00:00 *Musique*
00:09 La semaine bleue revient avec de nombreuses initiatives sur la thématique vieillir ensemble, une chance à cultiver.
00:15 L'association Don en Nature propose par exemple des ateliers de soins aux seniors qui ne prennent plus le temps de s'occuper d'eux ou qui n'en ont pas les moyens.
00:24 C'était le premier grand rendez-vous de la saison et mardi soir à Pôle Sud, les Brûleurs de Loue ont été battus par Roux en un but à cinq.
00:31 Trop indisciplinés, Grenoble a joué pendant de longues minutes à trois contre cinq et les Normands ne leur ont pas fait de cadeaux.
00:37 Et puis la chercheuse en écologie grenobloise Sandra Lavorel viendra nous expliquer pourquoi elle vient d'obtenir l'une des plus hautes distinctions scientifiques nationales, la médaille d'or du CNRS.
00:50 Bonsoir à tous, bienvenue dans ce JT du mercredi 4 octobre 2023, du lundi au vendredi à partir de 18h, l'essentiel de l'actualité du Grand Grenoble.
01:01 Tout un quartier de Grenoble bouclé ce mercredi matin en raison d'une alerte à la bombe anonyme au collège de la Salle L'Aigle.
01:09 Le responsable de la vie scolaire a reçu un mail vers 7h lui informant qu'un engin sauterait à 9h.
01:14 Les parents ont été rapidement prévenus de ne pas envoyer leurs enfants au collège tout comme les enseignants.
01:19 Une petite dizaine d'adultes déjà présents ont été évacués en attendant l'examen des lieux.
01:24 Plus de 1000 m2 sur 4 étages, les riverains n'ont pas pu accéder à leur domicile.
01:28 Les démineurs venus de Lyon sont finalement arrivés avec leurs chiens spécialisés dans la recherche d'explosifs.
01:35 Le trafic des trains entre Grenoble et Chambéry a également été interrompu ce matin.
01:41 Finalement vers 11h, tout est rentré dans l'ordre.
01:44 Il s'agissait d'une fausse alerte. L'enquête est en cours pour savoir qui a voulu faire sauter le contrôle de maths.
01:52 Mardi, c'était une journée d'action nationale pour les AESH, les accompagnants d'élèves en situation de handicap.
01:59 Certains ont manifesté devant le rectorat à Grenoble, d'autres devant le lycée Ferdinand Buisson à Voiron.
02:05 Pour eux, leurs conditions de travail ne cessent de se détériorer.
02:09 Et la revalorisation de leur salaire de 10% est loin de faire le compte.
02:14 Les AESH dénoncent également des missions de plus en plus floues et une augmentation du nombre d'élèves à accompagner.
02:21 Mon métier consiste à accompagner des jeunes qui rencontrent des difficultés liées à leur handicap à l'école.
02:30 Beaucoup ont des difficultés d'attention pour suivre le cours et prendre des notes en même temps.
02:35 Mais aussi je vais les accompagner à réviser leur cours, à faire leurs devoirs, etc.
02:40 Il y a un petit pan social pour certains des élèves qui ont besoin d'avoir quelqu'un de rassurant dans la pièce, dans la classe, pour leur relation sociale.
02:51 Dans le cadre de notre travail, on est amené à avoir un vrai impact sur la scolarité de nos élèves.
02:58 Et pour quelle reconnaissance, pour quel salaire ? On défend un métier qui est nécessaire, essentiel.
03:06 Les enseignants, les élèves vous le diront. On fait un métier humain complètement déshumanisé et il faut le défendre.
03:14 La semaine dernière, un cours de physique chimie a été déplacé. Deux heures plus tard, les élèves sont au courant, le prof est au courant, l'AESH n'est pas au courant par exemple.
03:24 C'est des petites choses mais quotidiennes qui sont un petit peu fatigantes, qui m'ont fatiguée, agacée.
03:31 Aujourd'hui, je pense qu'on manque de management. On est un petit peu la cinquième roue du carrosse souvent.
03:38 On touche un peu moins de 900 euros par mois pour un 24 heures semaine.
03:42 Les AESH réclament notamment une reconnaissance comme fonctionnaire de catégorie B.
03:51 Un jour, espérons-le, on sera tous vieux. Alors il n'est jamais trop tard pour valoriser les places des aînés et les liens intergénérationnels.
03:59 C'est l'un des objectifs de la semaine bleue qui se déroule en ce moment.
