00:00 Évidemment devant une violence extrêmement forte et devant une posture d'interpellation exigée par mes soins,
00:07 les services de la police nationale et de gendarmerie ont procédé à 3 505 interpellations,
00:13 dont 1 373 dans la seule zone de la préfecture de police, c'est-à-dire Paris et sa petite couronne,
00:18 dû notamment au fait que nous avons demandé, comme chacun l'a vu, dès le deuxième jour,
00:24 que les brigades d'intervention qui d'habitude sont utilisées en judiciaire,
00:28 je parle du RAID, du GIGN, de la BRI ou des pelotons de la garde républicaine,
00:34 ont été mobilisés dans toutes les villes de France et ont procédé à ces très nombreuses interpellations,
00:39 je crois dans des conditions conformes à la loi et à la déontologie et aux principes de proportionnalité que je leur ai demandé,
00:45 même s'il peut y avoir des moments dramatiques et évidemment on entend ici ou là le fait que cela puisse exister.
00:51 Il n'y a à ma connaissance que 10 saisies de l'IGPN ou de l'IGGN,
00:55 dans des cas particuliers pour lesquels je n'ai que très peu d'informations et pour lesquelles d'ailleurs des enquêtes judiciaires sont ouvertes.
01:02 Je voulais donc remercier les policiers et les gendarmes puisqu'ils ont agi dans des conditions difficiles.
01:07 On les a rappelés de leur congé, on a annulé des formations,
01:10 on a rappelé des missions comme les CRS des plages pour que bien évidemment on puisse répondre à cette problématique.
01:17 On a organisé des continuités de services qui étaient au-delà des horaires.
01:22 Je saurais, Monsieur le Président, en tant que chef d'administration du ministère de l'Intérieur,
01:25 les remercier symboliquement et plus que cela évidemment pour cette mobilisation
01:30 parce que c'est leur mobilisation et leur professionnalisme qui a permis de rassurer les élus,
01:35 limiter les attaques, même si elles ont été extrêmement nombreuses,
01:38 et je veux le dire ici, augmenter un nombre d'interpellations jamais retenues,
01:43 qui a permis une réponse pénale qui je crois est forte,
01:46 même si je n'ai pas tous les chiffres et qu'on sait tous que la réponse pénale met du temps
01:50 après les interpellations et les gardes à vue.
01:53 On continue un travail de police judiciaire, je reviendrai Monsieur le Président de la Commission des lois
01:58 parce que nous avons évidemment à travailler en judiciaire pour pouvoir interpeller dans la journée
02:02 tous ceux qui commettaient des méfaits la nuit et ça a contribué très largement me semble-t-il au calme.
02:06 J'aurai quelques exemples à vous donner et en confiant la police judiciaire,
02:10 je voudrais dire à Monsieur Durin peut-être avec FACESIS, si je me le permet,
02:14 en préfigurant la réforme de la police nationale, nous avons su, je crois, retrouver énormément de monde
02:20 et notamment énormément interpellé de personnes dans la journée
02:24 calment assis une partie des ardeurs des émeutiers et des délinquants
02:28 et nous avons su, me semble-t-il, protéger quelques symboles extrêmement forts
02:34 et nous avons vu transformer finalement ce mouvement qui était des mouvements d'attaque.
02:39 Évidemment c'est un peu caricatural parce qu'il faut regarder territoire par territoire
02:43 des attaques symboles de la République, écoles, commissariats, mairies, brigades de gendarmerie,
02:48 postes de police principales, centres sociaux, en pillage de commerçants
02:52 qui était la deuxième phase, si j'ose dire, de cette série de nuit extrêmement difficile.
Commentaires