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  • il y a 3 ans
Le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, était l’invité de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS.

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Transcription
00:00 Jean-Philippe Tanguy est l'invité politique de la matinale.
00:03 Merci d'être avec nous, député, donc, Rassemblement National de la Somme
00:07 et membre du Bureau National du RN.
00:10 Je voulais qu'on commence cette interview avec ce qui s'est passé à Nîmes.
00:14 Un enfant de 10 ans tué dans une cité de Nîmes
00:17 lors d'un règlement de compte entre trafiquants de drogue.
00:20 Qu'est-ce qu'il faut faire pour éviter que ça se reproduise ?
00:24 Écoutez, il faut que le système judiciaire, le système pénal français,
00:28 enfin s'attaque au démantèlement des cartels de la drogue.
00:31 Les Français découvrent au quotidien, puisqu'il y a encore un adolescent blessé à Marseille,
00:36 qu'en France, un enfant peut être victime d'une tragédie,
00:39 sa famille pleurait la mort d'un gamin qui était juste dans une voiture
00:44 et qui a subi, a vécu, a pris une balle par un règlement de compte de cartel.
00:50 On a l'impression, les Français ne reconnaissent plus leur pays,
00:53 ils ont l'impression, à juste titre, de vivre maintenant avec des quartiers
00:56 qui sont comme des favelas avec des règlements de compte.
00:59 Ça c'est le constat.
01:00 N'importe qui peut prendre une balle.
01:01 Donc l'action, vous savez, il n'y a pas de mesure de baguette magique,
01:04 c'est une action dans la durée ferme, avec une volonté politique,
01:07 parce que les policiers, les gendarmes, évidemment, veulent faire leur travail,
01:10 nos douaniers luttent courageusement,
01:12 mais le système judiciaire, le système pénal français
01:15 ne s'attaque pas au démantèlement sur le long terme des cartels de la drogue.
01:19 Il y a une banalisation de la consommation de drogue dans notre pays,
01:22 il y a un relâchement de la volonté de lutter contre la drogue
01:25 avec une consommation à tous les étages de la société.
01:28 Et vous voyez bien, on reçoit de toute façon,
01:29 vous recevez régulièrement des forces politiques, en particulier la gauche,
01:32 mais pas seulement, qui en fait envisagent le fait de ne plus lutter contre la drogue.
01:36 Donc, quand à la tête de l'État, vous avez des forces politiques
01:39 qui, depuis des années, débattent de la dépénalisation,
01:42 voire de la légalisation, banalisent, une fois plus, la consommation de drogue,
01:46 c'est un désarmement général de l'État.
01:48 Ça fait des années qu'on entend ça, qu'il y a une relativisation.
01:51 Donc, il n'y a pas de volonté de démenter ces gangs.
01:55 Ils gagnent du terrain parce que la réalité, c'est que c'est une guerre sur le terrain
01:58 et qu'en fait, ils gagnent de jour en jour, de mois en mois, du terrain.
02:02 Et donc, ils se permettent tous les comportements.
02:04 Vous dites qu'il n'y a pas de baguette magique.
02:07 Qu'est-ce qui changerait concrètement
02:10 si le RN prenait les commandes ?
02:14 C'est ça que les Français veulent savoir.
02:15 Oui, bien sûr.
02:16 Vous auriez à la tête de l'État des personnes, Marine Le Pen, évidemment,
02:19 et d'autres leaders qui auront la volonté politique
02:22 de démanteler les cartels de la drogue et ses gangs.
02:24 Vous savez...
02:25 Vous pensez que Gérald Darmanin n'a pas la volonté politique de démanteler les cartels ?
02:28 Non, je ne pense pas.
02:29 Je ne pense que M. Darmanin enchaîne les échecs,
02:31 qu'il fait la tournée des médias, qu'il s'occupe beaucoup de sa carrière,
02:35 mais qu'il n'a pas la volonté.
