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  • il y a 3 ans
À l'appel de plusieurs collectifs, dont les "Soulèvements de la Terre", un nouveau cortège anti-bassines appelé "le convoi de l'eau" s'est élancé des Deux-Sèvres pour rallier Paris les 26 et 27 août prochains.

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Transcription
00:00 Quand j'écoute ces arguments, on aurait tendance à penser que tous les agriculteurs sont des irrigants.
00:04 Or, aujourd'hui, seuls 6% des agriculteurs ont accès à l'irrigation.
00:08 Et donc, parler de souveraineté alimentaire, de sécurité alimentaire autour de la problématique de l'eau
00:17 est juste méprisant, dégradant, insultant pour les 94% d'agriculteurs qui produisent,
00:22 qui sont des agriculteurs et qui y arrivent sans avoir recours à l'eau.
00:26 Et l'autre biais sur cette entrée-là, c'est que ces méga-bassines n'élargissent pas le champ de possibilité d'irriguer
00:35 pour des nouveaux entrants, des nouveaux agriculteurs qui pourraient devenir des irrigants.
00:38 Il consiste juste à sanctuariser des autorisations de prélèvement d'eau pour les agriculteurs qui sont historiquement des irrigants.
00:47 Ensuite, sur le fonctionnement des méga-bassines.
00:50 Dire que les nappes phrathiques sont pleines au moment du remplissage, c'est absolument faux.
00:54 Elles sont à un niveau de remplissage où on donne des autorisations de pompage pour remplir les méga-bassines,
01:01 mais elles ne sont pas pleines. C'est absolument faux.
01:04 Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on a gagné tous les recours en justice.
01:07 C'est que la démonstration a été faite qu'à la sortie du remplissage des bassines,
01:11 justement, les nappes phrathiques à la sortie de l'hiver, à l'entrée du printemps, sont impactées par le remplissage des bassines.
01:17 L'eau qui part à la mer, qui est un autre biais, se posait la question de pourquoi autant d'eau part à la mer.
01:23 Et c'est précisément cette agriculture qui, depuis 5 ou 6 décennies, a effacé les méandres des cours d'eau,
01:29 arraché les haies, approfondi les cours d'eau, a retourné les prairies humides, les a drainées,
01:34 qui étaient des zones qui permettaient de ralentir, retenir l'eau sur les bassins versants
01:40 pour que l'eau ait le temps de s'infiltrer et de recharger en profondeur ses nappes.
01:44 Et bien c'est cette agriculture-là qui aujourd'hui hurle en disant "regardez toute cette eau qui part à la mer,
01:50 on pourrait la mettre dans les bassines". Mais le sujet, parce que le seul vrai stockage qui vaille,
01:55 c'est le stockage en nappes souterraines. Et donc le vrai sujet, c'est de reconstruire ces éléments de territoire,
02:01 donc les méandres des cours d'eau, les prairies humides, qui peuvent accueillir de l'eau, la retenir et la ralentir
02:08 pour qu'elle s'infiltre dans les nappes et pour que ce rechargement des nappes souterraines soit maximal.
02:14 Et quand on aura fait ça, il y aura la possibilité de satisfaire tous les usages de l'eau.
Commentaires
1
Laurent DENISEL'eau qui nous manque l'été est toujours passée par chez nous l'hiver, il en est même passé 10 fois plus ! avec des calculs bidons en laboratoire on obtient des résultats complètement bidons sur le terrain : les GES ont été évalués en laboratoire à volume égal si on tient compte de la concentration dans l’atmosphère et de la chaleur latente on trouve que l'eau à 300 fois plus d'effet de serre que le CO2 ... donc on vide les océans et on rase les forêts ou on prend l'effet de serre dans le bon sens en remettant les pieds sur Terre ? il ne faut PLUS mélanger énergie climat et pollution ! les accords de Paris n'ont dangereusement pas pris en compte le principal Gaz à Effet de Serre qui est la vapeur d'eau (60% des effets source GIEC, contre 26% pour le CO2). L'eau de l’atmosphère régule les températures des continents depuis des millions d'années mais cette hypothèse a été écartée dès le début en pensant que les activités humaines n'avaient pas d'impact sur l'eau , or il est maintenant prouvé que la disparition de la couverture végétale des continents (déforestation) coupe le cycle de l'eau et provoque les phénomènes climatiques actuels : inondations, sécheresses, canicules et feux ! Depuis plus de 30 ans les climatologues disent bien, qu’avec le dérèglement climatique, il n’y aura pas moins d’eau mais une dégradation de la répartition annuelle des pluies : inondations l’hiver et sécheresse l’été, exactement le scénario qui s’installe durablement en France et partout dans le monde. Une pluie même forte n’est pas un raz de marée mais elle le devient automatiquement quand on ne régule pas les ruissellements en amont des bassins versants. Le bon sens aurait voulu qu’on anticipe en construisant des retenues en amont des villes pour maintenir un débit acceptable et plus régulier en aval tout au long de l’année, mais depuis quelques années l’administration ordonne la destruction des ouvrages sur les rivières au nom de la continuité écologique, ce qui a amplifié massivement un phénomène parfaitement prévisible : quand l’eau s’écoule plus vite elle s’écoule moins longtemps ! ce qui est vendu comme des bilans carbone est une vaste fumisterie ! #pasdeclimatsanseau
il y a 1 an

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