00:00 Nous avons un échange avec la Première Ministre et le ministre Gabriel Attal,
00:03 qui a été très fructueux avec l'ensemble des associations.
00:05 C'est une première qu'on a pu être réunis en tant qu'association,
00:08 tous autour de la Première Ministre.
00:10 Et cette conférence de presse qui est inédite, c'est historique
00:12 pour la lutte contre le harcèlement scolaire.
00:14 Des moyens mis en œuvre sur la sensibilisation,
00:16 sur la détection et sur l'après-harcèlement scolaire,
00:19 c'est historique, ça n'a jamais été vu en France.
00:21 Ce jour est historique pour la lutte contre le harcèlement scolaire,
00:23 il faut le souligner.
00:25 Des moyens sur la santé, des moyens sur la justice,
00:27 des moyens sur également le cyber.
00:29 Je crois qu'en fait, tout l'attirail est là.
00:31 Comme l'a dit le ministre de la Justice, il faut siffler à la fin de la récré.
00:34 Et je crois que ça y est, le coup de sifflet a été donné.
00:37 - Hugo, quand on dit des cours d'empathie, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:40 Qu'est-ce que vous pourriez nous dire par exemple,
00:41 comment on enseigne l'empathie à d'autres élèves ?
00:44 - C'est apprendre à chaque élève de France
00:48 que quand il va avoir un mot, un acte à l'intention d'un autre élève,
00:52 eh bien il y a des conséquences sur cet élève.
00:54 Et donc ça peut se passer en réel dans la cour de récréation,
00:58 mais aussi à distance sur le cyber.
01:00 Et bien tout ça, ça a des conséquences.
01:01 Et bien l'empathie, c'est comme ça que ça se prend.
01:03 - À quel niveau, effectivement, de violence verbale,
01:08 de violence sur les réseaux sociaux, on peut craquer ?
01:11 Est-ce qu'il y a beaucoup de ceux que vous connaissez,
01:14 qui viennent dans votre association,
01:15 qui disent qu'ils sont vraiment très, très, très déprimés,
01:18 très atteints par ce qu'ils vivent ?
01:20 - En fait, ce que justement, on expliquait à la Première ministre,
01:24 et ce qu'on sensibilisait, c'était de dire que
01:27 les jeunes victimes de harcèlement scolaire
01:29 peuvent déployer des niveaux de tolérance très élevés, justement.
01:32 Mais non, ils n'ont pas à devoir attendre ce niveau de tolérance.
01:35 C'est dès les premières violences qu'il faut les prendre en charge.
01:37 Et ça a été le message qui a été envoyé par le gouvernement ce soir.
01:39 - Qu'est-ce qu'on dit à un enfant qui est harcelé, Hugo ?
01:42 - Eh bien, on dit qu'il faut qu'il croie en lui,
01:47 parce qu'on est là, déjà, pour l'aider.
01:49 Il y a des moyens qui sont mis en œuvre,
01:50 il y a des personnes-ressources.
01:52 Et surtout, c'est lui la victime,
01:53 c'est lui qui est finalement la personne qui va être aidée.
01:56 Le problème, ce n'est pas lui, le problème, c'est en face,
01:59 c'est le harceleur.
02:00 Et on va l'aider, on est là pour justement
02:03 faire qu'il puisse venir à l'école avec le sourire.
02:06 - Vous pensez qu'on peut, comme le disait le ministre,
02:08 avoir le droit au bonheur quand on est en classe ?
02:10 C'est ça, le but ?
02:12 - C'est ça, c'est redonner de l'espérance à ces victimes,
02:18 à leurs familles, c'est vraiment pouvoir,
02:20 justement, qu'à un moment, ils puissent recroire à l'école,
02:23 recroire au collège et recroire au lycée.
02:25 - Et puis aussi, peut-être s'appuyer sur d'autres camarades
02:27 qui eux sont plus dans la bienveillance, dans le respect,
02:29 ça existe quand même, j'imagine ?
02:32 - Ça existe parfois, mais pas assez souvent malheureusement,
02:36 et c'est ça sur quoi on va travailler aussi,
02:38 avec le gouvernement et avec ce plan terministériel.
02:41 - Pourquoi ça n'existe pas ? Parce qu'il y a un effet de meute,
02:42 il y a un effet d'entraînement des harceleurs entre eux, c'est ça ?
02:45 - Oui. Il y a une pression médiatique tellement forte
02:49 que finalement, à bout d'un moment, cette pression,
02:52 elle rend l'entraide et le soutien et la solidarité impossibles.
02:55 (Générique)
02:58 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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