02:36 Et de toute façon, même s'il avait, M. Dupont-Moretti
02:39 et d'autres membres de son gouvernement, en particulier Mme Borne, ne l'ont pas.
02:43 Et donc, il n'y a pas cette volonté dans la durée que l'appareil d'État
02:47 soit mobilisé pour démanteler les cartels de la drogue.
02:50 Et puis, évidemment, il faut le rappeler,
02:51 parce que c'est une raison de fond pour laquelle le Rassemblement national
02:53 et Marine Le Pen se battent depuis des années.
02:55 C'est le contrôle des frontières.
02:57 Depuis, évidemment, que la France a abandonné le contrôle de ses frontières,
03:00 elle est sujette à toutes les pénétrations de la drogue
03:03 et de trafics de grande ampleur qui ne sont pas contrôlés,
03:05 malgré la volonté des droits.
03:06 Je le rappelle, parce que là, on parle de M. Sarkozy régulièrement
03:09 comme d'un héros de la droite,
03:10 mais que M. Sarkozy a été le président de la République
03:12 qui a le plus affaibli les douanes françaises.
03:15 Moi, je me souviens très bien, à l'époque, même si j'étais jeune,
03:17 de responsable "politique" qui expliquait doctement aux Français
03:20 que la libre circulation, il n'y avait plus besoin de contrôler les frontières,
03:23 la mondialisation heureuse, tout cela allait très bien se passer.
03:25 Évidemment, non.
03:26 Les frontières protègent les Français,
03:29 et protègent en particulier les plus fragiles.
03:30 Sur les quartiers dangereux,
03:33 certains réclament l'envoi de l'armée.
03:34 C'est un sujet qui revient régulièrement
03:37 au travers de cette volonté d'envoyer l'armée dans les quartiers
03:40 et une volonté de véritable reprise en main.
03:43 Est-ce qu'il faut des mesures spécifiques
03:46 pour rétablir l'ordre dans des quartiers ?
03:48 Non, mais cet appel à l'armée...
03:51 Des mesures exceptionnelles dans certains quartiers ?
03:52 C'est vraiment ce que je dis sur la baguette.
03:54 Allons de l'armée.
03:55 Des mesures exceptionnelles dans certains quartiers ?
03:56 Ça veut tout dire de ce personnel politique, si vous voulez,
03:58 qui est faible, qui n'a pas de volonté d'action
04:01 et qui donc fait croire aux Français que l'armée va intervenir.
04:03 L'armée n'est pas formée pour intervenir dans nos quartiers ou ailleurs.
04:07 Nous avons des gendarmes, des policiers, des douaniers
04:10 qui savent très bien faire leur métier,
04:11 qui sont très bien capables de le faire.
04:12 D'ailleurs, ils l'ont fait puisqu'ils sont encore intervenus sur les émeutes.
04:16 Sans notre police, sans notre gendarmerie,
04:18 ce pays serait effondré depuis longtemps
04:20 avec l'incapacité qu'il règne au plus haut sommet de l'État.
04:24 Mais ce qu'il faut, une fois plus, c'est une politique pénale,
04:26 une politique de démantèlement.
04:28 Ce n'est pas expliquer aux Français que l'armée va faire des miracles.
04:30 Ce n'est pas son métier, ce n'est pas son habilitation.
04:34 Et tout ça est complètement ridicule.
04:36 La CRS 8 vient.
04:38 Je l'espère qu'ils vont notamment arrêter,
04:40 être capables d'arrêter les personnes et les ordures
04:43 qui ont commis ce meurtre, une fois plus, et ce règlement de compte.
04:46 Mais ce n'est pas à l'armée d'intervenir dans ces quartiers.
04:49 Tout ça, une fois plus, ce sont des actes désespérés.
04:51 On voit bien les personnes qui témoignent dans ces quartiers et ailleurs.
04:54 Il ne s'agit pas de venir et de faire un coup médiatique.
