00:00 7h17 dans l'écodition, on vous parle d'une société toulousaine qui fabrique, qui livre des drones. Le PDG de DeLaire est votre invité aujourd'hui Clémence.
00:06 Bonjour Bastien Mancini. Merci d'être avec nous ce matin. L'armée française vous a choisi pour livrer 150 drones aux ukrainiens.
00:13 Pourquoi vous ?
00:15 Bonne question.
00:17 Alors c'est des systèmes qui sont éprouvés. On a livré des drones en Ukraine depuis 2015
00:22 dans le cadre du maintien de la paix. L'OSCE s'en servait pour surveiller les frontières.
00:28 Donc ils sont éprouvés dans des conditions compliquées.
00:31 Et puis là récemment,
00:33 les ukrainiens
00:35 ont cherché des systèmes, ont testé dans des conditions
00:40 de combat avec des systèmes de brouillage, des systèmes qui cherchent
00:44 à faire tomber les drones. Et nos systèmes ont montré qu'ils avaient résisté à tout ça.
00:48 Et donc je pense que c'est ce qui a conduit à ce choix. Parce qu'on va peut-être expliquer
00:52 qu'est ce qu'ils font exactement vos drones en Ukraine. Alors c'est des drones de surveillance, d'observation, qui servent à faire de la reconnaissance
00:58 du renseignement.
01:00 Et ils vont chercher des images du renseignement
01:04 assez loin, c'est à dire quelques dizaines de kilomètres
01:06 par rapport à la zone où se trouvent les opérateurs, pour aller faire du renseignement pour servir aux forces ukrainiennes.
01:13 Et ils ont environ 100 kilomètres de distance, ils ont une grosse endurance c'est ça ?
01:18 Oui c'est des drones de forme avion, on dit à voilure fixe dans le jargon.
01:24 Ce qui leur permet d'aller loin en consommant peu d'énergie, par rapport aux drones classiques que la plupart des gens s'imaginent qui sont des
01:32 multicopters, on dit, ou volures tournantes, que vous pouvez voir dans les
01:35 jouets à la FNAC ou ce genre de choses.
01:37 La Russie dit avoir détruit une dizaine de drones cette nuit en Crimée dans la région de Moscou. Est-ce que ce sont les vôtres ?
01:41 Est-ce que vous avez le moyen de le savoir ?
01:43 Je
01:45 ne peux pas parler de ce genre d'informations.
01:49 Mais vous en avez connaissance en tout cas ?
01:53 J'ai entendu cette information.
01:55 Quel est le montant de ce contrat que vous avez signé avec l'armée française ?
01:58 Alors on ne communique pas sur ce...
02:00 Est-ce qu'il est important dans votre chiffre d'affaires ?
02:02 Oui c'est ça, il est significatif.
02:04 Dehler c'est une entreprise qu'on a créé à Toulouse en 2011.
02:08 Toulouse d'ailleurs qui est jumelée avec Kiev, donc on est ravis de pouvoir poursuivre ce partenariat.
02:14 C'est un jumelage et un partenariat culturel de longue date.
02:17 Et on est sur deux marchés qui sont à la fois la défense et l'inspection industrielle.
02:22 Et ce contrat-là est significatif dans notre croissance.
02:26 Effectivement comme vous l'avez dit, aujourd'hui on est 80 personnes, environ 10 millions de chiffre d'affaires.
02:30 Et vous allez recruter du fait de ce contrat ?
02:32 Oui, alors du fait de ce contrat et d'autres contrats, parce qu'on livre aussi les pompiers.
02:35 Il y a un congrès des pompiers bientôt à Toulouse qui est très important.
02:38 Et nos drones ont servi cet été sur des incendies.
02:42 Ils servent aussi pour inspecter les lignes électriques.
02:45 Ils servent pour un tas d'applications, à la fois civiles et militaires.
02:48 Et vous dites qu'ils sont je crois made in France, c'est vraiment possible ça ?
02:51 Oui c'est possible sur des systèmes professionnels comme les nôtres, qui ne sont pas des systèmes grand public.
02:55 Les ordres de grandeur de prix, la qualité qui est nécessaire.
02:59 Et à Toulouse, qui est vraiment un environnement industriel très favorable,
03:02 on conçoit et on fabrique tout à Toulouse, juste à côté de Montaudran,
03:06 là où s'est créée l'aéronautique toulousaine il y a 100 ans.
03:08 Merci beaucoup Bastian Montigny, PDG de De l'Air Aéro d'avoir été avec nous ce matin dans l'Eco d'ici.
03:13 Bonne journée.
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