20:08 - Et parfois, on en voit où il n'y en a pas
00:20:09 parce qu'il y a plein de vidéos qui ont tourné dans le métro,
00:20:11 dans le train, qui ne sont pas des punaises de lits.
00:20:12 - Vous m'inquiétez Naïbra.
00:20:13 - Désolé.
00:20:14 C'est souvent l'effet quand je suis là.
00:20:16 Donc voilà, on a remarqué des endroits où on ne les voyait pas avant.
00:20:22 Et puis, c'est juste le résultat du fait qu'il y a plus d'infestations
00:20:24 de manière générale depuis plusieurs années.
00:20:26 Et de fait, quand on est infesté chez soi,
00:20:28 on risque d'en amener dans des lieux publics,
00:20:29 surtout si ce n'est pas pris en charge tôt.
00:20:31 Donc, ça peut arriver au lycée.
00:20:33 Alors là, il faut rassurer aussi,
00:20:34 c'est que dans le métro, au lycée, des lieux publics comme ça,
00:20:37 ce ne sont pas des lieux où il y a un très fort risque
00:20:39 que les punaises de lits nidifient et prolifèrent.
00:20:43 Donc, il n'y en aura pas énormément.
00:20:44 Il y en a quelques-unes.
00:20:45 Et il y a très, très peu de chances de les ramener chez soi derrière.
00:20:47 C'est là où il faut rassurer tout le monde.
00:20:49 On ne ramène pas les punaises de lits du métro ou du train.
00:20:51 On les ramène d'un voyage la plupart du temps
00:20:53 ou éventuellement de chez un ami qui en a.
00:20:54 Donc, pas de panique.
00:20:55 Évidemment qu'il faut que les lycées soient traités.
00:20:57 Nous, on intervient avec la mairie de Paris,
00:20:59 notamment en détection des punaises de lits,
00:21:00 depuis maintenant plusieurs années.
00:21:01 Ça doit faire cinq ou six ans.
00:21:03 Donc, je veux dire, ce n'est pas une problématique nouvelle.
00:21:06 Simplement, on n'en parle plus en ce moment.
00:21:07 - Ah oui, ça on n'en parle. - Voilà.
00:21:09 Mais ça a un très bon effet.
00:21:10 C'est que ce qui manquait pour stopper un petit peu
00:21:12 cette invasion de punaises de lits, c'est de la pédagogie.
00:21:14 C'est-à-dire que les gens sachent que c'est et réagissent plus rapidement.
00:21:16 Il y a encore plein de gens qui ne savaient même pas
00:21:18 que ça existait il y a quelques semaines.
00:21:19 Là au moins, maintenant, ils sont au courant.
00:21:20 Ils réagiront plus vite.
00:21:22 - On ne peut pas dire. - Mais du coup, ils vont moins les transmettre.
00:21:24 Bon alors, on peut dire, sans trahir vos propos,
00:21:27 il faut être rassuré.
00:21:30 Oui, c'est ça. Rassurons-nous.
00:21:31 Il y a d'autres nuisibles.
00:21:33 Et là, vous nous rassurez d'un côté,
00:21:35 mais vous nous dites, attention, le pire peut arriver.
00:21:37 Le pire peut arriver, non, mais on sait qu'avec,
00:21:39 notamment le réchauffement climatique,
00:21:40 on est de plus en plus exposé à ce qu'on appelle les espèces invasives,
00:21:43 qui peuvent être des insectes, qui peuvent être parfois des mammifères,
00:21:45 des animaux, qui peuvent être aussi des plantes.
00:21:49 Il faut avoir conscience que les espèces invasives dans le monde,
00:21:51 c'est une étude du CNRS, c'est 69 milliards de dollars par an.
00:21:55 C'est extrêmement cher et ça, c'est juste les dix principales.
00:21:58 Il y a notamment la fourmi de feu qui est arrivée récemment en Europe, en Sicile.
00:22:01 En fait, on a un vrai problème, c'est qu'on ne détecte pas assez précocement
00:22:04 l'introduction de ces espèces qui arrivent par les échanges de marchandises,
00:22:07 très souvent comme le frelon asiatique.
00:22:08 On les détecte pas assez tôt sur le territoire,
00:22:10 ce qui fait qu'on s'en rend compte quand elles sont déjà bien installées
00:22:13 et qu'on ne peut plus régler complètement le problème.
00:22:14 On peut juste le contenir.
00:22:16 Il faudrait vraiment que le gouvernement développe.
00:22:18 Il y a un truc très simple qui réglerait ce souci là.
00:22:20 C'est une petite appli.
00:22:21 Tous les gens ont envie de savoir quand on voit un insecte chez soi, qu'est-ce que c'est ?
00:22:24 Une petite appli du gouvernement, on prend des photos.
00:22:27 Voilà, exactement.
00:22:29 On prend une petite photo et en fait, derrière,
00:22:31 soit on est capable d'identifier tout de suite le nuisible de manière automatique
00:22:33 avec de l'IA, quelques questions,
00:22:35 soit on n'y arrive pas et dans ce cas là, il y a un entomologue qui regarde.
00:22:38 Ça permettrait d'avoir des données sur l'implantation des différentes espèces partout
00:22:41 et de détecter beaucoup plus tôt l'implantation des espèces.
00:22:44 Le frelon asiatique, si on avait éliminé les deux premiers nids quand ils sont arrivés en 2004,
00:22:47 on ne l'aurait pas sur notre territoire à l'heure actuelle.
00:22:49 Futur ministre de l'écologie.
00:22:51 C'est quoi, Fourmi de Feu ?
00:22:52 Alors Fourmi de Feu, c'est une petite fourmi qui a une piqûre qui est extrêmement douloureuse.
00:22:55 Elle coûte 6 milliards de dollars par an aux États-Unis.
00:22:58 Elle est présente sur tous les continents.
00:22:59 Elle n'était pas encore en Europe.
00:23:01 Et en fait, ça fait déjà depuis 2019 que les habitants en Sicile
00:23:04 avaient remarqué des piqûres dans cette région là.
00:23:06 Simplement, comme il n'y avait pas de dispositif pour comprendre
00:23:09 que c'était une espèce qui était ce qu'on appelle alloctone,
00:23:11 c'est-à-dire qui n'est pas locale, on s'en rend compte seulement maintenant.
00:23:14 Donc il y a déjà maintenant plus de 88 fourmilières, je crois, sur place.
00:23:18 Donc c'est trop tard pour éradiquer complètement les choses.
00:23:20 Et malheureusement, via les échanges de marchandises, il y a un port juste à côté.
00:23:23 C'est sans doute comme ça qu'elles sont arrivées.
00:23:24 Via les échanges de marchandises, on craint que ça s'élargisse à l'Europe.
00:23:27 Merci mille fois.
00:23:29 Deux mots peut-être pour exercer vos corps de vocale, Najwa El-Dur, la punaise de l'île.
00:23:33 On en a trop parlé, deux mots.
00:23:35 Je ne suis pas experte en punaise de l'île,
00:23:38 mais je découvre qu'elles ont une sexualité active,
00:23:42 puisque un de vos collègues nous a fait tout un cours sur les chutes d'apparence.
00:23:46 On n'a pas le temps de parler de la sexualité des punaises de l'île,
00:23:48 mais je vais leur donner la parole.
00:23:50 Mais pourtant.
00:23:52 Mais c'est important.
00:23:53 Voilà, on va marquer une pause dans ce "Ambitious Weekend".
00:23:55 On passe sur de bonnes bases.
00:23:57 Présence très féminine, mon cher Pierre, vous avez pu le remarquer.
00:24:00 D'ailleurs, ça, oui.
00:24:01 Vous voyez ça.
00:24:02 On se retrouve dans quelques instants,
00:24:03 parce qu'on va parler des fraudes d'assurance maladie.
00:24:05 Ça va moins vous faire rire, je suppose.
00:24:07 On se retrouve dans quelques instants.
00:24:08 On marque une pause à tout de suite.
00:24:09 Il se passe des choses sur ce plateau, je ne peux pas vous raconter.
00:24:15 Non, non, non.
00:24:16 Nous sommes ensemble jusqu'à 14h.
00:24:19 Plateau très féminin.
00:24:20 Je vous présente mes invités dans quelques instants, évidemment.
00:24:23 Mais tout de suite, place à l'info avec Mickaël Dorian.
00:24:25 Rebonjour, Mickaël Dorian.
00:24:26 Rebonjour Thierry, bonjour à tous.
00:24:27 Le prix Nobel de la paix, décerné à la militante iranienne Narjes Mohammadi.
00:24:32 La journaliste de 51 ans est récompensée pour son combat
00:24:36 contre l'oppression des femmes en Iran.
00:24:37 Un combat que la militante poursuit depuis une geôle de la République islamique.
00:24:42 Le dernier adieu à Jean-Pierre Elkabach.
00:24:44 Le journaliste sera inhumé cet après-midi au cimetière du Montparnasse à Paris.
00:24:48 La cérémonie aura lieu à 16h.
00:24:50 Jean-Pierre Elkabach est décédé ce mardi à l'âge de 86 ans.
00:24:54 Et puis, la vaccination des canards contre la grippe aviaire en France inquiète.
00:24:57 Les pays importateurs, les Etats-Unis, le Canada ou encore le Japon
00:25:01 craignent de voir la maladie se propager dans leur pays
00:25:04 et ont commencé à restreindre leurs importations de volailles françaises.
00:25:07 Des mesures aux conséquences économiques pour l'instant limitées.
00:25:10 Merci Mickaël.
00:25:13 On vous retrouve dans 15 minutes évidemment.
00:25:16 Je représente mon plateau de grands témoins.
00:25:18 Un plateau très féminin.
00:25:19 Naïmah Fadel, Céline Pina, Najwa El-Haïti et Pierre Lelouch.
00:25:23 Ça va Pierre, vous ne vous sentez pas trop seul ?
00:25:25 Bah, grâce à vous non ?
00:25:27 Il se sent bien entouré Pierre, voyons.
00:25:30 Très bien entouré.
00:25:31 Allez, on va aborder un autre sujet qui va moins vous faire sourire.
00:25:36 Ce sera dans quelques instants avec Charles Pratt, ancien magistrat que vous connaissez tous évidemment.
00:25:40 On va parler de la lutte contre les fraudes à l'assurance maladie.
00:25:42 Plus de 146 millions ont été détectés et stoppés au premier trimestre.
00:25:46 De cette année, c'est 30% de plus en un an.
00:25:50 Explication Tony Pitaro et Marie-Victoire Diodonné.
00:25:53 Et on ouvre le débat juste après.
00:25:55 L'assurance maladie avait dû lever le pied pendant la crise sanitaire.
00:25:59 Mais elle entend désormais redoubler d'efforts pour identifier et lutter contre les fraudeurs.
00:26:04 Et les résultats sont encourageants.
00:26:06 Au premier semestre de l'année, elle estime avoir stoppé 150 millions d'euros de fraude.
00:26:10 Un fait marquant, deux tiers des montants de fraude concernent des professionnels de santé.
00:26:15 Des chiffres en baisse qui restent insuffisants pour cet ancien magistrat.
00:26:19 Je rappelle que nous sommes sur plusieurs centaines de milliards d'euros de dépenses annuelles
00:26:24 d'assurance maladie et que donc si on prend un taux de fraude qui est assez classique de 5%,
00:26:31 et bien 150 millions d'euros de fraude détectée, c'est très très en deçà
00:26:36 de la réalité de la fraude en France à l'assurance maladie.
00:26:39 Alors comment mieux lutter contre la fraude ?
00:26:41 La solution prioritaire, c'est de traiter ce problème du surnombre d'assurés sociaux
00:26:47 pris en charge en France par l'assurance maladie,
00:26:49 mais qui concerne d'ailleurs après toutes les branches de sécurité sociale,
00:26:52 pas simplement les problèmes de maladie.
00:26:53 C'est d'ailleurs ce que disent les deux inspections, l'IGF et l'IGAS.
00:26:57 C'est ce que je répète depuis des années et des années,
00:26:59 et c'est ce que le gouvernement manifestement n'a pas mis en œuvre.
00:27:03 Pour mener la guerre aux fraudeurs,
00:27:05 l'assurance maladie a annoncé se doter de 60 cyber enquêteurs
00:27:09 et promet d'accompagner les professionnels pour éviter les erreurs de facturation.
00:27:13 Charles Pratt, bonjour. On vient de vous voir dans le sujet.
00:27:15 Vous avoir par l'intermédiaire d'un sujet, c'est bien,
00:27:17 mais vous avoir en chair, en os pour débattre avec mes grands témoins, c'est encore mieux.