04:57 Il s'agit, une fois plus, de lutter dans la durée.
04:59 Ce qu'on fait d'autres pays pour démanteler le trafic de drogue.
05:01 Vous savez qu'on a l'exemple, par exemple, de New York.
05:03 C'est un des rares exemples en Occident
05:05 où, dans cette ville qui était gangrénée par la drogue,
05:07 les trafics, les mafias, on a rétabli l'ordre,
05:10 mais il fallait une volonté politique de faire.
05:12 La France a connu des émeutes avant cet été.
05:15 Est-ce qu'on en a tiré toutes les conclusions ?
05:17 Toutes les conclusions ? Quelques conclusions ?
05:20 Aucune conclusion ?
05:21 Non, aucune. On apprend que M. Macron a réfléchi tout l'été
05:23 et qu'il n'est pas encore arrivé au bout de ses conclusions.
05:25 Donc, quand M. Macron aura réalisé dans quel pays il vit
05:29 et quel pays il est censé gouverner,
05:31 peut-être qu'il pourra se rendre compte qu'après six ans de mandat,
05:33 effectivement, nous avons des quartiers complètement hors contrôle,
05:35 y compris dans des villes moyennes, des petites villes en région
05:39 où les habitants, une fois de plus, ont découvert que leur pays avait bien changé
05:42 et que les personnes qui sont censées les protéger ne les protègent pas.
05:45 Et la seule chose que le gouvernement Macron est bon en effet,
05:48 c'est voter en urgence une loi qui, une fois de plus, a ouvert le chéquier
05:52 et qui a fait payer aux contribuables français, aux commerçants, aux victimes
05:56 de ces violences le fait de reconstruire le plus vite possible.
05:58 Pour, évidemment, on souhaite que dans ces quartiers,
06:02 les services publics fonctionnent,
06:03 mais le Rassemblement national est le seul parti au Parlement
06:06 qui a voulu faire payer les casseurs, faire payer ceux qui ont commis ces violences.
06:11 On a demandé, par exemple, que les communes qui allaient bénéficier
06:13 de financements urgents se portent parti civile pour que la justice fasse payer
06:18 les casseurs et indénise les communes.
06:20 C'est quand même incroyable, dans notre pays,
06:21 on ne soit pas capable d'exiger un certain nombre de responsables politiques
06:25 qui demandent aux casseurs de payer.
06:27 Voilà, donc c'est ça qu'a demandé le Rassemblement national,
06:29 parce que j'ai lu qu'on avait été accusé de ne pas vouloir reconstruire les écoles.
06:33 Tout ça est parfaitement grotesque.
06:34 Nous avons voté les mesures, évidemment, de bon sens et de bien public,
06:38 mais nous voulions que les casseurs paient et le gouvernement,
06:41 une fois plus, a cédé à la racaille.
06:43 Cinq écoles ne rouvriront pas à la rentrée à cause des émeutes.
06:47 L'annonce a été faite par le ministre de l'Éducation, Gabriel Attal.
06:51 Qu'est-ce que vous attendez de Gabriel Attal sur l'éducation ?
06:54 Sincèrement, on connaît Gabriel Attal depuis six ans.
06:56 Moi, j'attends pas grand chose.
06:58 Oui, mais une fois plus, moi, évidemment, monsieur Diaye,
07:00 il y avait un agenda politique et une idéologie qui étaient parfaitement contestables.
07:03 Alors, les premiers discours de monsieur Attal allaient dans un meilleur sens.
07:06 Mais vous savez, monsieur Blanquer, les Français ont connu, il y a six ans, monsieur Blanquer.
07:10 Moi-même, j'avais un peu connu monsieur Blanquer dans d'autres fonctions.
07:14 Bon, on s'est dit pourquoi pas ?
07:15 Et puis, finalement, monsieur Blanquer a démantelé le bac, a effondré le niveau
07:19 et toutes ces belles promesses étaient complètement vaines.
