00:00 Je pense que c'est un moyen vraiment simple de nous aider
00:04 dans des combats qui sont tellement durs.
00:06 Je trouve ça goûte tellement dur.
00:07 Moi, je suis Clara Gery.
00:11 J'ai actuellement 20 ans et je fais des études de droit à la Sorbonne
00:14 en deuxième année.
00:15 Et là, j'entends troisième année.
00:17 Est-ce que vous êtes prêts ?
00:18 C'est un peu long.
00:19 À l'âge de 15-16 ans, j'ai commencé à avoir une énorme douleur
00:22 quand je servais au tennis et ça me coupait le souffle.
00:25 Dès que je servais, ça me faisait très mal.
00:27 Au fur et à mesure, c'était plus que le service,
00:29 c'était le coup droit, le revers.
00:30 J'ai eu des kinés par santé, des ostéopathes.
00:33 Puis à un moment, ça m'a empêchée de dormir et on a décidé de faire une IRM
00:37 en disant que ça ne peut être rien de spécial, mais juste pour être sûre.
00:40 Ce jour-là, c'était très dur, mais j'étais tout seule.
00:44 Et il me dit "oui, il y a une boule, en fait,
00:46 une très grosse boule au niveau de ton dos".
00:48 Mais je n'avais juste aucune idée de ce qui m'attendait.
00:50 Ça faisait déjà pratiquement deux ans que je cherchais.
00:52 J'ai fait deux opérations, parce que je souffrais beaucoup.
00:55 Et on m'a dit à la dixième opération,
00:57 le médecin n'osait pas me dire ce que c'était.
00:59 Et donc, du coup, ils m'ont dit "oui,
01:02 voilà, tu vas commencer une chimothérapie".
01:04 Mais à aucun moment, on n'a prononcé le mot "cancer",
01:06 tellement on ne savait pas du tout ce que c'était.
01:08 Et donc, du coup, je suis rentrée à l'Institut Curie.
01:11 Pour moi, je n'avais pas de cancer.
01:12 C'était inimaginable.
01:14 J'étais vraiment dans un béni complet.
01:15 Ils ont fini par me dire que j'avais un ostéosarcome au grade.
01:18 Là, j'avais...
01:20 C'était en 2020.
01:21 Je n'ai pas pu passer mon bac, mais bon,
01:23 Covid fait qu'au final, ce n'était pas si grave que ça.
01:25 A commencé des séances de chimio assez intenses.
01:28 J'étais totalement hors sol.
01:30 Enfin, c'était...
01:31 Je n'y avais plus.
01:33 Je n'étais plus consciente.
01:35 Ce n'était plus mon corps, en fait.
01:37 Je pense, juillet, on m'a dit que la chimiothérapie ne fonctionnait pas.
01:40 Donc, du coup, j'ai commencé à avoir vraiment très, très peur.
01:43 Je me suis dit "là, j'ai des taux de données.
01:45 Si la chimiothérapie ne marche pas,
01:47 je vais quand même faire des opérations.
01:48 Je ne sais pas ce que faire de plus".
01:49 Et là, je me suis rendue compte que ça pouvait être
01:51 bien plus grave que ce que je pensais.
01:54 On a tenté le tout pour le tout en faisant une opération
01:56 où on m'a enlevé les trois vertèbres
01:58 qui étaient touchés par l'osteosarcome,
02:00 qui avait continué à grossir, évidemment.
02:02 On m'a informé plusieurs fois qu'il y avait des grandes chances
02:04 que je ne remarche plus après.
02:05 Je suis entrée dans la salle d'opération et je me suis mise à pleurer
02:07 parce que je me suis dit "je ne suis peut-être plus jamais contre mes jambes".
02:10 Et l'opération a, par quel miracle, réussi.
02:14 Donc, j'ai actuellement plus de trois vertèbres.
02:18 On s'est dit "il faut quand même continuer la chimiothérapie pour être sûre".
02:20 D'abord, éliminer toutes les cellules cancéreuses.
02:22 Je n'ai recommencé même pas deux semaines après l'opération.
02:26 Je ne pouvais quasiment plus marcher, j'avais tellement mal au dos.
02:29 Même le dire actuellement que je suis guérie, c'est toujours compliqué
02:32 parce que j'ai eu beaucoup, beaucoup de complications après.
02:34 J'ai eu des infections pulmonaires, j'ai eu Covid.
02:38 J'ai eu une mélingite.
02:40 En fait, j'ai toujours été très, très faible.
02:41 Après, la chimiothérapie, ça m'a totalement détruite.
02:44 Après, j'ai fait beaucoup, beaucoup de traitements antibiotiques
02:46 parce que j'ai eu beaucoup d'infections et je suis encore sous traitement.
02:49 J'avais 15 ans et j'ai actuellement 20 ans.
02:52 Le combat est derrière moi, c'est sûr.
02:55 C'est un défi de vie, c'est très compliqué, mais qui m'a
02:57 beaucoup affectée dans ma construction personnelle, je pense.
03:00 Dans ces âges-là où on ne sait pas trop qui on est
03:03 et on est atteint par ce genre de maladie,
03:05 je ne savais plus me définir autre que par la maladie.
03:07 Se tourner vers ça, ça a été la faire association.
03:10 Ça a été un moyen aussi un peu thérapeutique pour nous, peut-être.
03:13 Avant ma maladie, on n'était pas spectateur,
03:17 mais on me donnait et on participait à la course.
03:19 Maintenant, ça a été surtout mon père, il faut que je l'avoue,
03:23 mon père est très, très, très dedans.
03:25 On récolte beaucoup sur les marchés en regardant des événements caritatifs,
03:30 juste comme ça.
03:30 Ça prend beaucoup d'énergie, mais je pense que c'est tellement bénéfique
03:33 qu'on en sort, grandit.
03:35 Les enfants, même adolescents, ne devraient pas souffrir.
03:38 Pas nous, quoi.
03:40 Je pense que c'est un moyen vraiment simple
03:43 de nous aider dans des combats qui sont tellement durs.
03:47 Je vous avoue, tellement durs.
03:48 C'est juste de créer un compte, de donner, de collecter 200 euros.
03:53 C'est pas la maladie, on va la vaincre, mais c'est que grâce à nos efforts,
03:57 vos dons qu'on peut réussir à la vaincre.
04:00 Donc voilà, 100% des dons sont renversés à la recherche.
04:04 On a sélectionné cette année 9 programmes de recherche spécifiques
04:08 dans le cadre de Fight Kids Cancer et qui sont des programmes spécifiques
04:12 pour des maladies particulières.
04:14 Si vous nous aidez, la course aura lieu le 24 septembre
04:18 à Saint-Cloud, au Parc de Saint-Cloud.
04:20 Vous pouvez vous inscrire sur enfantssaintcancer.com
04:22 ou à travers des groupes d'associations qui sont en lien avec Magny-Chambray-Mau.
04:26 Et vous pouvez participer aussi, soit au Parc de Saint-Cloud,
04:29 soit en connecter où vous voulez.
04:31 Donner, c'est tellement important pour nous, pour les enfants.
04:35 Et je vous remercie pour tout.
04:37 Go, fight, win !
04:38 [Musique]
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