00:00 Il y a beaucoup de vos confrères qui disent, et qui ne comprennent pas pourquoi, par exemple,
00:02 il n'y a pas une information judiciaire qui soit ouverte aujourd'hui.
00:06 Alors c'est un peu technique, mais est-ce qu'il permettrait de désigner un juge d'instruction
00:09 et visiblement d'avoir d'autres moyens d'enquête ? Pourquoi est-ce que ça n'est pas fait ?
00:12 Oui, alors ça n'accélérerait pas le processus et ça ne changerait pas les moyens d'investigation.
00:18 Aujourd'hui, celui, en l'espèce, celle qui est en charge de l'enquête, c'est la procureure de la République.
00:23 Ça basculera in fine vers la juge d'instruction.
00:27 Là, on cherche juste à savoir qui est à la tête de l'enquête.
00:30 Est-ce que c'est le ministère public ? Est-ce que c'est le procureur ?
00:33 Ou est-ce que c'est un magistrat du siège ?
00:34 Mais pour vous, ça ne change rien ?
00:35 Ça ne change rien aux moyens d'investigation qui sont développés, aux techniques de recherche
00:40 et à la célérité avec laquelle tout peut être fait pendant les 48, 72, 96 heures
00:46 qui sont en train de s'écouler et s'égrener.
00:48 Vous avez dit effectivement que soit il y avait une piste qui se dégageait très vite dans ces 72, 96 heures,
00:55 soit on pouvait partir vers quelque chose de plus long.
00:56 Comment est-ce qu'on accompagne la famille dans ces cas-là ?
00:58 Pour leur dire, écoutez, visiblement, il y a un travail de la part des enquêteurs, des gendarmes
01:03 qui va être minutieux, qui va être un travail de fourmi, mais qui va durer peut-être des semaines, des mois.
01:07 Comment est-ce qu'on accompagne la famille là ?
01:09 Oui, alors des semaines, des mois et peut-être même des années.
01:12 Là, le procureur de la République, il va avoir la main encore quelques jours,
01:15 mais très rapidement, ça va basculer vers un juge d'instruction.
01:18 Et le juge d'instruction, on lui donne à peu près 18 mois pour enquêter.
01:23 C'est une moyenne qui est prévue par le Code de procédure pénale.
01:25 Ça peut être 24 mois, ça peut être 36 mois.
01:27 On a parlé d'un des dossiers tout à l'heure qui vient de célébrer malheureusement ses trois ans.
01:33 Donc ça peut être un temps qui est relativement long, voire très long.
01:36 Et là, évidemment, il faut les accompagner.
01:38 Il faut leur expliquer ce qui se passe au fur et à mesure de l'enquête.
01:41 L'avocat, vous savez, c'est celui aussi qui est là pour faire la transition.
01:45 C'est le trait d'union entre l'institution judiciaire, qui est une institution froide, implacable.
01:49 Elle n'est pas là pour faire des sentiments.
01:51 Elle n'est pas là pour chouchouter.
01:53 Elle est là pour manifester la vérité, pour trouver la vérité.
01:57 Et donc, face à cette institution judiciaire, qui est une institution froide,
02:00 et face à des clients qui ont besoin, envie, qui sont en quête de réponse,
02:05 l'avocat, c'est un peu le trait d'union qui va prendre la procédure,
02:08 qui va la traduire, qui va expliquer ce qui se passe
02:10 et surtout ce qui va se passer les prochaines étapes.
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