07:21 Une fois plus, le problème, là, vous voyez, monsieur,
07:23 c'est pas changer de personne ou faire un casting.
07:26 C'est quelle est la volonté politique derrière ?
07:28 Quelle est la mobilisation de l'appareil d'État ?
07:29 Quelles instructions sont données aux enseignants ?
07:31 Il n'y a pas volonté de rétablir l'autorité des maîtres et des professeurs.
07:35 Il n'y a pas volonté d'avoir un vrai programme qui permette aux enfants d'apprendre à lire,
07:39 compter, tout simplement.
07:40 Il n'y a pas de volonté de rétablir le niveau.
07:42 Il y a une volonté de donner des diplômes à tout le monde.
07:45 Et après, vous avez ces enfants qui sont veutés dans le monde professionnel
07:48 sans compétences particulières.
07:50 Gabriel Attal a pris la parole cet été pour dire qu'il voulait rétablir l'autorité
07:53 dans les salles de classe.
07:54 Monsieur Blanquer, il y a six ans aussi, et depuis six ans, ce n'est pas de vague, en fait.
07:57 Et la réalité sur le terrain, c'est que nos enseignants n'ont pas les moyens
08:01 de faire correctement leur travail malgré une très bonne formation
08:03 et souvent une volonté de bien faire.
08:04 Parce que pareil, on entend que ce sont la faute des enseignants.
08:06 Non, une fois encore, c'est à l'appareil d'État, c'est aux responsables politiques
08:10 de donner la ligne, d'avoir la volonté d'éduquer nos enfants correctement.
08:15 Et malheureusement, les Français voient bien au quotidien que ce n'est pas le cas.
08:18 Ils voient des enfants avec parcours sup qui arrivent après dans l'éducation supérieure
08:22 et qui n'ont pas malheureusement souvent les compétences pour ensuite réussir
08:26 et réussir dans le monde professionnel.
08:29 Priorité à la lutte contre le harcèlement également,
08:32 a dit le ministre de l'Éducation nationale.
08:35 Est-ce qu'on ne passe pas à côté de la priorité des priorités,
08:38 qui est d'apprendre à lire, écrire, compter à l'école ?
08:41 Oui, bien sûr, mais ça peut être là en l'occurrence,
08:43 deux combats qui sont menés de front.
08:45 Le harcèlement, évidemment, empêche les élèves d'étudier correctement.
08:50 Le Rassemblement national, Kevin Mauvieux notamment, a fait des propositions.
08:53 Une partie semble reprise par M. Attal.
08:55 Enfin, les Français, une fois plus, on apprend que M. Attal a décidé
08:59 que les harceleurs devraient quitter l'établissement à la place des harcelés.
09:03 Nous étions dans un pays depuis des années où c'était les victimes.
09:06 Bien sûr, mais est-ce qu'il faut attendre des années,
09:09 beaucoup malheureusement de victimes, des enfants qui parfois sont allés
09:12 jusqu'à l'extrémité, se donner la mort, pour apprendre, pour prendre la décision
09:15 que ce sont les harceleurs qui doivent quitter l'établissement scolaire
09:18 et pas les victimes ?
09:19 Donc, c'est symbolique malheureusement de l'état de lâcheté
09:22 de responsables politiques françaises qui mettent des années à prendre des mesures
09:25 que n'importe quel père ou mère de famille aurait pris dans la journée.
09:28 Jean-Philippe Tanguy, je voulais vous entendre également
09:31 sur l'un des textes les plus attendus.
09:34 Il devait être présenté en juillet.
09:36 Finalement, ça devrait être à l'automne, le texte sur l'immigration.
09:39 Comment est-ce que vous l'appréhendez au Rassemblement national ?
09:42 Qu'est-ce que vous en attendez ?
09:44 Il n'a, notre don, sincèrement, vraiment plus rien ou pas grand-chose.
