00:00Sous les pas d'olivier, un crissement sec comme du papier que l'on froisse.
00:06Le son caractéristique de ces feuilles de maïs desséchées, brunies sur les bords, signe d'un manque d'eau.
00:13Depuis quelques jours, ce céréalier doit couper l'irrigation entre 13h et 20h,
00:18une obligation imposée par arrêté préfectoral pour préserver les ressources en eau.
00:23Sa récolte en subit déjà les premières conséquences.
00:27Il suffit de regarder ces deux épis de maïs, un épis de maïs où l'arrosage, l'irrigation n'a pas été suffisante,
00:35et ça, un épis où nous avons approvisionné la plante.
00:39A quelques kilomètres, Stéphane, maraîcher, doit lui aussi composer avec les restrictions.
00:45Ces tomates ont besoin d'eau toutes les deux heures en cas de forte chaleur, sans quoi elles pourrissent.
00:51C'est ce que l'on appelle le cul noir, c'est une nécrose, c'est une pourriture.
00:55Voilà. Alors sur la tomate, c'est principalement à peu près 20% de perte.
00:59Soit 37 000 euros de chiffre d'affaires en moins.
01:03Alors, pour éviter que le peu d'eau qu'il utilise ne s'évapore, Stéphane a investi dans un système particulier.
01:09C'est une bâche biodégradable en amidon de maïs, vous voyez, c'est de l'amidon de maïs.
01:12Au bout de six mois, il y en a un peu, elle va se désintégrer intégralement.
01:16Et effectivement, d'avoir une bâche va faire qu'il n'y a pas d'évaporation,
01:19et on garde vraiment un contexte humide tout le temps.
01:22Dans le Loiret, les pertes de rendement agricole liées à la sécheresse
01:26atteindront en moyenne les 30% par exploitation d'ici la fin de l'été.
01:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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