C'était il y a près de quarante ans. Laurent Fabius, jeune et frais émoulu Premier ministre de gauche, déclarait à l'automne 1984 : « L'extrême droite, je pense que ce sont de fausses réponses à de vraies questions. C'est la question de la sécurité, c'est la question de l'immigration, et c'est la question de ce que j'appellerais l'égoïsme de crise. » Depuis, rien de nouveau ou presque. À un détail près, qui n'en est pas un : la quête de respectabilité. Hier, Laurent Fabius parlait d'un parti incarné par Jean-Marie Le Pen. Aujourd'hui, Jordan Bardella, le lointain successeur du patriarche, participe aux conversations de Saint-Denis, une inclusion qui consacre la stratégie de dédiabolisation menée par ce mouvement depuis sa reprise en main par Marine Le Pen en 2011.
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