00:00 Après 48 heures de garde à vue, la mise en examen des trois policiers est actée.
00:04 Tous ressortent libres mais sous contrôle judiciaire et avec quelques restrictions.
00:08 Il n'y a pas de contrainte particulière si ce n'est de ne pouvoir participer à des événements
00:12 tels que les émeutes, les violences urbaines ou encore les événements publics.
00:16 Des interdictions que condamne le syndicat alliant ce présent au tribunal.
00:20 Je n'ai pas de problème avec la mise en examen, pas du tout.
00:24 On a un problème avec les mesures de privation de liberté de nos collègues
00:28 qui sont encore une fois garants de la République.
00:32 De son côté, l'avocat de la famille de Mohamed Bendris évoque de possibles poursuites
00:36 vers la cour d'assises ou la cour criminelle.
00:38 Et rappelle que pour la famille de la victime, la place des policiers du RAID n'est pas dans la rue.
00:43 Il y a une autre responsabilité à part la responsabilité pénale individuelle de ces policiers.
00:49 Placer des policiers du RAID dans la rue en pleine violence urbaine
00:54 nous semble et semble à Madame Zerouki regrettable.
00:58 Et peut-être que cela a contribué au décès de Mohamed Bendris
01:01 parce que c'est une police d'élite qui n'est pas formée au maintien de l'ordre
01:06 et qui n'aurait jamais dû être envoyée dans les rues de Marseille.
01:09 La compagne de la victime, elle, s'est dite, je cite,
01:11 "soulagée d'apprendre l'identification des auteurs"
01:14 mais sollicite la requalification immédiate des faits en homicide volontaire
01:18 compte tenu du double tir dont son mari Mohamed Bendris a été victime.
01:22 Toujours présumé innocent, les trois policiers du RAID sont mis en examen pour violence avec arme,
01:27 ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
01:30 [Musique]
01:33 [SILENCE]
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