00:27:21 Donc ce n'est pas assez bonjour d'abord, Charles Pratt. Ce n'est pas assez en fait.
00:27:25 Écoutez, évidemment, ce n'est pas assez.
00:27:28 On l'a répété dans le sujet, 150 millions d'euros de fraude détectée au premier semestre,
00:27:33 on sait bien, c'est 30% de plus que l'année dernière.
00:27:36 Il y a du progrès.
00:27:37 Mais quand vous avez des centaines de milliards d'euros de dépenses d'assurance maladie,
00:27:43 je ne sais plus à combien on est, on doit être à 250 milliards ou quelque chose comme ça,
00:27:47 de prévues de mémoire sur le long d'âme,
00:27:51 sur l'objectif national de dépense d'assurance maladie,
00:27:54 ben voilà, quand vous appliquez les taux de fraude classiques,
00:27:56 on est très, très, très en deçà de la fraude qu'on peut estimer,
00:28:01 dont on peut estimer être victime globalement chaque année.
00:28:05 Donc oui, il y a des progrès à faire.
00:28:08 Et puis, il faut aussi peut-être commencer à aller chercher d'autres types de fraude
00:28:12 que celle qu'on va chercher en général.
00:28:15 On ouvre le débat, évidemment, avec mes invités.
00:28:17 Najwa, on ne va pas parler des punaises de lit, évidemment,
00:28:20 on va parler d'un sujet un petit peu plus, voilà.
00:28:22 Ça vous inspire quoi ?
00:28:23 L'assurance maladie se félicite, elle, quand même, malgré tout,
00:28:26 et malgré ce que dit Charles Prats, évidemment, de ces résultats.
00:28:29 Mais ce n'est pas assez, dit Charles.
00:28:30 C'est sûr, quand on voit les chiffres, ce n'est pas assez.
00:28:32 Et le magistrat le rappelait, entre 185 et 215 millions d'euros de fraude, c'est énorme.
00:28:39 Alors, est-ce qu'on se donne les moyens de lutter contre cette fraude-là ?
00:28:43 Je ne pense pas.
00:28:44 Et d'ailleurs, le magistrat le disait très justement.
00:28:46 Et ça concerne tous les professionnels de santé.
00:28:49 Ça va de l'infirmier au médecin généraliste aux maisons de santé,
00:28:54 puisque là aussi, il y a des contrôles qui sont menés, mais pas suffisamment,
00:29:01 concernant aussi ces centres de santé qui fraudent également.
00:29:06 Donc là, prioritairement, il faut donner des moyens.
00:29:09 Alors, j'entends qu'il y a 66 cyber-enquêteurs, mais il en faudrait plus.
00:29:14 Alors, je ne sais pas si M. le magistrat évaluerait combien de cyber-enquêteurs
00:29:19 il faudrait pour pouvoir mener des enquêtes avec des moyens suffisants.
00:29:25 Ça, je ne sais pas.
00:29:27 Mais en tous les cas, les moyens sont bien en-dessous pour mener une lutte sans merci contre les fraudeurs.
00:29:34 Quelle réponse Charles Prats à Najwa ?
00:29:37 Écoutez, je pense que ce n'est pas une question de cyber-enquêteurs, encore une fois.
00:29:42 Là, vous voyez, on met l'accent sur les professionnels de santé.
00:29:46 Il y a un petit peu une manière de mettre à l'index, de clouer au pilori les médecins,
00:29:51 les infirmiers, etc., les transporteurs sanitaires.
00:29:54 Oui, il y a des taux de fraude qui existent, on les connaît,
00:29:57 à 3% chez les médecins libéraux secteur 1.
00:30:00 On doit être à 5-6% de mémoire chez les infirmiers libéraux.
00:30:03 Il y a des masseurs, des thérapeutes, etc.
00:30:05 On connaît les taux de fraude des professionnels de santé.
00:30:08 Et puis, l'assurance maladie nous dit, et tout le monde vous dit dans la presse,
00:30:11 la fraude à l'assurance maladie, c'est d'abord les professionnels de santé.
00:30:14 Vous voyez bien, c'est eux qu'on trouve.
00:30:16 Mais oui, les fraudeurs qu'on trouve, c'est ceux qu'on cherche.
00:30:19 Donc, si on ne va pas chercher d'autres types de fraudeurs,
00:30:23 et notamment les assurés sociaux qui frauderaient, on ne va pas les détecter.
00:30:27 Si on ne les cherche pas, on ne va pas les détecter.
00:30:28 Et donc, après, on a beau jeu de dire, la fraude à l'assurance maladie,
00:30:30 ce sont les professionnels de santé et ce n'est pas les assurés sociaux.
00:30:33 Ce n'est pas vrai.
00:30:34 La fraude à l'assurance maladie, c'est fondamentalement,
00:30:37 et d'abord en volume financier, une fraude d'assurés sociaux.
00:30:40 Oui, il y a des professionnels de santé qui fraudent,
00:30:43 mais ce sont aussi des assurés sociaux.
00:30:45 Vous savez, je vous redonne ce chiffre qui est flagrant.
00:30:48 Tout le monde le comprend.
00:30:50 La Cour des comptes, en septembre 2020, nous disait qu'on avait 75 300 000
00:30:53 assurés sociaux pris en charge en France pour 67 millions d'habitants.
00:30:57 Le dernier rapport de l'Inspection générale des finances
00:30:59 et de l'Inspection générale des affaires sociales d'avril 2023,
00:31:01 ils nous disent qu'il y a encore 73 100 000
00:31:04 assurés, assurance maladie, pris en charge en France.
00:31:07 On est 68 millions.
00:31:08 Donc, vous voyez bien qu'il est là le problème.
00:31:11 Massivement, il est là le problème.
00:31:13 Qui sont ces 4, 5 millions de gens qu'on prend en charge,
00:31:16 pour qui on paye, tout simplement ?
00:31:18 On paye pour ces gens-là, alors qu'ils ne sont pas sur le territoire français.
00:31:21 Qui c'est ?
00:31:21 Et est-ce que la solution, ce n'est pas d'abord d'attaquer ça,
00:31:24 avant d'aller effectivement traquer les centres de santé qui fraudent,
00:31:28 les médecins qui fraudent, etc.
00:31:29 Oui, il y a des professionnels de santé fraudeurs,
00:31:31 mais en grande masse budgétaire, le problème,
00:31:33 ce sont les millions d'assurés sociaux pris en charge en trop.
00:31:36 Merci Charles Pratt.
00:31:37 Réaction Pierre Louche et Nabi Hamfadel.
00:31:39 Je crois que là, on parle de 60 cyber enquêteurs.
00:31:43 On fait un exercice de com aujourd'hui sur ce sujet.
00:31:46 La vérité, c'est qu'il manque un projet d'ensemble et un système d'ensemble
00:31:50 pour vraiment économiser une grande partie de cet argent qui est dilapidé.
00:31:57 Je prends un exemple.
00:31:59 Il y a un certain nombre de pays au monde, vous allez aux États-Unis par exemple,
00:32:03 où vous ne pouvez pas acheter autant de boîtes de médicaments que vous voulez.
00:32:08 En France, c'est illimité.
00:32:09 Si vous voulez des médicaments, vous allez voir 4 ou 5 médecins à 25 euros la consultation
00:32:15 et vous avez un stock de médicaments que vous pouvez envoyer ou revendre,
00:32:18 ou faire ce que vous voulez avec.
00:32:20 Personne ne viendra vous contrôler.
00:32:22 Et ça, ce n'est juste pas possible.
00:32:24 Et c'est pourtant ce qui se passe parce qu'on ne veut pas aller chercher les fraudeurs
00:32:28 et puis que ça rend service aussi à l'industrie pharmaceutique qui, elle, vend des boîtes.
00:32:33 Alors tout le monde y trouve son compte.
00:32:34 La fraude, elle nourrit tout ça.
00:32:35 - Mais on voit les chiffres au corps, c'est une suite de langues.
00:32:38 - Prenez ensuite un certain nombre de métiers nouveaux, les audioprothésistes par exemple.
00:32:43 À partir d'un certain âge, beaucoup de gens en France ont besoin d'audioprothèses.
00:32:47 Bon, il y a des gens très sérieux et bien souvent, les personnes qui y vont
00:32:52 ont des mutuelles très courtes et payent beaucoup d'argent.
00:32:55 Quand vous voyez que dans certaines zones, je pense à l'article de ce matin du Parisien
00:33:00 sur la Seine-Saint-Denis, où on découvre qu'il y a des dizaines de millions d'argent volés
00:33:06 par des prétendus audioprothésistes qui ouvrent la boutique.
00:33:10 Personne ne contrôle rien.
00:33:12 Personne ne contrôle rien.
00:33:13 On a des ordonnances de complaisance.
00:33:15 On trouve des gens qui ont 20 ans, qui n'ont pas besoin de ces trucs-là,
00:33:18 mais qui ont des milliers d'euros remboursés, alors là, complètement.
00:33:24 C'est là que ça devient très injuste pour ceux qui ont vraiment besoin de ce genre d'équipement.
00:33:29 Donc, il y a un travail vraiment de fond à faire sur, bien sûr, les professionnels,
00:33:34 mais M. Pratt dit justement, on sait que ça tourne autour de 3-4 %, mais il faut le faire.
00:33:40 Il y a tous ceux qui abusent, il y a tous ceux qui revendent.
00:33:43 Et puis, il y a toutes ces professions qui ne sont pas réglementées sérieusement
00:33:47 et qui tirent sur la vache à lait, puisqu'on peut commander des machines,
00:33:52 les revendre ensuite de plusieurs fois.
00:33:54 J'ai vu cela.
00:33:55 Donc, tout ça, malheureusement, est connu,
00:33:58 mais il n'y a pas de plan d'ensemble qui regarde qui bénéficie de quoi
00:34:04 et une volonté politique d'agir et de mettre en cause ceux qui profitent du système,
00:34:10 bien souvent au détriment de ceux qui sont mal couverts.
00:34:13 Parce qu'il y a plein de gens, croyez-moi, je pense, plein de métiers
00:34:17 où vous devez avoir une mutuelle qui n'est pas bonne
00:34:21 et qui, avec l'âge, vous met dans une situation très difficile.
00:34:25 Vous suivez une pathologie lourde.
00:34:27 - Deux mots, Naïma et Céline, sur le sujet.
00:34:30 - Ce n'est pas si M. Pratt, c'est toujours à nous.
00:34:32 - Si, si, Charles Pratt est toujours là.
00:34:33 - En fait, moi, je pense qu'il y a une politique volontaire,
00:34:36 effectivement, comme vous le disiez, M. le ministre, qui suppose des moyens.
00:34:41 Et moi, je m'étonne que déjà, par rapport à ce qu'avait dénoncé M. Pratt,
00:34:45 c'est déjà le nombre d'assurés qui ne va pas du tout avec le nombre d'habitants.
00:34:51 Il y a quand même un problème.
00:34:52 Et je pense que déjà, le gouvernement aurait dû faire le nécessaire,
00:34:55 notamment en croisant tout simplement carte d'identité, carte vitale, carte nationale d'identité.
00:35:02 Et puis en plus, rappelez-vous qu'à un moment,
00:35:04 on devait avoir notre photo sur notre carte vitale.
00:35:09 Ça, je crois que ça a été un peu abandonné.
00:35:12 Et puis, il y a aussi la question du croisement des fichiers.
00:35:14 Donc, je voudrais voir avec M. Pratt, parce que je crois que lui a travaillé sur une méthode
00:35:18 qui permettait d'être beaucoup plus efficace.
00:35:20 - Deux mots, Charles.
00:35:24 - Oui, non, effectivement, le problème, j'en ai discuté avec Gabriel Etal
00:35:28 quand il était encore ministre du Budget au mois de mai dernier.
00:35:31 Et je lui avais dit, je ne savais pas qu'il avait le rapport de l'IGF et de l'IGAS dans le bureau,
00:35:36 qui disait la même chose.
00:35:37 Le problème, c'est ce surnombre d'assurés sociaux.
00:35:42 Et la méthode, elle est assez simple.
00:35:44 C'est la biométrie.
00:35:45 En fait, il faut sécuriser l'identité sociale par la biométrie
00:35:48 et donc certifier à nouveau l'ensemble des numéros de sécurité sociale
00:35:53 avec les empreintes biométriques, par exemple.
00:35:55 Et donc, pour être sûr que Charles Pratt,
00:35:56 on associe à son numéro de sécurité sociale son empreinte
00:35:59 et qu'avec son empreinte, il ne va pas se créer de multiples identités.
