00:00 Bon appétit, pibidi pibidi, oh yeah !
00:05 Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans la cuisine d'appétit, ravi de vous retrouver.
00:09 Alors cette semaine c'est un programme plutôt rafraîchissant.
00:12 Rafraîchissant tout d'abord en prenant la direction de Tarantese au cœur du massif d'Upila
00:16 pour retrouver Joseph Trotta qui nous propose un cocktail à base de myrtille.
00:20 Myrtille d'Upila évidemment.
00:22 Ensuite, rafraîchissant puisque je reçois l'équipe de Ciel Gelato.
00:26 On parle de glace mais pas n'importe quelle glace, de glace italienne.
00:30 Je vais tout de suite aller à la rencontre de la famille Diana pour en savoir un petit peu plus sur les glaces.
00:53 Eh bien l'été commence et avec l'été on aime bien manger des bonnes glaces.
00:58 Bonjour à vous.
00:59 Bonjour.
01:00 Bonjour Roberto, bonjour Maurizio.
01:02 Ravi de vous accueillir dans la cuisine d'appétit pour parler de cette belle aventure que vous lancez en juin 2023.
01:09 Donc Ciel Gelato.
01:11 Alors on est d'accord, gelato ça veut dire ?
01:13 Glace.
01:14 Glace en italien.
01:15 Parfait.
01:16 Vous ouvrez donc cette nouvelle boutique André Geoboutéon.
01:20 Mais Roberto, dites-moi si je me trompe, c'est le point de départ d'un empire de la glace on pourrait dire ?
01:27 Oui, donc c'est le point de départ, c'est un laboratoire central avec un point de vente sur André Geoboutéon.
01:33 Ça va tout être fabriqué à cet endroit-là. Le départ il est là.
01:38 D'accord, donc André Geoboutéon, on a non seulement le laboratoire mais en plus un espace de restauration.
01:43 Oui, de restauration, du salé, du sucré, du snacking, de boisson chaude, café chaude à l'italienne on va dire.
01:50 Le petit ristretto.
01:52 Voilà, le petit ristretto italien.
01:55 On est d'accord que quand on pense glace italienne, à tort peut-être, on imagine le cornet avec les petites glaces.
02:02 C'est la glace soft. Lorsque la glace est arrivée en Italie, en France, dans la machine italienne, on a dit c'est la glace italienne, c'est une glace soft, donc léger.
02:11 Mais non, ce n'est pas une glace soft, c'est une glace vraiment artisanale, crème, lait, qu'on pasteurise nous-mêmes.
02:19 Qui ne sortira pas de cette machine, malheureusement.
02:21 Donc aujourd'hui, ils sont en train de chercher la solution pour faire sortir des crèmes glacées de ces machines-là.
02:26 Mais encore, ce n'est pas prêt.
02:28 Donc finalement, Maurizio, chez Cigelato, on la consomme comment la glace ?
02:35 On peut la consommer sur des cornets, sur des petites coupes, sur la broche.
02:41 Nous en Sicile, on consomme beaucoup de broche, comme gelato, pain, chantilly.
02:48 De tous les types qu'on peut faire, il y a une vastesse énorme pour la consommer.
02:55 On ne va pas retrouver que des glaces, du coup ?
02:57 Il y a aussi du snacking, de la crêpe, de la gaufre, du chocolat, du thé.
03:04 Il y aura un petit peu de tout, comme on vient de le dire Roberto.
03:07 L'amour de la glace, Roberto, il est pané en 2023 pour vous ?
03:12 Non, il y a beaucoup de temps.
03:14 Ça a commencé en 1982 que je voulais faire de la glace.
03:17 Et puis c'est un projet qui a resté à l'attente.
03:20 On est parti après dans la restauration, mais dans le coin de la tête, il y avait toujours cette glace qui me trottait.
03:26 Et puis en 2013, c'est à l'Ascala que j'ai démarré la glace.
03:30 Et puis aujourd'hui, on a voulu lancer ce petit grain qui me restait dans la tête depuis des années,
03:37 qu'il fallait mettre en marche.
03:39 Et puis on a lancé ce projet avec mon frère, mon fils, et tout ça.
03:42 C'est l'accomplissement d'un rêve ?