04:02 Parmi les actions, des ateliers de soins à destination des publics précaires proposés par l'association Dont en Nature.
04:10 Lina Badreddine. On est toutes précieuses et ça on oublie qu'on a besoin de douceur.
04:16 Et c'est ma peau, je m'en occupe comme ça. Ça marche très bien.
04:21 C'est le message à retenir de cet atelier. Faire une pause pour prendre soin de soi avec les bons produits et les bons outils.
04:30 Recréer du lien avec son corps et son image souvent oubliée.
04:35 J'ai ma peau qui est douce, elle n'a pas l'habitude.
04:38 C'est nouveau pour moi de participer à s'occuper de moi. J'aime beaucoup ça mais je ne le fais jamais.
04:47 Là en fait elle se tourne et elle s'appuie droite. Là je vais tirer tout doucement en appuyant un peu sur le sourcil parce que ça délace beaucoup.
04:57 Pour ces personnes âgées en situation de précarité, l'agence du Dont en Nature,
05:02 qui est au côté du Diakonat protestant, souhaite lutter contre l'isolement des seniors en leur apportant des moments de détente et de réconfort.
05:11 Pour le coup on va vers le bas.
05:13 Alors les personnes qui viennent nous voir sont souvent préoccupées par comment je peux trouver à manger pour ma famille,
05:19 comment je peux trouver des solutions à mes problèmes.
05:23 Et quand l'agence pour le Dont en Nature nous a proposé cet atelier, on s'est dit "ben oui, c'est cela".
05:29 On va prendre soin de soi alors qu'on a toujours des préoccupations et du coup on passe toujours en dernier.
05:36 Ça apporte un temps où on s'arrête avec soi.
05:41 On va se regarder dans le miroir, on va se toucher, chose qu'on ne fait pas parce qu'on est toujours dans l'action,
05:48 notamment quand on est en difficulté parce que c'est très difficile de s'arrêter.
05:53 Parce que là les difficultés nous sautent à la figure donc on reste plutôt en général la tête dans le guidon, on avance.
06:00 Et là ça nous permet de s'arrêter un petit peu, en fait réapprendre à prendre soin de soi, à toucher sa peau, à se faire du bien.
06:08 En 2019, d'après une étude de l'association Petits Frères des Pauvres, 27% des Français de 60 ans et plus éprouvaient un sentiment de solitude.
06:18 Des ateliers comme celui-ci permettent de lutter contre ce phénomène.
06:23 La ville de Grenoble entre autres participe également à la semaine bleue avec un atelier sur l'inclusion numérique jeudi après-midi à l'hôtel de ville
06:33 où une grande course d'orientation vendredi dans le parc Paul Mistral.
06:38 En bleu et rouge, les brûleurs de loup se sont inclinés mardi soir à Pôle Sud face à Rouen.
06:43 Un but à 5 contre le leader, les Grenoblois pas forcément très bien partis dans ce championnat, il faut bien le reconnaître.
06:49 Ils n'ont pas pu faire grand-chose, ou plutôt, ils ont fait trop et ils ont pêché par manque de discipline.
06:54 À la fin de la deuxième période, deux joueurs isérois, Pierre Crinon et Kyle Hardy, auteurs du seul but,
07:00 Grenoblois partaient ce soir en prison et les Normands profitaient de cette infériorité numérique pour marquer 3 buts.
07:07 Il y a des soirs comme ça, je trouve qu'on bougeait bien le palais, c'est juste qu'il manquait un peu de réussite et un peu de chance peut-être.
07:16 C'est frustrant, mais au moins on sait qu'à 55, on peut être la meilleure équipe. C'était pas notre soirée.
07:26 Cette année, on manque de confiance de groupe due à nos performances et à nos échecs.
07:32 Maintenant, il va falloir qu'on arrive à se connecter les uns et les autres comme on le faisait les années précédentes
07:38 pour retrouver ce fond de jeu qu'on avait, le jeu avec le palais, là où on était fort et dominant.
07:43 Mais encore une fois, on a les joueurs, on a l'équipe qui est capable, on a le staff derrière nous, on a tout ce qu'il faut pour tourner ça.
07:51 Donc voilà, je vais chercher le positif ce soir.
07:55 Et samedi soir, les brûleurs de loup tenteront de faire mieux en recevant les rapaces de gappes.
08:01 La nature peut-elle nous rendre ce qu'on lui a pris ?