00:36:03 Et donc, en faisant comme ça, ce qu'on appelle un réenrôlement de la population
00:36:06 dans le système social, ça permettra de faire sortir de ce système
00:36:10 tous ceux qui ne sont pas sur le territoire, qui n'ont rien à y faire,
00:36:12 qui ont des identités multiples, etc.
00:36:15 Alors, ce n'est pas un travail qui se fait en cinq minutes.
00:36:17 Moi, j'avais évalué une législature pour le faire,
00:36:20 parce que ça prend du temps de reconvoquer tout le monde,
00:36:22 de bien vérifier les choses, de mettre tout en place.
00:36:26 C'est très différent de ce qu'on appelle la carte vitale biométrique.
00:36:28 C'est autre chose.
00:36:29 Là, c'est vraiment la sécurisation biométrique de l'identité sociale.
00:36:34 Mais c'est un travail qui va de toute manière falloir faire,
00:36:37 d'autant plus que le gouvernement a voulu rentrer dans un système,
00:36:40 vous savez, où ils vont verser les allocations sans que les gens les demandent.
00:36:44 Donc, vous imaginez bien que si on commence à verser des allocations
00:36:46 à 5, 6 millions de gens en plus que de gens qui existent,
00:36:49 ça va encore plus mal se passer que ça se passe aujourd'hui.
00:36:52 Donc, le principe, c'est de sécuriser la base.
00:36:56 Et là-dessus, écoutez, il faut voir ce que va faire le gouvernement,
00:36:59 surtout ce que veulent faire les administrations.
00:37:02 Pierre Lelouch, qui a été ministre, sait bien ce que je veux dire à ce niveau-là.
00:37:06 Il sait pertinemment qu'un ministre, parfois, a du mal à manœuvrer son administration
00:37:11 et que c'est très, très compliqué, souvent pour le politique, de faire bouger les choses.
00:37:15 - La première chose qu'on vous dit quand vous êtes ministre,
00:37:17 c'est "ah non, monsieur le ministre, vous ne pouvez pas".
00:37:19 C'est la première chose qu'on vous dit quand vous arrivez
00:37:22 et que vous découvrez les dossiers.
00:37:24 Cela dit, il a raison, monsieur Pratt, sur le réenrôlement de la population.
00:37:29 Je pense aussi que la technologie, pour le coup, l'intelligence artificielle,
00:37:33 va vraiment nous aider parce que si on fait ce réenrôlement de la population,
00:37:37 on va très vite voir s'il y a des abus.
00:37:39 Parce qu'à 23 ans, vous n'avez peut-être pas besoin d'audioprothèses, par exemple.
00:37:44 Et on va pouvoir croiser les pathologies avec les âges, les provenances, les zones géographiques.
00:37:49 Et du coup, on va pouvoir zoomer assez vite là où il y a des fraudes,
00:37:53 ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
00:37:55 - Et puis, juste un truc, sur la question de la biométrie,
00:37:58 ça permet aussi de refaire le lien entre citoyenneté et sécurité sociale,
00:38:02 parce que la sécurité sociale, c'est l'expression concrète de notre citoyenneté,
00:38:07 du fait que nous sommes une communauté nationale unie et du rôle de l'impôt.
00:38:12 Donc, ça a un lien aussi avec la citoyenneté.
00:38:14 - Non, du travail, parce que tout ça a été construit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale
00:38:18 sur l'idée que la sécurité sociale était en échange du travail.
00:38:22 Et Sylvain Foirat et les communistes qui ont fait cela,
00:38:26 ont pensé à un système contributif, pas un système distributif à l'aveugle, au tout venant.
00:38:33 C'est pour ça que c'est en faillite notre système aujourd'hui.
00:38:36 - On referme le chapitre Assurance maladie.
00:38:38 Il ne me reste plus qu'à vous remercier, Charles Prats, ancien magistrat.
00:38:41 Merci encore pour toutes ces explications, combien importantes.
00:38:45 Il est là, il est bien présent, c'est Michael Dorian.
00:38:47 Et c'est l'Info qui est de retour, Michael.
00:38:49 - Les cours interrompus dans un lycée du 12e arrondissement de Paris.
00:38:53 La raison, la présence dans l'établissement de punaise de lit.
00:38:56 Un élève s'est fait piquer mercredi soir et les professeurs ont fait valoir leur droit de retrait.
00:39:00 Ce matin, une assemblée générale avait lieu et pour le moment, ils ne veulent pas reprendre les cours.
00:39:05 Trois personnes sont mortes en l'espace de 15 jours en Martinique après avoir contracté la dingue.
00:39:09 Parmi elles, un enfant de 9 ans décédé cette semaine après plusieurs jours d'hospitalisation.
00:39:14 La Martinique et la Guadeloupe se trouvent depuis la mi-août en phase épidémique
00:39:17 pour cette maladie tropicale qui se transmet essentiellement par les piqûres de moustiques.
00:39:22 Et puis la crise migratoire au menu du sommet de Grenade.
00:39:25 Les ambassadeurs des pays de l'Union européenne ont fini par se mettre d'accord
00:39:28 sur un mécanisme de solidarité obligatoire entre États membres en cas d'afflux de migrants.
00:39:34 Un accord auquel la Pologne et la Hongrie s'opposent farouchement.
00:39:39 - Merci Michael.
00:39:40 Rendez-vous dans 15 minutes.
00:39:41 Allez, on va parler d'Aurore Berger.
00:39:43 Aurore Berger a été ce matin l'invité de Romain Désarbes dans l'interview politique.
00:39:47 La ministre des Solidarités et des Familles était notamment interrogée sur la proposition de loi.
00:39:51 Vous le savez, on en a beaucoup parlé, pour la suspension des allocations familiales
00:39:54 pour les parents d'enfants condamnés pour des crimes et certains délits
00:39:58 et qui va être soutenue par le RN lors de sa niche parlementaire du 12 octobre.
00:40:01 On écoute Aurore Berger et on sera juste après avec Patricia Augustin
00:40:04 qui est secrétaire générale de la Fédération syndicale des familles monoparentales.
00:40:09 On écoute Aurore Berger.
00:40:11 - Réfléchir réellement au rôle et à la mission que les pères doivent avoir dans notre société.
00:40:15 Aujourd'hui l'État est venu...
00:40:16 - Mettre les pères devant leur responsabilité.
00:40:18 - Oui, parce qu'aujourd'hui l'État est venu souvent se substituer
00:40:20 pour de bonnes raisons.
00:40:21 Quand la pension alimentaire n'est pas payée,
00:40:23 on ne va pas faire payer à la mère et à l'enfant le fait que le père soit défaillant.
00:40:27 On a besoin évidemment d'accompagner cette famille et d'accompagner la mère et les enfants.
00:40:31 Mais je crois qu'encore une fois, on a une responsabilité politique,
00:40:35 une responsabilité morale dans notre pays de se dire qu'à un moment,
00:40:38 on a des parents et que c'est les deux parents qui doivent être placés
00:40:41 devant leur responsabilité et qui doivent accompagner leurs enfants tout au long de leur vie.
00:40:45 - Bonjour Patricia Augustin.
00:40:47 Je rappelle que vous êtes secrétaire générale de la Fédération syndicale des familles monoparentales.
00:40:51 Réaction sur les propos d'Aurore Berger.
00:40:53 Bonjour d'abord.
00:40:54 - D'accord, ok.
00:40:57 C'est bon ?
00:40:59 - Vous n'êtes pas encore connectée Patricia Augustin.
00:41:02 Petite réaction, Najwa, sur les propos d'Aurore Berger.
00:41:10 - Moi, je ne suis pas choquée par ses propos.
00:41:12 Vous voyez, quand on parle d'autorité parentale,
00:41:15 quand on fait le choix d'avoir un enfant, eh bien on prend ses responsabilités.
00:41:19 D'ailleurs, le Code civil le rappelle aussi.
00:41:22 Quand vous avez un enfant, eh bien vous avez un devoir d'éduquer votre enfant.
00:41:27 Vous avez un devoir d'entretenir votre enfant.
00:41:30 Et donc, les propos d'Aurore Berger coulent de sens, j'ai envie de vous dire.
00:41:35 - Céline Piaf.
00:41:36 - En fait, ce qu'on peut remarquer surtout, c'est l'explosion des familles monoparentales.
00:41:40 On a vu qu'on était passé de 9% en quelques années
00:41:43 à aujourd'hui 24% des familles sont des familles monoparentales,
00:41:47 ce qui est un nombre extrêmement important.
00:41:49 Dans ces familles monoparentales, 82% sont constituées d'une femme seule,
00:41:53 avec un ou plusieurs enfants.
00:41:55 Et ce qu'on constate aussi, c'est la pauvreté chez ces familles monoparentales.
00:42:00 Par exemple, quand 7% des familles sont en dessous du seuil de pauvreté,
00:42:05 ça va concerner plus de 15% des familles monoparentales.
00:42:09 Donc, on voit qu'en fait, cette monoparentalité induit pas mal de difficultés,
00:42:14 dont une première difficulté qui est une absence de ressources.
00:42:18 Là-dessus, effectivement, l'État s'est parfois substitué aux parents défaillants.
00:42:24 En revanche, pour mettre le parent défaillant devant ses responsabilités,
00:42:27 il n'y a quand même pas grand-chose.
00:42:28 On constate que les mêmes problèmes se renouvellent en permanence.
00:42:32 Et la deuxième chose, c'est qu'à force de ne pas vouloir stigmatiser les familles monoparentales,
00:42:37 on en arrive à nier les difficultés et à nier aussi parfois le dépassement des mères
00:42:43 et le fait qu'aujourd'hui, on n'a pas grand-chose pour leur venir en aide.
00:42:46 On a retrouvé donc Patricia Augustin,
00:42:48 je vous rappelle que vous êtes secrétaire générale de la Fédération syndicale des familles monoparentales.
00:42:52 Réaction, bonjour tout d'abord Patricia.
00:42:54 Bonjour.
00:42:55 Réaction sur les propos d'Aurore Berger tenus sur notre antenne
00:42:59 et sur ce qui s'est dit autour de cette table.
00:43:03 Oui, je constate juste que le statut de monoparentalité disqualifie la famille et la société,
00:43:11 mais toujours en doute les capacités éducatives du parent seul.
00:43:16 Alors que pour nous, une grande majorité des parents seuls,
00:43:19 la tendance est plutôt de surinvestir auprès de leurs enfants et non de démissionner.
00:43:27 Et on oublie qu'effectivement en étant seul, on court après le temps.
00:43:32 La problématique de la conciliation des temps de vie est un vrai challenge.
00:43:40 Quand on a une habitation tout à fait excentrée,
00:43:44 on habite dans une banlieue excentrée avec des problèmes de mobilité,
00:43:50 avec des horaires, quand on travaille avec des horaires atypiques,
00:43:55 lorsqu'on travaille dans un supermarché et qu'on quitte son travail à 22h,
00:44:03 c'est vrai que c'est un vrai cumul pour ces familles, un vrai cumul de difficultés.
00:44:10 Et la stigmatisation est toujours à ce niveau-là plutôt que de leur venir en aide.
00:44:19 Elles ne sont pas irresponsables et elles ont à cœur d'éduquer leurs enfants
00:44:27 qui sont de futurs citoyens de la République.
00:44:33 Vous restez avec nous quelques instants Naïma Mfadel et Najwa.
00:44:37 Moi ce que j'ai entendu aussi ce matin, Aurore Berger,
00:44:39 c'est qu'elle parlait aussi de renouer avec la politique familiale,
00:44:44 ce qui avait été supprimé par François Hollande
00:44:49 et qui a vraiment impacté aussi la natalité et tout ce qui se déclinait avec,
00:44:52 notamment les modes de garde.
00:44:55 Alors madame parlait de ne pas stigmatiser,
00:44:58 mais je crois qu'on ne stigmatise pas quand on repère.
00:45:00 Je ne sais pas d'où ça sort.
00:45:01 On pose une problématique, on l'a vu d'ailleurs dans les différents problèmes éducatifs
00:45:10 ou les problèmes dont les parents avaient besoin de soutien.
00:45:13 On voyait bien que c'était souvent des familles monoparentales
00:45:15 parce que comme elle l'expliquait, elles sont beaucoup plus en difficulté
00:45:18 parce que souvent les mamans sont seules pour s'occuper des enfants.
00:45:23 Moi aussi je voudrais poser aussi un autre sujet dans cette question de la monoparentalité,
00:45:31 qui en vérité on a aussi des modèles familiaux en France
00:45:34 qui ne sont pas en fait monoparentales.
