00:00 j'ai décidé d'annuler le feu d'artifice à Neuilly-sur-Marne.
00:02 En plus, c'était une journée qui était dédiée à la citoyenneté,
00:04 avec une partie top citoyens, avec la police municipale,
00:08 les pompiers, l'armée qui étaient présentes.
00:10 Et la partie festive, je l'ai annulée parce qu'il faut se dire les choses.
00:13 On est aujourd'hui dans nos quartiers, dans nos villes,
00:15 qui ont été les victimes de ces violences urbaines,
00:19 assis sur un baril de poudre.
00:21 On a un climat qui est très tendu en ville.
00:23 On a une peur qui s'est installée sur la population,
00:26 qui respecte les lois et qui a peur de venir en famille,
00:29 dans différentes manifestations.
00:31 Chez moi, on a sept véhicules de la police municipale
00:33 qui ont été totalement calcinés.
00:35 Et on voit les images.
00:36 Les images, et aujourd'hui les carcasses étaient en train d'être retirées,
00:39 donc notre police municipale est beaucoup moins mobile.
00:41 On a les forces de la police nationale qui sont sur les rotules.
00:44 Ils sont mobilisés jour et nuit, nuit et jour,
00:46 en permanence sous astreinte, et surtout, Maxime Soutek.
00:49 Une question, à votre avis, où sont passés les émeutiers ?
00:52 Ceux qui étaient à l'origine de ces violences.
00:54 Vous voulez dire qu'ils sont toujours là ?
00:55 Ils sont toujours là, ils sont rentrés chez eux,
00:57 ils étaient dans la rue, ils sont montés dans leurs habitations.
01:00 Mais pardon, il n'y a pas eu d'interpellation en masse ?
01:02 Il y en a eu, et je vais vous donner un exemple très simple.
01:04 À Neuilly-sur-Marne, le commissariat a été attaqué
01:06 à coups de cocktail Molotov par des jeunes à 4h30 du matin.
01:11 Un jeune de 13 ans était parmi ces personnes-là.
01:15 Il a été interpellé par les policiers,
01:18 il est passé au tribunal et il a été libéré.
01:21 Quel message on envoie à ces personnes-là ?
01:23 Elles ressortent toutes puissantes, avec un sentiment de toute puissance.
01:27 Et moi, ce qui m'inquiète, c'est que ces personnes-là sont toujours présentes,
01:31 elles peuvent revenir à tout moment,
01:33 et je n'ai pas les moyens d'assurer la sécurisation de la population.
01:36 En responsabilité, compte tenu de nos forces affaiblies,
01:39 j'ai décidé d'annuler ces festivités.
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