08:04 Les écosystèmes sont-ils susceptibles de rendre des services aux sociétés humaines dans cette période de crise climatique ?
08:11 Et si oui, comment ?
08:13 Si vous ne connaissez pas la réponse, je vous conseille d'écouter ce que va nous dire à présent Sandra Lavorel.
08:17 Bonsoir.
08:19 Vous êtes directrice de recherche à l'Université Grenoble-Alpes au laboratoire d'écologie alpine.
08:26 Vous venez de recevoir pour vos travaux la médaille d'or du CNRS.
08:31 Je le disais en introduction, c'est l'une des plus hautes distinctions françaises pour des scientifiques.
08:36 Avons-vous, seuls les grenoblois Louis Neel, Philippe Nozière et Claude Laurius l'avaient obtenue.
08:41 C'est une reconnaissance importante ?
08:44 C'est une reconnaissance très importante, d'autant que c'est la première fois que l'écologie, la discipline dans laquelle je travaille, reçoit cette médaille.
08:52 Même si Claude Laurius a aussi contribué à faire connaître ce qui se passait sur l'environnement et une partie du réchauffement climatique.
09:02 Vous êtes écologue. Qu'est-ce que ça veut dire et vous travaillez sur quoi ?
09:07 Le métier d'écologue, c'est étudier les écosystèmes, tout simplement.
09:11 C'est étudier les organismes et leurs interactions avec leur environnement.
09:17 Mon travail, plus spécifiquement, concerne la biodiversité et en particulier les fonctions de cette biodiversité pour la nature, pour le fonctionnement des écosystèmes et pour les humains.
09:28 Votre camp de base, ce sont les prairies du col du Lotaret. Qu'est-ce que vous y faites ?
09:34 J'ai entendu parler d'un projet Warm comme chaleur, mais pas que.
09:37 Nous travaillons, dans mon cas, depuis 2003, donc ça fait 20 ans, au col du Lotaret,
09:45 pour étudier les effets de facteurs multiples sur la biodiversité de leur prairie,
09:53 comment elle fonctionne et les services qu'elle peut rendre à la population.
09:57 Ça va être les effets des changements de l'agriculture, les effets du changement climatique
10:03 et ce qui est très important, de pouvoir réfléchir ensuite avec les habitants à comment, connaissant ces effets, on peut s'adapter dans le futur.
10:11 Alors ces effets, quels sont-ils ? On en entend parler tous les jours, mais plus précisément sur ces prairies alpines.
10:17 On peut voir par exemple des effets, des changements de l'utilisation de ces prairies,
10:22 par exemple de la fertilisation ou de la conversion de la fauche au pâturage,
10:27 sur la diversité des espèces, la diversité des fleurs, la diversité des insectes qu'on va trouver dans ces prairies.
10:33 Donc vous faites des prélèvements et vous étudiez au microscope, sur une longue période, ce qui se passe.
10:39 Alors ce qu'on fait souvent effectivement, c'est des mesures, souvent sur les plantes.
10:45 Par exemple, on va prélever leurs feuilles, on va les mesurer, on va en faire des analyses chimiques.
10:50 On fait aussi des prélèvements de sol et on va aller analyser l'ADN des micro-organismes qui sont dans ce sol,
10:56 pour par exemple comprendre les effets de ces changements sur la séquestration du carbone dans les sols.
11:01 Alors une fois qu'on a compris ces changements, comment, et peut-être vous pouvez nous donner quelques exemples,
11:07 comment ce qu'on nous apprend des plantes face aux changements globaux peuvent nous aider, nous, à essayer de se comporter mieux peut-être ?
11:14 Alors ce qu'on essaye déjà d'analyser, une première chose, c'est finalement quels sont aujourd'hui les bénéfices
11:21 que les gens, donc les habitants d'un territoire, retirent de cette biodiversité.
11:27 Par exemple, nous avons montré que d'avoir des prairies qui sont plus diversifiées,
11:33 ça permet d'avoir des rendements fourragés qui sont plus stables entre années.
11:37 Aujourd'hui, à une époque où on a une forte variabilité climatique, c'est quelque chose qui est très important.
11:43 Et donc ça, ça va permettre de gérer les prairies pour favoriser cette biodiversité.
11:49 Donc par exemple, les pratiques de fauches favorisent cette biodiversité, et donc une façon de résister au changement climatique.
11:58 Est-ce que ça peut s'adapter, là où vous travaillez sur les prairies alpines, ça peut s'adapter sur d'autres territoires ?