03:44 On peut dire, parce que c'était quand j'étais gamin que j'avais fait de la glace.
03:49 Je travaillais tout petit, donc ça me fait beaucoup de souvenirs.
03:52 Je me souviens bien de l'époque où j'étais à Sicile, à l'âge de 9 ans,
03:55 et je tournais la marmite avec la crème.
03:58 Ça fait de bons souvenirs.
04:01 Vous êtes originaire de Sicile, tous les deux, vous êtes frères.
04:04 Vous êtes arrivés en France en même temps ?
04:06 Non, non, non. Moi j'ai arrivé avant.
04:08 Et ensuite, quand j'ai ouvert mon premier restaurant, j'ai demandé à mon frère Maurice de le monter.
04:13 Moi je suis arrivé dans les années 89.
04:16 On a ouvert la pizzeria Roberto Luz Alemán en 1990, le 1er janvier 1990.
04:22 Et puis on a toujours été là.
04:24 Et puis après, il est parti sur d'autres restaurants, sur la place toujours.
04:31 Vous êtes resté toujours proche ?
04:33 Oui, toujours.
04:34 Et Roberto a fait aussi un bain pâtisserie et glacier déjà en Sicile.
04:39 Donc on l'appelait le Bistro de Paris.
04:43 Je l'avais appelé le Bistro de Paris parce que tous les établissements qu'on ouvrait ici en France,
04:47 on mettait toujours un nom italien.
04:49 Et puis le bain que j'avais acheté à la Banque d'Italie, c'était un bain
04:53 et lorsqu'on était tous petits, mes frères, on avait tous travaillé dedans.
04:56 Donc on était collés avec la mairie.
04:59 Et je me suis dit, tiens, ici je vais mettre un nom français.
05:01 Et je l'ai appelé le Bistro de Paris.
05:03 D'accord.
05:04 Donc...
05:05 Ben écoutez, Maurizio, merci.
05:07 Merci à vous.
05:08 Dans quelques instants, Roberto, on va se retrouver avec Giuseppe, votre fils,
05:11 qui fait également partie de l'aventure dans le Ciel Gelato.
05:15 Mais en attendant, je vous propose de nous rendre du côté de Tarantese,
05:19 dans le massif d'Upila.
05:21 Joseph Trotta, notre chroniqueur champion de cocktails,
05:24 initie une recette d'un cocktail à base de myrtilles
05:27 auprès de Grégory, dans son établissement, le Vieux Fresne.
05:31 Bonjour, nous sommes à Tarantese, au Vieux Fresne,
05:35 chez Grégory Blachon, bar-restaurant.
05:37 Vraiment d'une sympathie extraordinaire, ce garçon.
05:40 Je vous propose de venir avec moi.
05:42 Nous allons faire un cocktail, lui et moi, à base de myrtilles.
05:45 D'Upila !
05:46 Grégory, merci de nous accueillir au Vieux Fresne, à Tarantese,
05:52 dans ce bar-restaurant extraordinaire.
05:54 On est sous le Vieux Fresne, donc, et ça, c'est un plaisir immense.
05:57 Tu m'avais dit que j'aimerais bien mettre en avant la myrtille.
06:01 Le vœu est exaucé, donc.
06:03 Je te propose de commencer le cocktail, donc.
06:05 Sans souci.
06:06 On y va.
06:07 Premièrement, on va commencer par le nectar de cranberry.
06:12 3cl, donc pas tout à fait en haut du Jigger.
06:17 3cl de liqueur de myrtille.
06:20 Le basilic pourpre. Pourquoi ?
06:28 Parce que c'est un basilic particulier, un petit peu,
06:30 qui a une notion de cannelle, d'anis en même temps, donc,
06:33 et qui va très, très bien avec ta myrtille.
06:36 Je te propose d'en prendre 3 feuilles et 2cl de gin, donc.
06:43 On y va ?
06:47 Allez, c'est parti !
06:48 1, 2, 3 !
06:49 On n'est pas beaux, là !
06:52 Stop !
06:55 Je ne sais pas comment l'appeler.
06:57 Si on l'appelait le Fresnetic.
06:59 Ah, ça me fait rire !
07:00 C'est parti !
07:01 Ah, putain !
07:02 Ça m'étonne !
