00:00 -Lauren, c'est ton grand coup de cœur pour cette semaine au cinéma,
00:03 ça s'appelle "La Petite", c'est le nouveau film de Guillaume Niclot
00:06 qui sort en salle demain avec à l'affiche un Fabrice Lucchini
00:08 que tu as trouvé bouleversant.
00:10 -Oui, puisque Fabrice Lucchini, on a l'habitude de le voir survolter,
00:13 voilà, un peu excité, il parle beaucoup.
00:17 Et le voilà émouvant, touchant, plutôt calme même.
00:20 Et il a attendu ses 71 ans, en fait, pour montrer une nouvelle facette
00:23 de lui-même avec ce film "La Petite" dont vous voyez l'affiche.
00:25 Il joue Joseph, qui est terrassé par la mort de son fils
00:29 et de son compagnon dans un accident.
00:31 Il se trouve que le couple, en fait, attendait un enfant
00:34 via une mère porteuse en Belgique.
00:36 Et Joseph, du coup, va se mettre à la recherche de Rita,
00:40 la femme qui porte l'enfant de son fils pendant la nause.
00:42 -Bonsoir, je suis le père d'Emmanuel.
00:45 -Barrez-vous de chez moi.
00:46 -Non, mais je suis comme vous, je suis une victime collatérale.
00:48 -Comme moi ? Non, je crois pas, non. Pas comme moi, non.
00:50 -Non, non, ce que je veux dire, c'est...
00:51 -Non, je devais toucher la moitié du cash au deuxième trimestre
00:53 et puis le reste à la naissance.
00:55 Là, juste, juste, je me retrouve avec ça.
00:56 Ça, je peux pas m'en débarrasser. Ça, c'est cadeau.
00:58 -Alors, celui qui ne pleure pas pendant ce film n'a pas de coeur.
01:04 Voilà, je peux vous aider dessus.
01:05 On a vraiment l'impression de redécouvrir Fabrice Lucchini.
01:08 Et c'est ce que dit Guillaume Niclouc,
01:10 en fait, le deuil et l'émotion, ce sont des espaces
01:12 que Fabrice Lucchini n'avait jamais investis, tout simplement.
01:16 Alors, Claire Fleury, elle a rencontré Fabrice Lucchini
01:20 au Festival d'Angoulême, au Festival du film francophone d'Angoulême,
01:22 fin août, parce que le film faisait l'ouverture du festival.
01:25 Elle lui a demandé s'il avait le sentiment d'être allé
01:27 vers un personnage loin de ses habitudes.
01:30 Alors, est-ce que ça vous étonne si je vous dis qu'il a répondu avec une citation ?
01:33 Ça n'étonne personne.
01:35 En l'occurrence, c'était une citation de Louis.
01:36 Je vous mets écouter.
01:37 -Tu ne sauras jamais que le comédien de l'homme que tu es, ce que tu es.
01:43 Et là, Niclouc a voulu aller dans une partie de ma personnalité
01:47 que personne ne connaît en gros, que je ne montre pas
01:50 parce que je suis plutôt hableur, plutôt...
01:56 J'ai une sorte de pudeur de ne pas raconter mes états.
01:59 -Le film parle de GPA, on l'a compris, sujet qui divise.
02:04 -Oui, le film ne prend pas partie.
02:06 C'est un film qui pose des questions, par exemple,
02:08 qui détient les droits parentaux sur cet enfant à naître, finalement ?
02:12 Parce que lui, c'est le grand-père, le futur grand-père.
02:14 Mais finalement, c'est plus compliqué.
02:16 Et la mère porteuse aussi, quel droit a-t-elle ?
02:20 Et le kidney non plus, il ne prend pas partie pour lui.
02:22 Le film va au-delà de ça.
02:24 Écoutez-le.
02:24 -On se fout de savoir si on est pour la GPA et contre la GPA.
02:29 C'est ni droite ni gauche.
02:31 Tu comprends ?
02:31 La seule chose, c'est la filiation.
02:33 C'est un film tout simple.
02:35 Qu'est-ce que ça fait dans la vie des gens d'avoir des bébés ?
02:38 Tu sais, les gens qui sont sous antidépresseurs,
02:40 un bébé, c'est du Lexo, c'est du séroplex en dose énorme.
02:46 -C'est tellement vrai.
02:49 -Ca sort demain. -Merci, Lorraine.
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