09:47 Alors, s'il y a quelques bonnes mesures dedans, peut-être qu'on pourra
09:50 en voter ponctuellement, mais la philosophie générale du texte...
09:53 Vous pourriez voter quelle mesure ?
09:54 Par exemple, si on nous propose de faciliter l'expulsion des clandestins
09:58 et des personnes qui doivent quitter notre territoire, on va les voter.
10:00 On n'est pas pour la politique du pire, mais ce sera, si vous voulez,
10:02 un espèce de détail pour faire croire aux Français que M.
10:05 Darmanin prend en charge l'immigration. Ce n'est pas le cas.
10:09 Jamais il n'y a aussi eu non seulement d'immigration clandestine dans notre pays,
10:12 mais aussi de titres de séjour volontairement donnés à des immigrés
10:16 qui n'ont rien à faire dans notre pays.
10:18 L'immigration familiale, la fausse immigration professionnelle.
10:22 Je rappelle qu'il y a plus de 20% de chômage chez les immigrés,
10:25 donc il n'y a absolument pas besoin de faire venir du monde.
10:27 Formons déjà ceux qui sont là légalement, expulsons ceux qui n'ont rien à faire ici.
10:31 Et si vous voulez, ça répond un peu à votre question sur M.
10:33 Darmanin, sur le rétablissement de l'ordre.
10:34 En fait, M. Darmanin parle très fort dans les médias, s'agit,
10:37 fait des grosses campagnes de communication pour son bien personnel
10:40 et pour ses ambitions politiques qui n'intéressent personne d'autre que lui
10:43 et ne propose rien de concret aux Français.
10:45 Et à la fin, cette loi, ce sera une fois plus une façon de régulariser
10:48 des clandestins et de faire rentrer toujours plus d'immigrés en France
10:51 qui n'ont pas leur place dans notre pays.
10:53 Qu'est ce que vous dites à certains patrons de certains secteurs sous tension
10:57 qui disent j'ai besoin de main d'oeuvre, j'en trouve pas.
10:59 Et à ce jour, j'embauche des immigrés qui ont parfois d'ailleurs,
11:03 qui n'ont pas de papiers parfois.
11:05 Oui, mais je leur dis qu'il faut notamment que l'État, d'une part,
11:07 doit former des personnes qui peuvent trouver des Français,
11:10 je le disais, sur mon territoire, ou des immigrés qui ont des papiers,
11:13 la restauration, le BTP, l'hôtellerie fonctionne avec des gens
11:16 qui sont depuis longtemps dans notre pays ou des gens qui sont en situation régulière.
11:20 Et il faut augmenter les salaires.
11:22 Moi, vous savez, j'ai eu beaucoup d'enquêtes d'une certaine presse de gauche
11:24 qui fait la leçon toute la sainte journée au Rassemblement national
11:27 pour nous expliquer que les salaires étaient très bons dans l'hôtellerie et la restauration.
11:31 Et en fait, on découvrait que pour des journées qui commençaient à 6 heures,
11:33 qui finissaient à 23 heures, les personnes étaient payées 1300, 1500 euros.
11:38 Donc, excusez moi, pour vivre à Paris, pour aller en banlieue,
11:42 prendre le RER à 5 heures du matin et revenir le soir,
11:44 si on a le dernier RER ou le dernier métro, le dernier bus, 1500 euros.
11:48 Ce n'est pas un salaire mirobolant.
11:49 Donc, il faut aussi mettre la vérité sur la table.
11:51 - Où est-ce que vous allez chercher l'argent pour augmenter les salaires ?
11:55 - Nous, on a fait la proposition de pouvoir augmenter de 10% les salaires
11:58 sans charge sur cette augmentation des salaires.
12:01 D'une manière générale, en France, vous savez, là, on a le débat sur les impôts de production.
12:05 Nous avons un poids grandissant des charges sur les salaires
12:10 qui égratignent le pouvoir d'achat des Français
12:13 sans que les services publics et les prestations sociales en face soient au niveau.