00:45:36 Moi-même j'ai travaillé quand j'étais déléguée du préfet
00:45:39 sur la décohabitation des familles polygames,
00:45:42 c'est-à-dire que l'État n'accepte pas la polygamie.
00:45:46 Donc qu'est-ce qu'on a fait ?
00:45:47 On a, effectivement, au lieu de poursuivre pénalement ces familles,
00:45:56 on leur a proposé de décohabiter pour celles qui voulaient bien.
00:45:59 Et on l'a fait avec des associations notamment.
00:46:02 Donc c'était quoi ? C'était que les familles deviennent familles monoparentales,
00:46:07 mais en vérité il y a toujours le papa qui est là.
00:46:10 Merci beaucoup Patricia Augustin.
00:46:12 On aurait pu poursuivre le débat Pierre évidemment,
00:46:14 mais malheureusement vous entendez la petite musique.
00:46:17 Merci Patricia Augustin,
00:46:19 mais on reparlera évidemment de ce sujet
00:46:22 au cours d'autres émissions de Mini News Week-end
00:46:24 et autrement sur d'autres émissions sur CNews.
00:46:26 Merci à vous.
00:46:27 On marque une pause et on se retrouve dans quelques instants
00:46:30 évidemment pour la deuxième heure de Mini News Week-end.
00:46:33 Ne vous appelez pas, on se retrouve dans quelques instants.
00:46:35 A tout de suite.
00:46:36 Il est 13h, soyez les bienvenus.
00:46:40 Rebonjour, très heureux de vous retrouver
00:46:43 pour cette deuxième heure de Mini News Week-end.
00:46:45 Vous voulez connaître le menu ?
00:46:46 Eh bien je vous le donne tout de suite, regardez le sommaire.
00:46:49 On commencera par évoquer la situation de migrants au Jardin des Halles
00:46:52 dans le 18e arrondissement.
00:46:53 Les migrants sont de plus en plus nombreux.
00:46:55 Les habitants du quartier eux sont de plus en plus inquiets.
00:46:59 Selon certains élus parisiens, c'est une conséquence directe
00:47:02 de la crise migratoire à Lampedusa.
00:47:04 On en parle évidemment avec mes grands témoins du jour.
00:47:07 On parlera également, oui on parlera de Salah Abdel Slam.
00:47:10 Il pourrait ne pas revenir en France.
00:47:12 La Belgique veut le garder car elle estime que ses conditions
00:47:15 d'incarcération ne respectent pas la Convention européenne
00:47:19 des droits de l'homme.
00:47:19 Les victimes du terroriste islamiste sont révoltées.
00:47:23 Noémie Schultz, notre spécialiste pour les justices, est avec nous.
00:47:26 Elle nous dira tout.
00:47:28 Enfin, un sujet, oui un sujet très concernant,
00:47:31 surtout si vous aimez les frites.
00:47:33 Eh bien sachez-le, oui, les frites subissent l'inflation.
00:47:36 Si, si, c'est un sujet sérieux.
00:47:38 Le kilo de pommes de terre est plus cher et les frites sont donc plus chères.
00:47:41 On en parle et demain à Arras, et je vous jure que c'est vrai,
00:47:44 se déroulera le premier championnat du monde de la frite.
00:47:47 Vous le voyez, on est dans l'actualité.
00:47:49 Amelie News, bon appétit si vous êtes à la table,
00:47:51 si vous nous suivez.
00:47:52 Prenez place tout de suite.
00:47:54 Il est lui, bien en place, c'est Mickaël Dorian.
00:47:56 Rebonjour Mickaël.
00:47:57 Rebonjour Thierry, bonjour à tous.
00:47:59 Un lycée du 12e arrondissement de Paris.
00:48:03 Les cours sont interrompus dans ce lycée.
00:48:05 La raison, la présence dans l'établissement de Punaise de Lille.
00:48:08 Un élève s'est fait piquer mercredi soir et les professeurs
00:48:10 ont fait valoir leur droit de retrait,
00:48:11 mais le rectorat en a décidé autrement.
00:48:14 L'établissement restera ouvert.
00:48:16 Mathilde Ibanez, Florent Ferraud.
00:48:19 Dès l'ouverture de l'établissement,
00:48:22 rares sont les professeurs ou élèves à avoir franchi les portes.
00:48:26 Pourtant présents devant le lycée,
00:48:27 ils sont venus manifester leur inquiétude,
00:48:29 suite à l'infection de plusieurs salles de classe par des punaises de lit.
00:48:33 On a dit hier qu'on était ouverts à tout pour travailler.
00:48:36 Par contre, on n'est pas ouverts à avoir des punaises de lit chez nous
00:48:38 et à payer 2000 euros à nos frais.
00:48:39 Donc on n'est pas du tout ouverts à l'idée de rentrer
00:48:41 et de se mettre en danger,
00:48:44 alors qu'on sait qu'il y a au moins 14 salles qui sont infestées.
00:48:47 Lors du nouvel Assemblée Générale,
00:48:49 les professeurs ont décidé de faire valoir leur droit de retrait.
00:48:52 Mais pour le rectorat, la situation ne se justifie pas.
00:48:55 Le lycée reste ouvert aujourd'hui.
00:48:57 On sait précisément quels lieux sont infestés dans l'établissement.
00:49:02 Ça représente quelques salles.
00:49:04 En réalité, si on prend les salles de cours,
00:49:06 ça doit représenter six salles de cours.
00:49:08 Ça signifie qu'on a ce matin 60 salles de cours
00:49:10 qui peuvent accueillir les élèves normalement
00:49:12 et dont on est sûr de l'étanchéité sanitaire.
00:49:16 Les salles infectées ont été barricadées et interdites d'accès,
00:49:19 comme ici dans le CDI où le signalement a débuté mercredi soir.
00:49:23 Ce lycée n'est pas le seul infecté.
00:49:25 Plusieurs autres établissements ont eux été fermés ces derniers jours
00:49:28 après la découverte de punaises de lit.
00:49:32 Les suites du procès dit de l'attentat de Magnonville
00:49:35 devant la cour d'assises de Paris.
00:49:37 Un procès suivi par Célia Barotte du service polyjustice de CNews.
00:49:41 Bonjour Célia.
00:49:42 Aujourd'hui, le complice présumé du terroriste est entendu à la barre.
00:49:46 Célia.
00:49:47 - Oui, et ça le comble aujourd'hui pour l'interrogatoire de Mohamine Aberrouz.
00:49:54 Dans l'assistance, la présence encore de nombreux policiers
00:49:57 et d'anciens collègues de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvin,
00:50:00 mais aussi de deux frères de l'accusé,
00:50:02 dont Charafdine Aberrouz, qui avait été mise en examen suite à l'attentat.
00:50:06 La tension monte dans les débats à quelques jours du délibéré.
00:50:09 L'interrogatoire de l'accusé a été interrompu ce matin
00:50:12 suite à un vif échange entre les avocats de la Défense
00:50:16 et le président de la cour d'assises au sujet de l'exactitude d'un témoignage
00:50:20 qui affirmerait selon l'accusation et le ministère public
00:50:23 que Mohamed Lamina Berrouz a déjà appelé à tuer.
00:50:26 Selon l'accusé, je cite "depuis le début de cette affaire,
00:50:29 on cherche le coupable idéal, l'auteur de l'attaque,
00:50:32 on le connaît, il est décédé et il ne peut plus répondre de ses actes".
00:50:36 Mohamed Lamina Berrouz dit avoir conscience qu'il y a des imams
00:50:39 qui instrumentalisent la religion, mais il a déclaré
00:50:41 "je ne suis pas un abruti qui suit bêtement".
00:50:44 L'interrogatoire de Mohamed Lamina Berrouz doit se poursuivre
00:50:48 tout au long de la journée et nous allons le suivre pour CNews.
00:50:51 Merci beaucoup Célia Barrott et les images de Milan Gustalo.
00:50:55 Dans le reste de l'actualité, audience suspendue hier au procès
00:50:59 de Redouane Faïd en raison d'un bug technique.
00:51:02 L'un des accusés qui bénéficie du statut de repenti
00:51:06 a vu son visage dévoilé hier dans la salle d'audience,
00:51:09 salle qui a rapidement été évacuée.
00:51:11 Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête.
00:51:14 Et puis opération nettoyage de la Marne à moins d'un an.
00:51:19 Des Jeux Olympiques, un réseau d'eau usée de 27 km
00:51:23 va être créé afin que les habitations puissent s'y raccorder.
00:51:26 Mais pour cela, les propriétaires vont devoir mettre la main à la poche.
00:51:30 Reportage de Juliette Sadat.
00:51:32 Le Paris est ambitieux.
00:51:35 En bord de Marne, ce sont pas moins de 8700 habitations
00:51:38 dont les eaux usées se jettent actuellement dans les eaux pluviales,
00:51:41 causant une pollution du fleuve très importante.
00:51:44 Le plan Marne propre est donc lancé.
00:51:46 27 km de réseau d'eau usée devrait être mis en place.
00:51:50 Une fois les travaux effectués, les propriétaires sont invités
00:51:54 à s'y raccorder à leurs frais.
00:51:56 Alors pour convaincre, les arguments sont avant tout financiers.
00:51:59 - Le Grand Paris Grand Est va également aider les particuliers,
00:52:03 tantôt pour donner des informations concernant la mise en conformité,
00:52:07 mais derrière cela, également pour le compte des propriétaires,
00:52:12 faire réaliser les travaux et les propriétaires n'auront plus qu'un reste à charge
00:52:17 qu'ils leur seront à régler.
00:52:19 - Coût des travaux estimé à 7800 euros par foyer.
00:52:23 En cas de non-conformité, les pénalités s'élèveront à près de 500 euros chaque année.
00:52:28 Une grande opération nettoyage à moins d'un an des Jeux olympiques.
00:52:32 Un délai un peu court pour les professionnels des bords de Marne.
00:52:35 - Les actions de sensibilisation, les actions pour préserver justement ce cours d'eau,
00:52:42 il faut partir sur le principe que c'est des années et des années en fait.
00:52:45 - Au-delà des épreuves olympiques de nage en eau libre et de triathlon à l'été 2024,
00:52:49 c'est une vingtaine de sites de baignade dont pourront profiter les Franciliens
00:52:53 dans les années qui suivront.
00:52:56 - La note est salée pour les propriétaires.
00:52:58 C'est la fin de ce journal et la suite de Midi News avec Thierry Caban et ses invités.
00:53:03 - Merci beaucoup Michel.
00:53:04 Cher Michael, ce n'est pas gagné de se baigner dans la Marne ou dans la Seine.
00:53:07 Ça s'annonce compliqué.
00:53:10 Vous l'avez dit, c'est la dernière ligne droite pour Midi News Weekend.
00:53:13 Très heureux de vous accueillir.
00:53:15 Merci de nous recevoir avec moi pour commenter l'actualité depuis une heure,
00:53:18 Naïma M. Fadel, essayiste.
00:53:20 Ravi de vous retrouver, Céline Pina, politologue, journaliste à cause heure.
00:53:22 Ravi également de partager ce plateau avec vous, Najwa El Haïté, avocate.
00:53:27 Ravi de vous retrouver aussi.
00:53:28 Pierre Lelouch, ancien ministre et spécialiste de la politique internationale.
00:53:32 Vous avez remarqué, plateau excessivement féminin.
00:53:33 Et Noémie Schultz, vous devrez nous retrouver dans quelques instants.
00:53:36 Aïe, aïe, aïe.
00:53:37 Vous n'allez pas résister.
00:53:40 Allez, on entame, parce qu'on a beaucoup de sujets encore.
00:53:42 Et je me dépêche, on a beaucoup de sujets à aborder d'ici 14h.
00:53:45 On va prendre la direction du nord de Paris.
00:53:47 Pourquoi ? Parce que l'arrivée de nouveaux migrants inquiète les riverains.
00:53:50 Je vous le disais.
00:53:51 Ces derniers jours, les habitants constatent une augmentation du nombre de migrants,
00:53:53 notamment au Jardin des Halles, dans le 18e arrondissement.
00:53:56 Regardez ce reportage de Fabrice Elsner avec le récit de M. Dos Santos.
00:54:00 Et Marine Sabourin, on en parle juste après.
00:54:02 A tout de suite.
00:54:03 - Entre les nouveaux migrants installés au nord de la capitale et les habitants,
00:54:07 la cohabitation est difficile.
00:54:10 - Je me bats, il me fait des problèmes.
