00:00 et il faut que ça serve d'exemple, il faut montrer aujourd'hui à tous les jeunes français et leurs parents, les familles,
00:06 toute la communauté éducative, que le harcèlement scolaire ne restera plus impuni en France.
00:10 Je crois que c'est le grand message qu'il faut retenir de ce matin.
00:14 Et cela a été permis justement grâce à ce délit parce que si on prend un comparatif avec une affaire récente
00:19 sur laquelle on bataille encore justement à faire reconnaître le harcèlement qui a eu lieu, c'est l'affaire Dina.
00:25 L'affaire Dina qui a été ouverte avant la création de ce délit, on voit que justement la justice ne peut pas utiliser
00:32 pour des raisons juridiques un délit qui a été entre temps créé, le délit de harcèlement scolaire.
00:37 Et on voit bien que la justice patine à ce niveau-là parce qu'il n'y a pas de cadre juridique qui lui est offert
00:43 pour une situation de harcèlement scolaire. Là avec l'affaire de Lucas, ce n'est pas le cas puisque les faits sont passés après.
00:48 Et donc on a ce délit et cela permet d'offrir un cadre juridique et donc d'amener à traduire en justice ses enfants, leur famille.
00:57 Alors bien évidemment, il ne faut pas tomber dans la démagogie, on ne va pas emmener en prison,
01:01 faire payer des amendes colossales à ses enfants et leur famille.
01:05 On est sur de la justice pour mineurs, donc rappelons-le, c'est un juge pour mineurs qui va procéder à un jugement
01:13 en vue de cette enquête et le jugement sera adapté. Et d'ailleurs, la loi qu'on a fait voter, la loi sur laquelle on a milité,
01:21 crée une sanction de typologie "stage de harcèlement scolaire" pour justement aussi responsabiliser ces auteurs de faits de harcèlement scolaire.
01:28 Mais c'est vrai que symboliquement, c'est très fort. On va se retrouver avec quatre mineurs.
01:32 Effectivement, ce sera un tribunal pour enfants, mais quatre mineurs qui seront sur le banc des accusés.
01:36 Et ça peut avoir aussi un effet dissuasif chez un certain nombre d'enfants et d'adolescents.
01:42 On a trop minimisé pendant longtemps l'horreur qu'on pouvait vivre dans les cours de récré.
01:46 C'est ce que vous avez ressenti à l'époque. On parlait d'histoire entre gamins.
01:50 Mais oui, c'était on a voulu mettre de côté quelque chose qui se passait sous nos yeux et qui se passait d'autant plus avec les réseaux sociaux
01:58 de façon permanente parce que ça allait au-delà des murs de l'école, du collège et du lycée.
02:03 On a voulu se dire que c'était des bagarres d'enfants, que c'était un passage obligé parce par peur, finalement,
02:08 par manque de moyens aussi de prendre en charge. On va y revenir. Mais je pense qu'il faut maintenant.
02:12 Maintenant qu'on a encadré juridiquement le phénomène, il va falloir travailler sur l'après, la reconstruction.
02:16 Mais on a mis ça de côté. Et encore aujourd'hui, je crois qu'il faut aller beaucoup plus loin.
02:21 Et j'espère que cet avancé va permettre justement de créer un déclic dans nos sociétés, dans la classe politique,
02:28 pour vraiment rappeler que le harcèlement scolaire est maintenant puni.
02:31 Il ne doit pas rester impuni comme ça peut être le cas ces dernières années.
02:34 Merci beaucoup, Hugo Martinez, président de l'association Hugo, qui vient en aide aux victimes de harcèlement scolaire.
02:41 Je rappelle ce numéro, numéro très important, le 3020. Si vous êtes victime de harcèlement scolaire,
02:48 si vous êtes parent d'enfant victime ou si vous êtes témoin, n'hésitez pas à appeler ce numéro gratuit.
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