00:00 la maladie continue à être là et le virus continue à circuler, à changer, à évoluer,
00:04 mais justement on le surveille parce que justement on essaye de détecter le plus tôt possible
00:09 quand on aura un virus qui pourra mettre en défi les vaccins qui existent.
00:15 Parce qu'actuellement on a des moyens de contrôler la maladie,
00:18 enfin au moins de réduire la fréquence des cas graves de cette maladie,
00:23 grâce aux vaccins, aux traitements, etc.
00:25 Mais certains traitements sont aussi très spécifiques et liés au virus,
00:29 de même que le vaccin, donc c'est pour ça qu'on surveille l'évolution du virus
00:33 pour pouvoir adapter très vite les outils qu'on a pour le combattre
00:38 dès qu'on voit qu'il y a un changement pertinent.
00:41 - Oui mais Mme Briand, ceux qui nous regardent se disent
00:43 "Bon, s'il s'agit de remettre le masque de temps en temps dans les transports
00:46 ou quand je prends les transports, pourquoi pas ?
00:49 Maintenant, s'il s'agit tous de repasser à la seringue,
00:53 peut-être que là il y aura plus de réticence, quoi."
00:56 - Oui, non, je pense que ce n'est pas du tout le scénario envisagé
01:00 parce que même maintenant, on recommande le vaccin en priorité
01:04 pour les personnes à risque, donc c'est les personnes âgées,
01:07 les personnes qui ont des maladies qui peuvent réduire leur immunité,
01:12 des gens qui sont en traitement pour un cancer, etc.
01:15 Donc de toute façon, ça ne sera pas une vaccination généralisée,
01:18 ça sera une vaccination ciblée sur des groupes très à risque
01:21 pour leur éviter d'avoir une maladie grave.
01:24 Et sinon le reste, c'est des préoccupations normales.
01:28 - D'accord, mais il y a peu de chance,
01:32 le risque qu'on ait de nouveau une espèce de variant qui se transforme,
01:38 qui revienne très costaud, on n'est pas menacé pour le moment ?
01:42 - Ça c'est imprévisible, c'est sûr, mais si on regarde la tendance
01:46 que l'on a vue dans les derniers mois, voire la dernière année,
01:52 on voit bien que le virus tend à évoluer vers des formes plus transmissibles,
01:56 mais moins virulentes, en particulier parce que déjà,
02:01 l'immunité de la population est élevée,
02:04 donc les gens qui sont jeunes et en bonne santé,
02:08 ont peu de risque de faire une maladie grave.
02:10 - Caroline Diodonné ?
02:11 - Madame Brillant, qu'est-ce qu'on peut dire justement de ce variant BA.2.86
02:17 qui est surveillé désormais par l'Organisation mondiale de la santé ?
02:21 On a cru comprendre qu'il avait un très grand nombre de mutations, c'est ça ?
02:25 - Oui c'est ça, c'est un variant d'omicron,
02:28 donc on reste dans la famille omicron,
02:31 mais effectivement il a été détecté dans trois pays
02:36 qui ont fait justement une analyse du génome
02:38 et qui ont vu qu'il y avait beaucoup de nouvelles mutations.
02:41 Mais on ne sait pas encore du tout ce que ça veut dire en fait,
02:44 parce que encore une fois ce virus continue d'évoluer
02:47 et ça ne veut pas dire du tout qu'il va être plus grave ou plus méchant
02:52 que les cousins qu'il avait avant et qui circulaient.
02:56 Donc c'est pour ça que c'est très important,
02:57 on ne peut pas seulement se fier à ce qu'on trouve dans les laboratoires,
03:01 il faut toujours comparer ça avec la réalité épidémiologique
03:05 et puis aussi voir l'impact que ça pourra avoir
03:08 sur les hospitalisations et les traitements.
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