00:54:12 Très souvent, quand je sors ou j'entre, il me fait peur.
00:54:16 J'imagine par exemple une dame, une petite fille qui rentre de, je sais pas, de son sport.
00:54:23 Je sais pas, ça doit pas être un sentiment.
00:54:25 En tout cas, on se sent pas en sécurité.
00:54:28 C'est tout à fait normal.
00:54:30 Un constat partagé par Pierre Lissiat, conseiller régional d'Ile-de-France.
00:54:34 - On constate effectivement, depuis l'arrivée massive de migrants à Lampedusa,
00:54:38 qu'il y a effectivement aujourd'hui des arrivées à Paris.
00:54:43 On le constate et c'est d'autant plus une situation qu'on pouvait anticiper.
00:54:46 Il y a énormément de problèmes de toxicomanie
00:54:49 et que je crois que c'est criminel de laisser s'installer sciemment des migrants,
00:54:53 donc des populations dans un état de détresse humanitaire,
00:54:57 au milieu de consommateurs et surtout de trafiquants de crack.
00:55:01 - À la mairie de Paris, cet élu de l'opposition réclame des mesures fortes.
00:55:05 - J'appelle de mes voeux un grand plan d'urgence pour le nord-est de Paris
00:55:08 pour sortir les personnes migrantes de la rue.
00:55:11 C'est la dignité qu'on leur doit et ainsi régler le problème des riverains
00:55:14 qui en première ligne subissent des nuisances et des désagréments.
00:55:17 - Pour cet élu, la solution passe également par l'Europe.
00:55:21 En ce moment, les 27 pays membres échangent sur une réforme de la politique migratoire.
00:55:26 - Pierre Lelouch, Gérald Darmanin avait annoncé "pas de migrants de Lampedusa".
00:55:30 Ça va être compliqué, ça s'annonce compliqué là.
00:55:32 - Les jardins des Halles, c'est une verrue permanente.
00:55:36 Pour tous ceux qui ont été, comme moi, élus parisiens,
00:55:39 c'est une vieille histoire.
00:55:41 Les évacuations sont récurrentes depuis une bonne dizaine d'années.
00:55:46 Et à chaque fois, il s'agit de sortir plusieurs milliers de personnes.
00:55:50 À chaque fois, c'est un point de concentration.
00:55:52 Ensuite, on les répartit un peu partout en France parce que c'est ça qui se passe.
00:55:56 Les gens qui arrivent en France, ils ne repartent plus.
00:55:58 Donc, de facto, on passe la patate chaude, si je vous dire,
00:56:03 entre les différentes communautés urbaines.
00:56:08 C'est catastrophique.
00:56:10 C'est catastrophique.
00:56:11 Moi, je l'ai vu de mes yeux, naturellement, à plusieurs reprises.
00:56:14 C'est humainement insupportable et très, très difficile à vivre pour les Rivra,
00:56:20 naturellement, d'autant qu'il y a eu des agressions par le passé.
00:56:23 Donc, ce que l'on voit aujourd'hui et qui est probablement le résultat direct
00:56:27 de l'afflux de cet été en Italie, parce qu'ils arrivent en Sicile,
00:56:31 ensuite, ils vont à Rome, ensuite, on les met dans le train pour Vintimi.
00:56:34 Vintimi, Menton, la France, et on se retrouve à Paris quelques temps après.
00:56:39 Mais je reprenais, Najwa, je reprenais, je disais ça, effectivement,
00:56:42 Gérald Darmanin avait dit "il n'y en aura pas".
00:56:45 Ben voyons.
00:56:45 Il n'y en aura pas.
00:56:46 Il n'y en aura pas, la preuve en est que...
00:56:49 La preuve est là, dans l'image.
00:56:50 Surtout qu'on sent l'impuissance de l'État.
00:56:54 L'impuissance de l'État qui est réelle et pourrait être allée aussi
00:56:57 dans ces quartiers de l'Est parisien.
00:57:00 C'est une véritable misère humaine.
00:57:04 Enfin, vous avez une concentration d'insécurité,
00:57:08 de problèmes d'insécurité.
00:57:10 Vous avez des questions de santé publique parce qu'il y a des graves
00:57:14 problèmes de toxicomanie.
00:57:15 Vous avez des gens errants, qui se...
00:57:17 - Qui hygiènent.
00:57:18 - Qui hygiènent, en effet.
00:57:19 Qui sont ces personnes-là, qui sont victimes,
00:57:23 enfin, j'allais dire, oui, victimes de toxicomanie, mais qui sont malades.
00:57:26 Qui sont malades.
00:57:27 Eh bien, ne sont plus que les ombres d'eux-mêmes.
00:57:30 Et avec les agressions qui s'en suivent.
00:57:33 Parce que je vous rappelle que vous avez des enfants pour aller à l'école
00:57:37 qui doivent être escortés par la police.
00:57:40 Enfin, c'est une image terrible.
00:57:42 C'est une image vraiment terrible.
00:57:44 Une fois que j'ai dit ça, oui, impuissance de l'État par rapport
00:57:46 à ces flux migratoires.
00:57:48 Et vous avez quand même une ministre qui vous dit
00:57:52 si la France refuse d'accueillir un migrant, il doit contribuer
00:57:56 au financement de l'accueil qui est d'environ 20 000 euros par personne.
00:58:03 Vous avez l'Union européenne qui ne laisse pas d'autre choix
00:58:08 aux États européens que d'accepter ces flux migratoires.
00:58:12 N'est-ce pas d'autre choix parce que la décision a été prise de les laisser entrer.
00:58:17 Exactement.
00:58:18 Quand vous êtes dans une logique d'accueil,
00:58:20 eh bien, on paye des conséquences de l'accueil.
00:58:24 Ou alors vous êtes dans une logique de protection des frontières,
00:58:26 ce qui est quand même la première responsabilité de l'État.
00:58:29 Mais ça n'est pas la position qui a été adoptée par les Européens.
00:58:32 Et donc on va le payer jusqu'au bout.
00:58:33 Ce qui est intéressant, c'est que vous avez entendu le reportage,
00:58:38 à un moment donné, on dit "on leur doit la dignité humaine".
00:58:42 En fait, la vérité, c'est qu'on ne doit rien.
00:58:45 Autrement dit, quand quelqu'un vient chez vous,
00:58:48 il est de votre intérêt plutôt de l'accueillir que de le laisser
00:58:51 en déshérence totale.
00:58:53 Mais la vérité, c'est que vous ne leur devez rien.
00:58:55 Il y a une construction, en fait, c'est comme si,
00:58:57 et c'est toute la construction de l'esprit décolonial qui tend à dire
00:59:01 "en fait, la prospérité des pays riches, des pays occidentaux,
00:59:05 de l'Europe, a été bâtie sur l'exploitation d'autres pays".
00:59:08 C'est faux.
00:59:09 Ça ne veut pas dire qu'on n'en n'est pas exploité.
00:59:11 Ça veut dire que notre prospérité, elle vient avant tout
00:59:14 de notre créativité, de notre capacité à avoir mis en place
00:59:17 une industrie, de notre histoire, etc.
00:59:19 Et elle n'est pas du tout liée, ça a pu aider,
00:59:22 mais elle n'est pas liée à de l'exploitation.
00:59:23 Donc aujourd'hui, on nous dit "vous devez payer pour tout ce que vous avez fait".
00:59:27 Donc ces gens-là, non seulement vous devez les accueillir,
00:59:30 mais vous devez les financer.
00:59:32 Et la vérité, c'est qu'aujourd'hui, on est au bout de cette logique
00:59:35 que plus personne n'a envie d'accueillir,
00:59:36 qu'il n'y a pas les moyens pour financer quoi que ce soit,
00:59:40 et qu'en plus, la plupart des gens qui arrivent,
00:59:42 arrivent avec une construction de haine et de rejet de l'Occident,
00:59:48 des valeurs démocratiques et des...
00:59:51 Quand on voit aujourd'hui l'Afrique, la manière dont l'Afrique regarde la France,
00:59:54 et quand on voit les milliers et les milliers de personnes qui se déversent,
00:59:57 on se dit à un moment donné, il y a quelque chose
01:00:00 qui n'est pas cohérent.
01:00:01 Quand vous grandissez dans un lycée français,
01:00:03 que vous êtes imprégné d'un certain esprit
01:00:05 et que vous avez envie de venir en France
01:00:07 parce que vous voulez partager les libertés qui vous attirent,
01:00:11 alors là, les bras grands ouverts, c'est vraiment intéressant,
01:00:15 on peut se mélanger parce qu'il y a une base commune.
01:00:18 Aujourd'hui, il n'y a plus de base commune.
01:00:20 En plus, il y a cette obligation d'accueil qui est impossible à remplir.
01:00:26 Il y a une incapacité à maîtriser les frontières.
01:00:29 Tout cela ne peut que mal finir.
01:00:30 La vérité, c'est que dans la situation dans laquelle on est,
01:00:34 à part accepter à un moment donné d'ouvrir des camps de réfugiés
01:00:37 avec tout ce que ça signifie,
01:00:40 eh bien, on sait très bien que c'est devant nous.
01:00:42 Personne n'ose le dire.
01:00:44 On se met en scène dans des grandes tirades d'humanité.
01:00:47 La vérité, c'est qu'aujourd'hui, on n'accueille personne
01:00:50 ni de façon humaine, ni de façon intelligente.
01:00:52 Et en plus, on expose notre population.
01:00:55 - Et même, Fadeli, il a parlé un peu trop vite, Gérald Darmanin, là.
01:00:57 - Oui, il a parlé trop vite, sachant que, je crois,
01:01:01 deux jours après, on a déjà eu des mineurs non accompagnés
01:01:04 qui sont arrivés dans le 7e et qui avaient été logés
01:01:07 dans une école maternelle et d'ailleurs désaffectés.
01:01:11 Et d'ailleurs, ils venaient de Lampedusa.
01:01:13 Moi, ce que je voudrais aussi soulever,
01:01:15 et ça rejoint aussi ce que dit Didier Leschi,
01:01:18 le directeur de l'OFI, qui alerte aussi sur la non,
01:01:23 qu'aujourd'hui, on ne peut plus, en fait,
01:01:25 l'incapacité à accueillir socialement au niveau de l'hébergement, etc.
01:01:29 Parce qu'à partir du moment où ces personnes arrivent,
01:01:32 là, elles vont être prises en charge de toute façon,
01:01:33 puisqu'à partir du moment où vous faites une demande d'asile,
01:01:37 elle est étudiée, et le temps qu'elle soit étudiée,
01:01:39 vous avez effectivement l'hébergement et la nourriture
01:01:43 et aussi l'argent de poche qui vous est alloué.
01:01:46 Le problème, c'est qu'on ne peut plus.
01:01:47 Mais le problème, c'est qu'on est toujours en réaction,
01:01:50 alors qu'en vérité, il faudrait remettre à plat
01:01:53 et même dénoncer les directives européennes que la France a signées.
01:01:57 Vous savez que dès 2012, le ministre Valls
01:02:01 avait supprimé le délit de clandestinité.
01:02:06 Donc, les personnes-là ne sont pas clandestines.
01:02:09 Et puis, il y a aussi autre chose, dans les directives qu'on a signées,
01:02:12 c'est le droit d'entrée et d'installation.
01:02:15 C'est-à-dire que ces personnes-là ne sont pas dans une situation illégale.
01:02:18 Et ce droit d'entrée et d'installation entraîne aussi la prise en charge.
01:02:22 Aujourd'hui, notre État-providence ne peut plus.
01:02:26 La France se paupérise.
01:02:27 On est en incapacité.
01:02:29 Vous savez que les dallaux,
01:02:31 ceux qui sont prioritaires dans le cadre du dallo, du droit au logement,
01:02:34 ne sont plus prioritaires aujourd'hui.
01:02:36 Nous avons des situations dramatiques aujourd'hui dans notre pays.
01:02:40 Il faudrait enfin que nos gouvernants ouvrent les yeux,
01:02:43 mais dans un esprit aussi d'humanité,
01:02:45 parce que ces personnes-là, effectivement, on ne peut pas.
01:02:47 Et ils ne peuvent pas, et ils ne partiront pas.
01:02:49 C'est ça qu'il faut dire.
01:02:50 Même ceux qui sont déboutés ne partiront jamais.
01:02:52 Parce que les EQTF, excusez-moi Thierry,
01:02:56 c'est une invitation à partir.
01:02:58 Ce n'est pas... c'est administratif.
01:02:59 Donc partez s'il vous plaît.
