00:00 -Le fugitif d'Angers est à nouveau sous les verrous.
00:03 L'homme avait profité de sa 1re permission depuis 8 ans
00:06 pour partir en cavale.
00:08 Une cavale ponctuée de 2 meurtres.
00:09 L'homme a été attrapé ce matin.
00:12 -Une chasse à l'homme toute la nuit dans le Maine-et-Loire
00:18 autour d'Angers pour retrouver un fugitif,
00:21 un fugitif soupçonné d'avoir tué une femme de 40 ans
00:24 et un monsieur de 72 ans.
00:26 -Si on reprend le périple de cet homme,
00:29 il est sorti de la prison d'Argentan
00:31 où il a eu une peine de 12 ans
00:34 pour une tentative d'assassinat.
00:37 Il lui restait 3 ans à faire.
00:39 Il est sorti le 20 juin.
00:41 Il avait une permission pour une journée.
00:43 -Ce dangereux fugitif en cavale vient d'être interpellé.
00:47 -Oui, c'est le procureur de la République d'Angers
00:50 qui vient de l'annoncer.
00:51 -La brigade anticriminalité est intervenue
00:54 sur le banal signalement d'un vol de nourriture,
00:58 d'un vol sur un cabanon de chantier.
01:01 -Au 3e étage, ils sont tombés sur manifestement des traces de vie,
01:06 un sac à dos,
01:08 des effets vestimentaires et un peu de nourriture.
01:12 On découvre immédiatement l'homme que l'on recherchait,
01:17 qui a tenté de prendre la fuite en sautant du 3e étage.
01:21 -On est très soulagés. -Bien sûr.
01:23 -Et puis on félicite encore les forces de l'ordre
01:28 pour avoir su en peu de temps arrêter ce fauve.
01:32 -C'est un individu qualifié de très dangereux.
01:34 Il l'a montré à plusieurs reprises.
01:37 Il est libéré, enfin, à une permission.
01:39 Pourquoi ? Pour problème de santé grave ? Pas du tout.
01:42 Il a eu un deuil dans sa famille ? Pas du tout.
01:45 Pour régler des problèmes administratifs.
01:47 Mais on marche sur la tête.
01:49 On libère, on laisse sortir de prison
01:52 quelqu'un qui a du sang sur les mains
01:54 pour aller remplir des papiers.
01:56 -C'est un des rôles de la prison, de punir,
01:58 mais aussi de préparer à la réinsertion.
02:01 On évite au maximum les sorties sèches.
02:03 Les sorties sèches, c'est quand, du jour au lendemain,
02:06 vous retrouvez la liberté,
02:08 mais que ça fait des années que vous n'aviez pas mis un pied dehors.
02:12 La transition peut être assez violente.
02:14 -C'est un détenu qui était... Comment dire ça ?
02:17 Irréprochable, qui posait aucun problème.
02:20 La commission qui l'a fait sortir a jugé qu'il n'y avait aucun souci.
02:25 -La réalité, c'est que les juges sont largement protégés...
02:28 -Le juge y fait avec les éléments qu'il a à sa disposition.
02:32 Le juge savait que cet homme était dangereux.
02:34 -Permission de sortie, à l'arrivée, vous avez deux morts.
02:37 C'est des histoires que je trouve invraisemblables.
02:40 C'est effrayant, en fait.
02:42 Comme toujours, si vous êtes de la famille des gens décédés,
02:45 c'est effrayant.
02:46 -Deux questions.
02:47 Il y a eu d'énormes moyens qui ont été mis en place,
02:50 des drones, des hélicos, des brigades canines.
02:53 La raison, c'est qu'il faut aller très vite,
02:56 dès que le signalement a été donné.
02:58 -Il y a eu un déploiement de force, notamment de la gendarmerie,
03:01 en étroite coopération avec la police,
03:04 qui a très bien réagi,
03:05 dès lors que des individus ont signalé la présence de l'individu.
03:09 C'est exemplaire en termes d'opération.
03:11 -La deuxième question,
03:12 est-ce qu'il y avait un filtre quelconque
03:15 pour savoir si on pouvait le laisser sortir ?
03:18 -Le filtre, il existe.
03:19 Vous savez, vous avez un processus
03:21 très structuré dans les prisons,
03:23 avec un entretien avec le psychiatre, le psychologue,
03:26 il y a aussi le conseiller d'insertion.
03:29 Il a passé toutes ces étapes, a priori, sans problème.
03:32 -Donc, il n'y avait pas de moyen de faire mieux
03:34 que ce qui a été fait, de le laisser sortir.
03:37 -Il y a toujours une inconnue.
03:39 La psychiatrie n'est pas une science exacte.
03:42 Mais il y a quand même un système de SASS
03:44 qui se fait dans les prisons, de vérification.
03:47 -Je voulais qu'on termine par le coût des dégâts.
03:50 On va revenir aux émeutes.
03:52 1 milliard pour le privé,
03:53 c'est le chiffre qui a été annoncé par le Medef.
