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  • il y a 3 ans
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, était auditionné par la commission des Lois du Sénat ce mercredi au sujet des émeutes survenues depuis le 27 juin et la mort du jeune Nahel, tué par un policier au cours d’un contrôle routier.

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Transcription
00:00 Évidemment devant une violence extrêmement forte et devant une posture d'interpellation exigée par mes soins,
00:07 les services de la police nationale et de gendarmerie ont procédé à 3 505 interpellations,
00:13 dont 1 373 dans la seule zone de la préfecture de police, c'est-à-dire Paris et sa petite couronne,
00:18 dû notamment au fait que nous avons demandé, comme chacun l'a vu, dès le deuxième jour,
00:24 que les brigades d'intervention qui d'habitude sont utilisées en judiciaire,
00:28 je parle du RAID, du GIGN, de la BRI ou des pelotons de la garde républicaine,
00:34 ont été mobilisés dans toutes les villes de France et ont procédé à ces très nombreuses interpellations,
00:39 je crois dans des conditions conformes à la loi et à la déontologie et aux principes de proportionnalité que je leur ai demandé,
00:45 même s'il peut y avoir des moments dramatiques et évidemment on entend ici ou là le fait que cela puisse exister.
00:51 Il n'y a à ma connaissance que 10 saisies de l'IGPN ou de l'IGGN,
00:55 dans des cas particuliers pour lesquels je n'ai que très peu d'informations et pour lesquelles d'ailleurs des enquêtes judiciaires sont ouvertes.
01:02 Je voulais donc remercier les policiers et les gendarmes puisqu'ils ont agi dans des conditions difficiles.
01:07 On les a rappelés de leur congé, on a annulé des formations,
01:10 on a rappelé des missions comme les CRS des plages pour que bien évidemment on puisse répondre à cette problématique.
01:17 On a organisé des continuités de services qui étaient au-delà des horaires.
01:22 Je saurais, Monsieur le Président, en tant que chef d'administration du ministère de l'Intérieur,
01:25 les remercier symboliquement et plus que cela évidemment pour cette mobilisation
01:30 parce que c'est leur mobilisation et leur professionnalisme qui a permis de rassurer les élus,
01:35 limiter les attaques, même si elles ont été extrêmement nombreuses,
01:38 et je veux le dire ici, augmenter un nombre d'interpellations jamais retenues,
01:43 qui a permis une réponse pénale qui je crois est forte,
01:46 même si je n'ai pas tous les chiffres et qu'on sait tous que la réponse pénale met du temps
01:50 après les interpellations et les gardes à vue.
01:53 On continue un travail de police judiciaire, je reviendrai Monsieur le Président de la Commission des lois
01:58 parce que nous avons évidemment à travailler en judiciaire pour pouvoir interpeller dans la journée
02:02 tous ceux qui commettaient des méfaits la nuit et ça a contribué très largement me semble-t-il au calme.
02:06 J'aurai quelques exemples à vous donner et en confiant la police judiciaire,
02:10 je voudrais dire à Monsieur Durin peut-être avec FACESIS, si je me le permet,
02:14 en préfigurant la réforme de la police nationale, nous avons su, je crois, retrouver énormément de monde
02:20 et notamment énormément interpellé de personnes dans la journée
02:24 calment assis une partie des ardeurs des émeutiers et des délinquants
02:28 et nous avons su, me semble-t-il, protéger quelques symboles extrêmement forts
02:34 et nous avons vu transformer finalement ce mouvement qui était des mouvements d'attaque.
02:39 Évidemment c'est un peu caricatural parce qu'il faut regarder territoire par territoire
02:43 des attaques symboles de la République, écoles, commissariats, mairies, brigades de gendarmerie,
02:48 postes de police principales, centres sociaux, en pillage de commerçants
02:52 qui était la deuxième phase, si j'ose dire, de cette série de nuit extrêmement difficile.
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