12:17 Donc, on va parler d'ailleurs dans cette rentrée des économies structurelles
12:19 qu'il faut faire.
12:20 Le gouvernement n'est pas capable depuis six ans, monsieur Macron,
12:23 de faire les économies structurelles et qui permettent de rendre de l'argent aux Français,
12:27 de rendre du pouvoir d'achat à ceux qui travaillent et de faciliter les entreprises.
12:31 Mais faire croire aux Français qu'en faisant venir des immigrés,
12:34 qu'on va solutionner l'économie française, ça fait 50 ans qu'on entend ça.
12:38 Il y a toujours besoin de personnel, visiblement.
12:40 Une fois de plus, je rappelle qu'il y a 20% de chômage dans les immigrés.
12:43 Donc, si il suffisait de faire venir des étrangers dans notre pays
12:47 pour occuper ces postes, ce serait le cas.
12:48 Ce n'est pas le cas. Donc, tout ça, c'est du baratin pour faire croire aux Français
12:51 que le gouvernement maîtrise quelque chose.
12:54 Il ne maîtrise rien.
12:55 C'est sûr que si vous légalisez les clandestins, vous réglez le problème de la clandestinité.
12:59 Pour le Rassemblement national, la priorité des priorités en cette rentrée, c'est quoi ?
13:05 Ce sont les mesures post-émeute, la sécurité ou le pouvoir d'achat dont parlent tous les Français ?
13:10 Mais toutes ces mesures ne sont pas contradictoires.
13:12 Vous avez un gouvernement, vous avez un ministre qui doit rétablir la sécurité,
13:15 un ministre qui s'occupe de nos enfants et de l'éducation,
13:17 un ministre qui s'occupe des comptes publics.
13:18 Donc, quand vous avez une vraie équipe,
13:20 et c'est évidemment ce que constituera Marine Le Pen au pouvoir,
13:24 vous pouvez mener tous ces combats de front.
13:26 Je ne vois pas pourquoi il faudrait les choisir.
13:27 Ce qui est sûr, c'est que M. Le Maire, sur l'inflation et le pouvoir d'achat,
13:31 avait annoncé en mai, en mars, pardon, en mai, en juin,
13:35 qu'il allait serrer les boulons avec les multinationales, notamment de l'alimentaire.
13:39 Il ne se passe rien.
13:41 Les prix continuent d'augmenter.
13:42 Les salaires ne suivent pas.
13:44 Une fois de plus, on en revient à nos discussions de départ.
13:46 Il n'y a pas de volonté politique de briser les cartels, de briser les abus.
13:51 Donc, pourquoi est-ce qu'il se gênerait ?
13:52 Et pourquoi est-ce qu'il ne plumerait pas les Français ?
13:54 Puisque vous avez M. Le Maire qui parle et qui n'agit pas.
13:56 Mais qu'est-ce que vous dites aux Français qui ont des problèmes de pouvoir d'achat ?
13:58 Vous leur dites "on va augmenter les aides sociales" ou "on va baisser les taxes" ?
14:02 Non, mais moi, je vous l'ai dit déjà.
14:03 On va vous verser plus d'argent, plus d'aides.
14:06 Ce qu'il faut déjà, c'est que le travail paie en France.
14:07 C'est le problème structurel, puisque si vous créez de la richesse,
14:10 que vous redistribuez justement cette richesse,
14:12 vous pouvez réalimenter aussi les comptes sociaux, les comptes publics.
14:15 Tant qu'on sera dans la pénurie permanente et la gestion du déclin de la France,
14:19 comment voulez-vous rendre durablement du pouvoir d'achat aux gens ?
14:22 Il y a aussi des baisses de taxes.
14:23 Je rappelle que le Rassemblement national est le seul parti, y compris contre la NUPES,
14:27 à proposer la baisse de la TVA de 20 à 5,5 sur les énergies.