03:56 Regardez cette séquence, on en parle après.
03:59 -C'est épouvantable.
04:02 C'est un vrai cauchemar.
04:04 -Voici la vitrine du constructeur automobile
04:07 qui a été vandalisée, des véhicules qui ont été volés.
04:10 Bruno Le Maire est venu, donc, ce matin,
04:13 parler avec la propriétaire de cette concession automobile.
04:16 Il a rappelé que tout serait pris en charge,
04:19 quoi qu'il arrive.
04:20 Il y avait le "quoi qu'il en coûte" au moment du Covid.
04:24 Là, c'est le "quoi qu'il arrive, vous serez indemnisés".
04:27 -Nous n'avons jamais laissé tomber
04:29 les entrepreneurs et les commerçants.
04:31 Nous ne les laisserons jamais tomber.
04:33 Cela fait 3 jours que nous négocions
04:36 avec les assureurs des demandes précises
04:38 auxquelles ils ont répondu.
04:40 Ils étendront le délai d'indemnisation
04:42 et de dépôt de plainte.
04:44 Ils promettront d'avoir des réductions de franchise
04:47 aux indépendants les plus touchés.
04:49 Ils apporteront des réponses simples et rapides
04:52 à l'ensemble des commerçants.
04:54 S'agissant de l'Etat, monsieur le député,
04:59 j'ai annoncé ce matin que nous étions prêts à reporter,
05:02 à étaler les charges sociales et fiscales,
05:04 mais pour les cas les plus graves, à Montargis ou ailleurs,
05:08 nous annulerons les dettes sociales et fiscales
05:11 des commerçants touchés.
05:13 -On parle d'un milliard d'euros.
05:15 Qui va payer ?
05:16 Alors nous, évidemment, les Français qui payent des impôts.
05:20 Comme toujours, le message est clair, simple et limpide.
05:24 "Cassez tout, l'Etat réglera la note."
05:27 -Le plan de reconstruction, c'est pour le conjoncturel.
05:30 Les commerçants en ont besoin, les banques ont été dévastées.
05:34 On aimerait entendre le chef de l'Etat
05:36 sur un plan de reconstruction de la France.
05:38 -C'est vrai, mais en attendant, il va falloir payer.
05:41 Le message est un peu ambigu.
05:43 C'est l'Etat qui va régler, quoi qu'il arrive et quoi qu'il en coûte.
05:47 -C'est le contribuable qui va payer.
05:49 -L'Etat, c'est nous.
05:51 -Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus,
05:53 mais un milliard d'euros, ça coûtera beaucoup plus.
05:56 Il y a des conséquences en chaîne,
05:58 du chômage technique, on ne prend pas en compte cela.
06:01 Des entreprises vont souffrir durablement.
06:03 Le tourisme, il y a déjà beaucoup d'annulations.
06:06 Le secteur de l'hôtellerie, de la restauration,
06:09 qui a du mal à se relever de la crise des gilets jaunes,
06:12 qui viennent de se terminer,
06:14 ça va coûter une fortune à long terme.
06:16 Il y aura des conséquences économiques pour notre pays.
06:19 L'image de la France, après toutes les séquences
06:22 que nous avons enchaînées,
06:24 est durablement entachée.
06:26 Des touristes avaient prévu de venir
06:28 et ne veulent plus venir en France.
06:30 -Un secteur qui va cartoder, c'est la sécurité.
06:33 Entre maintenant et les Jeux olympiques,
06:36 il y aura même la Coupe du monde de rugby,
06:38 tout le monde va vouloir de la sécurité.
06:41 -Sauf qu'il y a un gros problème d'embauche.
06:43 -Je ne connais pas de secteur
06:45 où il n'y a pas de problème d'embauche.
06:48 -Disons qu'il y a très peu de main-d'oeuvre disponible,
06:51 de volontaires pour faire ce métier-là.
06:53 Pour revenir sur ce que vous venez de dire,
06:56 je reviens sur ce propos.
06:58 C'est la France qu'il faut reconstruire.
07:00 C'est ça, le véritable défi.
07:02 -C'est Éric Revelle qui le dit.
07:04 Ce n'est pas Emmanuel Macron, ce n'est pas Bruno Le Maire.
07:08 -La France qu'il faut reconstruire.
07:10 -Il faut que l'on passe à côté de l'objectif.
07:13 -Merci à tous les deux de m'avoir accompagné
07:16 pour le Meilleur de l'Info.
07:17 Merci à Général Bertrand Cavalli.
07:20 C'était votre première. Vous êtes un nouveau.
07:23 -Certes, très timide.
07:24 -Vous êtes un peu timide. Merci, Johan.
07:27 Dans un instant, soir Info, Julien Pasquet.
07:30 Merci à Valérie Leclin, Adrien Fontenot et Brice Boulogne
07:33 qui m'ont aidé pour les montages.
07:36 A demain soir.
07:38 Tout de suite, soir Info avec Julien Pasquet.
07:41 ...