00:00Est-ce que ce n'est pas du « en même temps » ?
00:01Non, d'abord, ça ne me semble pas être un changement de doctrine absolue.
00:06Le partage de la dissuasion nucléaire ?
00:08Le fait de dire que les intérêts européens, en tout cas que les pays européens, font partie des intérêts vitaux
00:14de la France,
00:15ce n'est pas le président Macron qui l'a dit en premier.
00:17Ça a été dit par beaucoup de ses prédécesseurs, notamment par Jacques Chirac, dans le discours qu'il avait prononcé
00:22sur la dissuasion nucléaire.
00:23Vous savez que chaque président de la République, c'est le cas pour tous les prédécesseurs d'Emmanuel Macron, ce
00:27sera le cas pour tous ses successeurs.
00:30Ils font un discours, s'expriment sur leur vision de la dissuasion nucléaire.
00:34Et cette question des intérêts européens au sein des intérêts vitaux français avait déjà été affirmée, notamment par Jacques Chirac,
00:41et on pourrait même remonter encore plus loin sur un certain nombre de déclarations.
00:44Ce qu'a dit, je crois, le président de la République, c'est qu'il fallait maintenant donner du corps,
00:49de la chair à cette doctrine,
00:51en permettant d'associer un certain nombre de pays alliés à des exercices,
00:55et peut-être en positionnant des éléments de la dissuasion nucléaire dans d'autres pays européens.
01:02Mais ce qu'il a dit, et pour moi c'était le plus important,
01:04c'est que la décision ultime d'avoir recours à notre arme nucléaire
01:08restera évidemment entre les mains du chef de l'État, chef des armées, qui est le président de la République.
01:13Donc il n'y a pas de partage de la dissuasion nucléaire au sens propre du terme ?
01:16Non, et heureusement...
01:17C'est la France et son président, sa présidente, qui gardent son bouton ?
01:20C'est la France et en France, une seule personne, le chef de l'État, chef des armées.
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