07:03 Apparemment.
07:04 Je te propose...
07:06 En plus, ça va être très bien avec mes jeux de mots.
07:08 Très bien !
07:09 Avec modération.
07:11 Avec modération.
07:12 J'insiste toujours.
07:13 Santé à tous !
07:14 Le gin, la myrtille, sympathique.
07:17 Si on veut, je dis bien si on veut, parce que tout le monde n'aime pas le citron,
07:20 c'est ajouter un autre petit goût de citron.
07:22 OK.
07:23 Le cranberry est assez acide, donc, et fait cet office d'assimilifiant.
07:29 Il ne reste plus qu'à l'ajouter avec tous les apéritifs maison de la boutique.
07:32 Le Fresnetic, en plus, ça sentait à mien.
07:34 Fresnetic, oui, carrément.
07:35 Eh bien, en voilà un bon cocktail rafraîchissant.
07:42 Myrtille, c'est un parfum que vous avez dans vos vêtements ?
07:45 Bien sûr, la glace au yogourt au myrtille et puis le sorbet aussi au myrtille.
07:49 Giuseppe nous a rejoint.
07:50 Bonjour Giuseppe.
07:51 Bonjour.
07:52 Alors, Giuseppe, vous êtes associé, du coup, dans l'aventure Sea Gelato.
07:56 C'est ça.
07:57 Mais vous travaillez déjà avec votre père depuis pas mal de temps.
08:00 Exactement.
08:01 Déjà, depuis tout jeune, je suis né dedans.
08:02 Mes parents étaient déjà dans la restauration, donc j'ai voulu m'y incruster, on va dire.
08:06 Et puis, j'ai tout de suite adhéré à la relation avec les clients, etc.
08:11 Et maintenant, depuis que j'ai 18 ans, on est associé ensemble dans notre restaurant.
08:14 Et aujourd'hui, à Sea Gelato, avec mon oncle aussi, Maurizio.
08:18 Ce n'est pas trop difficile de travailler avec son père ?
08:20 Il faut s'y faire, c'est sûr.
08:22 Il y a des avantages et des inconvénients, comme de partout.
08:24 Mais nous, on est très famille.
08:25 En Italie, on est très soudés.
08:27 Et donc, non, non, c'est une bonne chose.
08:29 Très bonne chose.
08:30 Qui a eu cette idée, du coup, de créer Sea Gelato ?
08:34 Sur les trois ?
08:35 Alors, l'idée principale venait de mon père.
08:38 Parce que lui, tout jeune, il a...
08:39 Dans les années 80, le projet...
08:41 Il a beaucoup déjà travaillé à la glace.
08:43 Mais c'est vrai qu'ils en ont beaucoup parlé avec mon oncle.
08:45 Et puis, il y a quelques années, déjà, on s'est posés tous les trois.
08:49 On a commencé à en discuter et on s'était dit, pourquoi pas créer ce projet ?
08:53 Il a été retardé parce qu'il y a eu le Covid au milieu, etc.
08:55 Mais voilà.
08:57 Tu as ouvert toi aux fiertés de travailler avec votre fils ?
08:59 Oui, très, très.
09:01 Je suis fier de mon fils, de tout ce qu'il fait.
09:05 Parce qu'il l'a appris très, très vite.
09:08 Malgré que je ne voulais pas qu'il fasse la restauration.
09:10 C'est vrai ?
09:11 Oui, j'aurais voulu qu'il fasse autre chose que la restauration.
09:14 Banquier, avocat ?
09:15 Pourquoi pas ?
09:17 Comme ça, lorsqu'on va à la banque pour avoir un prêt...
09:19 [Rires]
09:21 Ça facilite les choses.
09:23 Donc non, j'aurais préféré qu'il fasse autre chose.
09:25 Mais il a insisté sur la restauration.
09:27 On l'a amené avec le bateau.
09:29 On a continué dans ce milieu-là.
09:32 Qui a trouvé ce nom ?
09:34 Si Gelato ?
09:36 C'était compliqué.
09:38 Ça a été compliqué de trouver un nom, parce que c'est une marque qui est déposée.
09:40 Donc c'est vrai qu'il fallait trouver quelque chose qui n'était pas pris.