12:03 Alors tout à fait, donc les travaux que nous menons, en quelque sorte, ce que nous menons au col du Lotaré, c'est notre incubateur.
12:10 Donc nous testons des méthodes, mais ce travail n'est jamais fait sur un seul site.
12:14 Nous travaillons avec des réseaux de chercheurs, donc bien sûr à travers les Alpes, par exemple en Autriche.
12:19 Nous avons des collègues très proches à l'université d'Innsbruck, mais aussi dans tous les pays, y compris dans tous les continents.
12:26 Le 20 décembre, vous recevrez donc votre prix et un chèque de 50 000 euros lors d'une cérémonie à la Maison de la Chimie à Paris.
12:33 Plutôt sympa comme cadeau de Noël. Qu'est-ce que vous savez, ce que vous allez en faire ?
12:37 Alors une idée, c'est de pouvoir consolider mon installation à Villard d'Arène avec l'achat d'un logement là-bas.
12:43 Et pour continuer à travailler ?
12:45 Pour continuer à y travailler, donc encore j'espère de nombreuses années.
12:48 On espère aussi. Merci beaucoup, Sandra Lavorel, d'être venue sur ce plateau.
12:52 Merci. Ce soir, ça va peser lourd en médailles sur le plateau de Sion.
12:56 Parlez avec Thibaut Collet, le perchiste qui a battu par deux fois son record et qui a terminé cinquième des championnats du monde en août dernier.
13:04 Dorian Connachs, champion du monde de triathlon au terme d'une excellente saison, qui peut voir venir l'égio de Paris avec plus de sérénité.
13:12 Et les étoiles du cinéma, du film pour enfants seront sur les grands écrans de Vizy les Villarbonos fin octobre.
13:20 On en parlera avec l'organisatrice Myriam Theodoresco.
13:24 Pas mal d'idées de sorties pour ce jeudi. Côté ciné, Claire Simon sera au Méliès à Grenoble pour présenter son dernier film "Notre corps".
13:33 Une épopée des corps féminins à l'hôpital tout au long des étapes sur le chemin de la vie.
13:38 Un parcours de désir, de peur, de lutte et d'histoire unique que chacune et seule a éprouvé.
13:43 Pour lequel la réalisatrice a elle-même dû passer devant la caméra.
13:48 Dans un jour bien différent, le comédien et réalisateur Tarek Boudali et ses acteurs Vanessa Guy des Julien Haroutis accompagneront l'avant-première de leur film "Trois jours max" au Pathé-Chirol jeudi.
14:01 La première séance à 20h45 est complète et notre salle a été ouverte pour 21h. On les retrouvera aussi très prochainement sur le plateau de "Si on parlait".
14:10 Sans transition, de quoi le vide est-il le plein ? C'est le titre de la conférence que le physicien et docteur en philosophie Etienne Klein donnera jeudi à 18h à l'Amphiveille sur le campus de Saint-Martin d'Aire.
14:21 Ce vulgarisateur scientifique, auteur de nombreux livres et longtemps producteur sur France Culture est également un féru de montagne et d'alpinisme. L'entrée est gratuite.
14:31 Un peu de musique aussi avec pour commencer Meule à la salle Edmond Vigne de Fontaine. Jeudi soir, des musiciens originaires de Tours qui partent à la conquête du looping et de la trance répétitive.
14:44 Deux batteries et une guitare font face à un mur de synthé modulaire. En première partie, le groupe Baton, deux rockers grenoblois qui ont abandonné leur guitare pour des beats techno.
14:54 Pour une autre trance, direction à la Belle Électrique avec Highlight Tribe. Ces ambassadeurs des peuples du monde, dit cite le dossier de presse, surfent sur la vague de la natural trance.
15:06 Un nouveau genre qui allie instruments du monde avec un électro avant-garde joué en live. Munis d'une dizaine d'instruments, les six musiciens vous transporteront dans une expérience multisensorielle pour transcender votre quotidien.
15:20 Rien que ça ! Et puis pour se quitter, un monstre sacré, Gilberto Gil sur la grande scène de la MC2 de Grenoble.
15:28 Jeudi soir, un concert qui a rapidement affiché complet. Mais pour se faire plaisir, on se quitte avec une de ses perles brésiliennes.
15:36 L'actu revient dans une heure et au replay sur Télé-Grenoble.net. Excellente soirée à tous !
15:41 [Musique]
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