01:03:01 Deux mots, Pierre.
01:03:03 Deux mots, puisque Mickaël Dorian...
01:03:04 Non, nous sommes...
01:03:06 Non seulement il n'y a pas de...
01:03:08 comme on le prétend, une obligation d'accueil
01:03:11 ou un droit de l'immigré de venir s'installer en France ou en Europe,
01:03:17 mais j'allais dire que c'est exactement comme le problème des squatteurs.
01:03:21 Quelqu'un rentre chez vous, reste chez vous,
01:03:25 et c'est à vous de trouver le moyen de le faire sortir.
01:03:27 Donc la France, elle est en train de devenir un immense squatte.
01:03:32 C'est-à-dire que la notion de propriété de son pays n'existe plus.
01:03:37 N'importe qui arrive de n'importe où et s'installe.
01:03:40 Et n'a pas l'obligation...
01:03:42 D'abord, vous ne pouvez pas lui interdire de rentrer.
01:03:44 C'est ce que dit le droit européen.
01:03:46 Catastrophique.
01:03:47 Et ensuite, vous ne pouvez pas le faire sortir.
01:03:49 Donc c'est une sorte de squatte permanent.
01:03:51 La France est en train de devenir un immense squatte permanent.
01:03:55 Il faut que les gouvernants s'en rendent compte
01:03:57 et que donc on empêche les gens de rentrer.
01:04:00 Sinon, nous allons aller vers des situations qui vont être politiquement intenables.
01:04:04 Et les bases mêmes de la démocratie vont être menacées dans ce pays.
01:04:08 Merci Pierre.
01:04:09 Je suis avec beaucoup de gravité.
01:04:10 On va retrouver Michael Derrion, alors que je salue Naomi Schultz,
01:04:14 qui vient de nous rejoindre sur ce plateau, notre spécialiste de justice.
01:04:17 Bonjour, chère Naomi.
01:04:18 On va parler dans quelques instants de Salah Amnestam
01:04:20 et de ce qui s'est passé en Belgique.
01:04:22 Vous allez tout nous raconter, mais tout d'abord, place à l'info avec Michael Derrion.
01:04:26 Le prix Nobel de la paix, décerné à la militante iranienne Narjes Mohammadi,
01:04:30 la journaliste de 51 ans est récompensée pour son combat contre l'oppression des femmes en Iran,
01:04:35 un combat que la militante poursuit depuis une viole de la République islamique.
01:04:39 Le diocèse de Marseille est dans le rouge.
01:04:41 Après la visite du pape, il manque aujourd'hui 500 000 euros
01:04:43 pour couvrir les frais de ce déplacement qui a coûté 2,3 millions d'euros.
01:04:48 Le diocèse a donc lancé un appel aux dons.
01:04:51 Et puis, l'est du Canada a frôlé les 30 degrés cette semaine.
01:04:54 Le pays bat des records de chaleur pour l'automne,
01:04:56 mais les températures devraient chuter d'ici quelques jours en dessous des normales de saison
01:05:01 avec des flocons de neige attendus dans certaines régions du pays.
01:05:04 Merci beaucoup, Michael.
01:05:07 Rendez-vous dans 15 minutes.
01:05:09 Allez, Naomi Schultz est avec nous.
01:05:12 C'est notre spécialiste pour la justice.
01:05:13 La Belgique interdit le retour de Salah Abdeslam.
01:05:17 Ça y est, j'ai réussi à le dire.
01:05:19 En France, le dernier membre encore en vie du commando des attentats du 13 novembre
01:05:22 a été remis à la Belgique il y a un an, je le rappelle,
01:05:24 le temps du procès des attentats de mars 2016 à Bruxelles.
01:05:27 Il devait revenir purger sa peine en France le 12 octobre au plus tard,
01:05:31 mais rebondissement, un juge en référé a suspendu temporairement ce transfert.
01:05:36 Que s'est-il passé très concrètement ?
01:05:38 Oui, alors, on a appris ça en début de semaine.
01:05:41 Vous dites la Belgique, c'est la justice belge.
01:05:43 Ce n'est pas le gouvernement belge qui a décidé de ne pas renvoyer Salah Abdeslam.
01:05:48 La justice, elle a été sollicitée.
01:05:50 C'est la défense.
01:05:51 Ce sont les avocats de Salah Abdeslam dans le volet belge,
01:05:55 dans le procès belge, qui ont saisi la justice en demandant effectivement
01:05:59 de ne pas renvoyer Salah Abdeslam en France.
01:06:02 Ils ont mis en avant deux éléments.
01:06:05 D'abord, le fait qu'il a toujours vécu en Belgique, que sa famille est en Belgique
01:06:09 et donc qu'ils souhaiteraient lui continuer à purger sa peine en Belgique.
01:06:14 Et puis, ils ont plaidé, ils ont invoqué le fait que la perpétuité incompressible
01:06:19 à laquelle il a été condamné en France était assimilable à un traitement inhumain
01:06:24 et dégradant, car elle interdirait tout espoir de libération et de réinsertion.
01:06:29 C'est un peu pointu, mais Salah Abdeslam a été condamné à la peine la plus lourde
01:06:32 qui existe en droit français, cette perpétuité incompressible.
01:06:35 Alors, on dit c'est la prison, ce n'est pas la prison à vie.
01:06:38 Il pourra faire une demande quand même au bout de 30 ans.
01:06:41 Oui, effectivement, parce qu'en droit français, il faut laisser un espoir de pouvoir un jour
01:06:47 sortir de prison.
01:06:48 Il y a une possibilité, mais qui est pour ces conditions là extrêmement limitée.
01:06:52 C'est rien que pour pouvoir faire la demande d'être remis en liberté.
01:06:57 Il faut remplir tout un nombre de conditions.
01:07:00 Il faut l'accord des partis civils.
01:07:01 Il faut qu'il y ait des experts psychiatres, un collège d'experts psychiatres qui donne
01:07:05 son accord.
01:07:06 Cette possibilité là est tellement faible, tellement infime que les juges, la Cour d'appel
01:07:12 de Bruxelles a estimé qu'il y avait le risque d'un traitement inhumain et dégradant avec
01:07:16 la prison à vie pour Salah Abdeslam.
01:07:18 Et donc, il y a effectivement cette décision qui a été rendue de suspendre le retour.
01:07:23 On précise quand même que c'est une décision provisoire puisque c'était une audience
01:07:27 en référé, en urgence.
01:07:29 Maintenant, le tribunal de Bruxelles va à nouveau se pencher sur cette affaire au fond.
01:07:35 Donc, on va réétudier cette affaire, pas dans une procédure d'urgence.
01:07:39 Donc, effectivement, ça peut renvoyer à dans plusieurs mois, voire peut-être plus.
01:07:42 Et en attendant, effectivement, Salah Abdeslam va rester en Belgique.
01:07:47 Merci pour toutes ces précisions.
01:07:49 Pierre, on va marquer une pause.
01:07:50 Non, on va marquer une pause et vous allez apporter quelques précisions et votre réaction
01:07:55 juste après cette pause.
01:07:56 Et je vous garde avec nous, évidemment, Naomi Schulz.
01:07:58 A tout de suite, on se retrouve dans quelques instants.
01:08:00 Merci de nous accueillir à quasiment 13h30 dans quelques secondes, dans quelques minutes.
01:08:09 C'est la dernière Ligue droite pour le Midi The Week-end.
01:08:11 On se retrouve avec mes grands témoins du jour.
01:08:13 Mais tout de suite, place à l'info avec Michael Dorian.
01:08:16 Rebonjour Michael.
01:08:17 Rebonjour Thierry, bonjour à tous.
01:08:19 Nicolas Sarkozy, doublement inculpé, l'ancien président de la République, est poursuivi
01:08:22 dans l'enquête sur des manœuvres frauduleuses pour le disculper des soupçons de financement
01:08:28 libyen dans sa campagne présidentielle de 2007.
01:08:30 Il est mis en examen pour recel de subornation de témoins après la rétractation de l'intermédiaire
01:08:35 Ziad Taqeddin de ses accusations contre lui fin 2020.
01:08:40 Audience suspendue hier au procès de Redouane Faïd en raison d'un bug technique.
01:08:44 L'un des accusés, qui bénéficie du statut de repenti, a vu son visage dévoilé hier
01:08:48 dans la salle d'audience, salle qui a rapidement été évacuée.
01:08:51 Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête.
01:08:54 Et puis tout porte à croire que c'est un missile russe qui a frappé le petit village
01:08:58 de Grozat en Ukraine.
01:08:59 Les mots d'une porte-parole du Haut Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, la frappe
01:09:03 a fait des dizaines de morts et provoqué de nombreux dégâts.
01:09:06 Merci beaucoup, Michael.
01:09:10 On se retrouve dans 15 minutes, toujours avec moi pour terminer cette émission, Naïm Fadel,
01:09:13 Céline Pina, Najwa El Haïti, Pierre Lelouch et Nomi Schultz, qui nous a tout expliqué
01:09:17 sur le fait que la justice belge a interdit le retour de Salah Abdeslam en France.
01:09:22 On en reparle, mais tout de suite, je voudrais vous faire réagir et entendre le son de Philippe
01:09:27 Dupéron, président de l'association 13-11-15, qui est le papa d'une des victimes, justement.
01:09:33 Et les associations ne comprennent pas justement cette décision.
01:09:36 C'est évidemment une réaction de colère d'abord, d'étonnement, de stupéfaction,
01:09:48 parce que c'est vrai que ça semble devoir mettre à mal la décision de la justice française,
01:09:56 de la Cour d'assises spéciales, spécialement constituée.
01:09:59 Ça semble mettre à mal le verdict du procès V13, qui a pourtant été si long et si mesuré,
01:10:08 si équilibré, où toutes les victimes ont pu s'exprimer.
01:10:14 Et donc, évidemment, c'est une réaction à la fois de stupéfaction, d'abattement
01:10:20 et en même temps de colère.
01:10:21 Vous comprenez la colère de ce papa Pierre Lelouch ?
01:10:25 Je la comprends d'autant mieux que c'est un capharnaüm juridique qui est en train
01:10:30 de se passer.
01:10:31 C'est-à-dire qu'on a un tribunal belge qui, au nom d'une jurisprudence européenne,
01:10:35 celle de la Cour européenne des droits de l'homme, vient invalider le droit français.
01:10:39 Le droit français qui s'applique à un citoyen français, parce que l'auteur des faits
01:10:43 est français, il n'est pas belge, il est français.
01:10:46 Et quel est le but de la manœuvre ?
01:10:47 Le but de la manœuvre, c'est de dire que le droit français qui, dans ce cas de massacre
01:10:53 terroriste, prévoit une peine incompressible à perpétuité, que ce droit-là est inhumain
01:11:00 et dégradant.
01:11:01 Et du coup, c'est le droit belge qui s'appliquerait, qui lui prévoit que l'auteur peut être
01:11:07 mis en liberté au bout de 20 ans.
01:11:09 C'est-à-dire que dans quelques années, ce personnage-là, qui est complice des attentats
01:11:15 où nous avons perdu 130 citoyens français sans parler des blessés, ce personnage-là
01:11:20 pourrait se trouver libéré si une commission de juristes belges l'autorise, ce qui ne
01:11:26 pourrait pas être le cas en France.
01:11:28 Donc, en réalité, on est en train de vider son sens d'une décision de justice souveraine,
01:11:33 parce que la justice, elle s'exerce au nom du peuple français, qui a été attaqué.
01:11:37 Un tribunal belge décide que non, finalement, ça, c'est pas humain et c'est dégradant,
01:11:42 au nom de quoi ? Au nom de la Convention européenne des droits de l'homme, qui permet
01:11:45 à la Cour européenne, et c'est pas la première fois, d'appliquer l'article 3, en particulier
01:11:51 de cette convention, qui dit que si jamais on l'expulse ou quoi que ce soit, il va être
01:11:56 dans une situation où il est mis en danger.
01:11:58 On a eu le cas de terroristes français condamnés, que la France ne pouvait pas expulser dans
01:12:05 le pays d'origine, en l'occurrence l'Algérie, parce que la Cour européenne l'avait interdite.
01:12:08 Donc, on est en train de...
01:12:10 Cette même Cour, par ailleurs, rend complètement impuissant l'État français en matière de
01:12:16 contrôle de l'immigration.
