00:00 - Oui parce que, Jean Tigana, avant que vous arriviez, vos anciens partenaires disaient
00:04 "Jeanot, il ne parle pas, il fait". Donc j'imagine que vous n'avez pas raconté
00:09 certaines choses que vous avez pu faire pour des anciens partenaires, donc on en a appelé.
00:13 Bruno Bellone est avec nous en direct, autre champion de monde, de Europe 84.
00:17 - Salut Bruno ! - Salut à tous !
00:19 - Là c'est sacré soirée, c'est plus perdu de vue là !
00:21 - Je te laisse dans sacré soirée avec Jean !
00:25 - Vous pouvez nous raconter ce que Jean Tigana fait pour vous Bruno Bellone ?
00:28 - Jeanot il m'a sauvé, tout simplement. Ça s'est fait par rapport à l'émission que
00:37 j'avais faite chez Julien Courbet. On a tenu au courant quand Jeanot était entraîneur de Monaco
00:43 et il m'a demandé de venir le voir dans les conscrits. À l'époque c'était les conscrits,
00:49 il n'y avait pas encore les vestiaires. - Vous aviez de gros problèmes financiers
00:54 à ce moment-là ! - Oui !
00:54 - Je rentre dans le vestiaire, donc Jeanot il est en face de moi et il me dit "qu'est-ce qui se
01:04 passe ?" et tout. Je lui explique et je lui dis "à un moment j'ai fait 5 millions de francs".
01:08 Et je croyais que Jeanot il allait tomber de la chaise, il ne pensait pas que c'était autant.
01:12 Et il m'a dit "donne-moi deux jours, je réfléchis et je te rappelle". Et puis deux jours après il
01:17 m'a rappelé, il me dit "voilà on a rendez-vous à la banque à Nice". J'ai dit "d'accord, à quelle
01:25 heure, 9h ?" Bon et j'arrive, il était déjà là. Et on rentre tranquillement tous les deux,
01:30 on s'assoit en face du grand directeur des Alpes-Maritimes. Et Jeanot il dit "voilà,
01:36 combien il doit Bruno ?" Le mec il fait "bon il doit 5 millions". Il fait "d'accord, d'accord,
01:43 vous risquez d'être le sponsor de l'équipe de France pour la coupe du monde en 98, ça va être
01:51 compliqué. Moi j'ai mes sous chez vous, ça va être compliqué, je risque de les enlever. On va
01:57 faire un jubilé, on va peut-être gagner 500 000 francs, voilà. Et Bruno il vous donnera les 500
02:06 000 francs et puis il vous donnera plus rien du tout. Le mec en face, il était blanc, il était
02:14 blanc. Il dit "qu'est-ce qu'il dit ?" Et là il dit "ouais, ouais, ça va se passer comme ça. Alors
02:19 vous allez appeler votre grand patron à Paris et vous allez lui dire ce que je viens de vous dire".
02:24 Le mec il part et là je regarde Jeanot, je lui dis "mais t'es un fou toi ! Il fait "t'inquiète,
02:30 ça va bien se passer". Et puis le mec il revient au bout d'une demi-heure et le type il fait banco
02:35 pour ses 100 000. Et on a fait un jubilé avec Jeanot, il y avait Didier Roussens qui s'est
02:41 occupé tous les trois. On a fait venir 88 joueurs et puis on a remboursé toutes les dettes.
02:49 Et surtout, Jean-Thinaves a tourné la main à ce moment-là.
02:53 J'adore Jeanot depuis très très longtemps, on a toujours été proche en équipe de France.
03:01 Voilà, je veux dire, c'est un mec exceptionnel. Il n'y a rien à dire sur ça. Et puis je pense
03:08 qu'on ne parle pas assez de lui parce que c'était un phénomène sur le terrain.
03:11 Dis-toi, j'allais m'en faire rouler tout le monde.
03:16 Ouais, putain, Jeanot, j'allais vous dire "déconnez pas, il va raccrocher".
03:19 Jeanot, on le connaît ça. Trop de compliments, il raccroche lui.
03:22 Jeanot, c'est bientôt fini.
03:23 Non mais remercie Bruno Bellone. Bah oui, on est obligé d'appeler d'autres gens pour raconter
03:28 ces histoires-là. Alors, vous ne pouvez pas appeler tout le monde parce que sinon...
03:33 C'est trop long, on fera plusieurs émissions.
03:37 *rire*
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