09:43 Mais voilà, on a toujours dit que...
09:45 Nous, on assiste sur les produits artisanaux, maison.
09:47 Et c'est un grand oui à la glace, on va dire.
09:50 Et on est trois.
09:52 Donc c'est "si" en italien qui veut dire oui.
09:54 Avec trois "i".
09:56 Et puis chaque fois, quand on cherchait quelque chose, on disait "essumer ça, essumer ça".
10:01 Et c'est avec l'"ici, et l'ici, et l'ici" qu'est sorti le "trois i".
10:04 Exactement.
10:06 Bon alors, ouverture de cette boutique à André Suboutéon, fin juin.
10:09 Très belle décoration.
10:11 Merci.
10:13 J'imagine que ça a représenté beaucoup de travail pour finalement presque...
10:16 On va aller plus loin finalement.
10:18 Ce n'est pas un simple glacier.
10:20 Vous avez presque créé tout un concept.
10:22 Oui, donc les glaciers, déjà, comme on a déjà vu, ou vous avez vu,
10:26 on a passé sur un glacier à une étape supérieure, à une autre gamme.
10:31 Avec un décor un peu contemporain, classique, et design, tout ça.
10:38 Et puis avec une assise très confortable,
10:41 pour que le client ne vienne pas juste pour manger la glace,
10:44 mais qu'il reste, qu'il prenne son tas, qu'il apprécie cette bonne glace.
10:48 Alors chez CI Gelato, on peut venir déguster de la glace.
10:51 Est-ce qu'on peut acheter de la glace à ramener chez soi ?
10:53 Bien sûr, on va faire des baquettes, un demi-kilo, un kilo, des petits pots, tout ça.
10:59 Bien sûr, on peut se commander, on peut faire des gâteaux personnalisés d'anniversaire,
11:04 semi-glacés, glacés, tout ça, pour la maison.
11:08 J'ai une dernière question pour vous.
11:10 Qu'est-ce qui différencie une glace dite italienne, une gelato, d'une glace française ?
11:17 Ce n'est pas pareil.
11:18 La glace française, on travaille beaucoup avec des œufs, tout ça.
11:22 Donc nous, on travaille avec une glace, comme je disais tout à l'heure,
11:25 de la crème, du lait, tout ça.
11:27 Et puis la façon de la travailler, on ne travaille pas de la même manière.
11:30 J'ai rencontré quelques glaciers français,
11:34 et on voit qu'on n'a pas la même façon de travailler.
11:36 C'est comme quand on fait la crème pâtissière,
11:38 on ne la travaille pas de la même manière que la crème italienne pâtissière.
11:42 Donc il y a une différence qui est énorme, et le goût aussi.
11:45 On peut suivre toute votre actualité sur les réseaux sociaux.
11:49 Vous êtes plutôt bien parti sur Facebook, Instagram.
11:53 C'est qui qui pilote ça ?
11:54 C'est lui.
11:55 C'est moi, j'imagine.
11:56 La jeunesse.
11:57 Vous n'êtes pas à l'aise sur Facebook ?
11:59 Comment ?
12:00 Vous n'êtes pas à l'aise sur Facebook ?
12:01 Si, si, je vais sur Facebook, mais c'est plus toujours que mon fils,
12:04 il a ce truc-là.
12:05 C'est la nouvelle génération.
12:06 Ah ben oui, oui.
12:07 Alors moi, je travaille avec l'ancienne génération, et la nouveauté aussi,
12:11 mais c'est lui qui est en devant, en première ligne.
12:13 Écoutez, un grand merci d'être venu jusque dans la Cuisine d'Appétit
12:16 pour nous parler de ce bel univers des glaces.
12:20 On viendra déguster des glaces chez Cigelato à Andrés Ubotéon,
12:24 puis bientôt à Saint-Etienne, à Rouen.
12:26 Un peu de partout.
12:27 Un peu de partout.
12:28 Voilà, c'est ici que notre émission prend fin.
12:30 J'espère que vous avez passé un bon moment avec nous.
12:33 On se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures dans Appétit.
12:37 D'ici là, passez un bel été, régalez-vous, prenez soin de vous.
12:41 À bientôt. Merci.
12:43 Merci, à bientôt à tous.
12:45 [Générique]
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