01:12:17 Donc, deux choses l'une, ou bien on considère que le droit français, l'obligation de l'État
01:12:24 français de défendre ses frontières, de protéger son peuple n'a aucun sens, et on
01:12:27 confie tout ça à Bruxelles et à la Cour de Strasbourg, ou bien on reprend le contrôle,
01:12:32 et dans ce cas-là, en effet, il va falloir passer par une procédure référendaire pour
01:12:37 sortir de la convention européenne et faire en sorte que cette jurisprudence ne s'applique
01:12:42 pas automatiquement au droit français.
01:12:44 Mais dans l'espèce, je termine, ce qui est incroyable dans cette histoire, c'est que
01:12:48 la Cour passe par le droit belge pour ensuite s'appliquer à la France, ce qui est complètement
01:12:53 fou.
01:12:54 - Demi Schultz.
01:12:55 - Je crois juste qu'il faut bien expliquer, c'est que ce qu'on voit, est-ce qu'il est
01:12:57 protégé par la justice belge ? Salah Abdeslam, il a été jugé aussi pour les attentats
01:13:01 de mars 2016, et je ne crois pas que la Belgique ait particulièrement envie d'être tendre
01:13:06 avec Salah Abdeslam.
01:13:07 Ce qui est sûr, c'est que la période de sûreté incompréhensible n'existe pas en
01:13:11 Belgique, je crois que la période de sûreté est de 15 ans, et donc à partir de là, on
01:13:14 peut faire des demandes de remise en liberté.
01:13:16 Ce n'est pas parce qu'il fera des demandes de remise en liberté que Salah Abdeslam sera
01:13:20 remis en liberté.
01:13:21 Je crois que c'est tout de même l'importance, outre le fait que cette décision-là, elle
01:13:24 va peut-être évoluer, elle n'est pas définitive, mais c'est de dire qu'il aura cette possibilité.
01:13:28 Ce que dit la Cour européenne des droits de l'homme, c'est qu'il faut qu'il y ait la
01:13:30 possibilité de pouvoir entrevoir la possibilité un jour de sortir.
01:13:33 Encore une fois, ça ne veut pas dire que Salah Abdeslam va sortir dans 15 ans.
01:13:37 Honnêtement, je ne crois pas.
01:13:38 Même avant, parce que comme il est en prison depuis un certain temps, si vous comptez le
01:13:41 15 ans depuis...
01:13:42 Oui, mais Salah Abdeslam ne sortira pas de prison au bout de 15 ans.
01:13:45 Je veux dire qu'en France, nous fermons cette porte, la Belgique l'ouvre en s'appuyant sur
01:13:52 une jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme.
01:13:56 Je trouve ça scandaleux en termes de l'application de notre propre droit sur un crime commis
01:14:01 en France par un citoyen français.
01:14:03 Et là, il y a un juge belge qui dit "ben non, c'est inhumain et dégradant".
01:14:07 Dernière réaction.
01:14:08 Oui, alors non, mais pour revenir sur ce qu'a dit Noemi Schultz, c'est-à-dire les mots
01:14:14 ont un sens.
01:14:15 En effet, Salah Abdeslam n'est pas protégé, il a été condamné.
01:14:20 Et c'est vrai que c'est cette histoire de période de sûreté, de peine incompréhensible
01:14:24 qui fait que la Belgique, et je dirais ce que j'en pense, la justice belge estime qu'il
01:14:35 subira des traitements dégradants, etc.
01:14:37 Mais en soi, c'est un véritable scandale.
01:14:39 Pourquoi ? Parce que c'est une gifle, une véritable gifle pour les 131 victimes des
01:14:45 attentats du 13 novembre 2015.
01:14:47 Et puis, excusez-moi du peu, la France est un État de droit.
01:14:52 Moi, je rappelle que la justice belge a été condamnée par la Cour européenne des droits
01:14:59 de l'homme parce qu'elle ne respectait pas les délais raisonnables pour traiter
01:15:04 d'une procédure.
01:15:05 Donc, de quoi on parle ? La France est un État de droit.
01:15:08 Il y a eu une décision de justice.
01:15:10 Elle n'a pas à garder de manière provisoire.
01:15:14 Bon, certes, il y a une décision de justice de la Cour d'appel de Bruxelles, mais qui
01:15:17 est en soi incompréhensible.
01:15:19 C'est deux mots, très rapidement, parce qu'on parle d'une autre histoire derrière.
01:15:23 Il y a un contexte belge.
01:15:24 Rappelez-vous de l'histoire de l'imam Ikyusen, la Belgique et...
01:15:29 Personne n'oublie.
01:15:30 Et notamment Bruxelles.
01:15:31 Il y a une forte influence des islamistes et ils ont une lecture de la France.
01:15:35 La France est islamophobe.
01:15:36 Et jusqu'à présent, cette imprégnation devient une sorte de fond d'écran partagé
01:15:42 par un certain nombre de Belges.
01:15:44 Et ça donne ce résultat-là.
01:15:45 Ce résultat est lié à la profonde influence islamiste que l'on peut constater en Belgique
01:15:51 aussi.
01:15:52 L'autre histoire sur laquelle Jamouaï vous fait réagir très rapidement, et Noemi va
01:15:55 nous expliquer, c'est au procès de l'évasion de Redouane Fey, dont on a beaucoup parlé.
01:15:59 Le visage d'un accusé qu'on paraît sans cacher a été montré sur les écrans destinés
01:16:03 au public par erreur.
01:16:05 Et ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de bruit.
01:16:07 C'est un bug technique, c'est quoi ?
01:16:10 C'est une énorme bourde.
01:16:11 Alors, on ne sait pas.
01:16:12 Une enquête a été ouverte.
01:16:13 On va essayer de comprendre ce qui s'est passé.
01:16:14 On va expliquer un peu.
01:16:15 Depuis le début de ce procès, un des accusés qu'on paraît cacher, parce qu'il a changé
01:16:21 d'identité, il a changé de vie, sa femme et ses enfants aussi.
01:16:24 Il est ce qu'on appelle un repenti.
01:16:26 En 2017, il a balancé plusieurs figures du grand banditisme corse, dont Jacques Mariani,
01:16:32 qui est d'ailleurs jugé dans ce procès et qui est par ailleurs soupçonné dans une
01:16:35 affaire de double assassinat à l'aéroport de Bastia.
01:16:37 Cet homme qu'on va donc appeler Marc, il est en permanence… Vous savez qu'un procès
01:16:41 est public, donc les journalistes peuvent y assister, mais il y a du public aussi.
01:16:44 Vous pouvez, vous, demain, vous rendre à la cour d'assises pour assister à ce procès.
01:16:47 Et donc, il est en permanence caché par des paravents.
01:16:50 Il comparaît libre.
01:16:51 Il n'est pas détenu.
01:16:52 Il n'est pas dans le box des accusés.
01:16:53 Et il avait été interrogé une première fois sur sa personnalité.
01:16:57 Il s'était avancé à la barre.
01:16:58 On avait mis les paravents.
01:16:59 Et à ce moment-là, la caméra a été coupée.
01:17:01 Puisqu'il y a dans cette salle, cette salle qui est immense, c'est la salle qui avait
01:17:03 été construite pour les attentats du 13 novembre, des écrans pour permettre au public
01:17:07 qui est loin des magistrats, loin des personnes qui témoignent, de voir et d'entendre sur
01:17:12 tout ce qui se passe.
01:17:13 Hier, il était appelé à la barre pour être interrogé sur les faits qui lui sont reprochés.
01:17:18 Notamment, il explique qu'il a mis en relation Redouane Faïd et Jacques Mariani pour organiser
01:17:24 l'évasion de Redouane Faïd.
01:17:25 Et là, on m'a raconté, parce que moi je n'étais pas hier dans la salle d'audience,
01:17:29 mais ce qui s'est passé, c'est-à-dire qu'il a commencé à parler, les journalistes
01:17:33 prennent des notes et tout.
01:17:34 Et finalement, les gens ont levé la tête et ont vu sur les écrans le visage de cet
01:17:38 homme.
01:17:39 Mais visiblement, la cour, les magistrats de la cour d'appel et les avocats, eux n'avaient
01:17:45 pas ce retour-là ou ne l'ont pas vu en tout cas.
01:17:47 Il y a eu un bruissement dans la salle, ça a fait plutôt rigoler du côté des proches,
01:17:52 des partisans de Mariani qui sont présents en nombre dans cette salle d'audience.
01:17:55 Et puis au bout d'un moment, bien sûr, ils s'en sont rendus compte.
01:17:58 L'avocate de cet homme a pris une chemise, a essayé de lui masquer le visage.
01:18:02 Il y a eu un petit peu de cafouillage.
01:18:04 L'audience a été suspendue pendant près d'une heure et à la reprise de l'audience,
01:18:07 la présidente de la cour d'assise a dit visiblement une photo a été prise d'un écran.
01:18:12 C'est parfaitement interdit.
01:18:13 On n'a pas le droit de prendre une photo d'image de ce qui se passe dans une salle
01:18:16 d'audience.
01:18:17 Et cette photo aurait été diffusée sur les réseaux sociaux.
01:18:19 Donc là, elle a demandé aux gendarmes qui s'assurent de la sécurité de vérifier
01:18:22 les téléphones portables de toutes les personnes du public.
01:18:24 Mais sauf qu'il y avait une suspension d'une heure.
01:18:26 Donc éventuellement, si une personne a pris une photo, elle a pu partir.
01:18:31 En attendant, ce matin, l'avocate de cet accusé, Clarisse Serre, a dit que son client
01:18:36 n'était pas en état de comparaître.
01:18:37 Elle non plus.
01:18:38 On imagine bien sûr le choc.
01:18:40 L'audience a donc été suspendue jusqu'à lundi.
01:18:43 C'est un procès où le calendrier est déjà très serré, où il y a beaucoup de retard.
01:18:46 Certains avocats n'excluent pas de faire une demande de renvoi définitive parce qu'il
01:18:50 faut aussi savoir qu'il y a un juré populaire et que tout ça crée quand même un climat
01:18:54 assez particulier.
01:18:55 C'est-à-dire qu'on n'est pas plus seulement dans l'histoire de famille.
01:18:58 On a aidé notre frère à s'évader.
01:19:00 On a aidé aussi un repenti du grand banditisme, de Corse.
01:19:05 Donc il y a une certaine incertitude qui plane sur la suite de ce procès.
01:19:09 On en saura plus lundi matin.
01:19:11 Merci.
01:19:12 Pierre-Jules a raison, on comprend tout avec vous.
01:19:15 J'aimerais juste limpide.
01:19:16 J'aimerais pas être à la place de ce témoin.
01:19:19 Noémie, justement, je voulais vous poser une question à ce sujet.
01:19:23 Qu'est-ce qu'il va devenir maintenant ? Est-ce qu'il va devoir retrouver une nouvelle identité,
01:19:29 un nouveau déménagement ?
01:19:30 J'en ai aucune idée.
01:19:31 Ça s'est passé il y a moins de 24 heures.
01:19:35 Surtout, il y a ceux qui veulent se venger.
01:19:37 Et pour qui tuer ce témoin-là est une preuve de pouvoir et de puissance.
01:19:43 Qui maintenant savent à qui ils doivent s'en prendre.
01:19:45 C'est surtout ça qui est atroce.
01:19:46 C'est compliqué.
01:19:47 Merci mille fois Noémie Chouz pour toutes ces explications.
01:19:51 Il était important qu'on racontait tout cela.
01:19:54 On va terminer par un sujet un peu plus léger.
01:19:56 Vous aimez les frites ou pas ?
01:19:57 J'adore.
01:19:58 J'aime pas les frites.
01:19:59 Vous aimez les frites ?
01:20:00 Ah oui, j'adore les frites.
01:20:01 Vous aimez les frites ?
01:20:02 Eh bien écoutez, avec l'inflation, les pommes de terre, le sable de café, le prix au kilo
01:20:08 est passé de 1,67€ en janvier dernier à 2,19€ au mois d'août.
01:20:12 Et selon l'INSEE, c'est la première fois que ce prix dépasse la barre symbolique des
01:20:15 2€.
01:20:16 On va retrouver tout de suite en direct Marc Michel qui est vendeur de pommes de terre
01:20:20 à Ingis.
01:20:21 Vous travaillez avec les plus grands chefs.
01:20:23 Scandale ! Si les frites coûtent cher.
01:20:26 Oui, les frites ont augmenté.
01:20:32 Je suis avec qui là ? Je suis avec Jean-Paul Dambouine ou Marc Michel ?
01:20:37 Jean-Paul Dambouine.
01:20:38 Oui, bonjour RMC.
01:20:39 C'est Marc Michel, c'est ça ?
01:20:40 Non, c'est la frite.
01:20:41 Donc c'est Jean-Paul Dambouine.
