00:00 Quand l'Etat autorise des prélèvements bien supérieurs à ce que peut fournir cette nappe phréatique,
00:06 on voit le toit de la nappe qui descend et on voit les sources se tarir,
00:10 on voit donc les ruisseaux qui s'assèchent et la rivière qui n'est plus alimentée.
00:15 [Musique]
00:33 Qu'est-ce que c'est que cette pancarte Jean-Jacques Guillet ?
00:35 Alors cette pancarte est une pancarte qui était ici sur cette rivière,
00:39 je pense que ça a dû se passer dans les années 80.
00:42 C'était une rivière de première catégorie et c'était la réserve,
00:45 c'est-à-dire qu'on n'avait pas le droit de pêcher.
00:47 Et ça signifie, première catégorie, qu'on a une eau de qualité toute l'année,
00:51 on a une eau fraîche, on a du poisson et des migrations,
00:55 on a par exemple de la truite fariaud qui se reproduit d'elle-même ici,
01:00 on n'a pas besoin d'en lâcher.
01:01 Et là, il n'y a plus d'eau du tout ?
01:03 Là, c'est une évidence, il n'y a plus d'eau du tout.
01:06 Mais le problème, c'est que depuis des années,
01:09 c'est toujours un peu plus longtemps, de plus en plus tôt en saison.
01:13 Quand l'État autorise des prélèvements bien supérieurs à ce que peut fournir cette nappe phréatique,
01:28 on voit le toit de la nappe qui descend et on voit les sources se tarir,
01:32 on voit donc les ruisseaux qui s'assèchent et la rivière qui n'est plus alimentée.
01:37 L'État ayant autorisé des prélèvements supérieurs à ce que peut fournir le milieu,
01:42 pour arriver à se couvrir,
01:44 il a mis des seuils d'alerte qui sont largement placés trop bas.
01:49 C'est tromper les gens.
01:52 [Musique]
01:55 Il y a de l'eau, David Paya ?
02:20 Oui, certes, il n'y a pas 2 mètres d'eau,
02:23 mais le Mignon, ici, à proximité du village de Malais,
02:27 court et c'est assez exceptionnel.
02:31 Ici, dans cette zone, il n'y a plus aucun prélèvement d'eau en forage d'été,
02:35 puisque l'eau pour irrigation est stockée dans une réserve de substitution.
02:39 Là, on observe que l'état de la rivière est tout à fait correct à cet endroit-là.
02:44 Et on espère que c'est grâce à la réserve ?
02:46 On espère, oui, effectivement, on va continuer à mener des observations dans les prochaines années.
02:51 C'est souhaitable que les prochaines réserves qui vont être construites
02:55 aient, on espère, le même effet que sur cette zone-là.
02:59 [Musique]
03:02 [Musique]
03:05 Tout a été fait depuis un demi-siècle pour évacuer l'eau
03:23 le plus vite possible du 1er janvier au 31 décembre.
03:26 On a défoncé avec de l'argent public et des pelleteuses,
03:29 on a enlevé de 60 à 80 cm de pierre et d'argile
03:35 au fond de la rivière, sur le lit initial de la rivière,
03:39 de façon à pouvoir drainer de chaque côté.
03:42 [Musique]
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03:57 [Musique]
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