14:31 Tout l'été, le carburant a encore explosé.
14:33 Et comme par hasard, pendant les vacances,
14:35 les Français ont payé considérablement plus cher leur carburant
14:38 dans l'indifférence du gouvernement.
14:39 On propose de supprimer la TVA sur les produits de première nécessité,
14:44 sur l'hygiène, sur l'alimentation.
14:46 Jamais. On a une crise historique de la consommation alimentaire,
14:50 mais aussi une crise historique de la consommation des produits d'hygiène.
14:52 Donc, les familles sont obligées de sacrifier le bien-être de leurs enfants et d'eux-mêmes
14:58 avec cette crise du pouvoir d'achat.
14:59 Donc, il y a des mesures structurelles à prendre.
15:01 Ça fait pour la TVA 18 mois, voire deux ans, que Marine Le Pen les propose.
15:05 On n'a jamais réussi, malheureusement, à convaincre le gouvernement,
15:09 car eux, tous qui sont obsédés par les revenus de la fiscalité indirecte.
15:13 Jean-Philippe Tanguy, je voulais vous entendre également sur le comportement
15:15 d'Europe Écologie Les Verts, qui ne veut pas annuler l'invitation du rappeur
15:18 Médine à son université d'été au Havre.
15:22 Médine accusé d'antisémitisme, il s'en défend ce matin.
15:26 Il dit que l'antisémitisme est un poison qu'il combat depuis longtemps.
15:30 C'est sa défense.
15:32 Qu'est-ce que ça dit des écologistes, selon vous ?
15:34 Ça dit que les écologistes et la nuppesse, de manière générale,
15:37 est dans une dérive totale avec les réseaux islamistes.
15:41 L'islamisme est une hydre qui a plein de têtes différentes.
15:44 Et vous avez M.
15:45 Médine qui fait partie de cette hydre, avec une stratégie de taquilla,
15:48 de dissimulation de mensonges qui est toujours la même, c'est-à-dire dire
15:51 à ceux qui comprennent ce qu'ils veulent dire des messages épouvantables,
15:54 antisémites, homophobes, contre la France, et ensuite faire semblant
15:58 de s'excuser, dire "ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, on m'a mal compris,
16:00 c'est un complot d'extrême droite, etc."
16:03 Et donc, c'est une stratégie bien huilée.
16:05 Vous ne croyez pas une seconde au regret du rappeur Médine ?
16:07 Je ne crois pas une seconde aux excuses de ce monsieur,
16:12 qui par ailleurs se commet régulièrement en appel à la violence,
16:15 notamment contre des élus du Rassemblement national,
16:16 puisqu'on est les seuls à avoir le courage de le combattre,
16:19 lui et ses amis islamistes.
16:21 Et donc moi, je le combattrai et nous combattrons ce monsieur jusqu'au bout.
16:25 Et toutes les têtes de l'hydre islamiste, et malheureusement,
16:28 la gauche, qui historiquement était, il faut le dire, dans un combat
16:32 pour la laïcité, est devenue complètement gangrénée par cette soumission
16:36 à l'islamisme et aux pires dérives communautaristes.
16:40 Donc c'est quand même un peu triste pour la France.
16:42 Ça m'inquiète, puisque c'est quand même une force politique importante
16:46 et qui compte, mais malheureusement, je pense que les écologistes
16:49 et la NUPES, parce qu'ils font pareil, pardon, les Insoumis,
16:54 les Insoumis aussi invitent Médine.
16:57 Et je pense qu'on est dans une dérive totale, durable,
17:00 et que la NUPES est totalement perdue pour la cause républicaine.
17:03 Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme,
17:05 député de la Méditerranée.
17:07 Merci beaucoup d'être venu ce matin sur le plateau de la matinale de CNews.
17:10 Il est 8h30, la matinale qui continue tout de suite.
17:14 [Musique]
17:17 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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