01:20:42 C'est bien ça.
01:20:43 C'est ça.
01:20:44 Alors dites-moi, scandale ! Les frites coûtent de plus en plus cher.
01:20:45 Vous êtes le roi de la frite Jean-Paul Dambouine.
01:20:46 Je suis avec Jean-Paul Dambouine.
01:20:47 Oui, bonjour RMC.
01:20:48 C'est Marc Michel.
01:20:49 C'est ça ?
01:20:50 Non, c'est la frite.
01:20:51 Donc c'est Jean-Paul Dambouine.
01:20:52 C'est bien ça.
01:20:53 Alors dites-moi, scandale ! Vous êtes le roi de la frite Jean-Paul Dambouine.
01:20:56 Si les informations sont bonnes.
01:20:57 Oui, tout est cher.
01:21:01 Le gras de bœuf, les sauces, les emballages.
01:21:03 Et pourquoi pas les pommes de terre ? Il faut soutenir les agriculteurs.
01:21:07 Et effectivement, vous avez des gens qui désertent vos friteries à cause du prix de la frite.
01:21:14 Racontez-nous.
01:21:15 On est obligé de changer les prix.
01:21:17 Il faut s'adapter.
01:21:18 Bon alors attendez, on ouvre le débat.
01:21:22 On va retrouver Marc Fichel qui est vendeur de pommes de terre à Rungis.
01:21:26 Il est bien là ?
01:21:27 Oui, il est bien là.
01:21:29 Il est bien là.
01:21:30 Voilà.
01:21:31 Marc, alors incroyable, les frites qui flambent.
01:21:34 Non, ce n'est pas les frites qui flambent.
01:21:37 En fait, c'est les pommes de terre, évidemment.
01:21:39 Vous avez compris mon raccourci.
01:21:40 Oui, mais en fait, ce qu'il faut comprendre, enfin tout le monde le sait aujourd'hui,
01:21:45 c'est qu'il y a un changement climatique qui s'est opéré déjà depuis plusieurs années.
01:21:48 Donc, on a un problème de récolte.
01:21:50 Par exemple, cette année, il y a une partie des pommes de terre où on est à -30, -40%,
01:21:54 voire -50% sur certaines parcelles.
01:21:57 Donc, dû à ce manque de produits, forcément, ce qu'il y a coûte plus cher.
01:22:00 C'est basique.
01:22:01 Et ça se reproduit sur les frites, mais sur toutes les autres pommes de terre.
01:22:07 Et en plus, pour faire les frites, il faut une certaine variété de pommes de terre.
01:22:11 Donc, c'est comme un entonnoir.
01:22:12 Moins vous avez de produits, plus le produit est cher.
01:22:13 Oui, c'est l'offre et la demande.
01:22:16 Jean-Paul Dambrine, vous organisez en plus, quand je donne cette information,
01:22:21 le championnat du monde de la frite demain à Arras, racontez-nous.
01:22:25 C'est bien ça.
01:22:27 Ça sera fait sur la grande place d'Arras avec une trentaine de participants
01:22:32 qui viennent un peu de partout.
01:22:34 Et on va goûter les meilleures frites.
01:22:37 Et les meilleures frites, elles viennent d'où ? Elles viennent du Nord ?
01:22:39 Forcément, c'est la spécialité des Hauts-de-France, la frite.
01:22:46 Et dites-moi, à combien coûte la barquette ?
01:22:51 La barquette, elle coûte 4 euros.
01:22:54 Et avant, elle coûtait combien ?
01:22:56 Elle coûtait 3 euros avant.
01:22:58 Vous savez, c'est Benjamin Bouchard qui m'aide à préparer cette émission,
01:23:00 qui est très intéressé, qui est fan de frites.
01:23:02 Il veut savoir combien elle lui coûtait la barquette.
01:23:04 Ça va lui coûter cher.
01:23:08 Et dites-moi, rapidement, on se retrouvera peut-être demain dans le cadre du Mini-News,
01:23:11 ça va se passer comment ce concours de frites ?
01:23:13 Les gens vont cuire leurs frites, ils vont venir avec leurs pommes de terre,
01:23:16 leurs graisses à frites, soit de l'huile, soit de poivre.
01:23:19 Et ils vont nous faire une démonstration.
01:23:21 Et je suppose qu'il y a un jury ?
01:23:23 Et vous avez une baraque à frites juste derrière moi.
01:23:25 Je suppose qu'il y a un jury.
01:23:27 Est-ce que vous nous acceptez en tant que membre du jury avec tous mes invités ?
01:23:30 - Oui. - Bien sûr, bien sûr.
01:23:31 On arrive.
01:23:33 Bien sûr, plus il y aura de monde, plus on vendra de frites.
01:23:36 Et pour faire une bonne frite, c'est quoi la recette du succès, Jean-Paul ?
01:23:41 La recette du succès, c'est un métier quand même qu'il faut valoriser.
01:23:46 Faire des frites, c'est un vrai métier.
01:23:49 On est en lien direct avec les agriculteurs, on vend des pommes de terre.
01:23:53 On est en lien direct avec les boulangers, on vend du pain.
01:23:56 Et nous sommes en lien direct aussi avec les bouchers, on vend de la viande.
01:23:59 On vend du pâté, du jambon, des saucisses.
01:24:02 Donc c'est un vrai métier, friteur.
01:24:05 Donc il faut le valoriser.
01:24:08 Merci beaucoup Jean-Paul Dambrine.
01:24:11 On suivra avec une grande attention votre...
01:24:13 On sera peut-être en direct avec vous demain dans le cadre de Mini-News.
01:24:16 Mais en changeant de caméraman parce que celui-là, il avait un problème de...
01:24:20 En j'ai vu, il avait tapé dans le vin rouge avant d'arriver au foyer.
01:24:23 Marc Fichal, un dernier mot peut-être sur cette situation ?
01:24:28 Elle va perdurer ?
01:24:30 Je pense qu'elle va perdurer, mais là on est parti pour des années
01:24:33 qui vont être compliquées dans tous les fruits et légumes et les pommes de terre
01:24:36 parce qu'on croit que la pomme de terre n'est pas fragile,
01:24:37 mais c'est aussi fragile qu'une fraise.
01:24:39 Et aujourd'hui, on a aussi de très bons producteurs en France,
01:24:43 dans le Nord de la France, et également en Hollande.
01:24:45 Alors il faut le dire, il faut rendre hommage à l'Europe,
01:24:46 parce qu'on est en Europe.
01:24:48 Et la meilleure pomme de terre aujourd'hui pour faire la frite,
01:24:50 alors tout le monde connaît la bine,
01:24:51 puisque la bine c'est une très bonne pomme de terre,
01:24:53 c'est également la grilla.
01:24:54 Aujourd'hui, les restaurateurs utilisent beaucoup la grilla,
01:24:56 française, espagnole, hollandaise, en fonction des saisons.
01:24:59 Parce que ça vous permet d'avoir un teneur, une frite magnifique, jaune,
01:25:03 et avec une bonne huile, vous faites une pomme de terre fantastique.
01:25:06 Donc si vous avez l'occasion d'acheter de la grilla,
01:25:08 française de préférence,
01:25:10 vous allez voir que vous allez faire des frites magnifiques.
01:25:12 Merci Marc Fischel d'avoir accepté de témoigner.
01:25:17 Pourquoi vous n'avez pas prévu une dégustation ?
01:25:21 J'aurais dû organiser ça, c'est vrai, je suis désolé.
01:25:23 On revient pas la semaine prochaine.
01:25:24 La semaine prochaine.
01:25:27 On a bien terminé par des sujets un peu plus légers,
01:25:30 mais on a lancé depuis quelques temps le journal des Bonnes Nouvelles.
01:25:34 On dit souvent que les journalistes n'annoncent que des mauvaises nouvelles.
01:25:37 Eh bien nous, sur CNews, on a décidé avec Thomas Baudet et Rassane Ejard
01:25:41 de créer ce journal des Bonnes Nouvelles.
01:25:42 Et ce journal des Bonnes Nouvelles, il est incarné aujourd'hui
01:25:45 par Isabelle Piboulot avec un sourire radieux.
01:25:49 Donnez-nous de bonnes nouvelles ma chère.
01:25:52 Avec plaisir Thierry.
01:25:56 Bonjour à tous. Vous le savez, Octobre Rose a débuté
01:25:59 pour sensibiliser la population au cancer du sein.
01:26:01 Et si certaines femmes n'osent pas ou ne peuvent pas réaliser de dépistage,
01:26:05 eh bien le dépistage vient à vous.
01:26:07 Le MAMO Solidaire a entamé une tournée dans une vingtaine de villes d'Île-de-France.
01:26:12 Il s'agit d'un camion équipé de technologies de pointe
01:26:15 dans lequel vous pourrez passer votre mammographie gratuitement,
01:26:19 comme dans un cabinet classique.
01:26:20 On le rappelle, un dépistage précoce maximise les chances de guérison du cancer.
01:26:25 Vous pourrez retrouver le MAMO Solidaire sur les routes jusqu'au 3 novembre.
01:26:29 Thierry, une petite question.
01:26:30 Est-ce que vous avez des animaux de compagnie ?
01:26:32 - Euh oui, un chat. - Des poules ?
01:26:34 - Eh bien voilà peut-être l'occasion d'adopter maintenant une poule-pondeuse.
01:26:38 - Ah, pour faire une belle omelette au cèpe, je ne dis pas.
01:26:42 - Afin de leur éviter le triste destin de l'abattoir,
01:26:44 l'entreprise Poules pour Tous met en relation des éleveurs bio et plein air
01:26:49 avec des particuliers.
01:26:50 Et c'est un succès dans les Hauts-de-France.
01:26:52 La prochaine session de vente aura lieu à Saïlle-et-Lanois le 28 octobre.
01:26:56 3 000 poules vendues à partir de 5 euros l'unité
01:26:59 attendent de nouveaux propriétaires.
01:27:01 Donc n'hésitez pas, foncez à vous les œufs frais.
01:27:04 Et puis une bonne nouvelle du côté de la Colombie.
01:27:06 À présent sauvée de justesse, un jaguar découvre enfin la liberté.
01:27:11 Une magnifique femelle âgée de 6 ans, victime du trafic illégal d'animaux sauvages,
01:27:16 a été saisie dans la ville de Cucuta et transférée à Melgar.
01:27:20 D'importants moyens ont été déployés par les forces de l'armée de l'air colombienne
01:27:24 pour élitrer le jaguar vers le bioparc Cafam,
01:27:27 un parc qui possède déjà un jaguar mâle.
01:27:30 Après une série d'examens médicaux et cliniques,
01:27:33 la femelle pourra intégrer un enclos et peut-être, on l'espère,
01:27:36 agrandir la famille de cette espèce malheureusement menacée.
01:27:40 Merci pour toutes ces bonnes nouvelles.
01:27:41 C'est vrai qu'il est magnifique ce jaguar, c'est beau.
01:27:44 Bon écoutez, je vois l'heure, c'est la fin de MiniNews Week-end.
01:27:48 Merci Naïma, merci Céline, merci Najwa, merci Pierre Louger.
01:27:52 Merci également Noémie Schultz qui nous a accompagnés.
01:27:56 Merci pour votre grande fidélité à ce rendez-vous,
01:27:58 ça nous fait très plaisir, continuez à nous regarder.
01:28:01 Merci à Benjamin Bouchard, à Abiba Mguizou,
01:28:04 à Tancrede Guillotel, à David Brunet qui m'ont entouré pour ces deux heures d'infos.
01:28:08 Merci à la programmation, Nicolas Nissim, Raphaël Domufferon,
01:28:11 il ne faut pas que je vous dise du monde.
01:28:13 Merci aux équipes en régie.
01:28:14 C'est quelle réalisation aujourd'hui, mon cher Benjamin ?
01:28:17 C'était Audrey que je salue et que j'embrasse.
01:28:20 Et puis, Ausson, c'était ?
01:28:22 Greg Ausson, voilà.
01:28:26 Vous pouvez revivre cette émission sur notre site cdews.fr.
01:28:30 Dans quelques instants, c'est 180 minutes info avec Nelly Denac.
01:28:34 Moi je vous dis à demain pour MiniNews Week-end.
01:28:37 À partir de midi, passez une très très très belle journée.
01:28:40 Et n'oubliez pas, demain c'est le championnat du monde des frites à Haras.
01:28:43 Mangez des frites et mangez des pommes de terre.
01:28:45 Et mangez français.
01:28:46 - J'ai pensé. Belle journée sur C News. Bye bye.
01:28:49 Merci.
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